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Note moyenne 3.76 /5 (sur 44 notes)

Nationalité : Belgique
Né(e) à : Uccle , le 20/08/1948
Biographie :

D’origine belge, Henri Gourdin, ingénieur et architecte de formation, vit à Palavas, près de Montpellier, dans l’Hérault. Ecrivain-biographe depuis une dizaine d’années, il s’est spécialisé dans les premières biographies. Spécialiste de l’Antiquité tardive et de l’époque romantique, Henri Gourdin a publié une dizaine de biographies, dont la première de Genséric, roi des Vandales, personnage contemporain de Galla Placidia. Il est notamment l’auteur de Eugène Delacroix (Éditions de Paris, 1998), Olivier de Serres (Actes Sud, 2001), Jean-Jacques Audubon (Actes Sud, 2002) et Adèle, l’autre fille de Victor Hugo (Ramsay, 2003).

Source : http://www.presses-renaissance.f
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Christophe Bourseiller reçoit aujourd'hui, dans Musique matin, Henri Gourdin; pour nous parler de son nouveau roman La violoncelliste paru aux editions de Paris sur France Musique

Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
LydiaB   23 janvier 2013
Léopoldine. L'enfant-muse de Victor Hugo de Henri Gourdin
Léopoldine n'est pas faite de ce bois-là. L'émancipation de la femme, le progrès social, la marche de l'histoire... rien de tout cela ne l'intéresse vraiment. Elle est aux premières loges des soubresauts qui agitent le monde et annoncent l'avènement d'une ère nouvelle, mais ces évolutions la laissent de glace. Son penchant, c'est la douceur du foyer. Le foyer de son père, dont elle est toujours très proche, et celui qu'elle fondera un jour avec Charles Vacquerie. Car le projet de mariage n'est pas mort. Adèle y est toujours favorable, et elle pousse ses pions avec son habileté coutumière. Victor y est encore opposé, mais il suffirait que Didine lui parle pour qu'il s'incline devant son choix ; il a toujours écouté ses avis et compris ses points de vue.

Le problème, c'est que Didine n'avait pas de point de vue sur la question de son mariage. Il lui semblait que cette histoire la dépassait ou alors ne la concernait pas. Si quelqu'un lui avait demandé son avis, à elle, la principale intéressée, elle aurait été embarrassée pour lui répondre. Elle remarquait l'agitation qui se faisait autour de sa personne, mais elle ne savait pas ce qu'elle devait en penser. Elle attendait seulement qu'une décision tombe, dans un sens ou dans un autre. De toute manière, rien ne pressait. Il fallait attendre que Charles ait une situation, que les revenus du ménage soient assurés, que Victor Hugo se fasse à l'idée de voir sa fille s'éloigner un peu de lui... Eh bien ! Elle attendrait.
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Nastasia-B   12 août 2016
Le Grand Pingouin de Henri Gourdin
Et le vingt et unième jour dudit mois de mai nous partîmes dudit havre avec un vent d'ouest, et fûmes portés au nord, un quart nord-est du cap de Bonne-Viste, jusqu'à l'île des Oiseaux, laquelle île était tout environnée et encerclée d'un banc de glaces, rompues et divisées par pièces. Nonobstant ledit banc nos deux barques furent à l'île, pour avoir des oiseaux, desquels il y a si grand nombre que c'est une chose incroyable pour qui ne le voit, car nonobstant que ladite île contienne environ une lieue de circonférence, elle en est si pleine qu'il semble qu'on les ait entassés. Il y en a cent fois plus autour de celle-ci et en l'air que dans l'île ; une partie de ces oiseaux sont grands comme des oies, noirs et blancs, et ont le bec comme un corbeau. Et ils sont toujours dans la mer, sans jamais pouvoir voler en l'air, parce qu'ils ont de petites ailes, comme la moitié de la main ; avec lesquelles ils volent aussi fort dans la mer que les autres oiseaux dans l'air. Et ces oiseaux sont si gras que c'est une chose surprenante. Nous nommons ces oiseaux " apponatz ", desquels nos deux barques furent chargées, en moins d'une demi-heure, comme de pierres, et dont chacun de nos navires sala quatre ou cinq pipes, sans compter ce que nous en pûmes manger de frais.



(Retranscription en français moderne du rapport de Jacques Cartier lors de son expédition de 1534 sur l'actuelle île Funk au large de Terre-Neuve.)
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LydiaB   28 novembre 2010
Adèle, l'autre fille de Victor Hugo (1830-1915) de Henri Gourdin
Chacune avait son spectre ; Adèle avait en outre celui de Léopoldine. Car la famille reportait sur la cadette, seule fille survivante de la tribu, le devoir de maternité dont la mort exemptait l'aînée. Au poids de ce double fardeau s'ajoutait, pour Adèle, la volonté formidable de son père ; une volonté caressante, habillée de beaux mots, enveloppée de tendresse... et non moins formidable. Car Hugo avait du mythe de la rédemption une vision particulière: pour lui, le destin de la femme était de racheter les fautes d'Ève, de gagner son Ciel et un peu celui de son époux dans les douleurs de l'enfantement et les embarras de la maternité. Entre le père, apôtre du mariage bourgeois, et l'enfant, éblouie de sa propre beauté, la tension montait. La farce du refus des prétendants menaçait de tourner au drame.
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Mimimelie   09 mars 2018
Adèle, l'autre fille de Victor Hugo (1830-1915) de Henri Gourdin
La femme est dévouée d’instinct, affirmait Jean-Jacques Rousseau ; si elle ne l’est pas par nature, elle le sera par devoir, ajoutaient les disciples ; ou pour mériter le Ciel, complétaient les prêtres.

Hugo se chauffait de ce bois-là ; il trouvait naturel que sa femme se consacre corps et âme à ses enfants, les suive en vacances, s’isole avec eux à la campagne jusqu’à six mois de suite, tandis que lui-même effeuillait la marguerite, à Paris ou ailleurs, avec des vénus et parfois de simples Manon.

« Pair de France, père de famille, paire de couilles », dira Jean Genet pour résumer Victor Hugo ; de ces trois atouts, le second, dans les années 1840, était un peu de trop.

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AGDED   03 avril 2012
Adèle, l'autre fille de Victor Hugo (1830-1915) de Henri Gourdin
pour elle Léopoldine n'était pas morte, ce n'était pas possible. une voiture allait surgir, une main s'agiter, et elle serait là, souriante, empressée,affectueuse. comme toujours. Quand enfin, elle comprit que sa sœur n'était plus, elle entra dans une profonde prostration. Que ferait-elle désormais sans Didine?..........Pourquoi est-ce elle que Dieu rappelle, se demandait-elle, elle notre soleil à tous, au lieu de moi qui ne suis utile à rien ni à personne?
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Mimimelie   08 mars 2018
Adèle, l'autre fille de Victor Hugo (1830-1915) de Henri Gourdin
« Vois-tu, chère fille, on s’en va, parce qu’on a besoin de distraction et l’on revient, parce qu’on a besoin de bonheur".
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Bibounde   08 mars 2008
Le Grand Pingouin de Henri Gourdin
La description d'un être vivant est une chose, celle d'une espèce disparue en est une autre : elle conduit le biographe aux frontières de l'histoire naturelle et de l'histoire tout court, devant des textes imprécis, souvent invraisemblables, et en présence de spécimens naturalisés dont la corpulence, la posture, la taille, les couleurs..., doivent autant à l'inspiration de l'empailleur qu'à la réalité de l'espèce. Si voius entrez dans le détail et que vous vous intéressiez - mettons - au bec si particulier et si spectaculaire du grand pingouin, ne cherchez pas dans la littérature : aucun observateur ne s'est donné la peine de le décrire précisément, et ne vous fiez pas aux spécimens conservés : le déssèchement modifie l'aspect des organes cornés et les peintures appliquées assez souvent par le taxidermiste, en particulier la peinture blanche sur les sillons latéraux, faussent la perception.
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LydiaB   28 novembre 2010
Adèle, l'autre fille de Victor Hugo (1830-1915) de Henri Gourdin
Les moindres déplacements d'Adèle, à partir du 15 février 1872, sont surveillés et contrôlés, à la fois par la dame de compagnie qui lui est attachée et par le personnel médical. En réalité, elle quitte rarement sa chambre ou le parc de l'établissement. Son infirmière l'emmène parfois en promenade ou au théâtre, toujours en matinée, et les bulletins de santé rapportent fidèlement ces petites sorties en décrivant l'état du ciel et l'humeur de la promeneuse. Mais ne cherchez pas un rapport médical un peu détaillé, une analyse des comportements de la pensionnaire ou de son évolution, l'un des quatre certificats exigés par la loi de 1838. Où que vous alliez, on vous répondra que tout a disparu.
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Mimimelie   24 avril 2019
Les Hugo de Henri Gourdin
L’exil est ce qui pouvait arriver de mieux à Victor Hugo à ce point de sa carrière, politique et littéraire. Il le grandit dans l’opinion, lui offre une posture d’opposant irréductible, le statufie en martyr de la liberté et de la démocratie. Il l’élève au-dessus de ses concurrents, en politique comme en littérature, au-dessus des compromissions avec le tyran qui vont entacher l’image de ceux qui restent. Il l’éloigne du quotidien, du contingent, le porte au-delà des mers, dans un ermitage d’où il adressera au monde les messages qu’il voudra, que personne ne pourra confronter à la réalité de son existence. Il n’y serait pas allé spontanément, il était trop attaché à ses privilèges, moraux et matériels, pour les abandonner de son plein gré. Et on peut dire que la proscription est en somme, paradoxalement, le meilleur service que Napoléon pouvait rendre à son ennemi Hugo.



L’exil est-il bénéfique alors à sa femme et à ses enfants ? Pas du tout. Passer de Paris à Jersey, pour eux, c’est se couper des amis, de la famille, des habitudes, de la vie brillante qu’ils ont menée jusque- là pour aller s’enfermer sur une île au milieu de nulle part, pour une durée indéterminée.

… Mais Victor Hugo perdait le sens commun quand il s’agissait d’exercer l’autorité absolue dont le code Napoléon l’investissait. Parce que la conscience de cette autorité lui montait à la tête ? Peut-être, mais surtout parce que son cercle familial était la pièce maîtresse d’un mécano affectif qu’il avait bâti patiemment pour le protéger des déchirements de son enfance. Il savait que sa femme et ses enfants en faisaient les frais mais c’était plus fort que lui.
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LiliGalipette   21 mars 2016
Les Hugo de Henri Gourdin
« Sauf que Victor Hugo, étant Victor Hugo, ne veut descendre que d’un père et d’une mère parfaits. Parfaits selon ses critères à lui, bien entendu. Selon les critères propres à l’élever dans l’opinion et à servir son image de demi-dieu, de messie universel, de réconciliateur des parties adverses. […] Voilà comment l’édition française noircit du papier depuis bientôt deux siècles pour colporter des bobards inutiles, qui n’ajoutent rien à la grandeur ni du poète Hugo ni du défenseur des libertés Hugo. » (p. 22)
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