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Note moyenne 3.43 /5 (sur 189 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 02/10/1959
Biographie :

Isabelle Jarry est une romancière et essayiste française.

Botaniste et biologiste de formation, Isabelle Jarry est aussi une grande voyageuse, elle a passé deux ans à recueillir les souvenirs et les confidences de Théodore Monod (1902-2000) qu'elle a même accompagné dans le Ténéré.

En 1990, elle signe un livre d’entretiens avec Théodore Monod en guise d’entrée en littérature.

Suivront plusieurs romans dont "L'homme de la passerelle" (Prix du Premier Roman 1992), "L’Archange perdu" (1990, Prix Anna de Noailles de l'Académie française), "Le Jardin Yamata" (1999), "J’ai nom sans bruit" (2004), "La Traversée du désert" (2008) et plusieurs récits de voyage.

En 1995, elle obtient le Prix Amerigo-Vespucci pour "Vingt-trois lettres d'Amérique".

Elle a publié aussi des essais, des textes sur le paysage, la danse, l’art, et a signé en 2003 un ouvrage consacré à George Orwell. Elle s’intéresse depuis quelques années à la manière dont les thématiques scientifiques s’invitent dans la littérature romanesque ; son roman d’anticipation "Contre mes seuls ennemis" (2009) explore l’univers de la recherche et des labos.

Elle écrit également pour la jeunesse. En 2011, elle publie "Zqwick le robot".

Isabelle Jarry est membre du Conseil d'administration de la Mel (Maison des écrivains et de la littérature) et vice-présidente de 2011 à 2017.

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Source : http://www.actualitte.com
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Citations et extraits (89) Voir plus Ajouter une citation
cascasimir   18 août 2019
Le Jardin Yamata de Isabelle Jarry
Mr Jules, et moi, avons séjourné chez les Naruse. Le père possédait une petite fabrique de laque et la mère venait d'une famille de peintres sur soie, celles dont on fait les kimonos et les ceintures.

Ces gens, bien qu'assez modestes, vivaient dans un raffinement qui a immédiatement séduit votre grand père. Tout était beau chez eux, les objets les plus quotidiens, les cloisons peintes, les paravents, les coussins...

Leurs deux filles jouaient de la musique, Midori du "koto" et Mitsuko du "shamisen". Le soir, elles chantaient après dîner, je crois que c'est comme ça que Mr Jules est tombé amoureux.
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zang56   03 juillet 2022
Voyage au tenere de Isabelle Jarry
C'est au moment où le dîner était servi que la situation devenait intéressante. Le couvert, très simple, se composait d'une assiette creuse en fer-blanc, d'une cuillère à soupe et d'un quart. Hannibal plaçait à côté de lui une pile d'assiettes et une poignée de cuillères. Les cuillères étaient d'abord distribuées, la "botte" circulant de main en main jusqu'à épuisement du stock. Chacun devait planter le manche de la sienne dans le sable, juste en avant du tapis. Le cuisinier venait ensuite déposer devant Hannibal un grand plat creux rempli de riz ou de pâtes. Commençait alors l'opération la plus délicate. Hannibal prenait une assiette, la remplissait et la tendait à son voisin de droite, qui passait lui-même à son voisin de droite, et ainsi de suite jusqu'au milieu du cercle. La première assiette remplie, le maître de cérémonie en garnissait une autre et la tendait à son voisin de gauche, lequel répétait le mouvement jusqu'à ce que l'assiette parvienne au milieu du cercle, à côté de celle qui venait d'arriver par la droite. Hannibal remplissait tour à tour les assiettes jusqu'à ce que tout le monde soit servi.

La difficulté consistait à suivre le mouvement et à faire passer l'assiette lorsqu'elle arrivait entre vos mains, réflexe assez peu naturel, car pour peu qu'à cet instant on discutât avec son voisin (activité peu recommandée), on gardait l'assiette, sans plus se soucier de sa trajectoire, et l'on se faisait alors copieusement huer par tous ceux qui avaient suivi, et en particulier celui qui guettait de loin sa pitance et la voyait soudain lui échapper.



Page 26
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zang56   04 juillet 2022
Voyage au tenere de Isabelle Jarry
Cette caravane dans le désert était la représentation la plus dépouillée qui soit de la vie humaine, nous ne faisions que reproduire en une sublime transposition ce que nous realisions chaque jour : avancer vers un destin inconnu mais inéluctable, se rapprocher à chaque instant du terme de notre existence. Le voyage prenait l'allure d'une réduction de notre propre cheminement, incompréhensible et désespérant.



Page 84
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fbalestas   23 avril 2022
Magique aujourd'hui de Isabelle Jarry
Les heures, les jours s’écoulaient et Tim, loin de se défaire de son attachement, le consolidait et le renforçait. Il se passait aisément de son Bphone et avait renoncé sans trop de difficultés aux relations permanentes qu’il entretenait avec ses camarades et amis à travers les réseaux et les diverses messageries. Il savait qu’une alerte prévenait automatiquement, en cas de « cure », ceux qui vous adressaient des messages ou des « requests ». Il n’était pas si attaché à tout cela et, finalement, pas vraiment dépendant non plus. Il y passait d’ailleurs moins de temps que d’autres, grâce à Today en particulier, qui l’occupait et le distrayait efficacement d’une certaine solitude.

Le paradoxe était ce que ce fût « à cause » de Today qu’il se trouvait en déconnexion, car il n‘entrait pas plus d’addiction dans sa relation au petit robot que dans n’importe quel sentiment ou attachement pour ne personne chère.

Tim considérait Today comme il l’aurait fait d’un colocataire ou d’un copain : il avait, en introduisant avec son robot un dialogue que le temps enrichissait, développé une relation « humaine » avec lui, et leur compagnonnage s’apparentait à celui de deux amis proches.
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Lemna   26 septembre 2020
Le Jardin Yamata de Isabelle Jarry
Une paix régnait sur ces lieux, une paix indicible et grave, presque inquiétante à force d'intensité. Il y avait dans ce paysage à demi sauvage, habité sans l'être, un mystère puissant qui me dépassait, une sorte d'esprit flottant qui à la fois calmait et gardait en éveil. Plus encore que dans la ville je restais impressionnée par l'étrangeté dégagée. Je me sentais transportée d'enthousiasme et en même temps j'étais stupéfaite, interdite et comme repoussée aux marges d'un monde impraticable.
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gill   07 septembre 2012
George Orwell : 100 ans d'anticipation de Isabelle Jarry
C'est avec "La ferme des animaux" et surtout "1984", le plus impressionnant roman antitotalitaire jamais écrit, que George Orwell s'est fait connaître dans le monde entier.

Cet écrivain britannique a choisi de mettre la littérature au service des valeurs qu'il voulait défendre : liberté, justice et fraternité. Ses positions courageuses, sa vision lucide et son esprit critique en ont fait l'un des plus grands écrivains politiques du vingtième siècle.

Dans ce livre mi-fiction, mi-biographie, Isabelle Jarry, en hommage au créateur du novlangue, le nouveau langage du monde de "Big brother", invente les mots "orwelliens" du vingt et unième siècle. Elle imagine une chronique du futur ludique et inquiétante et nous fait également découvrir, au détour de chaque terme de son lexique d'anticipation, l'homme passionnant que fut Orwell.

Né en juin 1903, George Orwell aurait eu cent ans cette année : sa pensée et son oeuvre demeurent aujourd'hui, plus que jamais, d'une brûlante actualité.

(quatrième de couverture de "George Orwell : cent ans d'anticipation" paru chez "Stock" en 2003)
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fbalestas   22 avril 2022
Magique aujourd'hui de Isabelle Jarry
L’inaction volontaire dans laquelle étaient laissés les pensionnaires du centre pendant les premières trente-six heures avait pour but de les conduire à une « autonomie psychologique ». C’est ce que prétendait la brochure que chacun pouvait trouver dans sa chambre et lire attentivement, ainsi qu’il était conseillé de le faire sur la première page du petit fascicule. « Au terme d’une errance cérébrale qui vous obligea à rechercher en vous-même des ressources pour canaliser votre propension à vous rapprochent encore et toujours d’une machine-support, vous finirez par trouver une manière « d’être à vous » qui rendra le sevrage supportable. » Une machine-support !

Tim avait bondi en lisant ces lignes, ulcéré par le jargon des psychologiques du centre et la condescendance qu’ils manifestaient envers les connectés dont, Tim n’en doutait pas un instant, ils se servaient constamment.
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liberliger   05 novembre 2012
Théodore Monod de Isabelle Jarry
On le sait depuis longtemps, depuis toujours, on mourra seul. mais Pascal aurait pu ajouter : "On vivra seul". Car, mêmes juxtaposés, les êtres humains demeurent séparés par des cloisons qui, fussent-elles de verre, n'en sont pas moins étanches et infranchissables. On se voit, on se regarde, on se touche, on dort ensemble, mais le contact de deux épidermes ne peut rester que singulièrement superficiel. Atteint-on, au-delà de l'enveloppe, la personne, la vraie, le cœur, l'esprit, l'être ?
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pyrouette   07 octobre 2010
J'ai nom sans bruit de Isabelle Jarry
"J'habitais dans la rue, certes, mais je restais la même femme. Je n'étais pas folle, ni mal élevée, j'avais un peu de culture et je savais réfléchir, j'étais capable d'échanger des idées, à plus forte raison de banalités. Mais non, personne ne désirait bavarder avec moi. Etait-ce parce que j'étais sale ? Mal habillée ? De quoi avaient peur ceux qui se détournaient, vaguement offusqués ? Ils vivaient dans un monde et j'en étais exclue, [... ]"





"Il me restait du vocabulaire, tout de même, les mots n'avaient pas tous disparu. J'ai continué, mais en réalité je tournais en rond. J'écrivais toujours les mêmes choses, je répétais ce que je savais encore dire, m'accrochant à cet exercice sans m'apercevoir que je n'avançais pas dans le reconquête de mon vocabulaire, bien au contraire."



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Stellabloggeuse   21 octobre 2014
La voix des êtres aimés de Isabelle Jarry
Curieusement notre espèce, tout en y participant activement, est assez rétive au chaos… La nature, la vie font un gâchis énorme, se disait-il. Il y a bien une intention, mais pas de cohérence, un procédé mais pas de suivi. C’est le règne du grand n’importe quoi. L’être humain essaie de ranger, de mettre un peu d’ordre […] Evidemment, il échoue et ça le rend malheureux. Dommage qu’il ait perdu cette intelligence animale qui consiste à ne pas trop se soucier des détails et à aller de l’avant. Non, lui veut comprendre. Il n’y parvient presque jamais. C’est logique, il n’y a rien à comprendre, ou si peu.
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