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Note moyenne 4.01 /5 (sur 48 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Strasbourg , 1957
Biographie :

Isabelle Flaten a vécu ici ou là dans différentes villes d’Europe. Elle réside désormais à Nancy.

Après une première vie ordinaire, elle a décidé pour la seconde de se consacrer entièrement à l’écriture.

Après "Les noces incertaines" (2014) et "Se taire ou pas" (2015), "Chagrins d’argent" (2016) est le troisième livre de cet auteur édité par le Réalgar.

Isabelle Flaten est également l'auteur de "L'imposture" (coécrit avec Anne Gallet), publié à La dernière goutte en 2008.

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"Pour cette onzième rencontre qui se déroulera, pour la première fois, dans le cadre de l'opération La Voie des Indés (http://lavoiedesindes2013.wordpress.com/), l'équipe des Soirées de la Petite édition convie la maison d'édition strasbourgeoise La Dernière Goutte. Fondée par Nathalie Eberhardt & Christophe Sedierta en 2007, la Dernière Goutte s'est fait une spécialité de défendre des textes forts aux univers grotesques, bizarres ou sombres (comme le dit si bien leur site web). Rééditions d'auteurs français oubliés, création contemporaine à fleur de peau ou mystérieuse, mais aussi textes rares allemands, hongrois côtoient toute une jeune génération d'auteurs argentins qui, pour autant qu'ils sont sombres, n'en oublient pas moins d'embarquer les lecteurs dans le rêve, la farce ou la mélancolie. Au programme de cette soirée, on effeuillera les empêchements de la vie quotidienne avec Isabelle Flaten, on partira à la recherche du poète Endsen dans les rues de Prague avec Pierre Cendors, on jettera un œil Derrière le mur de briques hongrois de Tibor Déry, on visitera les prisons de Poritsky, on partira (ou on restera) à Buenos aires, avec Mariano Sisikind, on tâtera La Peau dure de Fernanda Garcia Lao, on parlera d'un Affabulateur, des romans oubliés de Jacques Sternberg, de L'homme de trop, on pénètrera dans la Casa Balboa de Mario Rocchi et l'on produira une Thèse sur un enlèvement avec Diego Paskowski. Et bien entendu, nous finirons la soirée autour d'un verre! Nous serons accompagnés, dans l'exploration de ces mondes fantasmatiques par Christophe Sedierta, l'un des éditeurs, et ses invités: Pierre Cendors et Isabelle Flaten, auteurs, et Frédéric Gross-Quelen, traducteur de l'espagnol. Il se pourrait que d'autres invités se joignent, un peu plus tard à la soirée. De plus, l'éditeur a accepté, spécialement pour les Soirées, de proposer son nouveau titre: Enfer, s'écria la duchesse, une satire surprenante de Michael Arlen qui ne sortira en librairie que le 3 novembre. Avis à ceux qui aiment les avant-premières! Pour en savoir plus sur la maison, les traditionnels liens: le site http://www.ladernieregoutte.fr/ la page facebook : https://www.facebook.com/pages/Editio... Pour être informé de l'actualité des soirées de la petite édition, retrouvez-nous sur notre page facebook: https://www.facebook.com/SoireesDeLaP... ou sur Libfly.com: http://www.libfly.com/soirees-de-la-p... La Voie des Indés est une opération d'exploration collective de l'édition indépendante. Plus de renseignements ici: http://lavoiedesindes2013.wordpress.com/"

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Podcasts (1)


Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24   13 septembre 2019
Adelphe de Isabelle Flaten
Marcel était son ami, la seule personne à qui il pouvait s'adresser en toute spontanéité, sans le souci de paraître ni de disparaître. Tout entre eux coulait d'une source instinctive, une sorte de reconnaissance immédiate entre deux consciences ne souhaitant pas tricher avec leurs faiblesses même si le reflet n'était pas toujours des plus glorieux. Deux hommes qui s'épaulaient l'âme quand elle vacillait chez l'un ou l'autre (...) Toujours là par-delà les divergences, c'était même peut-être cela qui les soudait, ce goût de soupeser, d'opposer leurs petites opinions personnelles, celles dont on croit qu'elles engendrent l'hostilité entre les êtres alors qu'elles sont le plus droit chemin vers le voisin pour peu qu'on les considère avec courtoisie. C'était leur fonds de commerce amical, le plaisir d'aller chercher en l'autre de quoi s'éclairer et s'améliorer. (p. 121)
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Astazie   28 juillet 2020
Adelphe de Isabelle Flaten
Adelphe, propulsé par sa jeunesse, dont la foi vacillait faute d authentiques raisons d'être entière, s engouffra dans l écho , avide de hisser ses incertitudes au rang d espoir.
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fanfanouche24   11 septembre 2019
Adelphe de Isabelle Flaten
C’est une sauvageonne qui lui tend le Goncourt de l’année, un roman d’Ernest Pérochon, en sifflant qu’il est édifiant. Sans doute y trouvera-t-il matière à sermon… Il a souri, d’un rictus emprunté, le cœur n’y était pas, seulement la pratique, une longue et patiente bienveillance acquise à force de saluer les fidèles à l’issue du culte chaque dimanche que le Seigneur a fait, avec parfois des surprises. Le geste de la jeune femme en était une. (...)

De nouveau il ouvre le livre et crayon en main à part à la recherche du propos souterrain, souligne les phrases suspectes, celle-ci peut-être, ou bien celle-là, et soudain elle est là, page vingt-sept, une droite dans la cervelle : " Maintenant qu'on ne les poignait plus, ils se gringaçaient entre eux. Portés vers l'instruction, ils discutaient les idées nouvelles et aussi leurs croyances. Suivant puis dépassant les pasteurs libéraux, beaucoup coulaient maintenant vers l'irréligion. "(...) (p. 10)
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fanfanouche24   13 septembre 2019
Adelphe de Isabelle Flaten
Les yeux fondus dans le paysage, Adelphe constate qu'il ne sait pas grand chose du monde, s'aperçoit qu'il y a tant à découvrir et songe à sa vie qui aurait pu en être une autre s'il avait su qu'ailleurs s'ouvraient des horizons insoupçonnés , des terres vierges du balisage paternel où il aurait pu aller à la recherche de lui-même. (p. 205)
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fanfanouche24   12 septembre 2019
Adelphe de Isabelle Flaten
Les autres femmes, les anonymes aux champs, les volontaires du ciel, prêtes à piloter pour transférer les blessés, celles des coulisses aussi, les Américaines des ouvroirs à l'instar d'Edith Wharton qui ont mis leur fortune et leur talent pour adoucir les misères de leurs soeurs. Les femmes durant le conflit ont bossé dur dans tous les domaines. Elles pensent avoir prouvé de quoi elles étaient capables. Un soupir. Malheureusement ce n'est pas fini, tout est à recommencer. Leur cause est loin d'être entendue (...) (p. 50)
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fanfanouche24   12 septembre 2019
Adelphe de Isabelle Flaten
Il ne s'agissait pas de faire la morale à ces gens-là, elle ne les connaît ni d'Eve ni d'Adam et leurs imbroglios religieux l'indiffèrent. Alors quoi ? Les propos d'Ernest Perochon concernait avant tout les femmes. Ah bon ? Oui, c'est l'histoire d'une double soumission, celle d'une part d'une bête de somme, la servante, au service d'un patron dur à la tâche...et du coeur; de l'autre celle de la femme, comme toujours née dévouée à la cause des hommes. (...)

Un sacré paquet de grain à moudre pour un pasteur, une opportunité de réviser ses sermons en questionnant la raison de ce mauvais sort fait aux femmes; Dieu le voulait-il vraiment, Monsieur Delalande ? (p. 38)
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fanfanouche24   12 septembre 2019
Adelphe de Isabelle Flaten
Que cela plaise ou non aux hommes, elles joueront à égalité avec eux, enfin libres de voter et d'enfanter ou pas. (...)

il devrait réfléchir à tout cela, une existence servile comme celle de Nêne ne sera bientôt plus qu'un mauvais souvenir. (p. 67)
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MarianneL   16 août 2019
Adelphe de Isabelle Flaten
Tout juste le récit achevé, Adelphe Delalande sort la blague à tabac de la poche de son gilet et bourre sa pipe avec méthode. Il l’allume, la glisse entre ses lèvres et aspire des bouffées voraces qui forment un halo de volutes opaques, une sorte de voile sur l’embarras. Dimanche dernier, déjà, quand elle lui a offert le livre sur le parvis du temps, il s’est empourpré sans raison. D’ordinaire il reçoit les cadeaux de ses paroissiennes de bonne grâce, avec le sourire facile, le remerciement aisé. Lorsqu’il s’agit d’une bouteille de vin, il souligne avec malice les vertus d’un petit verre sur son âme en cas de turbulence. Ce jour-là, quelque chose sortait de l’ordinaire, les yeux de Gabrielle étaient arrimés aux siens d’une étrange façon. Une manière de faire qu’il ne lui connaissait pas, la paupière haute, volontaire et le chignon mal arrangé, des mèches blondes éparpillées sur un visage d’ange. C’est une sauvageonne qui lui tend le Goncourt de l’année, un roman d’Ernest Pérochon, en sifflant qu’il est édifiant. Sans doute y trouvera-t-il matière à sermon… Il a souri, d’un rictus emprunté, le cœur n’y était pas, seulement la pratique, une longue et patiente bienveillance acquise à force de saluer les fidèles à l’issue du culte chaque dimanche que le Seigneur a fait, avec parfois des surprises. Le geste de la jeune femme en était une.
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fanfanouche24   12 septembre 2019
Adelphe de Isabelle Flaten
Lucie poursuit : bien avant la guerre déjà, à la Belle Epoque, elle en était, de celles qui lisaient La Fronde, qui se rassemblaient pour la liberté, l'égalité et la fraternité, une question de bon sens, d'harmonie entre les sexes, entre les peuples même, pourquoi pas. Le suffrage des femmes, qui sait, aurait peut-être pu empêcher la guerre...mais puisqu'il en a été décidé ainsi, les hommes au front et leurs compagnes à l'arrière, il a bien fallu qu'elles livrent bataille à leur manière n'est-ce pas ? (p. 48)
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fanfanouche24   12 septembre 2019
Adelphe de Isabelle Flaten
Adelphe pose une main sur son épaule et propose d'interrompre la lecture si cela lui noircit les idées à ce point, sans raison qui plus est parce qu'il s'agit seulement d'une histoire, et qui se passe en Vendée. Mais non dit-elle, c'est la réalité, une histoire du pareil au même partout, avec ceux d'en haut d'un côté, et de l'autre ceux d'en bas qui vivent comme des bêtes, forcés d'étouffer leurs désirs et leurs sentiments pour ne pas perdre leur place. Ou bien la face. Comme Nêne. (p. 25)
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