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3.65/5 (sur 66 notes)

Nationalité : Belgique
Né(e) à : Bruxelles, Belgique , 1949
Biographie :

Isabelle Stengers est une philosophe belge.

Licenciée en chimie de l'Université libre de Bruxelles, lectrice de Whitehead, de Simondon et de Starhawk, collaboratrice régulière de la revue Multitudes, elle enseigne la philosophie des sciences à l'Université libre de Bruxelles. Membre du comité d'orientation de Cosmopolitiques.

Isabelle Stengers est connue pour son premier ouvrage, La Nouvelle Alliance (1979), co-écrit avec le Prix Nobel de Chimie Ilya Prigogine, consacré notamment à la question du temps et de l’irréversibilité.

Elle s'est ensuite intéressée, en faisant appel entre autres aux théories de Michel Foucault et de Gilles Deleuze, à la critique de la prétention autoritaire de la science moderne.
Elle a ensuite travaillé sur la critique de la psychanalyse et notamment de la répression, par cette dernière, de l'hypnose, rencontrant par ce biais Léon Chertok. Elle a aussi contribué au pamphlet Le livre noir de la psychanalyse. Avec un autre auteur de cet ouvrage, l'ethnopsychiatre Tobie Nathan, elle a en outre rédigé un exposé de ses idées sur la psychothérapie.

Elle se consacre depuis une quinzaine d’années à une réflexion tous azimuts autour de l’idée d’une écologie des pratiques, d’inspiration constructiviste. En témoignent les sept volumes des Cosmopolitiques, publiés aux Empêcheurs de penser en rond/La Découverte, mais aussi ces livres consacrés à la psychanalyse (La volonté de faire science, 1992), à l’hypnose (L’hypnose entre science et magie, 2002), à l’économie et à la politique (La sorcellerie capitaliste, avec Philippe Pignarre, 2005), ou encore à la philosophie (Penser avec Whitehead, 2006).

En 1990, elle est à l'origine avec Philippe Pignarre de la création de la maison d'édition Les Empêcheurs de penser en rond.
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Source : Editeur, Wiki
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Philosophe des sciences, Isabelle Stengers engage le dialogue avec deux chercheurs pour interroger l'objectivité des sciences. « L'usage dominant instaure une répartition binaire du savoir : les scientifiques disent les faits, neutres quant aux valeurs, la société décide démocratiquement de la manière d'en tenir compte. Des scientifiques minoritaires ont depuis des années mis en cause ce trop confortable état des choses, qui sert de façade à des rapports bien plus intriqués. Mais en ces temps d'urgence climatique et sociale, la façade craque de partout. Des chercheurs sortent de leur rôle assigné, “entrent en rébellion “, “ bifurquent” ou “désertent “. Ils et elles s'adressent directement tant à leurs collègues qu'aux étudiants et au public, et font exister la possibilité d'autres manières de faire science, c'est-à-dire aussi la possibilité d'une mise en démocratie active des savoirs, scientifiques ou non, qui permette de penser ensemble et d'affronter ensemble les épreuves qui nous attendent. » I.S. Retrouvez sur notre webmagazine Balises la sélection en lien avec la rencontre : https://balises.bpi.fr/quelle-philosophie-pour-le-21e-siecle/ Suivre la bibliothèque : SITE http://www.bpi.fr/bpi BALISES http://balises.bpi.fr FACEBOOK https://www.facebook.com/bpi.pompidou TWITTER https://twitter.com/bpi_pompidou

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Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
Isabelle Stengers
Les statistiques créent des probabilités ; or moi, ce qui m’intéresse, c’est le possible malgré les probabilités
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Un livre sans sève, c'est un livre dont on peut dire qu'on a appris des choses, mais sur le mode de l'information. Ce sont des livres qui ne m'ont pas nourrie.
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La fable du douzième chameau raconte qu’un vieux bédouin, sentant sa fin prochaine, appela à lui ses trois fils, pour partager entre eux ce qu’il lui restait de biens. Il leur dit : Mes fils, je lègue la moitié de mes biens à l’aîné, le quart au second, et toi, mon dernier, je t’en donne le sixième. A la mort du père, les fils se trouvent bien perplexes car les biens du père n’étaient autres que onze chameaux. Comment partager ? La guerre entre les frères semblait inévitable. Sans solution, ils se rendirent au village voisin, quérir les conseils d’un vieux sage. Celui-ci réfléchit, puis hocha la tête : Je ne peux pas résoudre le problème. Tout ce que je peux faire pour vous, c’est vous donner mon vieux chameau. Il est vieux, il est maigre et plus très vaillant, mais il vous aidera peut-être. Les fils ramenèrent le vieux chameau et partagèrent : le premier reçut alors six chameaux, le second trois et le dernier deux. Restait le vieux chameau malingre qu’ils purent rendre à leur propriétaire

le douzième chameau a redéployé le problème en faisant exister l’inconnue que sa formulation dissimulait. Partager un héritage selon des proportions déterminées demande que la somme des parts proportionnées soit égale à l’héritage. Mais cela ne prescrit pas ce sur quoi doit porter le calcul des proportions.
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L’intuition, l’imagination selon Einstein ; « Mais il faut s’arrêter un instant, et reconnaître que ce mode de caractérisation de l’invention d’Einstein ne correspond pas du tout à la manière dont Einstein lui-même définit la démarche du scientifique. Einstein, nous l’avons déjà souligné, s’oppose aux lectures empiriques et hypothético-déductives de la science, mais ce n’est pas pour leur substituer une référence à un dispositif technique tel que celui qui permet de régler la circulation sur le réseau ferroviaire. Il s’agit pour lui d’affirmer la liberté créatrice de l’homme de science par rapport aux faits, aux phénomènes dont il a à rendre compte : aucun chemin logique n’existe entre les « faits » et l’idée théorique à partir de laquelle ils prendront sens ; seules l’intuition, l’imagination mathématique sont susceptibles de créer, par un miracle que nous ne pouvons comprendre, une construction conceptuelle qui traduise la vérité objective du monde et nous permette de comprendre ce que nous observons. L’intuition, pour Einstein, a les traits d’une opération de divination ; elle confère son identité à la physique : quête d’une image fidèle du monde, tel qu’il existe indépendamment de celui qui observe, tel qu’il ne peut être conçu par un acte d’affranchissement par rapport aux données qui nous situent et nous contraignent .
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Isabelle Stengers
« La science est balbutiante
face aux enchevêtrements du vivant »
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Cela les différence donc des formulations généralement reconnues comme scientifiques ou rationnelles, qui exigent qu'une bonne définition se conserve quelque que soient les circonstances, qu'une bonne explication soit valable à toute échelle. C'est ce que Anna Tsing nomme l'impératif de scalabilité. [...] Mais, en écologie, elle signifie un ravage. Le premièr exemple qu'Anna Tsing donne d'une telle opération, c'est le modèle de la plantation, avec ces monocultures et ses esclaves eux-mêmes séparés de leur culture et de leurs langues, extraits de leur mondes, sans passé ni avenir. Mais le modèle s'est étendu partout, à l'usine où nul ne doit faire d'histoire et a l'école par exemple où les savoirs sont formatés pour permettre une "évaluation objective". Cela permet des modes de gestion indépendants de l'échelle, des circonstances et des histoires, qui sont Indifférents aux relations qui peuvent se tisser, ou alors carrément ostiles.
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Ne jamais oublier que ce monde oblige à lutter, que rien n’y est "normal", et ne jamais arrêter de penser ensemble, de cultiver l’insoumission, y compris à nos propres évidences, les unes avec les autres, par les autres et grâce aux autres, n’est-ce-pas d’ailleurs le sens même de cette aventure sans cesse à reprendre qu’est le féminisme ?
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Revenons au moment du déclic. ce qui se produit est un phénomène que Koestler nomme bissociation : une synthèse intuitive immédiate entre deux zones du sens ou matrices. les deux matrices étaient données mais distantes : soit dans l’espace des disciplines, soit même dans le temps ; c’est l’intuition qui les saisit ensemble et qui (visuelle en cela) perçoit entre elles un rapport analogique qui n’avait pas encore été dégagé. Le saut dramatique qu’est le rapprochement est l’acte même de la créativité .
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Ce discours sur la rationalité scientifique, s’il domine encore implicitement les modes de transmission du savoir, est aujourd’hui discrédité tant par un grand nombre des acteurs qu’il est censé décrire -et notamment les physiciens les plus renommés- que par les historiens des sciences. L’énoncé d’une théorie apparaît désormais comme un acte d’invention, hautement singulier. Invention ne signifie certes pas ici arbitraire .
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On ne trouvera chez Kuhn ni le récit d’une ascèse de la raison, ni l’opposition absolue entre science et opinion. Une science, lorsqu’elle se fonde, ne se détache pas sur un fond d’erreur, elle découvre un mode de conceptualisation capable de créer l’unanimité, ce que Kuhn appelle un « paradigme ».
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