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Note moyenne 3 /5 (sur 46 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1952
Biographie :

Diplômée du conservatoire de musique de Besançon et de l'école de journalisme de Strasbourg, Henriette Chardak est journaliste, réalisatrice de documentaire et auteur. Elle est également licenciée en journalisme, presse écrite et audiovisuelle, techniques de l’information et anglais de l'université de Strasbourg.
Elle débute aux Dernières Nouvelles d'Alsace comme journaliste et dessinatrice. Elle publie également dans Le Point et Ciel et Espace.
Elle participe aux débuts de Radio Nova, et chronique également sur Ici et Maintenant !.
Elle rencontre ensuite le réalisateur Ken Russell, qu'elle suit en Angleterre. Elle fait également la connaissance de Roger Daltrey, de The Who.
Voulant devenir assistante à la réalisation, elle est finalement embauchée à Antenne 2 par Armand Jammot. Elle devient également scénariste pour la chaîne et réalise de nombreuses productions.
Henriette Chardak diversifie son parcours et devient aussi peintre, auteur-compositeur, metteur en scène, photographe et scénariste.
En tant qu'écrivain, elle a publié Élisée Reclus, l’homme qui aimait la Terre (Stock, 1997) et de Tycho Brahé, l'homme au nez d'or et Johannes Kepler, le visionnaire de Prague, les deux premiers volets de la collection "Les rêveurs du ciel " (Presses de la Renaissance, 2004).

Site : http://henriette-chardak.org/


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Source : Wikipédia
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Bibliographie de Henriette Edwige Chardak   (19)Voir plus


Henriette Chardak et ses lectures



Quel est le livre qui vous a donné envie d’écrire?


Un heros de notre temps de Mikhaïl Lermontov


Quel est l’auteur qui vous a donné envie d’arrêter d’écrire (par ses qualités exceptionnelles...) ?


Ils sont nombreux : William Shakespeare, Mikhaïl Boulgakov


Quelle est votre première grande découverte littéraire ?


Luigi Pirandello


Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?


Le maitre et marguerite


Quel est le livre que vous avez honte de ne pas avoir lu ?


Cent ans de Solitude , le pire à avouer est que je l’ai commencé...


Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?


La Perle de John Steinbeck, "le songe lunaire" et "la neige sexangulaire", nouvelles scientifiques de Johannes Kepler, et récemment Le Nazi et le Barbier de Edgar Hilsenrath .
Les perles forment des colliers sans fin, j’y ajoute Un Homme Trois Fois Français de Maurice Obrejan. Villa des hommes du regretté Denis Guedj. Tous des oxymores sensibles qui oscillent entre texte brut et tendresse...Temps de chien de Patrice Nganang : un ravissement pour rire des hommes à travers les yeux d’un chien. Fabuleuse découverte.



Quel est le classique de la littérature dont vous trouvez la réputation surfaite ?


Le discours de la methode de René Descartes. Descartes a tout simplement pillé les têtes de chapitres de l’Oeuvre de Kepler. Il a attendu la mort de l’auteur (onze ans) avant de publier cet unique livre scientifique qu’il avait annoncé. Voilà ce qu’est pour moi, un livre surfait : il n’est pas fait. Il n’a pas de paternité réelle. Il m’est arrivé la même aventure. Après avoir écrit sur KEPLER et BRAHE, je fus copieusement copiée dans mes découvertes, sans être citée. Or, la longue maternité de livres ne supporte pas le kidnapping ! Pour en revenir à Descartes...
"Le Discours de la Méthode " n’est pas une bonne copie, car le plagiaire n’a pas compris le génie de Kepler qui avait calculé la vitesse variable de la Terre autour du Soleil, et les lois qui nous permettent d’aller sur la Lune, et nous permettrons d’aller sur Mars. N’est pas lumineux qui veut !


Avez vous une citation fétiche issue de la littérature ?


"La sagesse, c’est d’avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu’on les poursuit."

Oscar Wilde


Et en ce moment que lisez-vous ?


Heptameron de Marguerite de Navarre, et Du côté d’ailleurs et de partout : Romans loufoques : Du côté d’ailleurs ; Les Pédicures de l’âme ; Du côté de partout ; Les feuilletons de L’Os à Moelle de Pierre Dac


L’entretien de Henriette Chardak avec Babelio : Le mystère Rabelais



Vous avez beaucoup écrit de biographies, pourquoi ce choix de forme?


Avant de me lancer dans l’écriture libre, j’ai travaillé les figures imposées. Cela oblige à un travail de fourmi traînant une tonne de patience.
J’ai choisi la Vie (BIO) et l’écriture (Grapho) pour rendre hommage aux humanistes dont on connaît l’oeuvre, mais pas la vie, ni les moteurs de leurs oeuvres. Personnellement, cela m’a aidé à vivre, que d’admirer des disparus si vivants !
J’ai choisi des êtres magnifiques, exemplaires, autodidactes : Kepler, Brahé, Elisée Reclus, Pythagore, Vésale, Miguel de Cervantès Saavedra… Ma curiosité me pousse à des interviews imaginaires, des recherches sans fin avant faire rentrer ces personnages disparus dans notre actualité sans véritables héros visibles.


Vous êtes à la fois journaliste et écrivain, une de vos deux facettes l’emporte-t-elle lorsque vous enquêtez sur la vie d’un personnage ayant existé?


Non. Le journaliste suit le scénario, l’écrivain met en scène.
Pour retrouver les fibres d’un être du passé : j’ai eu deux maîtres : Le regretté Pr Jacques Léauté criminologue pour l’enquête, et Ken Russell pour le cinéma. Ce qui explique que j’ai toujours le sentiment d’écrire des films de papier.
Mener une enquête, c’est pour moi devenir aventurière du temps perdu, voyager, bouquiner, tenter des ponts entre des détails historiques, résoudre des énigmes !!! J’adore ces moments où le cœur s’accélère. J’ai ainsi vu la Terre en marbre de Pythagore à Matelica (Italie) avec son découvreur local, compris les messages codés que s’envoyaient François Rabelais et Marguerite de Navarre, etc.
(Quel magnifique ETC ! Découvrir des textes inédits, des objets remarquables et uniques : cela n’a pas de prix.)
La deuxième énorme joie consiste à raconter une histoire, à faire en sorte que le lecteur devienne spectateur, acteur, re-créateur du livre par sa lecture. Mais lorsqu’un livre est imprimé, le trac efface la joie et oblige à « faire mieux la prochaine fois ».
La rencontre avec un personnage ayant existé est une folie quotidienne, jusqu’au jour où il meurt vraiment… pour renaître je l’espère sous d’autres yeux…


Le mystère Rabelais : thriller historique ou biographie romancée?


C’est d’abord une biographie sur Rabelais Médecin, espion, moine défroqué, écrivain, astronome. Mais pour faire passer l’énorme découverte : le célèbre nom de son petit-fils dont l’année 2010 fête l’assassinat, j’ai préféré le thriller historique. Le sérieux de l’enquête reste identique, mais le style permet une vraie liberté, des sauts dans le temps, des allusions au monde contemporain, du suspens, un climax et quelques résolutions…
Mes trois héros modernes sont Will un collectionneur de livres anciens, Agathe, une journaliste débutante, et Raymond son rédac-chef. Ils découvrent le secret de Rabelais grâce à un manuscrit…
Face à Rabelais, l’une de ses filles jumelles qui prend ses confessions ultimes sous la dictée. Le secret de Rabelais est un secret d’état. Certains lecteurs riront, d’autres grinceront des dents, d’autres encore applaudiront j’espère.


Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire spécifiquement autour de François Rabelais


La joie, celle qu’il exprime comme thérapie, celle que je veux partager.
Il était l’ami de médecins comme Rondelet et Vésale, Cervantès a pleuré devant ses livres mis à l’index et brûlés. Rabelais fut pythagoricien. Il correspond à ma quête personnelle et à la quadrature d’un cercle : allier le rire à l’érudition, l’amour à la pensée, la gastronomie à l’astronomie. Rabelais n’était pas rabelaisien, il était fin de corps et d’esprit. Dans un monde triste et sans rires profonds, j’ai eu envie de faire réécouter le sien ! Ses ennemis l’ont présenté comme un grand gros buveur, j’ai voulu qu’on le connaisse tel qu’il était : généreux !


Quels sont vos procédés et vos habitudes lorsque vous vous attelez à l’écriture d’un nouveau roman?


Je range mon appartement pour effacer les traces de lutte et de désordre dues au précédent livre. Je cherche de la place pour le nouveau… Puis j’organise mes journées : lever très tôt, musiques, notes, infusion des données, sorties, voyages, préparations sur fiches virtuelles. Écriture douloureuse des premières pages, écriture de la fin du livre et ma conclusion. Attente…, je n’écris le livre, que lorsque je n’en puis plus d’avoir envie de raconter l’histoire. C’est pourquoi j’ai toujours un livre en attente !

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Vidéo de

La Passion secrète d'une reine d'Henriette Chardak - vidéo auteur 3 - Marguerite de Navarre et Rabelais amants ?


Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
diablotin0   03 février 2019
Léonard de Vinci de Henriette Edwige Chardak
- Un proverbe dit que "celui qui est tombé de cheval dit à l'âne qui le regarde qu'il a voulu descendre"!

- Un dicton précise : " donne un cheval à celui qui dit la vérité car il en aura besoin pour s'enfuir"!
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diablotin0   02 février 2019
Léonard de Vinci de Henriette Edwige Chardak
Il y a trois catégories de personnes : celles qui voient, celles qui voient quand on leur montre, celles qui ne voient jamais rien. Léonard de Vinci.
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diablotin0   07 février 2019
Léonard de Vinci de Henriette Edwige Chardak
- Et comment as-tu appris à faire les nuages, et les peaux ?

- La brume des montagnes m'a inspiré une technique soyeuse... Comme la terre m'aide à penser les canaux, le monde vivant à améliorer les horloges ! Marche après marche, on parvient au panorama de sa vie.
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Aelinel   16 février 2019
Léonard de Vinci de Henriette Edwige Chardak
« Ce que Léonard terminait tuait, ce qu’il inachevait blessait. Peindre sans commande lui rendait son âme. » (p. 180)
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diablotin0   07 février 2019
Léonard de Vinci de Henriette Edwige Chardak
La nuit, je rêvais que je surplombais la Toscane. La Toscane est aussi une herbe magique qui soigne les plaies et permet la beauté : alors je m'enivrais de ce désir de voler au-dessus d'un tapis de fleurs jaunes.
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diablotin0   03 février 2019
Léonard de Vinci de Henriette Edwige Chardak
Le véritable roi des animaux est l'homme parce que sa brutalité dépasse celle de tous les autres. Léonard de Vinci
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cvd64   09 mars 2020
Les enfants de Terezin et le monstre à moustache de Henriette Edwige Chardak
Le puzzle peut se reformer grâce à sa mémoire, en espérant qu'elle ne soit pas parasitée par l'âge qui filtre ce qu'on veut dire ou pas. Les jugements trop reflechis cloisonnent souvent. Trop de survivants sont déjà morts, et les vivants trop souvent oubliés.
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missmolko1   07 mai 2016
Shakespeare, l'espion des âmes de Henriette Edwige Chardak
A quelques miles de Stratfort-upon-Avon, les nouvelles devenaient aussi lugubres que les corbeaux à l'affût des trépassés. Un brouillard anéantissait l'horizon. Une jeune fille élégante marchait pesamment, affrontant une boue collante. Les clappements de ses pas sur les langues de terre humide lui déplaisaient tant qu'elle se mit à parler à l'homme qui l'a précédait, lequel portait sur le dos une marchandise puante :

- C'est bien vous l'apprenti gantier ?

- Gantier pour vous servir ! Vos mains sont dans ma mémoire, répondit le marcheur, sans se retourner.

- Et comment, je vous prie, connaissez-vous mes mains ?

- Sir Arden désire pour sa cadette un cuir souple d'Espagne, et je reconnaîtrais n'importe quelles mains que j'ai vues dessinées. Votre père m'a commandé deux paires de gants à partir de crayonnés faits autour de vos doigts effilés !

- Le gant dit-il tout de la personne, Mister John ?

- Oui, Miss Mary Arden. Et dans glove, n'y a-t-il pas love? Je suis votre glover . Le gant protège la main.
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asciena   08 mars 2019
Léonard de Vinci de Henriette Edwige Chardak
La nourriture prise sans appétit est nuisible à la santé. De même l’étude sans désir altère la mémoire et l’empêche d’assimiler ce qu’elle absorbe. Je considère toute substance comme divisible en une infinité de parts.
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asciena   08 mars 2019
Léonard de Vinci de Henriette Edwige Chardak
Il y a trois catégories de personnes : celles qui voient, celles qui voient quand on leur montre, celles qui ne voient jamais rien.
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