AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Note moyenne 3.96 /5 (sur 12 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) à : Dinbych - Pays de Galles , le 28/01/1841
Mort(e) à : Londres , le 10/05/1904
Biographie :

Henry Morton Stanley, né John Rowlands le 28 janvier 1841 à Dinbych et mort le 10 mai 1904 à Londres, est un journaliste et explorateur britannique. Il est connu pour son exploration de l'Afrique et sa recherche de David Livingstone.

Ajouter des informations
Bibliographie de Henry Morton Stanley   (8)Voir plus

étiquettes

Citations et extraits (5) Ajouter une citation
NMTB   26 mars 2019
Dans les ténèbres de l'Afrique : Recherche et découverte d'Emin Pacha, gouverneur de l'Equatoria de Henry Morton Stanley
La matinée était brumeuse et mélancolique, les nuages bas et lourds. Je regardais la sombre rivière [l’Aruwimi] couler silencieusement entre les hautes frondaisons qui lui faisaient un rempart infranchissable ; je me disais que cette région semble attendre dans le recueillement le clairon de la civilisation, qui l'appellera à faire à son tour oeuvre virile comme les autres peuples de la terre. Je comparais son attitude expectante au calme absolu qui précède le point du jour, quand la nature, entière est endormie, que le temps ne semble pas compter, que les passions tumultueuses paraissent éteintes, que le silence est si profond qu'on croit entendre le battement du coeur, et que les plus intimes pensées semblent être prononcées trop haut. Lorsque la jeune aube s'éveille grise et blanche à l'orient, il passe dans l'air comme une haleine de la vie invisible, tout renaît à la lumière, se réveille, chante, respire et la nature entière sort de sa torpeur. Mais ici rien ne bouge ; la forêt reste dans son assoupissement, et la rivière coule toujours la même. Comme la Belle au Bois dormant, la nature africaine, malgré son long sommeil, ne marque pas son âge ; quoique vieille, incroyablement vieille, c'est toujours la vierge qui repose.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
NMTB   04 avril 2019
Dans les ténèbres de l'Afrique : Recherche et découverte d'Emin Pacha, gouverneur de l'Equatoria de Henry Morton Stanley
Vis-à-vis du confluent du Nepoko, tout près d'Avédjeli, l'épouse d'un tambour manyouema, jeune femme jolie et très avenante, entra dans un jardin pour cueillir des légumes ; des sauvages cachés tout près la criblèrent de flèches. J'en vis jusqu'à sept plantées dans son corps. Ses cris attirèrent nos gens ; on la transporta au camp en toute hâte ; nous nous préparions à injecter de l'ammoniaque dans ses blessures quand elle tomba en arrière, tendit les mains à son jeune mari, le serra dans ses bras de la façon la plus touchante, soupira longuement et mourut. Certains voyageurs soutiennent que les Africains ne connaissent ni l'amour, ni l'affection, ni la jalousie. Qu'auraient-ils dit en voyant cette scène ? Une autre femme manyouema offrait l'aspect le plus hideux ; son visage n'était plus qu'une masse de pustules à soulever le coeur et d'une fétidité à peine supportable, mais son époux la soignait et la servait avec la tendresse la plus dévouée. La mort, la mort partout et chaque jour, et sous toutes ses formes, était parmi nous, mais aussi l'amour suprême, comme un ange gardien ; il veillait auprès des mourants et embellissait le trépas même. Pauvres et douces créatures, ignorantes, les plus humbles de l'humanité, inconnues de ceux qui chantent les nobles sacrifices, la constance, l'oubli de soi-même, vous êtes vraiment nos soeurs, et il n'en peut douter, celui qui vous a vues, au milieu des réalités les plus lugubres, bercer le suprême sommeil de vos bien-aimés !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
NMTB   31 mars 2019
Dans les ténèbres de l'Afrique : Recherche et découverte d'Emin Pacha, gouverneur de l'Equatoria de Henry Morton Stanley
Les régions distantes de l'Afrique occidentale nous montrent le vrai facies des négroïdes, avec lesquels la noble et orgueilleuse race n'a voulu entrer en contact pendant des siècles nombreux. Nous avons les races primitives de la forêt, les Akka, Ouetoué, les Bochimans, les Ouamboutti, de beaucoup les plus beaux. Nous avons les Zoulous, les Mafitti, les Ouatouté, les Ouahha, les Ouaroundi, les Ouanya, les Roussidi, qui sont mi-éthiopiens. Nous avons les Ethiopiens, quelque-peu dégénérés, excepté dans les familles aristocratiques, telles que celles des Ouahouma, ou, comme ils sont diversement nommés : Oualma, Ouatchouétzi, Ouavitou, et les Massai Ouatatourou ; ils représentent deux courants humains : l'un venant de l'Ethiopie, par le chemin du Galla S.-E., dans l’Ounyoro et le haut pays pastoral des régions lacustres, — et l'autre, s'écoulant vers le S. Le lac Victoria sépare ces populations, qui sont ce que l'Afrique a de mieux.

Un chef des Baviri se plaignait à moi du mépris hautain que les Ouahouma leur témoignent; « ils nous appellent des piocheurs, ils raillent la modeste régularité avec laquelle nous bêchons la noire terre, employant notre vie à un labeur honnête. Ils vont et viennent, ils fourragent aux entours ; ils ne savent ce que c'est que d'avoir une demeure stable à laquelle le coeur s'attache, ils s'arrêtent où le pacage les attire; au premier désagrément, ils vont s'établir ailleurs. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
NMTB   02 avril 2019
Dans les ténèbres de l'Afrique : Recherche et découverte d'Emin Pacha, gouverneur de l'Equatoria de Henry Morton Stanley
[Quand Stanley retrouve son arrière-garde à Banalya, le 17 Août 1888]



La plume ne peut écrire ou la langue redire les horreurs de cette citadelle de la peste! La maladie hideuse, qui fait tant de victimes parmi les barbares, était visible sur la face et les corps de ces malheureux, défigurés, enflés, couverts de plaies et de cicatrices ; poussés par la curiosité, indifférents à l'horreur qu'inspirait la mort empreinte sur leur physionomie, ils venaient voir et entendre ceux qui arrivaient de la grande forêt. Six cadavres gisaient sans sépulture; les mourants, par douzaines, étalaient leurs abcès purulents. D'autres, réduits par l'anémie, la dysenterie ou des ulcères larges comme des soucoupes, à n'avoir plus que la peau sur des os en saillie, se traînaient vers leurs anciens amis et leur souhaitaient la bienvenue: la bienvenue dans ce charnier ! Affaibli, fatigué, surmené de corps et d'esprit, comment ai-je pu supporter ces premières, heures ? Des récits incessants de calamités me blessaient les oreilles ; une affreuse odeur de maladie empuantissait l'atmosphère ; les spectacles les plus repoussants passaient ou surgissaient devant nos regards épouvantés. Je n'entendais parler que de meurtres et morts, angoisses et souffrances. Partout où je m'arrêtais, les yeux caves des moribonds se fixaient sur les miens, si suppliants, si confiants, des regards chargés de désirs, et qui, hélas! venaient déjà de si loin ! Il me semblait qu'au premier sanglot mon coeur se romprait dans ma poitrine. Je m'assis, presque stupéfié par le désespoir ; et toujours retentissait à mes oreilles la lugubre cadence de ce récit : morts et désastres, désastres et morts.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
NMTB   06 avril 2019
Dans les ténèbres de l'Afrique : Recherche et découverte d'Emin Pacha, gouverneur de l'Equatoria de Henry Morton Stanley
[Explicit :]



« Vous qui jamais n'avez reculé, et qui toujours avez marché de l'avant ; vous qui n'avez jamais douté que se dissiperait la sombre nuée, et que le droit l'emporterait, fût-il un moment terrassé par l'injustice ; vous qui pensez qu'on ne tombe que pour se relever, qu'on n'est battu que pour mieux vaincre et qu'on ne dort que pour se réveiller ! Vous les vaillants, acclamez l'Invisible de vos saints joyeux ! Il est midi et nous sommes au fort de la mêlée. Poussez les compagnons, poussez-les en avant, poussez-les par le dos, par la poitrine, comme il se rencontre. Il faut courir et se hâter, il faut lutter et vaincre, aujourd'hui, demain, toujours, et comme ici, là-bas encore ! »

Gloire à Dieu, au siècle des siècles, amen !
Commenter  J’apprécie          00

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Lecteurs de Henry Morton Stanley (22)Voir plus


Quiz Voir plus

Quiz autour du livre "Le Combat d'Hiver" de Jean-Claude Mourlevat

Quel est l'élément qui invite Bartoloméo et Milena à fuir de l'orphelinat ?

la consoleuse
la lettre apportée par Basile
l'amour entre les deux jeunes personnes

10 questions
422 lecteurs ont répondu
Thème : Le combat d'hiver de Jean-Claude MourlevatCréer un quiz sur cet auteur