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Note moyenne 3.86 /5 (sur 438 notes)

Nationalité : Italie
Né(e) à : Trieste , le 19/12/1861
Mort(e) à : Motta di Livenza , le 13/09/1928
Biographie :

Italo Svevo, pseudonyme de Ettore Schmitz, né Aron Hector Schmitz, est un écrivain italien.

Fils d'un père juif allemand et d'une mère italienne, issue de la communauté juive de Trieste, il est envoyé à l'âge de 12 ans, avec ses frères Adolfo et Elio dans un internat à Segnitz, près de Wurtzbourg, en Bavière. Il apprend la langue allemande, et découvre les penseurs allemands, notamment Arthur Schopenhauer.

Il interrompt des études de commerce en Allemagne pour revenir dans sa ville natale quand son père fait faillite. En 1880, il doit entrer comme employé à la succursale de la banque Union de Vienne, où il demeurera dix-huit années.

Ses deux premiers romans, "Una Vita" en 1892 et "Senilità" en 1896 passent relativement inaperçus. Déçu, Svevo abandonne ses velléités littéraires pendant près de vingt ans et se consacre à sa carrière. En 1896, il épouse une cousine éloignée, Livia Veneziani, qui restera la compagne de toute sa vie, et devient père.

En 1899, il abandonne son emploi à la banque pour entrer dans une firme qui fabrique des peintures pour coques de navire. Cette nouvelle situation l'amène à faire de nombreux voyages.
Il fait pendant cette période des rencontres d’une importance capitale. C'est en 1903, à Trieste, qu'il rencontre James Joyce, qui enseignait alors l'anglais à l'école Berlitz.

Au cours de la Première Guerre mondiale, il lit les œuvres de Sigmund Freud, dont il traduit "La Science des rêves", et s'intéresse de très près à la psychanalyse et à ses problèmes. Cette influence apparaît nettement dans son troisième roman, "La Conscience de Zeno" (1923), qui ne connaît également qu'un succès très limité à sa sortie.

Mais désormais le climat dans lequel se développe la littérature européenne s'est profondément modifié. Aussi la "découverte" de l'écrivain, son apparition soudaine sur la scène littéraire internationale, sont un fait accompli lorsque à la fin de 1925 et au début de 1926, Eugenio Montale en Italie et des italianisants distingués, tels que Benjamin Crémieux et Valéry Larbaud en France, conseillés tous deux par Joyce, parlent en termes hautement élogieux de son œuvre.

Les écrits plus anciens de Svevo sont réédités et enfin appréciés. Il s’attelle à la rédaction du "Vieillard", qu’il n’aura pas le temps d’achever. Il meurt des suites d'un accident d'automobile à Motta de Livenza (Trévise), à l'âge de 67 ans.

Grand fumeur, il a fumé soixante cigarettes par jour pendant toute sa vie. Il a laissé d'aille
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Source : livres.fluctuat.net
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Avez-vous lu Italo Svevo ? Dimanche 15 décembre à 11h Avec : Maurizio Serra, diplomate et écrivain À l?occasion de la parution de son essai, Italo Svevo, ou l?antivie (Grasset). Une rencontre animée par Alexis Lacroix ENTRÉE LIBRE ET GRATUITE Les séminaires de La Règle du jeu Tous les dimanche à 11h, au cinéma Saint-Germain 22 rue Guillaume Apollinaire Paris 6ème. Métro : Saint-Germain-des-Prés Renseignements ou inscription à la newsletter : redaction@laregledujeu.org Avec le soutien de Pierre Bergé et de la fondation André Levy
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Citations et extraits (190) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-B   18 novembre 2014
Les Colères de Giuliano de Italo Svevo
GIULIANO : Est-il besoin de parler pour offenser ? Il y a des silences plus offensants que les mots ou les gestes agressifs.



Scène 5.
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Nastasia-B   17 novembre 2014
Les Colères de Giuliano de Italo Svevo
GIULIANO : Ici, il y a des personnes qui ont des droits et d'autres qui ont des devoirs. Que chacun reste à sa place. Qui a des droits les revendique et qui a des devoirs les accomplisse. Mais moi, mon droit, je ne l'entends pas comme, peut-être, vous l'entendez, vous.



Scène 5.
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Nastasia-B   24 novembre 2014
Les Théories du Comte Alberto de Italo Svevo
ANNA : Les savants prétendent que si les parents se conduisent mal, les enfants se conduiront mal aussi. Mais moi, comment pourrais-je faire de fausses lettres de change quand je ne sais même pas en faire de vraies ? Quand je n'en ai même jamais vu.

LORENZO : Mais Alberto ne dit pas que si un membre d'une famille se conduit mal, il en résulte nécessairement que son descendant commettra la même mauvaise action. Il aura seulement la même tendance à faire le mal. Ce sont des théories fausses, qui servent à occuper les oisifs que sont les savants. Mais eux y croient.



Acte I, Scène 8.
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Sachenka   04 janvier 2019
Senilità de Italo Svevo
Quand une fille permet à un jeune homme de lui dire qu'il l'aime, elle est déjà sienne et elle n'est plus libre.
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Nastasia-B   20 novembre 2014
Les Colères de Giuliano de Italo Svevo
GIULIANO : N'importe quelle autre femme m'aurait pardonné, m'aurait supporté, parce que j'étais un bon mari pour tout le reste. Est-ce que je vous ai jamais laissée manquer de rien ? Est-ce que je n'ai pas fait tout ce que j'ai pu pour tirer de la misère, de la misère — je dis bien — votre famille aussi ? Et après tous les bienfaits que vous avez reçus de moi, pensez-vous que vous aviez le droit de vous indigner pour un mot de travers, pour un geste un peu brusque ? Vous n'en aviez pas le droit ! c'est moi qui vous le dis ! Votre devoir aurait été de baiser la poussière sous mes pas.

LUCIA : Il est certain qu'avec cette idée que vous vous faites de mes devoirs conjugaux, notre union n'aurait jamais pu être heureuse.



Scène 9.
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santorin   02 septembre 2019
Senilità de Italo Svevo
Un soir que Balli avait rendez-vous - avec une femme probablement - il résolut de rester avec sa sœur. Puis il trouva pénible ce tête à tête et ce silence qui régnait si souvent entre eux, condamnés qu'ils étaient à taire ce qui occupait le plus leur esprit. Il prit son chapeau pour sortir.

- Où vas-tu ? demanda-t-elle, sans cesser de tambouriner du bout de son couteau sur son assiette, la tête abandonnée sur un bras.

C'en fut assez pour que le courage de s'en aller lui manquât. Ces heures déjà si douloureuses à passer ensemble, que seraient-elles pour Amélie toute seule ?

Il jeta son chapeau et dit :

- Je voulais promener un peu mon désespoir.
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Nastasia-B   14 décembre 2014
Le Voleur dans la Maison de Italo Svevo
IGNAZIO : Qu'est-ce que j'ai fait ? Des peccadilles, et il a fallu votre jalousie pour que vous vous en offensiez. Un homme est un homme au bout du compte, et votre tort a été de me croire fidèle.



Acte IV, Scène 9.
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Nastasia-B   27 novembre 2014
Les Théories du Comte Alberto de Italo Svevo
LORENZO : Tu es assez stupide pour croire réelles les chimères de cette sorte de nouveaux prophètes qui prospèrent sous le nom d'hommes de science.



Acte II, Scène 5.
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Nastasia-B   28 novembre 2014
Les Théories du Comte Alberto de Italo Svevo
ALBERTO : Je te la demande officiellement en mariage. Je n'ai aucun parent qui puisse le faire pour moi. Pas même un ami intime. Pardonne-moi si je ne te la demande pas selon toutes les règles de l'étiquette, mais je te la demande de tout mon cœur.

LORENZO : Moi, je n'ai rien contre. Mais laisse-moi te poser une question ! Depuis combien de temps connais-tu ma pupille ?

ALBERTO : Depuis un mois.

LORENZO : Et tu es déjà assez sûr d'elle, de toi, pour engager ta vie entière.

ALBERTO : Absolument sûr ! Ces trente jours ont été bien employés. Je ne suis pas un gamin ! Avec tout l'amour que j'ai ici (il montre son cœur) et là (il se touche le front), tout en moi reste froid, tranquille ; je pense comme j'ai toujours pensé devant tous les phénomènes de la vie. J'ai tout calculé avec autant de froideur que si la chose ne m'avait pas concerné.



Acte I, Scène 6.
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Nastasia-B   19 décembre 2014
Théâtre complet I : Les Colères de Giuliano, Les Théories du comte Alberto, Le Voleur dans la maison de Italo Svevo
CARLA : Tu sais pourquoi elle est si insolente ?

ELENA : Pourquoi ?

CARLA : Parce que lui...

ELENA : Ça va, j'ai compris ! Ces maris !

CARLA : Deux ou trois fois, je l'ai vu plaisanter avec elle ! Je n'y prêtais pas vraiment attention mais, il y a huit jours, j'ai voulu la renvoyer et il s'y est opposé.

ELENA : Qu'est-ce qu'il t'a dit ?

CARLA : Que j'étais une sotte ! Qu'à changer de domestique, on ne peut que tomber plus mal. Et beaucoup d'autres choses, dont pas une ne disait la vraie raison pour laquelle il voulait qu'elle reste ! [...] Lundi, je ne sais pas pourquoi, je me suis encore disputée avec Emilia et j'ai fini par la renvoyer. Mardi, il a fait si bien que j'ai dû aller lui demander moi-même des rester ! Les hommes n'ont pas à se mêler de ces choses-là, d'habitude, et tu comprends bien que, s'ils le font, il y a une raison !

ELENA : Eh ! je comprends ! Tu fais bien de la renvoyer, tu fais bien, mais tu fais mal de te mettre en colère parce que ça n'en vaut vraiment pas la peine.

CARLA : Ça n'en vaut pas la peine ! Eh ! je comprends ! pour toi qui n'aimes pas ton mari, ce genre de choses n'aurait aucune importance !

ELENA : Tu fais bien d'aimer ton mari, encore que... mais bon, ça n'a rien à voir.



LE VOLEUR DANS LA MAISON : Acte II, Scène 2.

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