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Citations de Irène Duboeuf (15)


Irène Duboeuf
TerrainsVagues   15 octobre 2019
Irène Duboeuf
Emprunter les sentiers des pensées en exil,
Marcher à contre jour,
Juste un instant,
Juste le temps de poser un sourire sur notre ombre,
Puis reprendre sa route
Avec ses souvenirs polis comme des pierres
Percevoir le chant de la terre
Marcher jusqu’à la faille énigmatique du silence.
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Irène Duboeuf
TerrainsVagues   18 octobre 2019
Irène Duboeuf
L’été siphonnait l’eau des sources
Et volait un à un les miroirs d’eau perdue
Entre les bras des fleuves

Tassées le long des rives
Des ombres aux pieds de plomb
Cherchaient refuge sous les arbres.

Nul n’aurait osé dire où finissait la Terre
Où commençait le ciel.
Une lumière liquide,
Jaune et funeste
Réduisait l’horizon à une incertitude.
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coco4649   13 octobre 2017
Cendre Lissee de Vent de Irène Duboeuf
 
 
Le regard. Et ce vent qui soufflait sur la cendre. Tout était là. Dans les pudiques
couleurs du silence ouvertes sur le vertige de l’inconnu.

Je recueillais les mots éphémères qui un à un germaient sur des terres improbables
peuplées d’invisibles présences et qui se déposaient au gré des feuilles blanches où le
vent les faisait tournoyer.

Au frôlement de l’ombre, ils devenaient oiseaux de cendre, renaissant des brasiers de
l’oubli d’où s’échappaient, brillantes dans le noir, les fulgurantes étoiles du souvenir.
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coco4649   21 mai 2017
Cendre Lissee de Vent de Irène Duboeuf
  Extrait 6


Il faudrait aller au matin
Sur les hautes terres qui longent la falaise.
Juste avant que ne s’ouvrent les fleurs.

Les pensées s’y allègent.
Surtout le ciel y est plus grand
Comme à portée de main.

Enchantement de l’ombre où se pose le jour !

Quand le matin ouvre sa porte
Sur la brume
Vouée à l’éternelle errance.

Dès le premier soleil l’aurore
Succombe aux apparences
Et se livre à des jeux de hasard.
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sonatem   10 novembre 2020
Le Pas de l'ombre de Irène Duboeuf
EPHEMERIDE

J’ai effeuillé le temps
des soleils flamboyants et des nuits d’obsidienne
dans un compte à rebours
désenchaîné les jours
froissé des bouts de vie
émancipé l’instant dans le craquement sourd
des feuillets blancs fardés
de chiffres couleur d’ancolie

Comme une enluminure surgie de l’âtre grise
le passé feu de paille ensemence le jour.
Nous sommes enfants de salamandres
nourris de flammes
nous mêlons notre souffle au fin crépitement
des braises embrassées
par le vent
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coco4649   21 mai 2017
Cendre Lissee de Vent de Irène Duboeuf
  Extrait 5


Incertitude du ciel.
Azur taché de gris ou gris troué de bleu ?

À scruter ces nuages plus lourds que la pierre
On pourrait se laisser surprendre par la pluie.

Pourtant le bleu persiste.
Un défi.
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coco4649   21 mai 2017
Cendre Lissee de Vent de Irène Duboeuf
  Extrait 4


La rouille du soir consume les crêtes.

Sur le versant de terre et de cendre
On ne perçoit plus que ce geste de la main
Vers le plus haut sommet
Comme pour retarder le lent déclin du jour

Et ce rien
Qui invite au silence.


Immensité suprême devant laquelle infimes, misérables
Nous tombons à genoux.

Le crépuscule est un aveu.
L’humilité y a toujours le dernier mot.
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coco4649   21 mai 2017
Cendre Lissee de Vent de Irène Duboeuf
  Extrait 7


C’était près du volcan dans la forêt brûlée.
Le tracé des chemins se perdait sous la cendre.

Nous marchions dans un désordre de broussailles
Aux lueurs de brasier.

Entre les branches l’horizon
Surpris
Parfois nous regardait.

Puis l’ombre de la pluie a voilé la montagne
Et la nuit est tombée sur un ciel encore rouge
Des blessures du jour.
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coco4649   23 décembre 2019
Effacement des seuils de Irène Duboeuf
L’été siphonnait l’eau des sources…


L’été siphonnait l’eau des sources
et volait un à un les miroirs d’eau perdue
entre les bras des fleuves.

Tassées le long des rives
des ombres aux pieds de plomb
cherchaient refuge sous les arbres.

Nul n’aurait osé dire où finissait la Terre
où commençait le ciel. Une lumière
liquide, jaune et funeste
réduisait l’horizon à une incertitude.
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coco4649   21 mai 2017
Cendre Lissee de Vent de Irène Duboeuf
  Extrait 3


Prendre appui sur le roc
Vigie solitaire dressée vers le ciel
Comme figure de proue.

Prendre appui
Ou bien se réfugier
Dans le berceau ancestral de sa brèche.

La pierre protège de l’oubli.
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coco4649   21 mai 2017
Cendre Lissee de Vent de Irène Duboeuf
  Extrait 2


L’aube.
Toujours.
À demi-mots.
Légère comme un oiseau au premier chant du jour.
Sa discrétion.
Sa clarté vaporeuse dans le froid de la nuit.


Aux abords du torrent
L’iris.
Le velours de sa chair
Sature nos pupilles avides de bleu.

Un pas de plus et l’on pourrait sombrer
Tel un papillon ivre de couleur
Dans ce bleu délectable
Qui puise son parfum au milieu de l’enfance.

Qui sait, peut-être en ce jardin perdu
Où des iris en sentinelles
Contenaient la beauté frémissante des roses ?

Les jours couraient devant nous.
Nous étions immortels.



Le temps a emporté les iris et les roses
Violé les jardins et vidé les enclos
Ne Laissant au regard que parcelles d’absence
Cernées de cendres noires.

Un homme sans visage est assis dans le soir.
Sa longue silhouette se mélange à la nuit.

Un homme-paysage
Qui ne craint plus le vent
Ni le froid
Ni la pluie

Personne ne le voit.
Seul un chien efflanqué semble veiller sur lui.
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Malwenna   14 juillet 2020
Effacement des seuils de Irène Duboeuf
Il suffisait de s'accouder à l'obscurité
pour entendre le poème de la nuit.

Les insomnies ployaient sous l'abondance
des étoiles que l'ombre rassemblait
juste au-dessus de nous
et nous nous endormions
une lumière au coin des yeux.
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coco4649   13 octobre 2017
Cendre Lissee de Vent de Irène Duboeuf
 
 
Il suffirait de passer outre
Le ciel et le bruit des nuages
Pour franchir l’outremer et plonger dans l’abysse.
Laisser le blanc muer en concrétion marine
Relief incandescent emprisonnant nos yeux
Dans le silence des abîmes.

Alors le ciel et l’eau
S’uniraient dans un regard
Peut-être
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coco4649   20 mai 2017
Cendre Lissee de Vent de Irène Duboeuf
« Sur une peinture comme sur toute œuvre
vient se faire et se défaire
le sens qu’on lui prête. »
Pierre Soulages

« Seules les traces font rêver »
René Char


  Extrait 1
Au commencement
Le bleu
Un bleu rongé de noir
Un ciel de nuit
Peut-être.

Dans l’épaisseur de l’ombre
L’air craque et se fracture dans un fracas de foudre.
De la faille béante
S’échappe une lumière étincelante et blanche
Et froide comme un glaive.

Un ciel d’orage
Fendu de part en part.

Peut-être.

Il suffirait de passer outre
Le ciel et le bruit des nuages
Pour franchir l’outremer et plonger dans l’abysse.
Laisser le blanc muer en concrétion marine
Relief incandescent emprisonnant nos yeux
Dans le silence des abîmes.

Alors le ciel et l’eau
S’uniraient dans un regard
Peut-être.
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coco4649   23 décembre 2019
Effacement des seuils de Irène Duboeuf
LISIÈRES


Quand trop de voix familières…

Quand trop de voix familières
jonchaient le bas-côté des jours
j’écrivais
pour détourner le temps
prendre le pouls de la mémoire
dans le ravissement d’un arrêt sur image.

Mais déjà le chemin s’effaçait
à la lisière des mots

et l’on n’entendait plus que des voix
indistinctes
rudes comme la rouille
des faux abandonnées

et l’image n’était plus
qu’un obscur reflet
qui à tout moment
pouvait blesser la lumière.
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