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4.22/5 (sur 70 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Kokomo, Indiana , 1967
Biographie :

Honorée Fanonne Jeffers est une poétesse, essayiste et écrivaine de fiction.

Diplômée du Talladega College, en 1996, elle est titulaire d'un MFA de l’Université d'Alabama.

Depuis plus de vingt ans, elle traite de la culture africaine-américaine, du racisme, de l'histoire américaine et du genre dans ses écrits. Par ailleurs, elle enseigne l'écriture créative et la littérature à l'Université de l'Oklahoma.

"Les Chants d'amour de Wood Place" ("The Love Songs of W.E.B. Du Bois", 2021), son premier roman, a reçu un accueil dithyrambique aux États-Unis et dans le monde entier.

site officiel : https://honoreejeffers.com/

Source : Wikipedia
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Bibliographie de Honorée Fanonne Jeffers   (1)Voir plus

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Diffusée en direct le 6 oct. 2022 PBS Books, in collaboration with the Association for the Study of African American Life and History (ASALH), is pleased to host a conversation award-winning Honorée Fanonne Jeffers, author of The Love Songs of WEB DuBois in connection with Henry Louis Gates, Jr.’s latest documentary MAKING BLACK AMERICA: THROUGH THE GRAPEVINE, on October 5 at 8pm ET| 5pm PT.


Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
Les travailleurs ont tendance à être plus ingénieux que leurs patrons, afin d’alléger le poids de leur labeur.
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Même dans un lieu de douleur, le temps passe. Même dans un lieu de joie. Rien n'empêche la vie de continuer, il ne faut pas croire, car il y a des enfants partout. Et les enfants sont la vie; ils perpétuent la beaute de leurs mères. Parfois, même lorsque les mères ne sont plus de ce monde ou sont loin, elles poussent leurs jeunes à survivre.
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Vingt ans s’étaient écoulés, et un nouveau siècle avait commencé. Depuis que Nila avait donné sa première vache à Micco, beaucoup de choses avaient changé dans le village et sur les terres du peuple près de la rivière Oconee. De plus en plus d’hommes blancs venant de l’Est – qui comptaient les jours sur le papier au lieu de se fier aux lunes – s’étaient installés avec femmes et enfants. Il y avait aussi de nombreuses altercations entre Creeks et Blancs, car les bœufs, vaches et cochons de ces derniers piétinaient les récoltes ; ils tuaient aussi trop de chevreuils.
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L’amour de notre terre fut une fièvre que rien ne put apaiser. Elle poussa les Blancs, les uns après les autres, à venir chez nous, ce qu’ils appelèrent la « conquête ». Aux yeux de ces hommes, même les animaux nous étaient supérieurs, dans la mesure où notre peuple ne pouvait assouvir leur faim ni les réchauffer avec nos peaux. Vivre dans les endroits que convoitaient ces hommes n’était pas chose aisée. Plus il y eut de traités signés par les chefs autodéclarés de notre peuple cédant nos terres, plus les Blancs affluèrent, nantis de droits qu’ils s’étaient arrogés ainsi que de ceux qu’ils avaient confisqués à autrui. Ils firent courir le bruit que notre territoire était disponible. Qu’il suffisait de venir et d’abattre le pin, le cèdre, le pacanier. De venir et de tirer sur le chevreuil. De venir avec ses cochons et son bétail qui piétinaient nos sols. Là, l’homme blanc pouvait s’adouber roi.
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Mes camarades ne viennent plus jouer avec moi non plus. L’été dernier, j’ai commencé à avoir mes règles, et maman m’a dit que je devenais une jeune femme. Je ne pouvais plus faire les quatre cents coups avec des petits voyous crasseux toujours à se la raconter. Baybay James et Boukie Crawford ont un an de plus que moi, a ajouté maman, et les garçons à cet âge font des bêtises, mais ils n’en feraient pas avec sa fille.
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« Vous êtes ici sur une terre sacrée, déclara la Dr Oludara. Nos ancêtres ont été arrachés à leurs familles et amenés ici pour être vendus aux enchères comme esclaves. On les enfermait dans des enclos exigus, parfois seuls avec leur peine et parfois à plusieurs. On les classait par catégories en fonction des tâches qu’ils savaient accomplir. Ceux qui travaillaient aux champs pour ramasser le coton. Les artisans qui avaient des savoir-faire particuliers, comme les forgerons et les charpentiers. Les domestiques, comme les cuisinières et les bonnes. Mais on vendait ici une autre sorte d’esclaves aussi, qu’on désignait avec un euphémisme : les esclaves « aptes au travail de maison ». Et on entendait par là les femmes qui serviraient aux besoins de la chambre à coucher. Vous comprenez ce que je veux dire ? Elles seraient dépossédées de leurs corps et on les dégraderait. Leurs enfants resteraient avec elles, ou on les leur arracherait pour les vendre aussi. Et si c’étaient des filles, les hommes blancs les utiliseraient elles aussi, parfois même encore petites. »
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Cet après-midi-là, M ; Maxwell ne cessa d’opiner du chef tandis que Miss McLendon expliquait ce que signifiait l’arrêt Brown : la ségrégation dans les établissements scolaires était désormais abolie et les enfants nègres pourraient s’asseoir avec les enfants blancs dans les mêmes salles de classe. Les enfants blancs ne pourraient plus cracher par les fenêtres de leurs autocars sur les enfants nègres qui devaient marcher à travers la campagne pour aller à l’école. En outre, il n’y aurait plus de manuels hors d’usage avec les couvertures et les pages abîmées, voire arrachées. Un jour, il y aurait même des Nègres qui enseigneraient à des enfants blancs – tout allait changer !
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Aucun homme ne pouvait dormir à côté d’une femme jalouse. C’était juste impossible.
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Nous ne pouvons nous intéresser aux hommes que si nous les connaissons – directement, entièrement, intimement – ; et cette connaissance nous mène à la plus grande des découvertes humaines, la reconnaissance de soi-même à travers son voisin ; la révélation soudaine et surprenante : « C’est un autre MOI, qui pense comme je pense, qui sent comme je sens, qui souffre même comme je souffre. » C’est ainsi que naît, et seulement ainsi, la conscience sociale (W. E. B. Du Bois « The Individual and Social Conscience »)
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Nous savons que certains ont été contraints de quitter l’Afrique, capturés par des hommes qui depuis longtemps bafouaient la chair humaine. Des Africains qui en enlevaient d’autres et les gardaient pour eux. Des Africains qui enlevaient des êtres et les vendaient à des Européens qui les emmenaient de l’autre côté de l’eau, les humiliaient et parfois les torturaient toute leur vie. Nous connaissons le destin de ceux à la peau très sombre qui jamais ne retourneraient chez eux.
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