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Note moyenne 4.01 /5 (sur 1964 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : New York , le 23/07/1928
Mort(e) à : Los Angeles , le 26/04/2004
Biographie :

Hubert Selby, Jr. est un auteur américain.

Selby quitte l'école à l'âge de 15 ans pour s'engager dans la marine marchande. Affaibli physiquement par la tuberculose, il perd une partie de son poumon à 18 ans et est renvoyé chez lui. Son espérance de vie semble alors très limitée.

Lors de la décennie suivante, Selby est cloué au lit et fréquemment hospitalisé (1946-1950) à la suite de diverses infections du poumon. Incapable de suivre une vie normale à cause de ses problèmes de santé, Selby dira : "Je connais l'alphabet. Peut-être que je pourrais être écrivain."

Son premier roman, "Last Exit to Brooklyn", une collection d'histoires partageant un décor commun, Brooklyn, entraîna une forte controverse lorsqu'il fut publié en 1964. Il fut l'objet d'un procès pour obscénité en Angleterre, interdit de traduction en Italie, et interdit à la vente aux mineurs dans plusieurs Etats d'Amérique.

Son écriture est très rythmée et très rapide, notamment du fait d'une syntaxe très abrupte et d'une ponctuation délibérément lacunaire, dans la continuité des expériences stylistiques de Faulkner aux États-Unis, de Beckett ou Guyotat en France. Par exemple, dans certains dialogues, plusieurs personnes peuvent prendre la parole sans qu'on puisse y trouver un seul tiret ni un seul point.

Son second ouvrage, "La Geôle", publié en 1971, est un échec commercial, malgré les critiques positives, ce qui décourage l'auteur.

Selby connaît des problèmes d'alcool, et devient dépendant à l'héroïne, ce qui le conduira deux mois en prison et un mois à l'hôpital, et lui permettra de sortir de cette dépendance. Cependant, après cette cure, il tombera encore plus dans l'alcoolisme.

En 1976 sort son roman Le Démon, l'histoire de Harry White, jeune cadre New-yorkais en proie à ses obsessions.

Deux ans plus tard, il publie "Retour à Brooklyn" ("Requiem for a Dream"), qui sera adapté plus de 20 ans plus tard au cinéma, en 2000, sous le même titre, par Darren Aronofsky, avec qui il coécrira le scénario.

Après la publication de "Last Exit to Brooklyn", Selby devient dépendant à l'héroïne, un problème qui le conduira finalement en prison. Après sa sortie de prison, il déménage pour Los Angeles et se débarrasse de cette dépendance.

Selby a été marié trois fois et a eu quatre enfants. Plus récemment, "Last Exit to Brooklyn" (1989 de Uli Edel) et "Requiem for a Dream" (2000 de Darren Aronofsky) ont été adaptés au cinéma.

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Selby le rédempteur. Création radiophonique de Nicolas Judéléwicz et Nathalie Battus diffusée sur France Culture le 26 février 2014. Prise de son et mixage : Alain Joubert. Trente-six ans après sa parution « Le démon » d’Hubert Selby Junior (1928-2004) n’a rien perdu de sa puissance. Œuvre de contrastes violents : apparence, réalité, rêves, cauchemars, illusions, obsessions, lumière, obscurité, éclat, mort... elle révéla plus que nulle autre l’ambivalence du rêve américain confronté aux plus sombres instincts de la nature humaine... L’envers froissé en noir et blanc de l’Amérique technicolor des années 70. Le projet du compositeur Nicolas Judelewicz, est de concevoir une partition sonore, musicale, visuelle et interactive en plongeant au coeur de l’humanité brute et brutale du « Démon » d’Hubert Selby, Jr. Se glisser à la suite de son héros dans les entrailles tentaculaires de New York, univers kaléidoscopique de toutes ses dérives. Rechercher ses errances, ses marques, ses obsessions. Revivre et faire renaître les traces de son escalade dans une spirale désespérée et sans concession: de sa recherche inextinguible de plaisir, d’interdit puis de mort, à sa chute finale prévisible et inexorable. Thèmes : Création Radiophonique| Création Sonore| Littérature Étrangère| Hubert Selby, Jr. Source : France Culture

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Citations et extraits (183) Voir plus Ajouter une citation
LydiaB   30 juin 2013
Le Démon de Hubert Selby Jr
Il passa un après-midi atroce. Il sentait les muscles de ses jambes se contracter et sa peau semblait le démanger en permanence. A dix reprises, peut-être plus, il prit le téléphone pour appeler Linda et lui dire qu'il ne rentrerait pas ce soir-là, et, à chaque fois, il renonça au dernier instant. Et il lutta, là, et, à chaque fois, il renonça au dernier instant. Et il lutta, et lutta encore, et il avait l'impression que ce combat l'usait à petit feu, au point qu'il ne resterait plus rien en lui le soir venu. Et le conflit continuait à faire rage, et une fois encore il saisissait le téléphone, puis se forçait à raccrocher. Il fallait qu'il rentre ce soir-là. Il le fallait absolument. Il avait le sentiment que c'était une question de vie ou de mort. Cette fois au moins, il ne devait pas céder. Il ne pouvait pas céder.

Il ne réalisa à quel point il était tendu qu'au moment où ses muscles commencèrent à se relâcher quand le train quitta la gare. Une fois sorti du tunnel, celui-ci commença son long périple à travers la banlieue et Harry sentit son corps se liquéfier littéralement et il eut subitement peur de s'endormir.

Au cours du dîner ce soir-là, ses yeux furent constamment attirés par un dieffenbachia complètement fané dont les feuilles avaient la même couleur que la terre desséchée dans laquelle il était planté. Tandis qu'il mangeait, son esprit fut de plus en plus accaparé par cette saloperie de plante, et ses mains se mirent à trembler légèrement chaque fois qu'il regardait ce putain de bordel de végétal, et son estomac se nouait et il se sentait des envies de mordre ; il se mit à lacérer sa viande jusqu'au moment où, incapable de supporter plus longtemps la vue de cette saloperie de dieffenbachia, il se leva de table et le tailla en pièces avec son couteau !!! Et il s'escrima contre lui encore, et encore, et encore, et il le tordit dans ses mains jusqu'à ce que cette saloperie jaunie fût réduite à une tige qui sortait du pot et alors il poignarda la terre à plusieurs reprises jusqu'au moment où, la gorge en feu, il se laissa tomber sur une chaise et resta là immobile, les yeux fixés, le menton sur la poitrine.
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le_Bison   22 novembre 2012
Last Exit to Brooklyn de Hubert Selby Jr
Vinnie et Mary ne seraient pas encore mariés s’ils ne s’étaient pas rencontrés. Mais finalement, cela s’était produit, alors qu’il avait 40 ans et elle 35, ils se marièrent et les deux familles s’en réjouirent. Dès qu’ils furent seuls la première nuit, Vinnie entraîna Mary au lit et se jeta sur elle, secouant le lit, la commode l’image de la Saint Vierge au-dessus du lit, jusqu’à ce que la fatigue empêche Mary de bouger et qu’il ne lui reste plus qu’à rester étendue sur le dos en gémissant et en LUI CRIANT D’ARRÊTER. Mais Vinnie continua de plus belle, en bavant et en CRIANT QU’ELLE ÉTAIT SA FEMME ET ILS CONTINUÈRENT A BONDIR SUR LE LIT (la Saint Vierge tremblait) A BAISER, BAISER, BAISER ET A CRIER. Cinq ans plus tard, ils avaient deux gosses et continuaient à crier.
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jeranjou   15 septembre 2013
Le Démon de Hubert Selby Jr
Ils n'avaient pas beaucoup de temps devant eux (encore moins qu'elle ne l'imaginait), et, quand le premier round fut terminé, ils ne s'attardèrent pas à fumer une cigarette et à badiner, voulant tirer le maximum de ces quelques instants (Tirer le maximum, hahaha, elle est excellente celle-là, un vrai bon mot)



1 ) "bon mot" en français dans le texte
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le_Bison   04 janvier 2013
Last Exit to Brooklyn de Hubert Selby Jr
…les 10 ou 15 types saouls entraînèrent Tralala jusqu’à la voiture abandonnée sur le terrain vague de la 57ème rue, ils lui arrachèrent ses vêtements, la poussèrent à l’intérieur et quelques types se battirent pour savoir qui serait le premier et finalement il se forma une sorte de file d’attente chacun criant et riant et quelqu’un cria aux gars du bout d’aller chercher de la bière et ils partirent et rapportèrent des boites de bière qu’on passa à la ronde et les gars de chez le Grec s’amenèrent et quelques-uns des gars du quartier vinrent tout autour pour regarder et Tralala gueulait et leur fourrait ses seins en pleine figure et des boites de bière circulaient, on jetait les boites vides et des gars quittaient la bagnole et retournaient dans la file, buvaient quelques bières et attendaient que leur tour revienne et d’autres gars arrivèrent de chez Willies et un coup de téléphone passé à la base amena d’autres soldats et on rapporta de la bière de chez Willies et Tralala buvait de la bière pendant qu’elle se faisait baiser et quelqu’un demanda si on comptait les points et un autre cria personne ne sait compter aussi loin et le dos de Tralala était rayé de crasse et de sueur et ses chevilles la démangeaient à cause de la sueur et de la saleté sur les égratignures qu’elle s’était faites sur les marches et de la bière et de la sueur dégoulinaient des visages sur le sien, mais elle continuait à brailler qu’elle avait les plus gros nichons du monde et quelqu’un répondit bien sûr ma poule que c’est vrai et d’autres s’amenèrent, 40, peut-être 50, et ils la baisaient et retournaient dans la file, buvaient une bière et braillaient et riaient et quelqu’un cria que la voiture puait le cul, aussi on sortit Tralala et le siège et elle était étendue nue sur le siège et leurs ombres cachaient ses boutons et ses cicatrices et elle buvait, faisant sauter ses seins avec sa main libre et quelqu’un lui fourra la boite de bière dans la bouche et ils se marrèrent tous et Tralala jura et cracha un petit bout de dent et quelqu’un recommença et ils rirent et braillèrent et le suivant lui monta dessus et elle eut les lèvres fendues et le sang lui coula sur le menton et quelqu’un lui épongea le menton avec un mouchoir imbibé de bière et on lui tendit une autre bière et elle but et brailla encore au sujet de ses nichons et elle eut une autre dent cassée et la blessure de ses lèvres s’agrandit et tout le monde rit et elle but encore et bientôt elle fut complètement KO, ils lui donnèrent quelques gifles et elle grogna puis tourna la tête mais ils ne purent la réveiller aussi ils continuèrent à la baiser, elle inconsciente sur le siège de la voiture…
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le_Bison   26 novembre 2012
Last Exit to Brooklyn de Hubert Selby Jr
Un jour, il avait vu une femme, pas mal du tout d’ailleurs, qui se penchait par la fenêtre pour parler à quelqu’un et un de ses seins avait glissé hors de sa robe de chambre. Elle ne savait pas qu’il regardait, alors elle ne s’était pas pressée de le rentrer. C’était un nichon de belle taille déjà. Des choses de ce genre pouvaient arriver à tout moment surtout quand le temps est chaud. Ça avait été une belle journée. Il avait été en forme toute la journée. Ça avait été aussi bon que de s’envoyer une nana. Il avait bandé toute la journée et quand Irene était revenue du boulot, il l’avait aussitôt entraînée dans la chambre et ils avaient baisé comme des dingues. Il l’avait faite asseoir sur lui et ses seins étaient tendus et il s’était enfoui la tête dedans et pendant tout le temps Irene avait frétillé et bon dieu ce qu’il avait pu bander. Ouais, ça avait été une sacrée journée. Bon dieu si seulement ça avait pu se reproduire. Plusieurs fois, il avait aperçu une gonzesse, une noire qui se baladait les seins à l’air, mais ça n’était pas pareil. Ça l’avait fait bander, mais pas de la même façon que le jour où il avait vu ce gros nichon blanc au bout rose. Voilà, c’était ça dont il avait besoin. Y’avait déjà un bon bout de temps qu’il n’avait pas baisé quelqu’un d’autre qu’Irene… A part deux ou trois fois au cours de partouzes mais ça c’était différent. Ça n’était pas pareil que de se taper une nana. Ça n’était pas qu’Irene n’était pas bien – non elle est bien foutue et elle a des nichons terribles – mais il commençait à se fatiguer de faire toujours la même chose avec la même bonne femme.
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jeranjou   14 septembre 2013
Le Démon de Hubert Selby Jr
Soudain, Harry se souvint de Rappelez-moi-son-nom, qui l’attendait sur un banc de central park – Mary, voila, c’est ça -, et il partit dans un éclat de rire, le visage enfoui dans les nichons d’Irma. La main gauche de celle-ci était plongée dans les cheveux d’Harry tira légèrement. Eh bien, merci quand même.



Harry White ne sachant plus à quels seins se vouer…

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gigi55   03 février 2011
Last Exit to Brooklyn de Hubert Selby Jr
C'était frais. Cela rafraîchissait. Oui, il faisait plus frais et sa tête avait merveilleusement chaud et elle aurait encore Vinnie et la prochaine fois, un jour, il l'embrasserait. Et ils sortiraient ensemble. Au cinéma. Et ils se tiendraient la main ou bien ils iraient se promener et il lui allumerait sa cigarette... oui, il ferait un abri de ses mains autour de l'allumette, la cigarette pendant au coin des lèvres, et je mettrai mes mains autour des siennes et il soufflera l'allumette et la jettera au loin... mais nous n'aurons pas besoin d'aller danser. Je sais qu'il n'aime pas danser. Je porterai une jolie robe imprimée. Quelque chose de simple. Quelque chose de net et d'élégant. Vinnie? C'était Harry... Non. Non, je n'aurai pas besoin de m'habiller en femme. Nous défierons tout le monde, nous nous aimerons... Aimerons. Et on nous aimera. Et on m'aimera. Et l'oiseau viendra, et il chantera l'amour et nous volerons... Oh, cette salope... Je suis femme de façon bien plus convaincante que Lee quand je suis habillée. Elle ressemble à Chaplin. Et je danserai comme Melissa. Si seulement j'étais un petit peu plus petite. Et bien, nous lui avons montré à Miss Lee, pas vrai Vincent — (Georgette dansait tout autour de la pièce en fredonnant des chansons, vêtue d'un slip de soie et d'un soutien-gorge rembourré, et un type était assis nu, au bord du lit, de la sueur roulait sur son corps luisant, il touchait la soie quand Georgette passait près de lui, il jouait avec ses parties génitales, se léchait les lèvres, de la salive lui tombant de la bouche; puis elle ôta son slip et il le saisit, enfouit son visage dedans et tomba sur le lit en gémissant en se vautrant...) — Non. Non. C'est maintenant. Demain. Vinnie oui, oui. Vincennti. Vincennti d'Amore. Che gelida mania... oui, oui. J'ai froid, oh mon bien-aimé. Si me chiamano Mimi... Si, une bougie. La douce lumière des bougies... et je vais lire pour toi. Et nous boirons du vin. Non, il ne fait pas froid. Pas vraiment. C'est seulement la brise du lac. C'est si beau. Paisible. Regarde, rienque quelques petites rides à la surface. Et des saules. Oui. Si. Des saules majestueux qui se penchent pour se regarder dans l'eau; qui se courbent pour nous dire oui. Oui, oui, oui... Oh, Vincennti tiens moi. Plus fort. Vincennti d'Amore. O soave fanciulla. -- (Georgie est un de mes amis, il est prêt à me baiser à n'importe quel moment pour 25 cents ou) — Le Lac. Le Lac. Et la lune... oui... Regarde. Regarde. Vois-tu là-bas? Un cygne. Oh comme il est beau. Comme il est calme. La lune le suit. Regarde comme elle l'éclaire. Oh, quelle grâce. Oh oui oui oui Vinnie... Vincennti... Regarde. Regarde, il vient vers nous. Nous. Pour nous. Oh comme il est blanc. Oui. Il est blanc. Plus blanc que les neiges sur les montagnes. Et il n'y a plus d'ombres maintenant. Mais il brille, il étincelle. Le roi des oiseaux. Oui. Oh oui, oui, des violoncelles. Des centaines de violoncelles et nous glisserons dans le clair de lune, nous nous pencherons sur LE CYGNE et nous embrasserons sa tête et nous ferons signe aux saules et saluerons la nuit et ils nous rendront grâce... Ils nous rendront grâce et Le Lac nous rendra grâce et nous sourira et la lune nous rendra grâce et les montagnes nous rendront grâce et la brise nous rendra grâce et le soleil se lèvera doucement et ses rayons s'étendront et même les saules lèveront un peu la tête et la neige sera plus blanche et les ombres se lèveront des montagnes et il fera chaud... oui, il fera chaud... les ombres resteront, mais le clair de lune sera chaud (Danse, Ballerine Danse) Vinnie??? Le clair de lune sera chaud. Il fera plus chaud. Serre-moi Vincennti. Aime-moi. Aime-moi seulement. Mais les champs de fleurs sont si beaux au soleil. Dans le flot de lumière vive. Chaude et brillante. Et les hautes herbes fuient et se séparent et les couleurs éclatent et de petites gouttes de rosée brillent et tout est rouge et violet pourpre et vert et blanc... oui blanc, et or et bleu et rose, d'un doux rose et regarde les lucioles... comme des fleurs de la nuit... Oh oui, oui, des fleurs de la nuit. De petites lumières douces. De jolies petites lumières. Oh, j'ai si froid. La commèdia è finita. NON ! NON ! Vincennti. Oui, oui ma chérie. Si me chiamano Mimi. Pauvre petit Georgie. L'oiseau. Écoute Vinnie. Oiseau. Oh oui mon chéri, oui, oui. Je t'aime. T'aime. Oh Vinnie Vincennti. Ta bouche, tes lèvres sont si chaudes. D'Amore. Oh regarde comme les étoiles pâlissent le ciel. Oui, comme des bijoux. Oh Vinnie j'ai si froid. Viens, allons marcher. Sone andati. Oui mon amour, je l'entends. Oui. Il chante l'amour. L'amour Vinnie... il chante l'amour... non NON !

Oh mon Dieu non!!! Vinnie m'aime. Il m'aime. Ce. N'était pas.

De la merde.

p. 77/78
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Ambages   29 mars 2017
Chanson de la neige silencieuse de Hubert Selby Jr
Il tourna au coin de la rue et découvrit un grand espace plat d’une blancheur éclatante, ponctué par la trace de ses propres pas, qui disparaissait au loin dans la lumière gris-blanc. Cela semblait impossible, mais pourtant, l’air était encore plus doux et le silence encore plus grand. Il continua à marcher, suivant ses propres traces, ayant l’impression qu’il pouvait continuer ainsi éternellement, que tant que la neige continuerait à tomber silencieusement, il pourrait poursuivre sa route et, ce faisant, oublier ses soucis et ses ennuis et toutes les horreurs passées et à venir. Rien ne pourrait plus tourmenter ou torturer son esprit, ni le faire trembler de peur ; les ténèbres qui s’étaient abattues sur son âme se dissiperaient. Il n’y aurait que lui et la neige douce et silencieuse ; et chaque flocon, grâce à la vie qui lui était propre, du fait de l’entité unique et distincte qu’il constituait, apporterait sa part de joie pendant qu’il continuerait à marcher, la neige douce et silencieuse tombant si paisiblement, si joyeusement…

oh oui, et si amour-eu-se-ment…

amour-eu-se-ment…

Mais oui, bien sûr ! Voilà pourquoi l’air est si vivifiant et d’un gros si lumineux alors que, par ce temps-là, on s’attend à voir un ciel plombé et sinistre. La neige porteuse d’amour en est la cause. Oh Dieu, quel apaisement !

Oui, il pourrait marcher éternellement. Il pourrait continuer à marcher si facilement, et toutes ses pensées morbides disparaîtraient, ensevelies sous la neige silencieuse.



(Chanson de la neige silencieuse)
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le_Bison   20 novembre 2012
Last Exit to Brooklyn de Hubert Selby Jr
Alberta baissa les yeux et rit. Tu as encore tes chaussures et tes chaussettes noires. Harry cligna des yeux. Il était debout les jambes écartées, le pénis dressé devant lui, nu à l'exception de ses chaussures et de ses chaussettes noires. Alberta rit puis elle lui enleva ses chaussures et ses chaussettes. Viens cher amour. Elle l'attrapa par le pénis et le conduisit dans la chambre.
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cascasimir   03 septembre 2019
Le Démon de Hubert Selby Jr
Quand il songeait à ce qu'il avait fait, il ne parvenait plus à rester maître de ses pensées...

Il lui arrivait la nuit, au plus profond du sommeil, de voir un visage passer lentement devant lui, ou simplement apparaître devant ses yeux et rester là, la bouche ouverte, sur un gémissement muet, un visage dont les traits restaient confus et changeaient constamment tout en restant les mêmes.
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