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Note moyenne 3.39 /5 (sur 130 notes)

Nationalité : Corée du Sud
Né(e) à : Séoul , 1972
Biographie :

Pyun Hye-young est une auteure sud-coréenne.

Pyun Hye-young a débuté sa carrière d’écrivain en 2000, en remportant le prix de Sinchunmunye décerné par le quotidien Seoul Sinmun pour sa nouvelle "Essuyer la rosée".

Elle a étudié l’écriture créative à l’université de Séoul Yedae et obtenu une maîtrise en littérature coréenne à l’université d'Hanyang.

Elle a publié deux recueils de nouvelles "Aoï Garden" en 2005 et "Vers la basse-cour" en 2007. Ce dernier a obtenu le prix du Hankook Ilbo. Elle a aussi reçu le prix Lee Hyo-sok en 2007.

Si son premier roman "Aoï Garden" a été inspiré par l’épidémie de SRAS qui sévissait alors en Asie et particulièrement à Hong Kong où l’auteur résidait alors, c’est le tremblement de terre au Japon qui aura inspiré "Cendres et rouge".
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Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
Mimeko   09 mars 2021
Le jardin de Hye-Young Pyun
Tous avaient eu la même curiosité et le même avenir incertain. Tous avaient regretté d'avoir continué en master puis en doctorat et étaient souvent aller se saouler ensemble, résignés. Leur amitié avait prospéré parce qu'ils étaient sur un pied d'égalité : aucun n’entretenait la moindre once d'espoir.
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le_Bison   21 avril 2020
Cendres et rouge de Hye-Young Pyun
Tous les efforts déployés par les humains pour dératiser la planète se sont soldés jusqu'à présent par des échecs. Les hommes pourraient bien sûr utiliser des substances plus nocives, à condition de se protéger avec de monstrueux masques à gaz et de solides combinaisons étanches. Mais à force d'accroître la dangerosité des produits, ils finiraient par tuer leurs propres congénères avant même d'avoir anéanti la population des rats. Chaque fois que de nouvelles méthodes de dératisation sont développées, les experts se rendent compte que plus les hommes veulent se débarrasser des rats, plus ils se mettent eux-même en danger. infecter les rongeurs avec le virus de la rage ou le bacille de la peste s'avérait sans doute très efficace, sauf que les hommes seraient les premiers à en pâtir.
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le_Bison   20 avril 2020
Cendres et rouge de Hye-Young Pyun
- Vous entendez ? demande N° 8.

Sans répondre, T-K tourne la tête et tend l'oreille vers l'homme qui respire avec bruit.

- Il faut faire quelque chose, reprend N° 8.

Ensuite, tout ce que T-K arrive à saisir, c'est "si on ne se débarrasse pas de lui". Rien de plus. N° 8 parle à mi-voix et comme en plus il détourne souvent la tête d'un air inquiet, T-K ne peut lire sur les lèvres. Néanmoins, il en devine assez. L'homme veut sûrement dire que si on n'éloigne pas le malade, ils mourront tous.

- Il tousse sans arrêt, crache du sang et vomit, précise N° 8. J'ai vu son visage, il est tout rouge. Il doit avoir de la fièvre.

Il montre son livre à T-K et ajoute :

- J'ai lu là-dedans que la maladie commence par une élévation de la température corporelle. Ensuite, on a des ganglions aux aisselles, à l'aine et dans le cou, et la fièvre grimpe en flèche. Heureusement, moi, je n'ai présenté que le premier symptôme. Une fois que le virus a attaqué le système nerveux, on tombe dans un semi-coma et l'on est victime d'hallucinations. Pour finir, on crache du sang et tout le corps se couvre de pustules. On est pris de frissons et on meurt. Mais avant, le virus a eu le temps de se disperser comme du pollen.
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le_Bison   27 avril 2020
Cendres et rouge de Hye-Young Pyun
T-K s'aperçoit que même les décharges peuvent offrir de beaux spectacles. Les flammes pourpres qui montent dans la brume matinale ou percent une nappe de gaz désinfectants recèlent autant de beauté qu’un coucher de soleil dans un soleil limpide. Au début, les ordures s'enflamment avec peine, mais au bout d'un moment elles flambent joyeusement en dégageant une fumée noire. Rien n'échappe au brasier. Rien n'échappe au braiser. Ni les déchets domestiques, ni les rats surpris en train de fourrager dans la décharge, ni les cadavres dont on s'est débarrassé discrètement, faute de place dans les morgues des hôpitaux – selon ce que prétend la rumeur – ni les corps des SDF contaminés par le virus et laissés pour morts – là aussi il s'agit de bruit qui court. D'où l'épaisse fumée. Quand l'ardeur du feu s'atténue, des flammèches s'élèvent et retombent au gré du vent ; des cendres grises virevoltent, tels des pétales de fleurs.
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le_Bison   25 avril 2020
Cendres et rouge de Hye-Young Pyun
Alors qu'il extrait un morceau de tissu mouillé d'un tas de détritus, T-K dégage un objet dont la forme lui parait familière. Tout d'abord, il ne se rend pas compte qu'il s'agit d'une valise. Elle a perdu ses roues et fait désormais partie des poubelles. Elle est remplie de déchets nauséabonds de toutes sortes. En les extirpant un par un, T-K tombe sur un bout de viande en décomposition qui ressemble au cadavre d'un petit animal. Il ne s'en est pas plus tôt emparé qu'une multitude grouillante d'asticots lui grimpent sur la main. T-K souffle dessus pour s'en débarrasser. Dans la valise, il découvre également des sacs remplis de fruits et légumes pourris. L'odeur est écœurante. Il ne s'y est toujours pas habitué.
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Marylou26   12 février 2021
La loi des lignes de Hye-Young Pyun
Ces bruits et ces phrases sont perdus pour Sae-oh. Tout comme le sont son amour inconditionnel, son regard silencieux mais plein d’affection, son air grave empreint de responsabilité paternelle. La vie à laquelle ils appartenaient n’est plus là que pour rappeler à Sae-oh à quel point elle la regrette. À mesure que les jours passent et que le froid nocturne s’adoucit, elle pense de moins en moins à son père. Sauf, bien sûr, quand elle voit le trench-coat violet qu’elle a accroché au mur tel un tableau, ou quand elle croise dans la rue des hommes de l’âge de son père, quand elle se réveille le matin sans entendre le bruit des haltères, quand elle va se coucher sans souhaiter bonne nuit, quand elle sent l’odeur du porc mariné dans une sauce au piment, quand elle aperçoit un grand chien, quand ses yeux tombent, dans la rue, sur des chaussures dont le bout éraflé est arrondi, ou quand elle fait un tour dans les ruines calcinées du numéro 157. Autrement dit, à part le plus clair de son temps, elle ne pense pas à lui. Elle se porte relativement bien. Elle est parfois déconcertée de constater qu’elle continue à vivre après avoir perdu son père et sa maison.
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collectifpolar   03 novembre 2019
Le jardin de Hye-Young Pyun
Il entend la porte de sa chambre s’ouvrir doucement. Quelqu’un entre sur la pointe des pieds. Ogui l’observe. La personne s’approche, elle porte un vêtement blanchâtre. Ogui continue à la fixer et voit soudain son corps s’étirer vers le haut. Stupéfait, il la voit désormais collée au plafond.



Elle descend alors lentement vers lui ; il ferme les yeux, les ferme très fort, décidé à ne plus jamais les rouvrir. C’est le seul moyen qu’il a de faire face à la peur. Ça ne peut pas être une illusion : il a clairement entendu la porte s’ouvrir. Et puis la personne qui approche son visage du sien a une odeur familière.



L’odeur de sa femme.
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collectifpolar   03 novembre 2019
Le jardin de Hye-Young Pyun
C’est seulement alors qu’Ogui se rend compte qu’il est revenu à la réalité, non pas celle de sa chambre d’hôpital trop éclairée où une infirmière prend gentiment soin de lui et où un docteur l’encourage démesurément à chaque fois qu’il cligne des yeux, mais celle du vrai monde, là où les gens se bousculent, parlent haut et fort, attendent en faisant la queue, se jettent des regards à la dérobée, le monde dans lequel il ne pourra vivre qu’en faisant preuve de beaucoup de volonté, comme le lui a dit le docteur.
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collectifpolar   03 novembre 2019
Le jardin de Hye-Young Pyun
Le médecin lui soulève successivement les deux paupières. Il le palpe ensuite un peu partout. Ogui n’éprouve toujours aucune sensation. L’homme examine tour à tour son patient et les différentes données qu’affichent les appareils fixés à son chevet, les note dans le dossier d’Ogui et souffle à voix basse des consignes à l’infirmière.



– Bravo, cher Monsieur, vous avez accompli un travail extraordinaire. Je vous laisse reprendre des forces, d’accord ? C’est maintenant que commence la vraie bataille, et votre volonté va jouer un rôle déterminant là-dedans. Nous avons davantage besoin de votre volonté que de la médecine. Je peux beaucoup pour vous. Je ferai au mieux. Mais pas autant que vous, Monsieur, vous comprenez ? Le médecin a son rôle à jouer, mais c’est vous qui allez devoir fournir le plus d’efforts. Nous allons commencer par quelques examens, pour lesquels nous devons vous installer dans une autre chambre. Ça vous va ? Si vous êtes d’accord, clignez une fois de l’œil.



Ogui lui obéit à nouveau.



– Très bien. Parfait. Je repasse tout à l’heure.
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collectifpolar   03 novembre 2019
Le jardin de Hye-Young Pyun
Il regarde le plafond et voit des plaques de plâtre et des tubes fluorescents bien alignés, tous allumés. Il doit s’agir d’un hôpital, c’est le seul endroit qui nécessite autant de lumière.



Il tente péniblement de tourner la tête. Il parvient à imprimer un mouvement à ses pupilles.
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