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Note moyenne 3.83 /5 (sur 42 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Lesneven , le 29/03/1968
Biographie :

Expert en estampes et écrivain, Hélène Bonafous-Murat a initié en janvier 2012 des cours sur l’estampe dans le cadre du cycle organisé par le Syndicat national des antiquaires : « J’aime montrer les différentes techniques ; nous irons dans les ateliers pour visualiser ».

"Normalienne, agrégée d’anglais, elle débute en 1980 dans le métier de l’estampe en travaillant chez son beau-père. Il y a quatre ans, elle décide de monter son entreprise. La prime accompagnant le prix Alain Fournier et le prix du premier roman du Rotary Club International couronnant son livre Morsures arrivent à point nommé.

Depuis, Hélène Bonafous-Murat a signé Échafaudage (2007) et L’Ombre au tableau (2009), prix François Mauriac et médaille de bronze de l’Académie-Française décernée à un jeune auteur. Toujours passionnée par l’estampe, elle aime son travail d’expert et rédige avec précision ses fiches de catalogues de vente.
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Source : www.lepassage-editions.fr
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Rencontre avec Hélène Bonafous-Murat autour de son ouvrage "la caravane du pape" aux éditions le Passage. Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2350078/helene-bonafous-murat-la-caravane-du-pape Notes de Musique : Youtube Audio Library. Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/

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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
Cormorobin   10 mars 2018
Avancez masqués de Hélène Bonafous-Murat
Toute vraie création vous ramène à vous-même, elle vous fait plonger en votre être profond, là où le corps vibre... Le reste n'est que vide inutile.
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Josephine2   30 septembre 2019
La caravane du pape de Hélène Bonafous-Murat
Page 279



C’est un bien étrange texte que vous avez choisi, fit-elle. Je ne l’aime pas beaucoup.

Pourquoi donc ? lui demandai-je, abasourdi.

Jamais encore elle n’avait aussi directement questionné mes choix, encore moins émis de critique.

Les larmes ne sont pas une bonne chose. Et elles ne sont pas toujours le signe d’une faute. Si je pleure, c’est plutôt en raison du tort qu’on m’a causé. Non pas pour expier.

Le Christ nous enseigne le vrai repentir. Sous ses yeux nous devons nous faire humbles car nous sommes pêcheurs. C’est là le sens de ce texte.

C’est absurde ! Car il y a beaucoup de grands pécheurs qui n’ont jamais versé une larme sur leurs forfaits, et qui continuent de les commettre en riant, pire, en en tirant gloire et fierté ! Et tout cela, ils le font au nom de Dieu, et sous son regard bienveillant qui ne les châtie jamais !

La colère était emparée d’elle. Je n’avais jamais vu une chose pareille. Elle se leva, bousculant le tabouret sur lequel elle était assise qui se renversa, et me quitta sans même le relever, en me jetant :

Vous êtes un homme cruel. On voit bien que vous n’avez jamais versé de larmes dans votre vie !



Je demeurai interdit, incapable de comprendre ce qui avait pu susciter en elle un tel émoi. Quelques jours plus tôt, nous lisions encore paisiblement de concert, penchés sur les ouvrages qu’elle déchiffrait avec ardeur l’oeil brillant du savoir que je mettais à sa porté. Aujourd’hui, elle jetait violemment les pieuses instructions de saint Ambroise, qui pourrait l’avait sauvée des griffes de la mort. Fallait-il que les abeilles l’eussent contaminée d’un venin redoutable, et que celui-ci eût empoisonné son âme !

J’alternai toute la nuit entre indignation, désarroi et consternation. Je me sentais démuni. A la lueur de ma chandelle, je me replongeai dans la caisse et en extirpai d’autres écrits de saint Ambroise. J’en trouvai un qui me rasséréna un peu. Il y démontrait que c’était par la femme qu’avait débuté le mal et qu’avait commencé le mensonge. Il citait Paul, pour qui elle avait été l’agent de la faute, conduisant l’homme au péché. Peut-être l’injonction à verser les larmes du sincère repentir avait-elle touché en Lotte la femme originelle, l’Eve qui s’y cachait ? Ambroise poursuivait en empruntant à Philon : il distinguait entre l’intelligence, apanage de l’homme, et la sensibilité, qui caractérisait la femme. La seconde devait se soumettre à la première, comme l’épouse à son mari. Car placée sous l’autorité d’un être plus fort, elle devait se laisser gouverner par ses conseils. De la même façon poursuivait Ambroise, l’Eglise devait se soumettre au Verbe de Dieu. Car tel était Son dessein, et l’ordre qui forgeait la paix et la sainteté sur Terre.



N’était-ce pas ainsi que j’avais dirigé mon enseignement, amenant mon élève vers la lumière de la connaissance ? N’avais-je pas cependant commis une erreur, oubliant qu’elle n’était qu’une femme, en conséquence gouvernée, non par la raison mais par ses sens ? Déjà les auteurs grecs l’avaient compris. « Tu ne peux pas gouverner par raison une chose qui n’a en soi ni raison ni mesure », avais-je lui dans Térence. Et, puisant dans les maximes consignées par dizaines dans le magasin de ma mémoire, d’Ovide à Salomon, d’Hésiode à Aristophane, je me convainquis sans peine que je n’étais point en faute, et que Dieu m’avait seulement confronté à la nature changeante et incontrôlable de la femme.
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Calliope2017   06 octobre 2019
La caravane du pape de Hélène Bonafous-Murat
Je contemplai les montagnes de caisses sur les gabares et, au lieu d'en tirer la satisfaction du travail accompli et de la reconnaissance qu'elles me vaudraient, je fus envahi par le doute et le découragement : quand bien même lirais-je tous les livres du monde, quand bien même les apprendrais-je tous par cœur, mon âme resterait ce curieux puits sans fond que rien ne saurait jamais vraiment combler et qui ne connaîtrait jamais la paix.
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fanfanouche24   28 mars 2017
Morsures de Hélène Bonafous-Murat
" Mais quelle comparaison peut-on faire entre les plus beaux livres et le cerveau d'un homme savant ? Sans doute ce cerveau est un recueil infiniment plus précieux et d'une belle invention que le livre. C'est dans ce petit réservoir qu'on trouve à point nommé toutes les images dont on a besoin. On les appelle; elles viennent. On les renvoie; elles se renfoncent je ne sais où...(...)"- Fénelon, Démonstration de l'existence de Dieu
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Cormorobin   07 mars 2018
Avancez masqués de Hélène Bonafous-Murat
C'est alors qu'elle sentit glisser sur son bras gauche, depuis l'épaule jusqu'au poignet enserré dans le petit ruban de satin, un sillage froid et pointu qui lui rappela le couteau sur sa cheville : la fourchette.
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vero35   31 août 2019
La caravane du pape de Hélène Bonafous-Murat
Le démon me souffla alors une de ces rêveries abominables dont il avait le secret : ma poitrine, mon dos, mes bras, mes jambes, et jusqu'aux parties les plus inavouables de mon être devenaient ce parchemin sur lequel elle faisait courir sa plume agile, me recouvrant de savantes périodes et de sentences profondes, chatouillant mon épiderme de ses caresses, susurrant les mots à mesure qu'elle les écrivait, enrobant mon âme et mon enveloppe mortelle de toute la douceur et de tout le savoir du monde. Je touchais à la perfection de l'existence . ( p. 298).
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fanfanouche24   28 mars 2017
Morsures de Hélène Bonafous-Murat
Troublée, je me dis une fois de plus que les sentiments et le commerce faisaient un drôle de ménage. Ce n'était pas la première fois qu'une estampe tombée par hasard sous mes yeux me remuait intérieurement. Celle-ci, pourtant, était dotée d'un charme et d'un mystère qui me la rendaient étrangement attachante. Je sentais se tisser entre elle et moi des liens incompréhensibles. Je ne cherchais d'ailleurs pas à les comprendre; je les savourais, un point c'est tout. (p. 23) [Le Passage écho, mars 2017]
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vero35   04 janvier 2018
Avancez masqués de Hélène Bonafous-Murat
Elle aborda le dernier coude de la dernière salle et tomba en arrêt devant un bloc de granit noir.

Il était immense et cubique. D'emblée, par la façon dont l'outil l'avait travaillé, il lui évoqua Rodin. Non pas la main de Dieu, mais aussi celle de du diable cette fois. (...).De la masse de pierre sombre et dure semblait s'extraire une figure fluide aux drapés souples. Elle était mal définie, féminine à coup sûr, à en juger par ses rondeurs, mais son visage disparaissait sous un linge qui prolongeait celui de la robe. La figure avait les pieds pris dans le socle de pierre, elle élevait un bras frêle qui émergeait de la matière à hauteur du coude, sa main esquissait un geste comme pour saisir l'air , son buste dont on devinait la poitrine superbe se détachait de la roche. Ou plutôt, se dit Olivia, il était comme repris, happé par elle. C'était une femme qui retournait à la pierre.En évoluant autour du bloc, elle découvrit, saisie, d'autres figures amoncelées, toujours les mêmes, des Niobés qui peu à peu perdaient la vie et se fondaient dans la roche, y abandonnant tout caractère humain. Le mouvement passait de la verticalité de la première figure, pathétiquement dressée dans sa tentative d'arrachement, à l'horizontalité finale de la dernière, comme enroulée dans un linceul et rendue à son tombeau qui l'engloutissait. Jamais on ne voyait les visages.Olivia, pourtant, savait qu'il s'agissait de femmes. Des silhouettes fantomatiques sorties de leur dureté minérale et tout aussitôt recapturées par elle.
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mercure   16 novembre 2009
Echafaudage de Hélène Bonafous-Murat
Restaurer un édifice, ce n'est pas l'entretenir, le réparer ou le refaire, c'est le rétablir dans un état complet, qui peut n'avoir jamais existé à un moment donné

Eugène Viollet-le-Duc
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Cormorobin   11 mars 2018
Avancez masqués de Hélène Bonafous-Murat
Olivia se rendit compte avec stupeur qu'elle n'avait même pas le numéro de portable de son amant d'un soir. Elle n'avait pas pensé à le lui demander, ni lui à le lui donner.
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