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Note moyenne 3.47 /5 (sur 54 notes)

Nationalité : Viêt Nam
Né(e) à : Hanoï , le 29/04/1950
Mort(e) à : Hanoï , le 20/03/2021
Biographie :

Nguyễn Huy Thiệp, né à Hanoï en 1950, est un écrivain vietnamien.

Connu en Occident et au Viêt-Nam pour ses nouvelles littéraires (même s'il a déjà publié des pièces de théâtre et un roman, À nos vingt ans), Nguyễn Huy Thiệp a reçu une formation d'historien à l'Université de Pédagogie de Hanoï.

Tout comme Duong Thu Huong (Au-delà des illusions), Pham Thi Hoai (La messagère de cristal) et Bao Ninh (Le chagrin de la guerre), Nguyễn Huy Thiệp fait partie des écrivains qui ont participé à la renaissance littéraire du Viêt-Nam dans les années 1980, après par la Guerre du Viêt-Nam (1964 à 1975).

Nguyễn Huy Thiệp, considéré comme un intellectuel dans son pays et comme "le représentant d'une nouvelle génération d'écrivains qui veut se distinguer du réalisme socialiste", s'est fait connaître avec la nouvelle littéraire, Un général à la retraite, et du scandale qu'elle a provoqué au Viêt-Nam en 1987.

Né pendant la Guerre d'Indochine, opposant les nationalistes vietnamiens aux troupes françaises, il écrit de cette guerre : "J'avais seulement quelques jours quand ma mère a dû me prendre dans un panier sur son dos pour fuir les bombes françaises".

En 1997, les Editions de l'Aube, son éditeur français, a annoncé que Nguyên Huy Thiêp vivait dans les faubourgs de Hanoï où il a ouvert deux restaurants. Il sculpte, peint sur faïence et s’est remis à l’écriture.
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Source : Wikipedia
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Bibliographie de Huy Thiêp Nguyên   (11)Voir plus

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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
Sachenka   06 novembre 2017
Conte d'amour un soir de pluie de Huy Thiêp Nguyên
Finalement nous sommes quand même arrivés à nous comprendre : j'ai rejoint madame Phung au lit. "Ne soyez donc pas si pressé! me dit-elle. Au fond vous n'êtes qu'une bête. Pour des gens comme vous, l'amour est encore une besogne, vous ne faites aucune différence entre faire l'amour et labourer un champ. Or, la vie, c'est exactement le contraire : c'est un processus qui s'achemine inexorablement vers sa destruction ; aussi est-elle faite pour qu'on en jouisse, c'est aussi simple que cela!"
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Sachenka   07 novembre 2017
Conte d'amour un soir de pluie de Huy Thiêp Nguyên
"Tout dans la vie", poursuivait madame Phuong, "l'univers, la société, la fortune, la carrière, l'art... tout procédé de la libido. La grande obsession de l'homme, celle qui surpasse toutes les autres, y compris la religion et la politique, c'est le sexe. Mais vous les hommes, vous en avez peur. C'est pour cela que votre ordre est un ordre patriarcal, cruel, mensonger et obscène. [...]"
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Sachenka   05 novembre 2017
L'Or et le Feu de Huy Thiêp Nguyên
- L'instruction a ceci de dangereux qu'elle vous donne l'illusion qu'avec elle, vous pouvez rester honnête tout en améliorant les conditions matérielles de votre existence, ce qui est impossible bien entendu. Dans la vie, on ne fait que passer d'une situation de merde à une autre situation de merde. Mieux vaut rester où l'on est, cela fait moins mal.
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Sachenka   05 novembre 2017
Mademoiselle Sinh et autres nouvelles de Huy Thiêp Nguyên
C'est quoi, le bien? Le bien pour soi est-il le même que pour les autres? Pourquoi forcer les autres à agir différemment que soi? Certes, le monde se courbe et se laisse emporter par le vent ; mais le vent souffle des quatre coins et dans huit directions : comment le suivre? Les Vietnamiens ont l'habitude de compter sur les autres, de croire aux miracles, et oublient trop facilement la racine qui se trouve dans leur esprit et dans leur coeur.
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Sachenka   04 novembre 2017
Conte d'amour un soir de pluie de Huy Thiêp Nguyên
- Personne ne m'a rendu aussi heureux ni aussi malheureux que Muôn. Avez-vous déjà aimé? L'amour est un Incendie qui ravage votre coeur. Il peut vous rendre fort, intelligent, agile, mais il peut également faire de vous un homme désespéré. Il vous donne la force indomptable du tigre, la démarche souple de la panthère. Il vous rend plus méfiant qu'un serpent, plus rusé qu'un renard. Il fait de vous quelqu'un de bon ou de mauvais...
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zenzibar   06 octobre 2015
L'Or et le Feu de Huy Thiêp Nguyên
Elles avaient l'habitude d'enlever leurs ailes qu'elles posaient sur la margelle du puits avant d'entrer dans l'eau.



C'est normal car les ailes mouillées les auraient empêché de voler.



Il en est d e même des rêves d'évasion, voire des bons sentiments : les préjugés les empêchent de voler
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Myrinna   01 avril 2010
La Vengeance du loup de Huy Thiêp Nguyên


Il y avait Hua Tat, une famille de chasseurs du nom de Hoan. Lorsque Hoan Van Nhâm vit le jour, la renommée de sa famille était déjà établie dans toute la région.

Nhân était un excellent tireur, aussi était-ce toujours à lui qu’on faisait appel pour mener les battues. Il n’avait jamais peur. En cela, il ressemblait à son père et, avant ce dernier, à son grand-père et à son arrière grand-père.

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Olep   01 mars 2019
Conte d'amour un soir de pluie de Huy Thiêp Nguyên
Allons-y une bonne fois pour toutes! Il faut reconnaître que dans mon aspiration à chercher ma voie somnole un démon. Il est égoïste, solitaire, humilié et intéressé; il doute de tout, se méfie de tout, et il est lâche. Il lance parfois quelques réflexions sur la religion et la nature humaine, juste pour faire avancer et aiguiser sa nature de démon. il est à la fois bête et intelligent. il est soupçonneux comme Cao Cao; Il connait notre époque, il comprend que les occasions d'agir sont rares; par conséquent, il fouaille, il cherche, il trahit mon coeur. Il tue les aspirations les plus nobles en moi pour maintenir sa vie de démon dans mon corps mortel. Je l'ai croisé plusieurs fois dans mon subconscient. Et lorsque je suis obligé de cacher mon visage dans mas mains par honte, ou quand je m'enfuis sous l'humiliation, il est assis au coin démonté âme et chante à voie basse sa chanson moqueuse qui persifle l'ordre, bien sûr, mais aussi l'amour, la morale, l'amitié, la fidélité, l'honnêteté, et même la religion. Il sait que tout ceci est de "l'à-peu-près", de l'éphémère, inventés juste pour répondre aux urgences du moment comme dans les cas de vie ou de mort. Celui qui les a inventés échouera lamentablement quand il rencontrera un obstacle. Le seul dieu que ce démon respecte et craint, c'est la Mort. J'en suis sûr et certain...

Je marchais.... Hier, il avait plu. Aujourd'hui, il fait beau. demain, encore du soleil. Je m'appelle Churong... Je marche... J'ai envie de jurer! Je marche!

Je suis en train de marcher... J'ai envie de jurer!
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bierserge   14 mai 2017
Mademoiselle Sinh et autres nouvelles de Huy Thiêp Nguyên
Qu'est-ce que le bonheur ? C'est quoi, sinon la « sérénité de l'âme » ?. En vivant dans ce monde, que nous le fassions exprès ou non, nous faisons du mal – parfois même nous allons jusqu'au crime, sans nous rendre compte. C'est bien possible que tous ces malheureux cireurs de bottes, ces prostituées, ces pauvres gens, ces délinquants ou encore ces bandits qui nous entourent sont en réalité nos enfants abandonnés (et qui sait, peut-être sommes-nous nous-même leurs propres enfants !)
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Charybde2   27 août 2015
A nos vingt ans de Huy Thiêp Nguyên
À la fac, je n’ai pour ainsi dire aucun ami. Je ne peux pas piffer ces ploucs qui essaient de se la jouer riche. Il n’y en a pas un pour rattraper l’autre. Je préférais mes camarades de collège ou de lycée. En vérité, ces copains-là ne valaient pas mieux, mais au moins ils étaient de la ville, alors ils en avaient un peu plus dans le ciboulot. Mes années de secondaire, je les ai passées dans une école libre, à savoir gérée par des particuliers. Le directeur était un colonel d’artillerie à la retraite, il avait zéro idée sur l’éducation mais était malin comme pas deux. Quand le pays s’est ouvert à l’économie de marché, le vieil officier a demandé l’autorisation d’ouvrir une école et a fait appel à des enseignants pour son établissement. Sa femme s’occupait de la trésorerie, sa fille faisait les programmes et les emplois du temps. L’école portait le nom d’un personnage historique célèbre dont ni les professeurs ni les élèves ne connaissaient la vie et l’œuvre. La démagogie fourbe de l’ancien soudard se résumait en des termes relativement simples : « Il n’y a pas de mauvais éléments dans l’absolu : le principe suprême de l’éducation c’est le laisser-faire. » Quiconque payait était admis.
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