AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 4.04 /5 (sur 107 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Oran, Algérie , le 05/06/1937
Biographie :

Hélène Cixous, est une femme de lettres, dramaturge, angliciste et féministe française.

Née d'une mère allemande juive (ashkénaze) et d'un père juif né en Algérie (séfarade), elle obtient l'agrégation d'anglais en 1959 et un doctorat en lettres en 1968.

Elle fait partie de l'équipe à l'origine de la création du centre universitaire de Vincennes, y obtient un poste de professeur et fonde le Centre d'études féminines, le premier de ce type en Europe. En 1969, elle fonde la revue "Poétique", en collaboration avec Tzvetan Todorov et Gérard Genette. Depuis 1983, elle tient un séminaire au Collège international de philosophie.

Professeur, écrivain, poétesse, auteur dramatique, philosophe, critique littéraire et rhétoricienne, à partir de 1967, elle publie une œuvre qui deviendra considérable, car composée d'une soixantaine de titres essentiellement parus aux éditions Grasset, Gallimard, Des femmes et Galilée.

Elle s'est fait connaître en France comme essayiste avec "L'Exil de James Joyce ou l'art du remplacement" (Grasset, 1968) puis, l'année suivante, comme romancière avec "Dedans" (Grasset, 1969), un roman autobiographique qui obtint le Prix Médicis.

Elle reçoit le prix Marguerite Yourcenar 2016.
+ Voir plus
Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de
Annette MESSAGER plasticienne/Gérard PESSON compositeur: "Rubato ma glissando" Josue MENDEZ cinéaste (Pérou) "Dias de Santiago", "Dioses" Hélène CIXOUS "Cigüe" Marie MODIANO, chanteuse Los Alamos Vous pouvez vous abonner à notre chaîne et activer la petite cloche pour ne rater aucune vidéo ! A B O N N E Z V O U S : https://culturebox.francetvinfo.fr/des-mots-de-minuit/ F A C E B O O K : https://www.facebook.com/desmotsdeminuit.fr/ T W I T T E R : @desmotsdeminuit
Podcasts (16) Voir tous

Citations et extraits (126) Voir plus Ajouter une citation
Tandarica   20 octobre 2018
L'Amour du loup et Autres remords de Hélène Cixous
« L'auteur », c'est-à-dire l'esclave de ces nocturnales qui plus tard arrêterait de fuir le scandale et s'avouerait vaincue, en mon nom, était comme le Chien à demi-enfoui de Goya. Ce Chien, je ne l'avais jamais vu avant, ce demi-Chien (qui jadis au temps des Choses était plutôt à demi-écureuil mais que j'ai reconnu dans le demi-chien), il est resté à mi-chemin de vie et mort de terre et ciel dans un orage d'ocres déversés par Goya dans l'embrasure d'un néant, à Madrid, dès que je l'ai vu, le jour où je l'ai vu, c'était moi, ce jour-là sans hésitation, j'ai vu le portrait de mon âme, une déterrée elle aussi, moi en tant que chien au museau jaune à moitié vivant malgré l'étreinte de la mort. C'est comme si j'avais trouvé la preuve et l'origine.

(p. 113)
Commenter  J’apprécie          240
Hélène Cixous
blanchenoir   19 mai 2019
Hélène Cixous
Dire : "Je suis une femme", c'est restreindre le champ des possibles, parce que grâce aux luttes des femmes, il est accordé aux êtres humains d'être plus que ça.
Commenter  J’apprécie          190
LiliGalipette   03 août 2011
Le rire de la Méduse et autres ironies de Hélène Cixous
Je suis pour toi ce que tu veux que je sois au moment où tu me regardes telle que tu ne m'as encore jamais vue: à chaque instant.
Commenter  J’apprécie          150
ster   12 juin 2011
Si près de Hélène Cixous
Je connais un poète qui est mort dans l'escalier, le jour où il partait dans un pays où il n'était plus plus jamais revenu. Tous ces pays dont on ne revient pas où on ne revient pas où on va revenir où on revient tellement en pensée qu'il est difficile de faire la différence entre aller, ne pas aller, et aller ne pas aller, on passe des années dans la lumière lunaire de l'aéroport. On y est attaché par le pacte le plus antique et le bien moins connu, le pacte d'être un né ou un mort de ce pays. Il n'y a pas d'explication. Il y a un cordon ombilical. C'est une ombre de cordon, un cordon immatériel dont on sent l'effet planté dans le cervelet. Nous sommes des conséquences. Il y a les cellules, dit mon aimé. Moi, je songe à aller à Alger depuis une dizaine d'années. Par précaution j'utilise le verbe " aller". Mes cellules ne suivent pas. Elles font comme si je disais : "retourner". J'attends.
Commenter  J’apprécie          130
Bernardbre   30 septembre 2012
Osnabrück de Hélène Cixous
Les livres sont carnassiers. Ils se nourrissent de chair, de larmes, ils se frottent de mort, ils prennent leur source au cimetière, c’est tout su, sur mon père, j’ai bâti une œuvre, en dot j’ai reçu ses ossements, ses dents, ses peaux, ses lettres, une fortune de terreur et d’inconsolation.
Commenter  J’apprécie          120
Nieva   28 décembre 2014
Tambours sur la digue de Hélène Cixous
MADAME LI — Cette ville devient folle. Apeurés, les gens se changent en chacals, les autres en lapins. Au marché, pour un grain de riz, c'est la lutte au poignard. L'imminence de la fin du monde trouble le fond du ciel. L'homme dérape. Des braves pêcheurs pleins d'honneur deviennent des bandits près de la Digue du Nord, et, sans aucun regret, dépouillent la marchande et tout de suite après, s'enrôlent comme assassins à la solde des pires comploteurs. Il n'y a plus de bateau. Il n'y a plus d'amis. Madame Li n'a plus rien sinon ses bleus et ses blessures. Et la Kisa bien sûr.

Vous entendez ? Le cri d'une grenouille avalée par un serpent... Si j'avais pu je ne serais pas née. Viens Kisa.



KISA — Où allons-nous maintenant Madame Li ?



MADAME LI — Nous gagnons les hauteurs. Là-bas, grâce aux tambours nous serons à l'abri.
Commenter  J’apprécie          90
alzaia   26 décembre 2014
Si près de Hélène Cixous
J'ai une crainte d'aller en Algérie et de manquer l'Algérie en y allant de pas l'y trouver et donc de commencer à l'avoir perdue, (...) si je la manquais ce serait ma faute naturellement, j'aurais commis un excès soit de précipitation soit de lenteur soit de calculs de pressentiments(...)
Commenter  J’apprécie          100
ATOS   18 février 2017
OR, les lettres de mon père de Hélène Cixous
«  Aujourd’hui j'ignore ce que mes lointains descendants invisibles et imprévisibles parviendront à découvrir des siècles après ma disparition. Mai déjà je sais ceci : tout ce que nous avons tu pour vivre et ne pas tuer, tout ce que nous avons enseveli déchiré en petits morceaux jeté au vent menti incinéré recouvert de trois couches de peinture retourné en son contraire renvoyé en mer et sur terre étouffé sous l'oreiller, il suffira d'un signe de plume, d'une arête le jour venu, d'un rien, d'un nom d'un rien, du nom d'un chien, d'un lapsus, un peu de tissu cicatriciel, l'empreinte d'une angoisse celée dans un jardin. »
Commenter  J’apprécie          90
claraetlesmots   09 décembre 2014
Homère est morte... de Hélène Cixous
Finalement, c'était une belle nuit.

E.- Qu'est-ce qu'on peut faire, quand on est si vieux? Je ne suis plus rien.

H.- La nuit tu fais beaucoup de bruit.Beaucoup pipi.

E.- J'ai pas d'autre chose à faire. ( Un temps.) Dommage.

Dommage, ai-je pensé. Nous nous sommes battues cote à côte. Dans une autre pièce, le jour nous aurait trouvées allongées dan les bras l'une de l'autre, pensai-je.

Maintenant ma mère craint ma nuit. On voit rien. C'est pas très clair. Voilà que nous nous figurons tous les deux qu'"Elle" viendra la nuit.

"Tu me laisses pas tomber ! dit ma mère. Tu me laisses pas seule!" Maintenant j'ai aussi peur de la nuit que du jour. Je la laisse calmement endormie à 23 heures, je dors à une allure folle, à 5 heures je parcours le petit couloir, étroit conduit peuplé de spectre et d'illusions, je murmure "maman", que dis-je! "maman" c'est moi, si ma mère vit encore. C'est seulement si j'avais perdu mon vieil enfant que maman ce serait celle que j'appelle à mon secours pour me déterrer de cette enterrement vivante.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
alzaia   26 décembre 2014
Si près de Hélène Cixous
Il fut un temps. Ce temps je le sais d'un savoir désaffecté. J'ai voulu arriver en Algérie, il aurait peut-être mieux valu moi que j'y atteigne, mais c'était impossible. Si bien que j'ai atteint l'impossibilité et cela sans l'avoir calculé.(...) "Atteindre l'impossibilité" n'est ni un but, ni une possibilité, c'est une impossibilité délivrée en notre absence. Ai-je jamais cru, espéré, décrocher le faîte du désir ? (...) il se peut qu'ai couvé en moi l'ombre d'une sensation de vanité, une de ces formes furtives de pressentiment que l'on chasse d'un souffle(...) Ces retropressentiments de fatalité, je leur ai accordé une importance décisive en 1993, l'année où je n'ai plus réussi à faire obstacle à l'entrée de la Chose Algérie dans mes livres. Reconnaître que je n'avais jamais crû arriver un jour en Algérie, en vérité, et tenter de m'approcher de la Chose par les puissants moyens de la littérature, les deux faits se sont produits à la même époque.
Commenter  J’apprécie          80
Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Lecteurs de Hélène Cixous (154)Voir plus