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Citations de Jackie Copleton (124)


babounette   24 août 2018
La Voix des vagues de Jackie Copleton
page 173
Comment lui dire que je savais qu'elle était morte tant je sentais le vide d'elle, cette vacuité au fond de moi, là où une mère porte l'âme de son enfant ?
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fanfanouche24   21 février 2017
La Voix des vagues de Jackie Copleton
Endurance

L'anthropologue Ruth Benedict a un jour déclaré que le fondement de la culture japonaise est la honte et celui de la culture américaine, un certain sens du péché ou de la culpabilité. Dans une société dont la honte est la pierre d'achoppement, perdre la face équivaut à avoir un ego détruit. Par exemple, jadis, les guerriers samouraïs étaient des hommes fiers. Lorsqu'ils étaient trop pauvres pour se payer un repas, ils gardaient un cure-dent aux lèvres pour montrer aux yeux du monde qu'ils venaient de manger. (p. 11)
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sagesse66   31 mai 2019
La Voix des vagues de Jackie Copleton
Malgré la distance, ................ j'étais suffisamment près pour savoir qu'il s'agissait du bruit qui accompagne la fin de toute existence.
Jamais encore, je n'en avais entendu de semblable.
J'eus l'impression que le coeur du monde venait d'exploser.
Certains allaient le décrire par la suite comme un bang, mais il ressemblait plus au fracas d'une porte se rabattant violemment sur ses gonds ou à la collision de plein-fouet d'un camion-citerne et d'une voiture.
Il n'existe pas de mot pour ce que nous avons entendu ce jour-là.
Il ne doit jamais y en avoir.
Donner un nom à ce son risquerait de signifier qu'il pourrait se reproduire.
Quel terme serait à même de capturer les rugissements de tous les orages jamais entendus, tous les volcans, tsunamis et avalanches jamais vus en train de déchirer la terre et d'engloutir toutes les villes, sous les flammes, les vagues, le vent ?
Ne trouvez jamais les termes adéquats capables de décrire une telle horreur de bruit ni le silence qui s'était ensuivi...
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fanfanouche24   02 mars 2017
La Voix des vagues de Jackie Copleton
Le vent

Kaze : le vent aussi bien que la pluie sont plus que de simples phénomènes naturels pour les japonais. Il existait une ancienne croyance selon laquelle le vent était créé par les allées et venues de dieux invisibles. En conséquence chez les anciens, tous les vents, hormis les mauvais et les méchants, étaient littéralement -kamikaze- (vents divins) (p. 315)
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fanfanouche24   22 février 2017
La Voix des vagues de Jackie Copleton
Partager un parapluie

Al-ai-gasa : à l'époque féodale, hommes et femmes en relations intimes n'étaient pas censés se montrer proches l'un de l'autre en public, sans même parler de bras entrelacés ou de mains tenues. Une des rares occasions où ces gestes étaient permis étaient les jours de pluie, quand ils pouvaient jouir de l'intimité d'un parapluie partagé. En conséquence, si un homme proposait un parapluie à une femme, son geste était souvent interprété comme l'expression implicite de son amour pour elle. Depuis lors, un homme et une femme amoureux se décrivent comme partageant un parapluie. (p. 141)
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Jackie Copleton
fanfanouche24   23 février 2017
Jackie Copleton
Saashi: ce mot peut se traduire librement par"compréhension", "sensibilité", "considération". Au japon, il s'agit d'un concept important régissant les rapports entre individus. En termes de modestie et de sincérité, deux principes que les Japonais estiment particulièrement, parler de soi directement n'est pas bien vu. On attend des gens qu'ils devinent ce que les autres ont l'intention de dire. S'ils ne sont pas suffisamment perceptifs et osent poser des questions indiscrètes sur des points restés en suspens, ils sont considérés comme grossiers [La Voix des vagues, Les escales, 2017]

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jeunejane   16 juillet 2018
La Voix des vagues de Jackie Copleton
- Moi aussi, vous auriez dû me voir,quand j'étais jeune dit la vieille en riant. Ce corps que j'avais.
..
- A l'époque, les hommes, et ils étaient nombreux, attendaient leur tour pour venir frapper à la porte de mon père, avec des cadeaux, des demandes en mariage, des larmes et des poèmes. Oh, tellement de poèmes. Et toujours quelques abominables haïkus. Il était obligé de les chasser à coups de balai. c'est vrai.
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fanfanouche24   23 février 2017
La Voix des vagues de Jackie Copleton
Comment lui dire que je savais qu'elle était morte tant je sentais le vide d'elle, cette vacuité au fond de moi, là où une mère porte l'âme de son enfant ? (p. 161)
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jeunejane   17 juillet 2018
La Voix des vagues de Jackie Copleton
Je le regardai rentrer dans la chambre, étourdie par la fièvre et ébranlée par sa présence. Je détestais l'idée qu'il me voie aussi faible. Comment osait-il introduire son chagrin dans notre maison sans y avoir été invité ? Qui était-il pour la pleurer en ce lieu ?
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Cannetille   21 mai 2020
La Voix des vagues de Jackie Copleton
Vous ne devez pas gâcher vos talents d’artiste. C’est tellement beau de pouvoir montrer au monde la façon dont vous le voyez, ses ombres, ses lumières et les espaces entre les deux. Des détails qui nous échappent dans la vie quotidienne. L’art nous rappelle tout ce que nous n’avons pas le temps de voir.
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le_Bison   27 octobre 2020
La Voix des vagues de Jackie Copleton
Même la douceur de la pénombre ne parvenait pas à déguiser ses cicatrices.
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jeunejane   13 juillet 2018
La Voix des vagues de Jackie Copleton
Kodakara : comme le dit un poète japonais du VIIIe siècle, il n'est pas de trésors plus précieux que les enfants. Selon les croyances populaires japonaises, les enfants sont des cadeaux du paradis, et ceux qui sont âgés de moins de sept ans méritent une attention particulière. Ces croyances ont une profonde influence sur leur éducation, avec pour résultat une relation étroite entre mère et enfant.
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fanfanouche24   24 février 2017
La Voix des vagues de Jackie Copleton
Vous ne devez pas gâcher vos talents d'artiste. C'est tellement beau de pouvoir montrer au monde la façon dont vous le voyez, ses ombres, ses lumières et les espaces entre les deux. Des détails qui nous échappent dans la vie quotidienne. L'art nous rappelle tout ce que nous n'avons pas le temps de voir. (p. 199)
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kuroineko   26 novembre 2018
La Voix des vagues de Jackie Copleton
- Yuko et Hideo sont-ils morts pour une raison, pour que la guerre puisse se terminer? insistai-je.
- Ils sont morts parce que nos ennemis disposaient de plus grosses bombes, ils sont morts parce que l'Amérique a voulu donner une leçon au monde, ils sont morts parce qu'ils n'ont aucune importance.
- Pour nous, ils étaient importants.
Il sécha son verre en faisant la grimace.
- Nous non plus, nous n'avons pas d'importance, Ama, tu ne comprends donc pas?
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le_Bison   04 novembre 2020
La Voix des vagues de Jackie Copleton
Je relevai une seconde les yeux vers une photographie au mur encadrée de bois noir. Le soleil en avait blanchi les silhouettes mais on distinguait toujours Hideo en uniforme d’écolier, debout entre ses parents, Yuko et Shige. Le 9 août, chaque année, Kenzo sortait son meilleur pur malt importé d’Ecosse, en préparation de cette journée. A mesure qu’elle s’écoulait, nous faisions un sort à la bouteille, son goût tourbé persistant sur nos langues, pendant que mon mari créait de nouvelles destinées à notre petit-fils. Certaines années, il en faisait un marin, d’autres un homme de loi, parfois même un poète vivant dans les montagnes. Il était beau, gentil, plein d’esprit. Il avait un bataillon d’enfants solides ou une maîtresse en France. Sa vie était joyeuse, exotique, pleine d’aventures. L’homme à ma porte ne cadrait guère avec cette image de film familial. Ce n’était pas la fin que je voulais pour aucun d’entre nous. Ce n’était rien d’autre qu’un monstre, un de plus, sorti des décombres de Nagasaki.
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le_Bison   26 octobre 2020
La Voix des vagues de Jackie Copleton
J’eus l’impression que le cœur du monde venait d’exploser. Certains allaient le décrire par la suite comme un bang mais il ressemblait plus au fracas d’une porte se rabattant violemment sur ses gonds ou à la collision de plein fouet d’un camion-citerne et d’une voiture. Il n’existe pas de mot pour ce que nous avons entendu ce jour-là. Il ne doit jamais y en avoir. Donner un nom à ce son risquerait de signifier qu’il pourrait se reproduire. Quel terme serait à même de capturer les rugissements de tous les orages jamais entendus, tous les volcans, tsunamis et avalanches jamais vus en train de déchirer la terre et d’engloutir toutes les villes sous les flammes, les vagues, les vents ? Ne trouvez jamais les termes adéquats capables de décrire une telle horreur de bruit ni le silence qui s’était suivi.
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lenoute   26 janvier 2020
La Voix des vagues de Jackie Copleton
Je l'ai écouté parler. j'aimais sa voix grave, son débit régulier. j'aimais la façon dont le grain de beauté qu'il avait au menton bougeait au rythme de ses paroles. J'aimais la façon dont il abritait ses yeux de soleil.
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le_Bison   06 novembre 2020
La Voix des vagues de Jackie Copleton
Je me revis nue tandis qu’il versait du saké mêlé de paillettes d’or sur mon corps au point que mes tétons jaunes scintillaient comme des grains d’or dans la chambre. Je le sentis me lécher jusqu’à la dernière goutte et me répéter que j’étais son chrysanthème en faisant couler le liquide glacé sur mon échine avant d’ouvrir mon corps en douceur.
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isanne   05 octobre 2020
La Voix des vagues de Jackie Copleton
Il vaut mieux que les secrets restent ce qu'ils sont, des secrets. Le passé est le passé. Rien de bon ne peut sortir de ce ratissage de charbons déjà consumés.
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babounette   24 août 2018
La Voix des vagues de Jackie Copleton
Page 33
Kodakara : comme le dit un poète japonais du VIII ème siècle, il n'est pas de trésor plus précieux que les enfants. Selon les croyances populaires japonaises, les enfants sont des cadeaux du paradis, et ceux qui sont âgés de moins de sept ans méritent une attention particulière. Ces croyances ont une profonde influence sur leur éducation, avec pour résultat une relation étroite entre mère et enfant.
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