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Note moyenne 4.4 /5 (sur 339 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Strasbourg , le 07/10/1989
Biographie :

Hugo Clément est un journaliste et militant pour le bien-être animal français.

En 2019, son livre intitulé "Comment j'ai arrêté de manger les animaux" sort aux éditions du Seuil ; il y raconte son végétarisme depuis plusieurs années56.

En 2020, il sort son second livre intitulé "Journal de guerre écologique" aux éditions Fayard ; il y raconte ses différentes rencontres avec ceux qui s’engagent pour l’environnement. Le livre est majoritairement tiré des documentaires télévisés Sur le front.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Hugo_Cl%C3%A9ment
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Dans ce nouvel épisode, nous allons parler d'engagement, et de comment l'écriture peut servir une cause. Notre invité : le journaliste Hugo Clément. Après avoir travaillé pour le Petit Journal, Quotidien et Konbini, il a rejoint la rédaction de France Télévisions en 2019. Spécialisé dans l'environnement, il présente l'émission documentaire "Sur le Front". Ardent défenseur du bien-être animal, il est également très actif sur les réseaux sociaux. En 2019, son premier livre Comment j'ai arrêté de manger les animaux évoquait la transition qui l'a amené à devenir végétarien. Son deuxième livre, Journal de Guerre écologique, paru chez Fayard en 2020, vient de sortir en poche. Il y raconte ses enquêtes coups de poing menées sur le terrain, au plus proche de ceux qui agissent en faveur de la protection de la planète. Juste après cet entretien, nous retrouverons notre libraire Romain, pour quelques conseils de lecture... engagés, à n'en pas douter ! Bibliographie : - Comment j'ai arrêté de manger les animaux, de Hugo Clément (éd. Points) https://www.librairiedialogues.fr/livre/16192327-comment-j-ai-arrete-de-manger-les-animaux-hugo-clement-points - Journal de guerre écologique de Hugo Clément (éd. Fayard) https://www.librairiedialogues.fr/livre/17443037-journal-de-guerre-ecologique-pourquoi-je-suis--hugo-clement-fayard - Faut-il manger les animaux, de Jonathan Safran Foer (éd. Points) https://www.librairiedialogues.fr/livre/2015320-faut-il-manger-les-animaux--jonathan-safran-foer-points - le Tour de Gaule d'Astérix, de René Goscinny et Albert Uderzo (éd. Hachette) https://www.librairiedialogues.fr/livre/16049-une-aventure-d-asterix-5-asterix-le-tour-de--rene-goscinny-albert-uderzo-hachette-asterix

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Citations et extraits (75) Voir plus Ajouter une citation
Snail11   21 août 2020
Comment j'ai arrêté de manger les animaux de Hugo Clément
Nous allons sur la mer avec des bateaux ultra-perfectionnés afin de capturer des millions d’individus en déstabilisant les écosystèmes. Puis nous les broyons et transformons en farine pour nourrir d’autres poissons et des poulets, enfermés dans des fermes aquatiques et des hangars. Aberrant, n’est-ce pas ?
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gouelan   23 août 2021
Comment j'ai arrêté de manger les animaux de Hugo Clément
Les scientifiques mettent ainsi en lumière un processus de dissonance cognitive * : « Reconnaître un esprit aux animaux que nous mangeons les rend semblables à nous d’une manière qui importe moralement, et cette reconnaissance entre en conflit avec l’utilisation que nous en faisons pour l’alimentation. Les gens possèdent des droits moraux du fait qu’ils ont un esprit, et c’est cela qui nous donne le droit d’être traités de manière humaine. Se voir rappeler que les animaux ont un esprit mais sont tués pour l’alimentation peut créer un conflit moral chez les mangeurs de viande. »



*En psychologie sociale, la dissonance cognitive représente le malaise ressenti lors de la contradiction entre une pensée et une action.
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gouelan   20 août 2021
Comment j'ai arrêté de manger les animaux de Hugo Clément
L'intelligence du jambon [...]



« Les animaux d’élevage ont été relativement peu étudiés, me dit-il d’emblée. La principale raison, c’est qu’ils n’étaient pas faits pour. Une vache, un poulet ou un cochon, aux yeux des humains, c’est là pour être bouffé. Donc, pendant longtemps, on ne s’est pas intéressés à leurs facultés cognitives et relationnelles. Je dirais même qu’on a plutôt fait exprès de ne pas s’y intéresser. Parce que dès lors que tu prends conscience qu’une vache a des émotions, qu’elle a peur quand elle te voit arriver ou au contraire qu’elle accepte que tu lui fasses un câlin, qu’elle éprouve de l’empathie ou qu’elle utilise des stratagèmes pour protéger ses petits, eh bien, tu ne peux plus l’amener à l’abattoir. »



Yves Christen, Président de la Société française de biologie, éthologue, spécialiste des léopards. Éthologie : science qui étudie les comportements des espèces animales dans leur milieu naturel.



p.22
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Snail11   22 août 2020
Comment j'ai arrêté de manger les animaux de Hugo Clément
En 2016, les Nations Unies ont reconnu que l’usage excessif d’antibiotiques, à la fois pour soigner les hommes et les animaux, était la principale cause de résistance aux antimicrobiens. Or, cette résistance est considérée comme l’une des trois plus grosses menaces par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
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gouelan   21 août 2021
Comment j'ai arrêté de manger les animaux de Hugo Clément
La paille et la poutre […]



La voiture pollue, tout le monde le sait. Un steak, c’est moins évident. Et pourtant. Dans un rapport intitulé « Contre le changement climatique à travers l’élevage », publié en 2016, la FAO estime que l’élevage est responsable de 14,5% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES). C’est un peu plus que le secteur des transports et ses 14% d’émissions globales. Difficile à croire, mais la viande pollue plus que les avions, bateaux, trains, camions et voitures du monde entier ! Pour lutter contre le réchauffement, devenir végétarien ou végan est donc un acte au moins aussi efficace qu’abandonner sa voiture. Une étude menée en 2014 par des chercheurs de l’université d’Oxford chiffre la quantité de Co₂ rejetée dans l’atmosphère en fonction du régime alimentaire. Une personne mangeant plus de 100 grammes de viande (l’équivalent d’un steak haché) par jour émet 7,19 kilos de Co₂ quotidiennement. Le chiffre tombe à 5,63 kilos pour une consommation comprise entre 50 et 99 grammes, et à 4,67 kilos pour moins de 50 grammes. Un végétarien, lui, émet seulement 3,81 kilos de Co₂ par jour, et un végétalien, 2,89 kilos. C’est la viande bovine qui pollue le plus : 41% des GES de l’élevage, 61% si on compte l’industrie laitière. Loin devant les porcs (9%) et la volaille (8%).

Vous allez comprendre pourquoi.



LES STEAKS TUENT L’AMAZONIE…
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Snail11   18 août 2020
Comment j'ai arrêté de manger les animaux de Hugo Clément
La vie d’une vache est aussi précieuse pour elle que notre vie d’humain l’est pour nous. Par ailleurs, chaque être vivant conscient accorde à sa propre vie et à sa propre espèce une importance prioritaire.



Aymeric Caron.
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gouelan   21 août 2021
Comment j'ai arrêté de manger les animaux de Hugo Clément
Massacre en haute mer [...]



François m'a aussi alerté sur un autre fléau méconnu du grand public : les prises accessoires, le 'bycatch', en anglais. Ce terme désigne tous les animaux que les pêcheurs capturent non intentionnellement. Leurs navires ont beau cibler une espèce en particulier, leurs filets, eux, ne font pas dans le détail. Tous les êtres vivants plus gros que les mailles sont pris au piège et remontés à bord. Non commercialisables, ces animaux sont ensuite rejetés à la mer, la plupart du temps morts ou agonisants. Rien que pour la pêche au thon, 145 autres espèces sont tuées et balancées à l'eau : requins, espadons, dauphins, raies, tortues, poissons en tout genre... Selon la FAO, les animaux marins capturés accidentellement représentent 8% du volume global des prises de pêches. Cela équivaut à plusieurs dizaines de milliards d'êtres vivants chaque année. D'autres organisations, moins neutres, avancent des chiffres encore plus alarmants. Le WWF estime ainsi que 40% des poissons pêchés sont des prises accessoires. Et certaines pêcheries sont plus meurtrières que d'autres. "Le pire, c'est le chalutage des crevettes, assure François. Tout ce qui est plus gros qu'une crevette, c'est à dire presque tout, est pris dans les filets." Selon un document de la FAO datant de 2009, la pêche aux crevettes représente 27% des rejets mondiaux d'animaux en mer. "Le chalutage des crevettes est généralement considéré comme l'une des méthodes de pêche les moins sélective puisque les prises accessoires [...] vingt fois plus élevées que les captures de crevettes, écrit l'organisation. Aucune autre méthode de pêche n'approche un tel niveau de rejets et de gaspillage des ressources marines." Plus de 90% des animaux ramenés à bord des chalutiers de crevettes sont rejetés morts ou agonisants à la mer. Conséquence : pour 500 grammes de crevettes sauvages achetées en supermarché ou en poissonnerie, au moins 10 kilos d'autres animaux marins ont été tués inutilement. Ce ratio est moins élevé pour d'autres espèces que nous consommons, mais il reste important.

Des milliards d'êtres vivants, non ciblés par les industriels, disparaissent en raison de ces prises accessoires, fléau collatéral. Les tortues, notamment, périssent massivement dans les filets. Selon les statistiques du WWF, environ 250 000 d'entre elles sont ainsi noyées chaque année par les navires de pêche. [...]

François attire également mon attention sur le sort des requins. "Les filets font des ravages chez ces prédateurs, souffle-t-il. Et, en Asie, les navires utilisant la méthode de la palangre capturent autant de requins que de thons. Chez certaines espèces il ne reste plus que 5% et 10% de la population d'origine. C'est en grande partie lié aux prises accessoires." Les cétacés, dont les dauphins et les petites baleines, sont aussi touchés. Toujours selon le WWF, 300 000 d'entre eux sont victimes de la pêche industrielle tous les ans. J'en ai été témoin directement, en février 2019, au large des côtes françaises.



p.165
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Nau   01 janvier 2021
Journal de guerre écologique de Hugo Clément
L'espoir est un feu de camp. Quand on est nombreux à souffler sur les braises, qu'on se relaie pour chercher du bois sec dans la forêt, qu'on le surveille même au cœur de la nuit, il conserve sa vigueur. Mais lorsque le ciel s'assombrit, que la pluie tombe et que les coéquipier perdent leur énergie, quelques minutes suffisent pour qu'il s'éteigne.
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gouelan   20 août 2021
Comment j'ai arrêté de manger les animaux de Hugo Clément
Les usines de mort [...]



Le député Olivier Falorni, lui, n’est pas encore végétarien, mais il mange de moins en moins de viande. « Les visites menées avec la commission d’enquête ont accéléré les choses, me dit-il. Ces images me reviennent souvent. La réalité est plus dure que ce que j’avais imaginé. » À la fin de sa mission, il avait fait plusieurs recommandations au gouvernement, dont la mise en place de la vidéosurveillance dans les abattoirs, pour limiter les cas de maltraitance. C’était également une promesse de campagne d’Emmanuel Macron avant l’élection présidentielle d’avril 2017. Mais finalement, en mai 2018, l’Assemblée nationale rejette la vidéosurveillance et se contente de proposer une expérimentation dans les abattoirs volontaires. Position dérisoire compte tenu de ce que l’on sait désormais. « La majorité a complètement plié face au lobby de la viande, assène Olivier Falorni. Pendant la campagne, Emmanuel Macron avait gagné des voix en s’engageant sur deux sujets : la vidéosurveillance obligatoire et la fin de l’élevage en cages. Il a renié ces deux promesses. Le rapporteur du projet de loi, Jean-Baptiste Moreau, député En Marche !, disait juste après son élection que la vidéosurveillance serait nécessaire pour réconcilier le consommateur avec la viande. Et puis, arrivé dans l’hémicycle, il s’y est opposé. Je ne l’explique pas, je ne le comprends pas. »



p.112
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Snail11   18 août 2020
Comment j'ai arrêté de manger les animaux de Hugo Clément
Et, selon David Chauvet [juriste ayant participé au livre Révolutions animales], « le seul fait de considérer un animal comme nourriture suffit à lui retirer toutes ses facultés mentales ».
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