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Note moyenne 3.7 /5 (sur 82 notes)

Nationalité : Islande
Né(e) à : Reykjavik , le 04/04/1964
Biographie :

Gyrðir Elíasson est un auteur de premier plan en Islande.

Il est né à Reykjavik, mais fut élevé à Sauðárkrókur, ville sise dans la partie septentrionale de l’île. Il a publié dix recueils de poésie ainsi que cinq livres en prose. Il est également traducteur, avec un intérêt particulier porté aux peuples indigènes des Amériques. Il vit actuellement à Reykjavík avec sa femme et leurs trois enfants.

Elíasson a obtenu le prestigieux grand prix de littérature du Conseil nordique en 2011 pour son recueil de nouvelles intitulé "Entre les arbres" (Milli trjánna).
Avec un autre recueil de nouvelles, "Gula húsið"(non traduit ; littéralement La Maison jaune), il a remporté le prix littéraire islandais ainsi que le prix Halldór Laxness de littérature.

Source : Wikipedia
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Jeg kom til at tude... - Erik Skyum Nielsen


Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
Bookycooky   19 mars 2019
Au bord de la Sandà de Gyrdir Eliasson
La quiétude est une notion composite: elle peut être triste, redoutable, agréable, sublime, solitaire.
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Bookycooky   23 septembre 2020
La fenêtre au sud de Gyrdir Eliasson
Les nouvelles de Syrie contribuent largement à épuiser ma réserve de foi en la vie. Il n’en reste plus que quelques gouttes. L’être humain ne carbure pas au pétrole, quoiqu’en pense les Américains.
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Bookycooky   18 mars 2019
Au bord de la Sandà de Gyrdir Eliasson
....on ne peut guère être soi-même à moins d'avoir quelque interaction avec les autres, aussi contradictoire que cela puisse paraître.

p.21
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Bookycooky   24 septembre 2020
La fenêtre au sud de Gyrdir Eliasson
Je vais voir si la porte du phare est ouverte. Elle ne l’est pas bien entendu. Je m’assieds alors au bord de l’à-pic et j'éprouve à nouveau cette sensation qui est un mélange de vertige et d’envie de me jeter dans le vide pour mettre fin à cette prise de vue archilongue qu’est la vie d’un homme. Ce film non monté dont le fil conducteur paraît souvent bien confus.
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Bookycooky   22 septembre 2020
La fenêtre au sud de Gyrdir Eliasson
C’est vrai ce qu’a dit Oscar Wilde: n’importe qui peut écrire un roman, s’il dispose d’une ignorance suffisamment vaste de la vie et de la littérature.
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GabySensei   21 mai 2019
Au bord de la Sandà de Gyrdir Eliasson
C'est drôle comme on s'habitue à la solitude. Au début, on a l'impression qu'elle va être intolérable. On regrette les gens et les relations. Mais, peu à peu, quelque chose d'autre les remplace. Ce que l'on considérait comme indispensable s'avère ne pas l'être forcément au bout du compte.



(P92)
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cathulu   01 mars 2019
Au bord de la Sandà de Gyrdir Eliasson
C'est drôle comme on s'habitue à la solitude. Au début, on a l'impression qu'elle va être intolérable. On regrette les gens et les relations. Mais, peu à peu, quelque chose d'autre les remplace. Ce que l'on considérait comme indispensable s'avère ne pas l'être forcément au bout du compte.
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Charybde2   07 octobre 2020
La fenêtre au sud de Gyrdir Eliasson
La soirée est douce, le soleil encore en vue. J’ai sorti la table de cuisine ce matin et me suis efforcé de taper sur l’Olivetti au lever du jour, mais ça n’a pas très bien marché. Je finissais par appuyer le doigt sans cesse sur la même lettre. Ce n’était pas le b. Maintenant je mets la table pour moi tout seul, et me sers le plat précuisiné de la marque 1944, que je mange à ciel ouvert en buvant une bière danoise. Il y a, bien sûr, quelque chose d’amoral dans le fait de boire de la bière danoise avec un plat célébrant la date de l’émancipation du peuple islandais de la tutelle du Danemark, mais ça m’est égal. Un couple d’âge mûr qui occupe l’une des autres maisons passe devant chez moi. Ils me regardent un instant avant de me dire bonsoir. Je lève ma fourchette en guise de salut, tel Neptune et son trident, tout en continuant mon repas. Ils descendent lentement vers le café. Il se pourrait que j’y aille moi-même ensuite, je verrai bien. En tout cas, je n’ai pas envie de me pencher plus longtemps sur la machine à écrire. Le dîner fini et la bouteille de bière vidée, je reste un moment à regarder en l’air. J’entends l’appel d’un courlis sur la lande. Il y en a qui veulent se mettre à les chasser pour les manger et qui ont écrit là-dessus des articles inspirés dans les journaux. C’est une des choses que j’ai le plus de mal à pardonner aux aristocrates anglais qui sont venus ici : le fait d’avoir tiré sur les oiseaux de la lande. Même William Morris bouffait des pluviers dorés en quantité. Une croyance populaire japonaise veut que lorsque les assassins d’oiseaux passent l’arme à gauche, tous les volatiles qu’ils ont abattus les attendent de l’autre côté, et ce n’est pas un comité d’accueil des plus tendres. Le maître pyrograveur Shiko Munakata (qui était presque aveugle) a fait toute une série de gravures sur ce sujet. À l’en croire, mieux vaut se restreindre en matière de tuerie d’oiseaux.
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Charybde2   23 juin 2019
Au bord de la Sandà de Gyrdir Eliasson
Le murmure de la rivière me parvient avant que je m’endorme. Au-dessus du lit est accroché un autre tableau, qui était là avant moi et que j’ai laissé en place. Il représente un homme sur un radeau descendant un fleuve de la forêt vierge – très mal peint d’ailleurs -, mais j’y ai perçu tout de suite une sorte de force primitive, et cet homme solitaire dans la pénombre, au fil du fleuve, m’est devenu curieusement proche, d’une certaine façon. Je me suis à redouter avec lui chaque soir qu’il y ait en aval des chutes ou des rapides périlleux et j’allais jusqu’à prêter l’oreille dans la nuit, mais n’entendais que le murmure étouffé de la Sandá.
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Aifelle   19 mars 2019
Au bord de la Sandà de Gyrdir Eliasson
A présent, des dizaines d'années plus tard, je sors de la caravane le soir, quand j'ai fini de m'évertuer à peindre et je monte dans la forêt. Je prends le sentier en bas du mont des falaises quand un voile bleu-vert tombe sur les arbres au-devant de moi et j'entends le chant des oiseaux s'éteindre peu à peu dans la ramure avant la nuit. Je commence à avoir envie de peindre des arbres, même si je ne pourrai jamais les saisir sur la feuille ou la toile comme le peintre russe Ivan Chichkine, qui a fait surgir la vie ouverte et cachée des arbres à la surface immaculée d'innombrables tableaux, aussi vivants aujourd'hui que lorsqu'il les a peints il y a cent ans. Il a dû se tenir près d'eux pour commencer, il a dû les caresser et conclure un accord secret avec eux.
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