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Note moyenne 3.56 /5 (sur 16 notes)

Nationalité : Russie
Né(e) à : Elizavetgrad, Empire russe, maintenant Kirovgrad , le 03/03/1899
Mort(e) à : Moscou, URSS , le 10/05/1960
Biographie :

Écrivain russe d'origine polonaise. Il passe sa jeunesse à Odessa. Il s'installe à Moscou en 1922. Auteur de romans, de nouvelles, d'un journal, de pièces de théâtre et d'un scénario.
Bibliographie:
Les trois gros, roman pour enfants, 1924, son plus grand succès avec L'envie, roman satirique, 1927, une des meilleures œuvres de la littérature soviétique
Le jeune homme sévère, scénario,1935 (film réalisé par Abram Room en 1936, interdit, sorti en 1974)
Pas un jour sans une ligne, journal posthume, 1965.

Source : wikipedia
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Citations et extraits (7) Ajouter une citation
Didisha   16 avril 2015
L'envie de Iouri Olécha
Quelles étaient les raisons qui avaient poussé une personnalité de son importance à porter les yeux si bas, à arrêter son regard sur un jeune homme inconnu et d'allure suspecte?
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CathRoy   17 juin 2019
L'envie de Iouri Olécha
Ainsi tout peut se résumer à ce paradoxe que le plus difficile dans la vie, c’est la vie elle-même — attendez un peu que je meure et alors vous verrez comment je vivrai.
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Renod   06 mars 2015
L'envie de Iouri Olécha
Le matin, il chante dans les cabinets. Ceci pour faire comprendre quelle est la santé et l'épanouissement de vie de cet homme. Le besoin de chanter le saisit comme un réflexe. Ce sont des modulations sans paroles, (...) et qui peuvent se traduire ainsi :

"Que je suis à l'aise dans la vie !... ta-ra, ta-ra... Mon estomac marche bien... ra-ta-ta, ta-ra-ri...Mon sang circule... ra-ti-ta-dou-da-ta... Evacue, boyeau, évacue, ta-ba-ba-boum !"
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YANCOU   01 mai 2016
Pas de jour sans une ligne de Iouri Olécha
"J'aimerais bien me rappeler quand pour la première fois mon attention s'est arrêtée sur ce nom... Non, ce n'est pas au moment de la visite des futuristes à Odessa ! À cette époque je n'étais pas encore poète, je vivais encore des sensations du sport, du football qui commençait juste à naître dans notre pays. Oh, on était loin de la littérature, avec ces jeux sur terrains de sport verdoyants avec fanions pointus aux quatre coins ! Il ne s'agissant même pas tant d'éloignement que d'hostilité ! Nous étions des sportsmen, des coureurs de fond, nous sautions à la perche, nous jouions à la perche, qu'avions-nous à faire de la littérature ! C'est vrai, j'avais en ce temps-là traduit le prologue des Métamorphoses d'Ovide et reçu pour la peine un "cinq" en latin... Mais j'étais encore sourd au prodige qui se déroulait à côté de moi : à la naissance de la métaphore chez Maïakovski. Je n'entendais pas encore que le cœur ressemblât à une chapelle et que l'on pût tenter de sauter hors de soi-même en prenant appui sur ses côtes*.

Manifestement, c'est peu pour un grand poète d'être seulement poète. Pouchkine, ne l'oublions pas, se désole que les décembristes, bien qu'ils sachent par coeur ses vers, se refusent à l'initier de leurs plans ; l'auteur de la Divine Comédie peuple l'enfer de ses ennemis politiques ; lord Byron aide les insurgés grecs dans leur lutte contre les Turcs.

Il en est de même de Maïakovski : lui non plus n'était pas satisfait d'être seulement poète. Il s'était engagé dans la voie de l'agitation, proche parente de celle de la tribune politique. Rappelons-nous : c'est d'abord un jeune homme qui porte une blouse en velours extravagante, c'est un peintre qui nourrit un penchant pour l'art d'avant-garde, qui écrit des vers clairement inspirés par la peinture française dont il cite explicitement les maîtres :



Une automobile vient de peindre les lèvres

D'une femme flétrie d'un tableau de Carrière**



Et rappelons-nous aussi qu'en même temps c'est un jeune homme qui a beaucoup réfléchi à la révolution, un jeune homme qui a connu la prison, et qui figure dans les fichiers de la police, de face et de profil.

On envisageait à un moment donné de porter à l'écran Pères et fils***.

le réalisateur devait en être V.E. Meyerhold. Je lui demandai à qui il pensait confier le rôle de Bazarov. Il me répondit :

- Maïakovski.





* Voir le poème de Maïakovski, Le Nuage en pantalon (1914)

** Extrait d'un poème de Maïakovski intitulé Théâtres (1913)

*** Il s'agit du célèbre roman d'Ivan Tourgueniev. La réalisation du film en question était prévue pour 1929"
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Didisha   09 avril 2015
L'envie de Iouri Olécha
Il n'a pas besoin de se peigner ni de mettre de l'ordre dans sa barbe et sa moustache. Son crâne est presque rasé, et sa moustache est toute courte, juste sous le nez. Il a l'air d'un grand garçon obèse.

Il prend un flacon. Le bouchon de verre émet un petit tintement. Il se verse de l'eau de Cologne dans la main qu'il se passe ensuite sur la boule de sa tête: du front à la nuque et retour.

Le matin il déjeune de deux verres de lait froid. Il va chercher la cruche dans le placard, se sert, et boit le lait sans jamais s'asseoir.

Ma première impression a été étonnante. Je n'aurais jamais imaginé; je n'aurais jamais cru. Il se tenait devant moi, avec son costume gris élégant, sentant bon l'eau de Cologne. Ses lèvres étaient fraîche, légèrement en avant. C'était en somme un vrai dandy.
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zellereb   21 octobre 2018
L'envie de Iouri Olécha
C’est le soir. Il travaille. Moi, je suis sur le divan. Nous sommes séparés par la lampe. L’abat-jour (c’est ainsi que les choses m’apparaissent) anéantit la partie supérieure de son visage, elle n’existe plus. La seconde moitié est accrochée en l’air. Sa tête dans son entier ressemble à une tirelire.
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zellereb   21 octobre 2018
L'envie de Iouri Olécha
… On peut se laisser aller, voyez-vous, à considérer que les sentiments du vieux temps étaient beaux. Un grand amour par exemple, l’amour pour une femme, l’amour pour la patrie. Je ne sais quoi d’autre encore. Reconnaissez-le, certains de ces souvenirs sont encore loin de nous laisser insensibles.
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