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Note moyenne 3.65 /5 (sur 44 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1975
Biographie :

Né en 1975, Helios Azoulay est inventeur, Compositeur et Clarinettiste éclectique.Il a étudié au Conservatoire National de Région et à l’Université de Musicologie de Nice.

Personnalité d’une rare extravagance, il enregistre Porte-bouteilles, composition réalisée à partir d’un modèle original du « ready-made » de Marcel Duchamp ou encore crée l’Introduction à la théorie du combat, pour un instrument dont il est l’inventeur, le « suprême Clairon ».
De son goût du sabotage et ses affinités avec Dada, Fluxus et le Pop Art, naît la MUSIQUE INCIDENTALE pour laquelle il conçoit une nouvelle forme musicale : le « Poncif ». Il invite à la découverte des poncifs selon un principe simple : s’emparer de thèmes parmi les plus connus de la musique occidentale (plutôt classique) et leur faire subir rien moins qu’un traitement de choc. Il créé la "musique incidentale" et son Ensemble de Musique Incidentale et a enregistré 4 CD de musiques nouvelles, expérimentales ou Jazz.

Il enseigne l'Histoire de la Musique et l'Histoire de l'Art à l'Université d'Evry Val d'Essonne.


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Source : Radio-France et http://www.galerie24.fr
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Hélios Azoulay présente son nouveau roman à paraître le 28 août aux éditions du Rocher : "Juste avant d'éteindre". « Si quelqu'un m'a vu ici, il racontera peut-être un homme en train de courir après une pauvre feuille de papier que le vent s'amuse à exiler. Je les ramasse toutes. Et je les déchire minutieusement. J'en garde un lambeau étroit comme une île abandonnée. Un fragment où je puisse écrire quelques mots. À chaque fois, c'est comme un rendez-vous. Dès que j'ai mon petit bout de papier, mes yeux s'affolent jusqu'à ce qu'un détail m'arrête. Et je note. Ce qu'ils attrapent. Des petites phrases. Tout ce qu'il me reste entre les dents. J'écris debout. Il n'y a pas de détails, il n'y a que des preuves. J'en ai les poches pleines. » Ce roman, court par le volume de ses pages mais dense par la force de son écriture, se divise en deux mouvements. le premier raconte une vie : l'arrivée et le quotidien d'un compositeur dans un ghetto ; son évasion ; sa rencontre de cauchemar, burlesque et terrible, avec une vieille femme répugnante qui s'avère être la grand-mère de Hitler ; sa capture par les nazis et son départ pour la mort – le tout mêlé de souvenirs. le second restitue le « journal » de cet homme, fait de bribes de textes, de flashes, de scènes brèves, de portraits, de pensées… des preuves consignées par le musicien comme autant de témoignages. Dans une écriture aussi puissante qu'évocatrice et poétique, avec la musique en filigrane, les mots d'Azoulay recréent l'atmosphère du ghetto : la misère, la souffrance, la faim, la peur, la mort, la haine, la force de vie aussi, et surtout peut-être..., accentuée encore par la forme stylistique choisie. Une oeuvre très originale d'une nouvelle voix de la littérature, pour dire autrement la Mémoire, l'Histoire, l'Holocauste. Lecture numérique possible sur www.netgalley.fr (éditeur : Elidia)
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Podcasts (1)


Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
Ladybirdy   08 septembre 2021
Juste avant d'éteindre de Hélios Azoulay
Inutile d’essayer de savoir, inutile d’imaginer, autant se battre contre le brouillard en le giflant à coups d’éventail.
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montmartin   01 juin 2021
Juste avant d'éteindre de Hélios Azoulay
Un matin, j'avais fait remarquer à Papa que quand on pleure, les larmes partent de l'œil, font un petit arc de cercle, et finissent sur la commissure des lèvres. Et que c'est drôle d'imaginer que les larmes arrosent pile l'endroit précis de la bouche qui sert à sourire.
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Eve-Yeshe   22 juillet 2021
Juste avant d'éteindre de Hélios Azoulay
Les poteaux télégraphiques qui longent la chaussée sont comme de grandes barres de mesure. Et ces mesures sont surchargée de toutes nos peurs. Et de tellement de tout, tout est tellement entassé, les enfants, les mères, les pères, les vieux. Chacun se piétine dans l’autre. Chaque sac pèse une vie, chaque valise pèse tout ce qu’on a dû abandonner.
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Del_D_lit   20 juillet 2021
Juste avant d'éteindre de Hélios Azoulay
Il y a quelqu’un qui a crié dans la cellule d’à côté. Tellement fort qu’il a déchiré la terre. Toute la terre.

On ne la recollera jamais.
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dannso   13 novembre 2021
Juste avant d'éteindre de Hélios Azoulay
Là, je me suis dit que si les allemands en plus de vérifier nos bites, étaient scrupuleux au point de se mettre à compter nos couilles, on avait peut-être une chance de gagner la guerre.

Je n'ai pas osé regarder mais je priais pour qu'un de mes camarades n'en ait qu'une. Parce que tatillons comme sont les nazis, il suffirait d'une couille en moins pour faire vaciller leur conception du monde, et toute leur philosophie ancestralement binaire, qui n'a jamais su compter que jusqu’à deux.
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fanfanouche24   13 novembre 2015
L'Enfer aussi a son orchestre. La musique dans les camps de Hélios Azoulay
Simon Laks est violoniste mais compositeur également, et il avait obtenu par miracle- la chance est toujours un miracle ici- ce poste d'instrumentiste au sein de l'orchestre. Mais si son talent au violon est à l'origine de sa situation, ses dons d'écriture lui avaient valu de surcroît d'être nommé copiste. Ainsi tous les jours, pendant des heures, attablé, il arrange, harmonise ou recompose, au gré des demandes, besoins, caprices ou humeurs des autorités du camp. Car les nazis prétendent aimer la musique. et tout le monde croit qu'ils l'aiment, alors que la musique n'est qu'une conquête de plus pour les nazis. Les nazis n'aiment pas la musique, ce n'est pas vrai, les nazis la -colonisent-, c'est tout. (p; 23)
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fanfanouche24   13 novembre 2015
L'Enfer aussi a son orchestre. La musique dans les camps de Hélios Azoulay
Avant qu'on ne la condamne à nous divertir, la musique nous guérissait. Avant

qu'on nous l'injecte par les écouteurs sans qu'elle ne passe par l'air- ce qui est

normalement sa nature, ce vol de là d'où elle part jusqu'au labyrinthe de notre

tympan-, la musique était magique.

La berceuse est l'ultime survivance de ce temps où la musique était encore

de la sorcellerie, où la musique guérissait. La berceuse a son heure. La

berceuse est entre celui qui la chante et celui qui s'endort sous le frôlement

de son vent léger. (p.73)
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fanfanouche24   13 novembre 2015
L'Enfer aussi a son orchestre. La musique dans les camps de Hélios Azoulay
- Orphelines polonaises-



les nazis avaient interdit Chopin, que l'on jouait dans les camps. La proximité de la mort donne des libertés. Schumann avait dit, à propos des musiques de Chopin, que c'étaient "des canons cachés sous des fleurs" au service de la Pologne libre. "En Pologne, c'est-à-dire nulle part", pensaient les nazis. S'encanailler avec Chopin était sans danger.



Le sublime et l'horreur. Une même musique pour l'enfer et le paradis, pour vivre et pour mourir. Mais on est en droit de penser que l'oreille du bourreau n'est pas la même que celle de la victime. (p.128)
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Mirliton   07 septembre 2012
Tout est musique de Hélios Azoulay
- Pourquoi oblige-t-on les enfants à faire du piano si jeune ?

- Pour les dégoûter tout de suite et être tranquille après.
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dannso   13 novembre 2021
Juste avant d'éteindre de Hélios Azoulay
Tu sais, j’ai un peu vieilli mais je n’ai pas grandi, c’est impossible de grandir. J’ai toujours l’âge que j’avais quand je suis entré dans cette cuisine et que j’ai vu la chaise renversée. (…) Le monsieur du dessus, c'est lui qui t'a fait descendre. Moi, j'ai pris ta main. Et puis quand tu étais par terre, j'ai pleuré et j'ai crié. J'ai crié. J'ai crié Papa, Papa. Mais Papa n'était plus là. Maman, je n'ai pas grandi. Maman je vais mourir peut-être, tu sais. Et je serais toujours le petit garçon qui rentrait de son cours de piano. Maman je veux oublier. Maman je veux tout oublier. Maman je vais peut-être mourir mais Maman, c'est toujours toi qui meurs.
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