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Note moyenne 4.04 /5 (sur 126 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Oran, Algérie , le 05/06/1937
Biographie :

Hélène Cixous, est une femme de lettres, dramaturge, angliciste et féministe française.

Née d'une mère allemande juive (ashkénaze) et d'un père juif né en Algérie (séfarade), elle obtient l'agrégation d'anglais en 1959 et un doctorat en lettres en 1968.

Elle fait partie de l'équipe à l'origine de la création du centre universitaire de Vincennes, y obtient un poste de professeur et fonde le Centre d'études féminines, le premier de ce type en Europe. En 1969, elle fonde la revue "Poétique", en collaboration avec Tzvetan Todorov et Gérard Genette (Prix Médicis pour Dedans). Depuis 1983, elle tient un séminaire au Collège international de philosophie.

Professeur, écrivain, poétesse, auteur dramatique, philosophe, critique littéraire et rhétoricienne, à partir de 1967, elle publie une œuvre qui deviendra considérable, car composée d'une soixantaine de titres essentiellement parus aux éditions Grasset, Gallimard, Des femmes et Galilée.

Elle s'est fait connaître en France comme essayiste avec "L'Exil de James Joyce ou l'art du remplacement" (Grasset, 1968) puis, l'année suivante, comme romancière avec "Dedans" (Grasset, 1969), un roman autobiographique qui obtint le Prix Médicis.

Elle reçoit le prix Marguerite Yourcenar 2016.
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Ce 28 mars 2022, Les Rencontres Philosophiques de Monaco ont organisé une soirée de solidarité avec le peuple ukrainien et de soutien aux intellectuels, chercheurs et étudiants victimes de la guerre en Ukraine. Cette soirée était l'occasion pour les intervenants comme pour le public d'exprimer la profonde solidarité politique et morale avec le peuple ukrainien, de saluer son courage et de soutenir l'Ukraine dans l'épreuve qu'elle traverse actuellement. Interventions de Abd al Malik, Dov Alfon, Charlotte Casiraghi, Barbara Cassin, Catherine Chalier, Hélène Cixous, Marc Crépon, Georges Didi-Huberman, Michel Eltchaninoff, Maria Galkina, Zoriana Haniak, Luba Jurgenson, Jean-Jacques Roche, Constantin Sigov et Raphael Zagury-Orly. Vous aussi pouvez faire un don sur philomonaco.com/ukraine #philomonaco

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Citations et extraits (165) Voir plus Ajouter une citation
Hélène Cixous
Derfuchs   14 novembre 2021
Hélène Cixous
Un manuscrit, c'est un territoire fabuleux dans lequel se dirige un guide disparu, l'auteur. Lire un manuscrit, c'est avoir une main dans sa main. C'est charnel, c'est irremplaçable.
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Tandarica   20 octobre 2018
L'Amour du loup et Autres remords de Hélène Cixous
« L'auteur », c'est-à-dire l'esclave de ces nocturnales qui plus tard arrêterait de fuir le scandale et s'avouerait vaincue, en mon nom, était comme le Chien à demi-enfoui de Goya. Ce Chien, je ne l'avais jamais vu avant, ce demi-Chien (qui jadis au temps des Choses était plutôt à demi-écureuil mais que j'ai reconnu dans le demi-chien), il est resté à mi-chemin de vie et mort de terre et ciel dans un orage d'ocres déversés par Goya dans l'embrasure d'un néant, à Madrid, dès que je l'ai vu, le jour où je l'ai vu, c'était moi, ce jour-là sans hésitation, j'ai vu le portrait de mon âme, une déterrée elle aussi, moi en tant que chien au museau jaune à moitié vivant malgré l'étreinte de la mort. C'est comme si j'avais trouvé la preuve et l'origine.

(p. 113)
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Hélène Cixous
blanchenoir   19 mai 2019
Hélène Cixous
Dire : "Je suis une femme", c'est restreindre le champ des possibles, parce que grâce aux luttes des femmes, il est accordé aux êtres humains d'être plus que ça.
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helolng   11 août 2022
Le livre de Promethea de Hélène Cixous
Cette vie, je ne sais pas la vivre. On ne m’a pas appris. Personne ne m’avait parlé de ces turbulences. Je crois que je croyais « aimer » la chose la plus douce et la plus facile au monde. Ce n’est pas du tout ça. On ne m’avait pas parlé des tempêtes, des rafales au bord de l’abîme, des éclipses de soleil, des soifs à mourir à une main de la source. Jamais je n’aurais imaginé les terreurs dans les joies.
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ster   12 juin 2011
Si près de Hélène Cixous
Je connais un poète qui est mort dans l'escalier, le jour où il partait dans un pays où il n'était plus plus jamais revenu. Tous ces pays dont on ne revient pas où on ne revient pas où on va revenir où on revient tellement en pensée qu'il est difficile de faire la différence entre aller, ne pas aller, et aller ne pas aller, on passe des années dans la lumière lunaire de l'aéroport. On y est attaché par le pacte le plus antique et le bien moins connu, le pacte d'être un né ou un mort de ce pays. Il n'y a pas d'explication. Il y a un cordon ombilical. C'est une ombre de cordon, un cordon immatériel dont on sent l'effet planté dans le cervelet. Nous sommes des conséquences. Il y a les cellules, dit mon aimé. Moi, je songe à aller à Alger depuis une dizaine d'années. Par précaution j'utilise le verbe " aller". Mes cellules ne suivent pas. Elles font comme si je disais : "retourner". J'attends.
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LiliGalipette   03 août 2011
Le rire de la Méduse et autres ironies de Hélène Cixous
Je suis pour toi ce que tu veux que je sois au moment où tu me regardes telle que tu ne m'as encore jamais vue: à chaque instant.
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Bernardbre   30 septembre 2012
Osnabrück de Hélène Cixous
Les livres sont carnassiers. Ils se nourrissent de chair, de larmes, ils se frottent de mort, ils prennent leur source au cimetière, c’est tout su, sur mon père, j’ai bâti une œuvre, en dot j’ai reçu ses ossements, ses dents, ses peaux, ses lettres, une fortune de terreur et d’inconsolation.
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claraetlesmots   09 décembre 2014
Homère est morte... de Hélène Cixous
Finalement, c'était une belle nuit.

E.- Qu'est-ce qu'on peut faire, quand on est si vieux? Je ne suis plus rien.

H.- La nuit tu fais beaucoup de bruit.Beaucoup pipi.

E.- J'ai pas d'autre chose à faire. ( Un temps.) Dommage.

Dommage, ai-je pensé. Nous nous sommes battues cote à côte. Dans une autre pièce, le jour nous aurait trouvées allongées dan les bras l'une de l'autre, pensai-je.

Maintenant ma mère craint ma nuit. On voit rien. C'est pas très clair. Voilà que nous nous figurons tous les deux qu'"Elle" viendra la nuit.

"Tu me laisses pas tomber ! dit ma mère. Tu me laisses pas seule!" Maintenant j'ai aussi peur de la nuit que du jour. Je la laisse calmement endormie à 23 heures, je dors à une allure folle, à 5 heures je parcours le petit couloir, étroit conduit peuplé de spectre et d'illusions, je murmure "maman", que dis-je! "maman" c'est moi, si ma mère vit encore. C'est seulement si j'avais perdu mon vieil enfant que maman ce serait celle que j'appelle à mon secours pour me déterrer de cette enterrement vivante.
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Nieva   28 décembre 2014
Tambours sur la digue de Hélène Cixous
MADAME LI — Cette ville devient folle. Apeurés, les gens se changent en chacals, les autres en lapins. Au marché, pour un grain de riz, c'est la lutte au poignard. L'imminence de la fin du monde trouble le fond du ciel. L'homme dérape. Des braves pêcheurs pleins d'honneur deviennent des bandits près de la Digue du Nord, et, sans aucun regret, dépouillent la marchande et tout de suite après, s'enrôlent comme assassins à la solde des pires comploteurs. Il n'y a plus de bateau. Il n'y a plus d'amis. Madame Li n'a plus rien sinon ses bleus et ses blessures. Et la Kisa bien sûr.

Vous entendez ? Le cri d'une grenouille avalée par un serpent... Si j'avais pu je ne serais pas née. Viens Kisa.



KISA — Où allons-nous maintenant Madame Li ?



MADAME LI — Nous gagnons les hauteurs. Là-bas, grâce aux tambours nous serons à l'abri.
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alzaia   26 décembre 2014
Si près de Hélène Cixous
J'ai une crainte d'aller en Algérie et de manquer l'Algérie en y allant de pas l'y trouver et donc de commencer à l'avoir perdue, (...) si je la manquais ce serait ma faute naturellement, j'aurais commis un excès soit de précipitation soit de lenteur soit de calculs de pressentiments(...)
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Tu as participé au mouvement de libération des femmes dans les années 1970. Tu es souvent considérée comme une théoricienne majeure du féminisme, notamment grâce à ton livre Le Deuxième Sexe publié en 1949.

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