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Note moyenne 4.56 /5 (sur 9 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Dole, Jura , le 21/07/1948
Biographie :

Hubert-Félix Thiéfaine (de son nom complet Hubert Félix Gérard Thiéfaine) est un auteur-compositeur-interprète français.

Après des études de droit et de psychologie, il va à Paris tenter sa chance dans les cabarets rive gauche, en 1971, notamment au Club des Poètes de Jean-Pierre Rosnay, au Pétrin.

En 1978, il sort son premier album, "Tout corps vivant branché sur le secteur étant appelé à s'émouvoir", composé de morceaux écrits dix ans auparavant, avec la collaboration du groupe Machin dirigé par Tony Carbonare. À partir de 1980, Thiéfaine s'oriente vers un style plus rock.

Bien que peu présent dans les grands médias, Hubert-Félix Thiéfaine connaît un succès relativement important depuis le début de sa carrière : ses albums sont pratiquement tous consacrés disques d'or et ses concerts font régulièrement le plein, grâce à la fidélité et l'attachement de son public.

Il reçoit d'ailleurs le Grand prix de la chanson française de la SACEM le 14 novembre 2011 et obtient la Victoire du meilleur interprète masculin de l'année 2012.
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Source : Wikipédia
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Alors que vient de sortir son dix-huitième album, “Géographie du vide”, et avant d'entamer en janvier une tournée qui durera deux ans, le poète-rockeur nous a accordé une longue interview. Dans laquelle il donne, avec pudeur et retenue, les clés de son art et de son parcours. On le sait depuis L'ascenseur de 22h43 (1978) et Alligators 427 (1979) ou encore Défloration 13 (2001) : ses chansons et titres d'albums sont aussi une affaire de chiffres . « Ce nouvel album est le dix-huitième. Ça aurait été bien que, par élégance, je m'arrête au dix-septième puisque je chantais sur mon premier disque : “Le fou a chanté dix-sept fois” », s'amuse-t-il. À 73 ans, Hubert-Félix Thiéfaine vient de publier en octobre Géographie du vide. Et s'apprête, à partir de janvier, à célébrer sur scène ses cinquante années de carrière par une tournée « unplugged » des petites salles, en formation réduite, qui le mènera à travers toute la France. En attendant 2023 et une tournée « replugged » dans les Zénith, entouré de huit musiciens… Qu'est-ce qui fait chanter le timide et discret poète-rockeur de Dole (Jura) ? Toujours traversé par le doute et le rêve, il se livre dans le long entretien qu'il nous a accordé. Parmi les sujets abordés, à chaque fois avec pudeur et retenue mais qui en disent long sur son parcours et son art : l'influence de son fils guitariste Lucas, la mélancolie, son enfance dans un milieu ouvrier catholique pratiquant, l'école où il s'ennuyait, la poésie de Rimbaud et de François Villon, le rock de Johnny Hallyday et la new wave, la lumière filtrant dans un vitrail au petit matin… Retrouvez l'intégralité de l'entretien ici : https://www.telerama.fr/musique/hubert-felix-thiefaine-je-voulais-devenir-pape-et-puis-j-ai-decouvert-les-yeyes-7004886.php Vous avez aimé cette vidéo ? Abonnez-vous à notre chaîne YouTube : https://www.youtube.com/channel/¤££¤29De Rimbaud15¤££¤4fHZHvJdM38HA?sub_confirmation=1 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux ! Facebook : https://www.facebook.com/Telerama Instagram : https://www.instagram.com/telerama Twitter : https://twitter.com/Telerama

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Citations et extraits (50) Voir plus Ajouter une citation
Hubert-Félix Thiéfaine
Pavlik   12 septembre 2016
Hubert-Félix Thiéfaine
La tristesse est la seule promesse que la vie tient toujours.
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Hubert-Félix Thiéfaine
Erik35   01 décembre 2018
Hubert-Félix Thiéfaine
ALLIGATORS 427



Alligators 427

Aux ailes de cachemire safran,

Je grille ma dernière cigarette.

Je vous attends.

Sur cette autoroute hystérique

Qui nous conduit chez les mutants,

J'ai troqué mon cœur contre une trique.

Je vous attends.

Je sais que vous avez la beauté destructive

Et le sourire vainqueur jusqu'au dernier soupir.

Je sais que vos mâchoires distillent l'agonie.

Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !"



Alligators 427

À la queue de zinc et de sang,

Je m'tape une petite reniflette.

Je vous attends.

Dans cet étrange carnaval

On a vendu l'homo sapiens

Pour racheter du Neandertal.

Je vous attends.

Et les manufactures ont beau se recycler,

Y aura jamais assez de morphine pour tout le monde,

Surtout qu'à ce qu'on dit, vous aimez faire durer.

Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !"



Alligators 427

Aux longs regards phosphorescents,

Je mouche mon nez, remonte mes chaussettes.

Je vous attends.

Et je bloque mes lendemains.

Je sais que les mouches s'apprêtent,

Autour des tables du festin.

Je vous attends.

Et j'attends que se dressent vos prochains charniers.

J'ai raté l'autre guerre pour la photographie.

J'espère que vos macchabées seront bien faisandés.

Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !"



Alligators 427

Aux crocs venimeux et gluants,

Je donne un coup de brosse à mon squelette.

Je vous attends.

L'idiot du village fait la queue

Et tend sa carte d'adhérent

Pour prendre place dans le grand feu.

Je vous attends.

J'entends siffler le vent au-dessus des calvaires

Et je vois les vampires sortir de leurs cercueils

Pour venir saluer les anges nucléaires.

Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !"



Alligators 427

Aux griffes d'or et de diamant,

Je sais que la ciguë est prête.

Je vous attends.

Je sais que dans votre alchimie,

L'atome ça vaut des travellers chèques

Et ça suffit comme alibi.

Je vous attends.

A l'ombre de vos centrales, je crache mon cancer.

Je cherche un nouveau nom pour ma métamorphose.

Je sais que mes enfants s'appelleront vers de terre.

Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !"



Alligators 427

Au cerveau de jaspe et d'argent,

Il est temps de sonner la fête.

Je vous attends.

Vous avez le goût du grand art

Et sur mon compteur électrique,

J'ai le portrait du prince-ringard.

Je vous attends.

Je sais que, désormais, vivre est un calembour.

La mort est devenue un état permanent.

Le monde est aux fantômes, aux hyènes et aux vautours.

Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !"



https://youtu.be/CqxI0zcx5cE
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Hubert-Félix Thiéfaine
Ziliz   31 octobre 2016
Hubert-Félix Thiéfaine
La jambe de Rimbaud

La tête de Chénier

L’oreille de Van Gogh

Et la main de Cendrars...

Les poètes se vendent en pièces détachées

Et leurs cris mutilés sont de sinistres farces...
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Hubert-Félix Thiéfaine
Snail11   28 avril 2021
Hubert-Félix Thiéfaine
Chasse au loin ta détresse, laisse entrer le printemps,

le temps de la tendresse et de l’apaisement.



Hubert-Félix Thiéfaine.
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Hubert-Félix Thiéfaine
Ziliz   31 mars 2016
Hubert-Félix Thiéfaine
Son sourire est si mystérieux

Quand elle exorcise mes regrets

A l’heure où s’éteignent ses yeux

Chargés d’impalpables secrets

Ses lèvres au discours silencieux

Ses larmes aux langueurs enfantines

Son regard inquiet qui s’émeut

D’un poème aux rimes androgynes.

Dans le jasmin de ses cheveux

Où se dénouent mes doigts fébriles

Je m’enivre au voluptueux

Parfum de son âme indocile

Son rire agite les girandoles

D’un feu d’artifice étonnant

Mes lèvres sur les aréoles

De ses seins aux dessins troublants

Flamboyante ivresse de mes jours

Fulgurante astrée de mes nuits

Délicieuse hôtesse au long cours

Qui m’éclaire et qui m’éblouit



Déesse de mes gravures anciennes

Fille de mes équations païennes

Ange quantique et démon fatal

De mes lubies sentimentales

Lorsque son souffle accéléré

Me dévoile dans un murmure

Le charme des verbes oubliés

Sous les mailles de mon armure

Ses jeux inédits, ses baisers

Magnifient sa beauté rebelle

Quand elle pleure dans l’intimité

Souriante de ses dentelles

Flamboyante ivresse de mes jours

Fulgurante astrée de mes nuits

Délicieuse hôtesse au long cours

Qui m’éclaire et qui m’éblouit

Déesse de mes gravures anciennes

Fille de mes équations païennes

Ange quantique et démon fatal

De mes lubies sentimentales.



- Lubies sentimentales, in 'Stratégie de l'inespoir', 2014.

♪♫ audio : https://www.youtube.com/watch?v=NqkdSjecNjg
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Hubert-Félix Thiéfaine
Ziliz   05 mai 2016
Hubert-Félix Thiéfaine
Tous les deux on pousse nos haillons

Dans un igloo à bon marché

Sous les toits d'une masure bidon

En compagnie des araignées

Toi tu vis ta vie d'alcoolique

Entre ces quatre murs lamentables

Moi je bricole et je fabrique

Des chansons qui sont invendables



Twiste et chante, moi je flippe

Twiste et chante, moi je flippe



On bouffe une fois tous les trois jours

Avec des boîtes de cassoulet

Qu'on arrive à paner en douce

Dans leurs superbes supermarchés

Et quand on est à bout de fric

Tu fous le camp chez les émigrés

Leur faire découvrir l'Amérique

Dans des passes non déclarées



Twiste et chante, moi je flippe

Twiste et chante, moi je flippe



Et quand je m'en vais prendre l'air

Du côté des femmes faciles

Tu t'jettes sur la bouteille d'éther

Pour ton vol plané à 2000

On n's'aime plus d'amour et d'eau fraîche

La vue de l'eau te fait hurler

Et notre amour à coups de dèche

S'est peu à peu désintégré



Twiste et chante, moi je flippe

Twiste et chante, moi je flippe



On vit comme ça par habitude

Et surtout parce que c'est pratique

De pallier la solitude

En buvant à la même barrique

Ça peut durer jusqu'à toujours

A moins que l'on ait le courage

De se dire merde un beau jour

Et de mettre fin au naufrage



Twiste et chante, moi je flippe

Twiste et chante, moi je flippe



- La Dèche, le Twist & le Reste, in '... tout corps vivant branché sur le secteur étant appelé à s'émouvoir...', 1978

♪♫ audio : https://www.youtube.com/watch?v=dDS2AIhUqJE
+ Lire la suite
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Hubert-Félix Thiéfaine
Ziliz   28 mars 2016
Hubert-Félix Thiéfaine
Quand les ombres du soir chevauchent sur la lande

Avec dans leurs passeports Sherwood ou Brocéliande

Quand les elfes titubent sous l'alcool de sorgho

Dans les cercles succubes de la Lune en faisceaux

Quand les vents de minuit décoiffent les serments

Des amants sous les aulnes d'un hôtel flamand

Quand tes visions nocturnes t'empêchent de rêver

Et couvrent ton sommeil d'un voile inachevé

Je n'ai plus de mots assez durs

Pour te dire que je t'aime



Quand les chauves-souris flirtent avec les rossignols

Dans les ruines d'un royaume où mon crâne est mongol

Quand les syndicats brûlent nos rushes et nos démons

Pour en finir avec le jugement des salauds

Quand humpty dumpty jongle avec nos mots sans noms

Dans le bourdonnement des câbles à haute tension

Quand tu m'offres épuisée sous l'oeil d'une opaline

Les charmes vénéneux de tes fragrances intimes

Je n'ai plus de mots assez durs

Pour te dire que je t'aime



Quand les théâtres antiques recèlent nos orgies

Catal Hoyük airport, Manco Capac City

Quand nos murs se recouvrent de hiéroglyphes indiens

Avec nos voix blafardes en feed back au matin

Quand tes mangoustes viennent avaler mes couleuvres

Dans ces nuits tropicales où rugit le grand oeuvre

Quand l'ange anthropophage nous guide sur la colline

Pour un nouveau festin de nos chairs androgynes

Je n'ai plus de mots assez durs

Pour te dire que je t'aime



Quand les clochards opposent la classe et l'infini

A la vulgarité glauque de la bourgeoisie

Quand les valets de cour, plaideurs pusillanimes

Encombrent de leurs voix nos silences et nos rimes

Quand aux détours d'un bar tu flingues aux lavabos

Quelque juge emportant ma tête sur un plateau

Quand tu branches les hélices de ma mémoire astrale

Sur les capteurs-influx de ta flamme initiale

Je n'ai plus de mots assez durs

Pour te dire que je t'aime



Quand les traces de Rorschach sur la tôle ondulée

Servent aux maîtres à tester l'autochtone humilié

Quand sur la Moleskine des limousines en liesse

Ils en rient en fumant la mucho cojones

Quand les cris de l'amour croisent les crocs de la haine

Dans l'encyclopédie des clameurs souterraines

Quand je rentre amoché, fatigué, dézingué

En rêvant de mourir sur ton ventre mouillé

Je n'ai plus de mots assez durs

Pour te dire que je t'aime



Quand dans la lumière sale d'un miroir tamisé

Tu croises l'oeil éphémère d'une salamandre ailée

Quand dans les brumes étales de nos corps transparents

Tu réveilles mes volcans lumineux du néant

Quand mes pensées confuses s'éclairent au magnésium

Sur les écrans-secrets de ton pandémonium

Quand mes bougainvillés se mêlent aux herbes folles

Dans ta chaleur biguine au crépuscule créole

Je n'ai plus de mots assez durs

Pour te dire que je t'aime



Quand les ombres du soir poursuivent sur la lande

Le flash des feux arrières d'une soucoupe volante

Quand le soleil se brûle aux contours de tes reins

Parmi les masques obscurs d'un carnaval romain

Quand l'ordre des humains nous sert dans son cocktail

5 milliards de versions différentes du réel

Quand tu pleures essoufflée au creux de ma poitrine

Avec les doux murmures des fréquences féminines

Je n'ai plus de mots assez durs

Pour te dire que je t'aime.



- Sentiments numériques revisités (in 'La Tentation du bonheur', 1996)

♪♫ https://www.youtube.com/watch?v=1Aq0OP21-YY
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Hubert-Félix Thiéfaine
sabine59   17 janvier 2017
Hubert-Félix Thiéfaine
Chasse au loin la détresse

Laisse entrer le printemps

Le temps de la tendresse

Et de l'apaisement.



( " Trois poèmes pour Annabel Lee")
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Hubert-Félix Thiéfaine
Ziliz   25 mars 2016
Hubert-Félix Thiéfaine
des visages incolores, des voyageurs abstraits

des passagers perdus, des émigrants inquiets

qui marchent lentement à travers nos regrets

nos futurs enchaînés, nos rêves insatisfaits

fantômes aux danses astrales, aux rhapsodiques pleurs

visages camés bleuis graffités par la peur

qui marchent lentement vers l’incinérateur

vers la métallurgie des génies prédateurs

c’est l’histoire assassine qui rougit sous nos pas

c’est la voix de Staline, c’est le rire de Béria

c’est la rime racoleuse d’Aragon & d’Elsa

c’est le cri des enfants morts à Karaganda



brumes noires sur l’occident, murmures de rêves confus

barbares ivres de sang, vampires au cœur fondu

qui marchent lentement au bord des avenues,

des mondes agonisants, des déserts corrompus

ça sent la chair fétide, le rat décérébré

le module androïde, le paradoxe usé



le spectre de mutant au cerveau trafiqué

qui marche en militant sur nos crânes irradiés

c’est l’histoire assassine qui rougit sous nos

pas

c’est la voix de Staline c’est le rire de Béria

c’est la rime racoleuse d’Aragon & d’Elsa

c’est le cri des enfants morts à Karaganda



des visages incolores, des voyageurs abstraits

des passagers perdus, des émigrants inquiets

qui marchent lentement à travers nos regrets

nos futurs enchaînés, nos rêves insatisfaits

peuples gores & peineux, aux pensées anomiques

nations mornes & fangeuses, esclaves anachroniques

qui marchent lentement sous l’insulte & la trique

des tribuns revenus de la nuit soviétique

c’est l’histoire assassine, qui rougit sous nos pas

c’est la voix de Staline, c’est le rire de Béria

c’est la rime racoleuse d’Aragon & d’Elsa

c’est le cri des enfants morts à Karaganda



- Karaganda (Camp 99) - in 'Stratégie de l'inespoir', 2014

♪♫ https://www.youtube.com/watch?v=pUsf6Z2hJ-Y
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Hubert-Félix Thiéfaine
Ziliz   04 octobre 2016
Hubert-Félix Thiéfaine
Je regarde passer les zumains de ma rue

Un peu comme on reluque au zoo les zébus

Triés, normalisés, fonctionnels, uniformes

Avec leurs initiales gravées sur leurs condoms

Et je cherche un abri sur une étoile occulte

Afin d'me tricoter des oeillères en catgut

J'm'arracherais bien les yeux mais ce serait malveillance

Vu qu'j'ai déjà vendu mon cadavre à la science

Je n'ai pas la frite

Repasse me voir demain lady



Plus de mur à Berlin pour justifier ma honte

Quand je reviens bourré dans mes baskets en fonte

Et ç'ui d'Jérusalem est trop loin du bistrot

Pour que j'm'y liquéfie en chagrin lacrymo

Mais loin de moi l'idée d'être irrévérencieux

Et d'flinguer les chimères qui rendent le monde heureux

Chacun sa religion, chacun son parachute

Et je mets mon foulard quand j'vais à la turlute

Je n'ai pas la frite

Repasse me voir demain lady



J'écoute la mode en boîte sur mon ghetto-blaster

Dans le joyeux ronron quotidien des horreurs

Pas la peine de s'en faire il suffit d'oublier

Demain je s'rai funky, rastaquouère et blindé

A part ça tout va bien comme dit Schopenhauer

Pendant la durée des travaux je reste ouvert

J'imaginerai Sisyphe gonflé aux anabos

En train d'faire sa muscu dans la cage aux héros

Je n'ai pas la frite

Repasse me voir demain lady...



♪♫ Zoo Zumains Zébus (in 'Chroniques Bluesymentales', 1990)

https://www.youtube.com/watch?v=xyv46tULTTE&list=RDxyv46tULTTE
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