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Note moyenne 3.69 /5 (sur 92 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Marseille , le 12/11/1904
Mort(e) à : Bourg-la-Reine , le 11/04/1977
Biographie :

Henri-Irénée Marrou est un historien antiquisant français, spécialiste du christianisme primitif et de philosophie de l'histoire.

Il est aussi connu, notamment comme musicologue, sous le pseudonyme de Henri Davenson.

Il fut reçu premier, en 1925, au concours d'entrée à l'École normale supérieure et obtint en 1929 l'agrégation d'histoire. Il fut ensuite admis à l'École française de Rome, où il travailla sur saint Augustin. Il soutint en 1937 sa thèse sur "Saint Augustin et la fin de la culture antique".

Ami d'Emmanuel Mounier, il collabora dès 1933 à la revue "Esprit". Membre de l'académie Charles Cros, il signa dans "Esprit", sous le pseudonyme d'Henri Davenson, de nombreux écrits sur la théorie musicale, les œuvres anciennes et modernes et la chanson dite "populaire", mais aussi des articles engagés.
Ami également de Paul Vignaux fondateur du syndicat SGEN, il présenta des plans de réformes pour l'enseignement public dont on pourrait encore s'inspirer aujourd'hui.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il s'engagea dans la Résistance. De 1945 à 1975, il occupa la chaire d’histoire du christianisme à la Sorbonne, et rédigea ses œuvres les plus importantes.
Pendant la guerre d'Algérie, il dénonça la torture et œuvra pour la paix. Sa foi profonde et ses connaissances théologiques lui permirent de jouer un rôle important dans l'Église, avant et après le Concile. Il n' accepta ni l'intégrisme ni le progressisme et convertit bien des jeunes laïcs à une solide culture religieuse.

Ses livres sur la culture intellectuelle et religieuse de l'Antiquité tardive, ses travaux sur les Pères de l'Église, particulièrement sur saint Augustin, ses réflexions sur la "connaissance historique" et la "Théologie de l'histoire", lui valurent une réputation internationale et lui attirèrent de nombreux disciples.
Sa fille, la slaviste Françoise Flamant, a publié en 2006 ses carnets posthumes.

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Source : wikipedia
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Henri Irénée Marrou : Saint Augustin et l'augustinisme
A l'occasion de la saison culturelle "Djazaïr, une Année de l'Algérie en France", l'émission est réalisée en Algérie.Depuis la basilique Sainte-Salsa à TIPASA, Olivier BARROT présente le livre de Henri-Irénée MARROU "Saint Augustin et l'augustinisme", paru aux éditions du Seuil dans la collection de poche Points Sagesses.Belles images des vestiges de la basilique Sainte-Salsa et du...

Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
candlemas   08 avril 2018
Saint Augustin et l'augustinisme de Henri-Irénée Marrou
L'enfance (de Saint-Augustin) est contemporaine des dernier sursauts de la force romaine ; son âge mûr verra -le 24 août 410- les remparts de Rome succomber devant les wisigoths d'Alaric (...) il devait mourir 20 ans plus tard dans sa ville épiscopale d'Hippone assiégée par les vandales. (...) Toute la vie de Saint Augustin se déroule sur cet arrière-plan, et c'est là, pour le lecteur d'aujourd'hui, la première valeur de son enseignement : il nous apprend, par son exemple, un art de vivre par temps de catastrophe. (...) C'est en méditant sur la chute de la capitale du monde civilisé, de cette Rome qui s'était crue éternelle, qu'il a élaboré un de ses chefs-d'oeuvre où s'entrelacent deux thèmes : celui de la caducité radicale des civilisations et celui de la vocation surnaturelle de l'humanité, et qui demeurent le traité fondamental de la théologie chrétienne de l'Histoire.
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lehibook   13 octobre 2020
Histoire de l'éducation dans l'Antiquité, tome 1 : Le monde grec de Henri-Irénée Marrou
Entre les deux types de formation ,physique et spirituelle ,ne régnait pas ,comme on veut nous en persuader ,je ne sais quelle secrète attraction ,quelque harmonie préétablie ,mais bien la plus radicale hostilité.
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talou61   13 septembre 2016
Histoire de l'éducation dans l'Antiquité, tome 1 : Le monde grec de Henri-Irénée Marrou
Nous avons peine à comprendre un tel zèle : pour nous, modernes, la rhétorique est synonyme d'artifice, d'insincérité, décadence.
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5Arabella   13 avril 2020
Saint Augustin et l'augustinisme de Henri-Irénée Marrou
Dans le temps où nous sommes, chaque jour arrive afin de cesser d'exister. Chaque heure, chaque mois, chaque année, tout passe. Avant d'arriver, ce sera ; une fois arrivé, cela ne sera plus.
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LydiaB   09 mars 2013
Saint Augustin et l'augustinisme de Henri-Irénée Marrou
Je disais et je pleurais dans toute l’amertume d’un cœur brisé. Et tout à coup j’entends sortir d’une maison voisine comme une voix d’enfant ou de jeune fille qui chantait et répétait souvent : « PRENDS, LIS ! PRENDS, LIS ! » Et aussitôt, changeant de visage, je cherchai sérieusement à me rappeler si c’était un refrain en usage dans quelque jeu d’enfant ; et rien de tel ne me revint à la mémoire. Je réprimai l’essor de mes larmes, et je me levai, et ne vis plus là qu’un ordre divin d’ouvrir le livre de l’Apôtre, et de lire le premier chapitre venu.



(Les Confessions)
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ClioIno   10 décembre 2016
Décadence romaine ou Antiquité tardive ? de Henri-Irénée Marrou
J'imagine le lecteur assez déconcerté : plus nous accumulons de témoignages en faveur de l'antiquité tardive, de son originalité, de sa fécondité, plus s'estompe à ses yeux l'image traditionnelle de la fin du monde antique. Il est bien vrai que l'historien est embarrassé lorsqu'on lui demande d'apporter un témoignage ayant directement enregistré l'événement. C'est un fait, les contemporains de l'écroulement de l'Empire romain d'Occident n'en ont pas pris conscience.
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5Arabella   12 avril 2020
Saint Augustin et l'augustinisme de Henri-Irénée Marrou
Mais comme il est arrivé à beaucoup d'autres parmi les Pères de l'Eglise, la plupart des oeuvres de saint Augustin lui ont été inspirées par les problèmes ou les préoccupations qui tourmentaient l'Eglise de son temps.
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enkidu_   28 septembre 2014
Décadence romaine ou Antiquité tardive ? de Henri-Irénée Marrou
La foi chrétienne implique toute une théologie de l'histoire : elle affirme l'existence et l'application progressive dans le temps d'un plan conçu et disposé par Dieu pour réaliser le salut de l'homme, rachetant le péché, et conduisant la création à la fin voulue par le Créateur : la véritable histoire de l'humanité est cette histoire du salut, Heilsgeschichte ; la réalisation de ce plan divin, de cette oikonomia, implique toute une pédagogie divine, une éducation graduelle de l'humanité devenant peu à peu capable de recevoir la révélation plénière et le don de l'Esprit. (pp. 74-75)
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enkidu_   30 septembre 2014
Décadence romaine ou Antiquité tardive ? de Henri-Irénée Marrou
Pour nous, qui venons après l'Aufklärung, Hegel et Darwin, la notion de « devenir » est comme naturellement associée à celle de progrès ; pour les Anciens au contraire - on ne le répétera jamais assez -, la genesis, c'est le passage de la puissance à l'acte, du non-être à l'existence, donc avant tout un changement, qui s'oppose à l'immutabilité de l'Être : ce qui a commencé doit nécessairement finir un jour.



Depuis l'origine - enfin, disons depuis Hésiode (l'âge d'or, l'âge d'argent... l'âge de fer) -, les Anciens ont toujours été familiers avec l'idée d'un déclin inévitable.



Pour nous en tenir à Rome, comment ne pas évoquer, avec Santo Mazzarino, le passage où Polybe nous montre Scipion Émilien, le jour même de la prise et de la destruction de Carthage, citer en pleurant les vers fameux de l'adieu d'Hector à Andromaque :



Il viendra le jour où elle périra la sainte Ilion

Et Priam, et son peuple...



Scipion, nous dit Polybe qui était alors à ses côtés, pensait à sa propre patrie et craignait pour elle, en songeant à l'instabilité des choses humaines. Polybe lui-même a formulé, dans son livre VI, une théorie de l'évolution historique : les régimes politiques, assimilés à des organismes vivants, doivent nécessairement passer par trois étapes, la croissance, la maturité, le déclin.



Tous les grands historiens de Rome, Salluste, Tite-Live, Tacite, jettent sur leur temps le même regard mélancolique, expriment la même tristesse devant le déclin commencé. (pp. 120-121)
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pleasantf   04 décembre 2016
De la connaissance historique de Henri-Irénée Marrou
Ne faisons pas une catégorie à part des "activités à valeurs" productrices "d'œuvres" (art, science, pensée) : toute activité humaine est pareillement lestée de valeur, productrice de valeurs; rien de ce que fait l'homme n'est gratuit (que de belles études historiques ont été consacrées à la notion de "jeu"). Or toute valeur humaine, parce qu'elle a été humaine, peut être redécouverte, appréciée à nouveau, récupérée, s'il se trouve un historien capable de la comprendre.
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