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Note moyenne 4.4 /5 (sur 46 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Arcachon
Biographie :

Hélène Honnorat est une romancière française.

Elle est également auteure de récits et de nouvelles, sous divers pseudonymes et sous son nom. Elle est notamment l'auteure d'une autobiographie, "Le dessous du ciel", son premier roman, écrit sous le pseudonyme Dominique Piett, qui a fait l'objet d'une adaptation télévisée et a obtenu une très large audience.

Pendant ses études supérieures, à Perpignan et Montpellier, elle passe une licence de parachutisme professionnel, une licence de lettres modernes, un CAPES et une maîtrise.

Elle a pratiqué le parachutisme sportif et la chute libre, effectuant au total 601 sauts.

En détachement au Ministère français des Affaires étrangères, elle occupe des postes au Sri Lanka, en Indonésie, en Malaisie et en Amérique centrale.

Hélène Honnorat réside à Montpellier.

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Bibliographie de Hélène Honnorat   (3)Voir plus

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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
fbalestas   29 décembre 2021
Un mari d'Asie de Hélène Honnorat
« Mixte », adj. Et N. m. Qui est formé d’éléments hétérogènes (…). Ensemble constitué d’éléments différents, voire opposés.

« Mariage mixte », n’est-ce pas un pléonasme ? ! Tous ne le seraient-ils pas ? Sans doute certains le sont-ils plus que d’autres ! … « Mariage mixte » ; entre personnes d’obédiences religieuses différentes ou de races différentes, précise le dictionnaire Hachette encyclopédique … ; notre itinéraire sur la Carte du Tendre et du Temps en devient-il à ce point éloigné de celui d’un couple « non mixte » ?

Certains jours, j’en doute.
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fbalestas   30 décembre 2021
Un mari d'Asie de Hélène Honnorat
- On nous a dit qu’on était noires.

- « On » ? Qui, « On » ? l’instituteur ?

- Non, les élèves.

- Ca se pourrait, et puis après ? Mais en l’occurrence vous n’êtes pas noires, vous êtes dorées.

- Qu’est-ce que ça veut dire, « en l’occurrence » ?

- Ca veut dire qu’en fait, tu es couleur sapotille, comme l’on dirait, je crois, en Martinique où tu es née. Ou bien que tu ressembles à un délectable morceau de sucre candi… ; moi qui suis blanche comme une meringue ou une savonnette, je paierais n’importe quel prix pour obtenir un ton de peau comme la vôtre ! D’ailleurs, il y a des tas de dames qui s’échinent à longueur de temps pour y parvenir … et vous deux ? … Pas eu besoin de lever le petit doigt : c’est Papa qui a fait ça pour vous !

Stupéfaction :

- Et Papa, il ne pouvait pas le faire pour toi ???

- Hé non ! … ça ne se transmet pas dans ce sens-là. La couleur descend du père vers l’enfant mais ne remonte pas vers la mère !
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fbalestas   28 décembre 2021
Un mari d'Asie de Hélène Honnorat
Mais pour l’instant je m’envole sur les ailes d’Upali, je suis subjuguée par ces trois syllabes rares (pour nombre de Ranjit, d’Asoka, de Nihal, je connaîtrai jamais que deux Upali : celui-ci et celui que j’épouserai !, je rends son sourire au bébé, je lévite, le nez dans les étoiles et les embruns.



L’amour le plus exclusif pour une personne, écrit Proust, est toujours l’amour d’autre chose. L’empire exercé par Upali sur mon instable personne, lorsque nous avons pour la première fois échangée quelques mots, devait sans doute beaucoup à son charme…. Mais sûrement quelque chose aussi à ma passion déjà déclarée pour l’île comme pour ce prénom, celui du prince des aires, des opales et du chocolat.
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FLaureVerneuil   15 octobre 2020
Sois sage, ô mon bagage de Hélène Honnorat
Ni valise ni cercueil, comme ceux à qui l'on a tout pris avant de les convertir en fumée, ou ceux qui coulent à pic en méditerranée.
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LauHolv   31 décembre 2018
N'oublie pas Irma de Hélène Honnorat
1

L’air s'est enflammé, s’est emparé d’un rang de motos et a tout avalé en un seul coup de langue. Quant au vélo blanc et or : tordu en trois secondes. Je me suis retourné ; le feu avait pris dans mon dos.

La voiture n’a guère résisté plus longtemps. Dans une cacophonie de sifflements, de ronflements, d’éclatements, elle aussi a capitulé. Les fumées enflaient à toute vitesse, emplissant la rue. J’ai distingué un instant le visage du chauffeur, sa casquette, sa livrée aux boutons brillants, ses yeux grands ouverts, ses mains qui n’avaient pas quitté le volant.

— Ada kebakaran ! Il y a le feu !

Tout le pâté de maisons s’était mis à résonner. Des bassines en émail, en fer blanc, des seaux, des tuyaux, des citernes. De l’eau, de l’eau ! Les habitants la jetaient sur le trottoir, à la base des murs, dans la gueule de la porte ouverte, autour de laquelle on s’affairait. Je suffoquais, figé. J’ai aperçu un couple, immobile comme moi. La femme portait une tunique barrée par une large ceinture. Un torrent de fumée est passé entre nous. Puis, plus rien. Sauf les cris, les ordres lancés.

— Va-t’en.

Subitement, Irma s'était retrouvée à mes côtés. Détachée, elle ne s’adressait qu’à moi, au milieu du vacarme et des flammèches. Je n’étais pas sûr d’avoir bien compris.

— Mais pourquoi ? Je peux aider…

Des silhouettes féminines faisaient la chaîne, posaient d’encombrants objets dans le caniveau, les arrosaient, les portaient plus loin. Quelques billets de banque voltigeaient, gros papillons de nuit.

Une façade s’est pliée en deux sans hâte. Ses pilastres craquaient, les contrevents ajourés ondulaient. Son toit s'est couronné d’étincelles. Nous étions pris dans un halo cramoisi. Elle a répété en français :

— Tu as entendu ? Va-t’en !
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fbalestas   28 décembre 2021
Un mari d'Asie de Hélène Honnorat
Immémoriale, la connivence entre l’amour et l’humide. Mais l’humble vie domestique est soumise aux caprices hygrométriques. A la maison, le vieux réfrigérateur fait entendre nuit et jour à intervalles irréguliers un ruissellement, une déglutition, un dégel incohérent, cependant que le chauffe-eau goutte-à-goutte dans un seau, que la mystérieuse bouche métallique encastrée dans le sol carrelé, juste sous le lit, résonne de gargouillis de boue et de billes explosant au gré des tempêtes extérieures et que la pluie xylophone sur les lames des jalousies comme sur celles d’un marimba.
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Marianne75   03 mars 2020
Sois sage, ô mon bagage de Hélène Honnorat
"Ce n'est pas avec "deux harengs frigorifiés" mais avec une autre collation personnelle que se déplace Umberto Eco, tout au long de Comment voyager avec un saumon : malgré le titre didactique, Eco ne maîtrise pas le problème. Il ne cesse de vider des tiroirs de minibars d'hôtels de leur contenu alcoolisé pour tenter d'y caser son saumon fumé en mal de froidure, cependant que le personnel éjecte l'animal et que l'ordinateur lui facture le contenu du minibar. Bilan à l'arrivée : "le saumon est immangeable. Mes enfants m'ont dit que je devrais boire un peu moins"
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fbalestas   30 décembre 2021
Un mari d'Asie de Hélène Honnorat
Temps irrémédiablement fondu, évaporé, dissous, des commencements, temps où Nell et Nagui grandissaient dans un pays ô combien étranger qui leur était si familier, qui était à la fois leur cocon et leur horizon, dans ce pays poignant qui les a bercées si tendrement et qui a basculé dans le sang juste après notre départ.

Je me penche sur ces quelques photos, et me point tout à coup une nostalgie si aiguë – alors que les filles sont belles, vivantes, proches encore – que je me demande comment font les parents qui perdent un enfant pour résister à ces images.
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johnmo   03 mars 2020
Sois sage, ô mon bagage de Hélène Honnorat
"Qui dit bagage, dit nouvelles racines. Je vis avec et dans mon balluchon comme l'enfant dans ses langes. J'emporte, je recrée ma maison, j'habite ce lieu fantôme installé dans ma valise ou mes malles. Chambre, salle de bains, cuisine, bureau, bibliothèque... L'objet qui paraît le plus spécifiquement pensé pour s'en échapper, conçu pour le nomadisme, est encore un reflet du bercail que j'ai quitté."
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PierreBeautemps   16 janvier 2019
N'oublie pas Irma de Hélène Honnorat
Je peux te dire ce que tu aurais vu, du haut de ces cent trente-sept mètres : embrochée sur son axe nord-sud, Jakarta dans tous ses états, telle que je l’ai naguère découverte. À son nord extrême, l’ancien port. Pas celui des cargos, des porte-conteneurs et autres bateaux-citernes clapotant de pétrole jusqu’à la gueule ! Celui des voiliers-espadons qui cabotent d’île en île comme ils le faisaient trois siècles auparavant, bourrés de bétail, d’étoffes, de riz, de sucre, de poivre, de tabac, d’épices, d’indigo, d’écorce de quinquina… et de bois, de bois, de bois ! Montagnes de planches rouges sur les quais. Ici font escale les héritiers des pirates malais et des trafiquants chinois, les vaisseaux-fantômes, les Hollandais volants, naviguant aux étoiles à l’heure des balises Argos – tout au plus a-t-on greffé un moteur, parfois, sur le modèle d’origine. Sous la proue sautille une annexe en forme de pirogue, que l’on appelle sampan. Au bout de la dernière jetée, la Mer de Java, charbonneuse, lente, jonchée de débris.



Entre elle et toi, les quartiers « historiques » : l’ancienne Batavia et sa grand-place, l’ex-Hôtel de Ville et Cour de Justice… Depuis le balcon, les notables hollandais assistaient aux exécutions capitales : il y avait ceux que l’on rouait vifs, ceux que l’on exécutait à la pointe de l’épée, ceux que l’on pendait, ceux que l’on fouettait. Mais ceux qui hurlaient le plus longtemps – plusieurs jours, dit la chronique – avant de succomber étaient ceux soumis au supplice du pal. Cependant quatre-vingt-cinq pour cent des prisonniers mouraient (quelle ingratitude !) alors qu’ils étaient les hôtes des sous-sols inondables du bâtiment.



Tu aurais parcouru des yeux ce qui reste du quadrillage aquatique. L’avantage de la vue aérienne, c’est qu’elle permet d’échapper à la puanteur. Une pensée pour Apollinaire. Voie lactée ô sœur lumineuse des noirs canaux de Batavia… Ils t’auraient menée à Glodok. Tu aurais distingué la passerelle, à cheval sur l’artère principale, et ses escaliers qui furent un jour mécaniques, tapissés d’une moquette de crasse. Aperçu peut-être les cages à oiseaux hissées vers le soleil, oriflammes au sommet de leurs mâts. Tu aurais pu entendre, mélangés à leurs chants et à celui des vendeurs de légumes du marché, les cris autour d'un combat de coqs devant la porte du magasin de photocopies.



Et puis ton regard aurait suivi la rue de la Grande Porte Sud jusqu’au Monas et à l’esplanade, à tes pieds.
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