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Note moyenne 3.34 /5 (sur 182 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) à : Londres , le 24/09/1717
Mort(e) à : Londres , le 02/03/1797
Biographie :

Fils du Premier ministre Robert Walpole, Horatio (que ses amis français appellent toujours Horace) est membre du Parlement de 1741 à 1768, mais son plus vif intérêt ne va pas à la politique.

Il s'intéresse à l'histoire et publie quelques essais bien documentés et ingénieux, notamment une curieuse tentative de réhabilitation de Richard III. Il s'intéresse plus encore à la vie intellectuelle et culturelle de son temps, surtout au mouvement des idées françaises.

On le voit presque aussi souvent à Paris qu'à Londres, fréquentant les encyclopédistes et se liant d'amitié avec eux, prenant sans effort le ton et l'esprit des salons parisiens. Son ample Correspondance, dont l'édition complète ne comporte pas moins de dix-neuf volumes, témoigne de ses curiosités, de ses goûts, de sa vive intelligence de son temps, comme du talent et de l'aisance avec lesquels il adopte le tempo voltairien.

Il est avant tout considéré comme le père fondateur du roman "gothique" ou de "terreur", conçu après un rêve dans le décor pseudo-médiéval que ce dilettante, amateur de bric-à-brac, touche-à-tout, s’était fait construire et où il imprima lui-même la plupart de ses œuvres sur ses propres presses.

Walpole ne fut pas seulement un des conteurs les plus originaux de sa génération, mais aussi un précurseur du surréalisme et le véritable inventeur de l’écriture automatique.
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Source : www.universalis.fr
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
bilodoh   15 avril 2014
Romans terrifiants de Horace Walpole
La plupart des grands romantiques ont souvent débuté en écrivant eux-mêmes des romans noirs. Ainsi, Victor Hugo avec « Han d’Islande « (1823); Charles Nodier avec « Jean Sbogar » (1818); Alexandre Dumas avec « Le Château d’Epstein » (1844), « Les Mille et un fantômes » (1849), « La femme au collier de velours » (1849)

(Introduction, p. XII)

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Virgule-Magazine   25 février 2021
Le Chateau d'Otrante: Histoire gothique de Horace Walpole
le portrait de son aïeul, qui était au-dessus du canapé […], poussa un profond soupir », et « il vit son aïeul se détacher du panneau dans lequel le portrait était enchâssé, et descendre sur le plancher avec un air grave et mélancolique. Rêvai-je, s’écria Manfred, ou les Démons se sont-ils ligués contre moi ? Parle, Spectre infernal ! » Alors, « le fantôme poussa un second soupir, et fi t signe à Manfred de le suivre. […] Le Spectre le conduisit jusqu’au bout de la galerie, et se détourna pour entrer dans une chambre qui était à droite. Manfred le suivait rempli d’inquiétude et de crainte, mais pourtant avec assez de résolution. Comme il voulait entrer dans la chambre, une main invisible ferma brusquement la porte. Le Prince voulait la forcer à coups de pied, mais il ne put en venir à bout.
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gill   17 juin 2013
Romans terrifiants de Horace Walpole
Manfred, prince d'Otrante, avait un fils et une fille : celle-ci, très belle jeune fille de dix-huit ans, s'appelait Mathilde. Conrad, le prince héritier, de trois ans plus jeune, était un garçon sans originalité, maladif et d'un avenir médiocre. Il n'en était pas moins l'idole de son père qui n'éprouvait pas la moindre affection pour Mathilde.

Manfred avait contracté, au nom de son fils, un mariage avec la fille du marquis de Vicence, Isabelle ; et ses tuteurs l'avaient déjà remise entre ses mains afin qu'il pût célébrer le mariage dès que le mauvais état de santé de Conrad le permettrait....
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Musardise   23 juillet 2015
Romans terrifiants de Horace Walpole
Ce qui frappa d'abord les yeux de Manfred fut un groupe de ses valets s'efforçant de soulever quelque chose qui lui apparut comme une montagne de plumes noires. Il regarda fixement sans pouvoir en croire ses yeux.

- Que faites-vous l ?, cria-t-il, courroucé. Où est mon fils ?

Une clameur lui répondit :

- Ah Monseigneur ! Le Prince ! Le Prince ! Le heaume ! Le heaume !

Bouleversé par ces lamentables exclamations, et craignant il ne savait quoi, Manfred s'avança précipitamment. Mais, quel spectacle pour les yeux d'un père, il voyait son enfant écrasé et presque enseveli sous un gigantesque heaume, cent fois plus grand qu'aucun casque jamais fait pour un être humain, et couvert d'une quantité proportionnée de plumes noires.



Le château d'Otrante
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Musardise   05 août 2015
Romans terrifiants de Horace Walpole
Léonard n'aimait d'ailleurs pas à parler des apparitions de saints ni même des miracles de premiers apôtres chrétiens, et il y avait des moments où j'étais tenté de l'accuser de douter secrètement. Je me hasardai, un jour, pour l'obliger à répondre d'une façon positive, à lui parler des contempteurs de la foi catholique et à blâmer les personnes qui, dans leur puéril orgueil, insultent du nom impie de superstition ce qui dépasse leur intelligence. Léonard me dit en souriant doucement :

- Mon fils, la superstition poussée à l'excès est de l'incroyance.



Les élixirs du diable
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Musardise   26 juillet 2015
Romans terrifiants de Horace Walpole
Ce qui frappa d'abord les yeux de Manfred fut un groupe de ses valets s'efforçant de soulever quelque chose qui lui apparut comme une montagne de plumes noires. Il regarda fixement sans pouvoir en croire ses yeux.

- Que faites-vous l ?, cria-t-il, courroucé. Où est mon fils ?

Une clameur lui répondit :

- Ah Monseigneur ! Le Prince ! Le Prince ! Le heaume ! Le heaume !

Bouleversé par ces lamentables exclamations, et craignant il ne savait quoi, Manfred s'avança précipitamment. Mais, quel spectacle pour les yeux d'un père, il voyait son enfant écrasé et presque enseveli sous un gigantesque heaume, cent fois plus grand qu'aucun casque jamais fait pour un être humain, et couvert d'une quantité proportionnée de plumes noires.



Le château d'Otrante
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Musardise   22 mai 2015
Romans terrifiants de Horace Walpole
Bouleversé par ces lamentables exclamations, et craignant il ne savait quoi, Manfred s'avança précipitamment. Mais, quel spectacle pour les yeux d'un père, il voyait son enfant écrasé et presque enseveli sous un gigantesque heaume, cent fois plus grand qu'aucun casque jamais fait pour un être humain, et couvert d'une quantité proportionnée de plumes noires.



Horace Walpole, "Le château d'Otrante"
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Musardise   19 août 2015
Romans terrifiants de Horace Walpole
Des voix singulières murmurent et chuchotent à travers les arbres et le bosquet, et, montant toujours, elles semblent se transformer en chant et en éclat d'orgue. C'est le bruit qui vient du lointain.

Des hommes austères, habillés de vêtements à larges plis, se promènent silencieusement sous les berceaux du jardin, le regard pieusement tourné vers le ciel. Les statues des saints, devenues vivantes, seraient-elles descendues de leurs chapiteaux ? L'effroi mystérieux des légendes et des récits étonnants que ces lieux ont fait naître plane sur vous. On dirait que tout se passe encore sous vos yeux et l'on se plaît à le croire...

C'est dans cette disposition d’esprit qu'il faut lire l'histoire de Médard, et alors les visions étranges du moine vous sembleront quelque chose de plus que le jeu déréglé d'une imagination exaltée.



Les élixirs du diables - Préface de l'auteur
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Musardise   27 juillet 2015
Romans terrifiants de Horace Walpole
Des voix singulières murmurent et chuchotent à travers les arbres et le bosquet, et, montant toujours, elles semblent se transformer en chant et en éclat d'orgue. C'est le bruit qui vient du lointain.

Des hommes austères, habillés de vêtements à larges plis, se promènent silencieusement sous les berceaux du jardin, le regard pieusement tourné vers le ciel. Les statues des saints, devenues vivantes, seraient-elles descendues de leurs chapiteaux ? L'effroi mystérieux des légendes et des récits étonnants que ces lieux ont fait naître plane sur vous. On dirait que tout se passe encore sous vos yeux et l'on se plaît à le croire...

C'est dans cette disposition d’esprit qu'il faut lire l'histoire de Médard, et alors les visions étranges du moine vous sembleront quelque chose de plus que le jeu déréglé d'une imagination exaltée.



Les élixirs du diables - Préface de l'auteur
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Musardise   12 mars 2015
Le Chateau d'Otrante: Histoire gothique de Horace Walpole
Bouleversé par ces lamentables exclamations, et craignant il ne savait quoi, Manfred s'avança précipitamment. Mais, quel spectacle pour les yeux d'un père, il voyait son enfant écrasé et presque enseveli sous un gigantesque heaume, cent fois plus grand qu'aucun casque jamais fait pour un être humain, et couvert d'une quantité proportionnée de plumes noires.
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