AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.94 /5 (sur 15 notes)

Nationalité : Allemagne
Né(e) à : Lubeck , le 13/07/1920
Mort(e) à : Altenberge , le 28/03/1996
Biographie :

Hans Blumenberg était un philosophe allemand catholique (d'origine juive) né en 1920 et décédé en 1996.

Il est notamment connu pour avoir critiqué ce qu'il appelle le « théorème de la sécularisation », sa cible principale étant Carl Schmitt. Ledit théorème postule que les concepts prégnants de la théorie de l'État sont des concepts théologiques sécularisés. Blumenberg refuse ce théorème et montre que la modernité, loin d'être une version sécularisée, laïcisée, de la philosophie des Anciens, constitue une philosophie nouvelle, et légitime.

Dans la Lisibilité du monde, Blumenberg interroge la métaphore de la lecture telle qu'elle fut appliquée à notre rapport au monde. Alors que les Grecs concevaient la possibilité d'un rapport au monde en termes d'immédiateté, les chrétiens, sous la houlette de saint Augustin, vont appliquer au monde la métaphorologie de la lecture. Un des buts était de couper court aux volontés gnostiques de condamner le monde comme mauvais et inintelligible.
+ Voir plus
Source : Wikipédia
Ajouter des informations
étiquettes
Podcast (1)


Citations et extraits (5) Ajouter une citation
BuffaloVoice   06 août 2018
Lions de Hans Blumenberg
L’homme est l’animal qui possède d’autres animaux. D’abord comme animaux domestiques puis, beaucoup plus tard, comme animaux à contempler.

En matière de goût pour les animaux à contempler, on observe une prédilection frappante pour deux espèces, et telle que leur absence dans une exposition permanente – nommée jardin zoologique – lui ôte presque toute valeur. Tout zoo doit avoir des éléphants et des lions. Pour tout le reste, il existe une certaine tolérance.

À cela il convient d’ajouter que ces deux animaux-là justement ne se font rien l’un à l’autre, quoique l’un soit très avide de chair et l’autre bien en chair. Pourtant, on ne peut pas dire non plus qu’ils vivent en paix ni en bonne intelligence, ce que l’homme imagine bien volontiers.

S’ils ne se font rien, ce n’est donc pas par affection. Au mieux, cela peut se décrire ainsi : ils ne s’intéressent pas l’un à l’autre.

C’est la base la plus solide pour survivre l’un à côté de l’autre. En comparaison, toute forme d’ « amour » serait dangereuse.

Voilà qui donnera matière à réflexion à ceux qui ne se satisfont jamais du fait qu’ « il ne se passe rien ». Au lieu de dire qu’il ne doit rien se passer, le plus sûr est de dire qu’il ne peut rien se passer. Et pour garantir cela, le plus sûr, encore une fois, est la situation qui existe entre l’éléphant et le lion : l’un est absent pour l’autre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
migueldap   08 mars 2013
Le souci traverse le fleuve de Hans Blumenberg
Le décret de bonheur prend l'apparence absolutiste de la pure philanthropie. Il suggère qu'au moins quelques personnes savent ce qu'est le bonheur mais veulent prévenir par le "rationnement" le collapsus qui surviendrait nécessairement si tous savaient la même chose. Prévenir le collapsus est la présupposition implicite, par la rhétorique, des économies planifiées des Etats. Ceux qui détiennent le savoir expérimentent déjà, au nom de tous les autres, ce qui résulte de leur savoir : ils vivent dans des enclaves au coeur de la collectivité et masquent les fenêtres de leurs limousines pour que personne ne puisse voir s'ils ne seraient pas, par hasard, déjà heureux. Ils distribuent à tous, avec une belle progressivité dans l'accoutumance du bonheur, un peu de ce qu'ils ont déjà expérimenté. La formation des files d'attente là où ont lieu les distributions permet de conclure au succès de la procédure — mais aussi d'imaginer les ruées et les affrontements qui surviendraient obligatoirement si ceux qui prétendent connaître le bonheur augmentaient les portions de leurs distributions dans la mesure de leur connaissance des besoins de ce qui rend heureux.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
migueldap   08 mars 2013
Le souci traverse le fleuve de Hans Blumenberg
L'interdiction du bonheur se justifie par la crainte rationnelle que le non-interdit ferait, une fois conquis, sortir son conquérant de cette union que l'on nomme société, qui prétend au moins, — et doit le prétendre pour préserver sa propre existence — procurer le plus grand bonheur au plus grand nombre. Nul ne doit être heureux avant l'heure, pour que tous puissent le devenir et que l'homme heureux, ou même simplement l'homme paraissant heureux, ne fasse pas oublier aux autres, ce qu'ils ont encore à acquérir et qui les pousse à travailler pour la collectivité? Nous ne savons rien de l'efficacité des interdictions du bonheur, parce que ce sont elles-mêmes qui empêchent toute personne qui les aurait transgressées de le dire. Le nombre de bonheurs secrets échappe à tout décompte.
Commenter  J’apprécie          20
DLN   26 août 2019
Description de l'homme de Hans Blumenberg
L'homme est un être raisonnable parce que son existence est déraisonnable.
Commenter  J’apprécie          20
eterlutisse   15 janvier 2019
Le concept de réalité de Hans Blumenberg
dans cette communication, intitulée "Art et nature dans l'esthétique idéaliste", il s'agissait surtout pour Henrich de rendre compte du basculement philosophique d'une vision antique de l'art comme imitation à une vision philosophique moderne de l'art, à travers la mise en lumière de deux grands paradigmes interprétations : l'idée de l'art comme production d'une réalité non préexistante
Commenter  J’apprécie          00

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Sartre t'apprendra !

Quelle est la date de naissance de Jean-Paul Sartre ?

Le 21 juin 1895
Le 21 juin 1905
Le 21 juin 1915

10 questions
41 lecteurs ont répondu
Thèmes : culture générale , littérature , écrivain homme , philosopheCréer un quiz sur cet auteur