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Note moyenne 3.88 /5 (sur 4 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Saint-Etienne , le 31/12/1954
Biographie :

Irène Dubœuf, née le 31 décembre 1954 à Saint-Étienne, est une poétesse française.
Irène Duboeuf vit à Saint-Etienne, sa ville natale. Enseignante, puis responsable culture et communication dans l'enseignement supérieur, elle entre en écriture dans les années 2000 avec la poésie à laquelle elle ajoute, à partir de 2003, les nouvelles.

Elle publie Le Pas de l’ombre, chez Encres Vives, en 2008. La Trace silencieuse, son second recueil, paraît aux éditions Voix d’encre en 2010. Une suite poétique qui reçoit simultanément les prix Georges Riguet et Amélie Murat au printemps 2011 ainsi que le prix Marie Noël en octobre de la même année. Elle est invitée au cours de l’année 2011 pour des lectures au Festival de poésie contemporaine de Massiac et à la médiathèque de Die dans le cadre de l'exposition "Voix d'encre" autour de son recueil La trace silencieuse avec Alain Blanc, éditeur, et Michel Verdet, peintre et illustrateur du recueil. Le musicien Bruno Lucenti crée pour elle un accompagnement de La trace silencieuse. En 2012, elle fait l’objet d'une série d'émissions sur Radio Altitude Clermont-Ferrand (la Voix des poètes) et participe aux « Moments poétiques d’Aurillac » en tant qu’auteure invitée. En mars 2013, l’exposition « Talents de femmes, femmes de Talents » est l’occasion pour elle de valoriser les liens qui unissent poésie, peinture et musique. À l’automne, Triptyque de l'aube, son troisième recueil – dont le manuscrit reçoit à l'unanimité le Grand prix de la ville de Béziers – paraît aux éditions Voix d'encre.
Publiée dans de nombreuses revues nationales (Multiples, Voix d’encre, Soleils et cendre, Comme en poésie, Ecrits…vains.com, Incertains regards, 17 secondes, Harfang, Brèves…) Irène Duboeuf partage sa passion en animant depuis trois ans un atelier d'écriture et en intervenant à l’Université pour tous (Université Jean Monnet) où elle donne des conférences sur la poésie.

Dernière publication :
Cendre lissée de vent, éditions Unicité 2017.

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Source : Wikipedia
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
Irène Duboeuf
TerrainsVagues   15 octobre 2019
Irène Duboeuf
Emprunter les sentiers des pensées en exil,

Marcher à contre jour,

Juste un instant,

Juste le temps de poser un sourire sur notre ombre,

Puis reprendre sa route

Avec ses souvenirs polis comme des pierres

Percevoir le chant de la terre

Marcher jusqu’à la faille énigmatique du silence.
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Irène Duboeuf
TerrainsVagues   18 octobre 2019
Irène Duboeuf
L’été siphonnait l’eau des sources

Et volait un à un les miroirs d’eau perdue

Entre les bras des fleuves



Tassées le long des rives

Des ombres aux pieds de plomb

Cherchaient refuge sous les arbres.



Nul n’aurait osé dire où finissait la Terre

Où commençait le ciel.

Une lumière liquide,

Jaune et funeste

Réduisait l’horizon à une incertitude.

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sonatem   10 novembre 2020
Le Pas de l'ombre de Irène Duboeuf
EPHEMERIDE



J’ai effeuillé le temps

des soleils flamboyants et des nuits d’obsidienne

dans un compte à rebours

désenchaîné les jours

froissé des bouts de vie

émancipé l’instant dans le craquement sourd

des feuillets blancs fardés

de chiffres couleur d’ancolie



Comme une enluminure surgie de l’âtre grise

le passé feu de paille ensemence le jour.

Nous sommes enfants de salamandres

nourris de flammes

nous mêlons notre souffle au fin crépitement

des braises embrassées

par le vent
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coco4649   13 octobre 2017
Cendre Lissee de Vent de Irène Duboeuf
 

 

Le regard. Et ce vent qui soufflait sur la cendre. Tout était là. Dans les pudiques

couleurs du silence ouvertes sur le vertige de l’inconnu.



Je recueillais les mots éphémères qui un à un germaient sur des terres improbables

peuplées d’invisibles présences et qui se déposaient au gré des feuilles blanches où le

vent les faisait tournoyer.



Au frôlement de l’ombre, ils devenaient oiseaux de cendre, renaissant des brasiers de

l’oubli d’où s’échappaient, brillantes dans le noir, les fulgurantes étoiles du souvenir.
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coco4649   21 mai 2017
Cendre Lissee de Vent de Irène Duboeuf
  Extrait 6





Il faudrait aller au matin

Sur les hautes terres qui longent la falaise.

Juste avant que ne s’ouvrent les fleurs.



Les pensées s’y allègent.

Surtout le ciel y est plus grand

Comme à portée de main.



Enchantement de l’ombre où se pose le jour !



Quand le matin ouvre sa porte

Sur la brume

Vouée à l’éternelle errance.



Dès le premier soleil l’aurore

Succombe aux apparences

Et se livre à des jeux de hasard.
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coco4649   21 mai 2017
Cendre Lissee de Vent de Irène Duboeuf
  Extrait 4





La rouille du soir consume les crêtes.



Sur le versant de terre et de cendre

On ne perçoit plus que ce geste de la main

Vers le plus haut sommet

Comme pour retarder le lent déclin du jour



Et ce rien

Qui invite au silence.





Immensité suprême devant laquelle infimes, misérables

Nous tombons à genoux.



Le crépuscule est un aveu.

L’humilité y a toujours le dernier mot.

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coco4649   21 mai 2017
Cendre Lissee de Vent de Irène Duboeuf
  Extrait 5





Incertitude du ciel.

Azur taché de gris ou gris troué de bleu ?



À scruter ces nuages plus lourds que la pierre

On pourrait se laisser surprendre par la pluie.



Pourtant le bleu persiste.

Un défi.

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coco4649   21 mai 2017
Cendre Lissee de Vent de Irène Duboeuf
  Extrait 7





C’était près du volcan dans la forêt brûlée.

Le tracé des chemins se perdait sous la cendre.



Nous marchions dans un désordre de broussailles

Aux lueurs de brasier.



Entre les branches l’horizon

Surpris

Parfois nous regardait.



Puis l’ombre de la pluie a voilé la montagne

Et la nuit est tombée sur un ciel encore rouge

Des blessures du jour.
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coco4649   23 décembre 2019
Effacement des seuils de Irène Duboeuf
L’été siphonnait l’eau des sources…





L’été siphonnait l’eau des sources

et volait un à un les miroirs d’eau perdue

entre les bras des fleuves.



Tassées le long des rives

des ombres aux pieds de plomb

cherchaient refuge sous les arbres.



Nul n’aurait osé dire où finissait la Terre

où commençait le ciel. Une lumière

liquide, jaune et funeste

réduisait l’horizon à une incertitude.
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coco4649   21 mai 2017
Cendre Lissee de Vent de Irène Duboeuf
  Extrait 2





L’aube.

Toujours.

À demi-mots.

Légère comme un oiseau au premier chant du jour.

Sa discrétion.

Sa clarté vaporeuse dans le froid de la nuit.





Aux abords du torrent

L’iris.

Le velours de sa chair

Sature nos pupilles avides de bleu.



Un pas de plus et l’on pourrait sombrer

Tel un papillon ivre de couleur

Dans ce bleu délectable

Qui puise son parfum au milieu de l’enfance.



Qui sait, peut-être en ce jardin perdu

Où des iris en sentinelles

Contenaient la beauté frémissante des roses ?



Les jours couraient devant nous.

Nous étions immortels.







Le temps a emporté les iris et les roses

Violé les jardins et vidé les enclos

Ne Laissant au regard que parcelles d’absence

Cernées de cendres noires.



Un homme sans visage est assis dans le soir.

Sa longue silhouette se mélange à la nuit.



Un homme-paysage

Qui ne craint plus le vent

Ni le froid

Ni la pluie



Personne ne le voit.

Seul un chien efflanqué semble veiller sur lui.

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