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Note moyenne 3.96 /5 (sur 151 notes)

Nationalité : France
Né(e) le : 21/12/1963
Biographie :

Jacky Durand est journaliste au service Société de Libération la semaine et chroniqueur gourmand le week-end.

Depuis des années il sillonne la France des terroirs pour ses savoureuses chroniques culinaires dans Libération ("Tu mitonnes") et tous les samedi matin sur France Culture ("Les mitonneries de Jacky").

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LES INDISPENSABLES DE LA SEMAINE 23-03-20
Citations et extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
Ladybirdy   18 juin 2019
Les recettes de la vie de Jacky Durand
Un jour, un représentant est passé, il t’a fait l’article pour des frites précuites qui te feraient gagner du temps. Tu l’as regardé comme s’il tombait de la lune : « Pour moi, des frites, c’est des patates, un couteau, de l’huile, une friteuse et du sel. Point barre. »
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Linka16   26 mai 2020
Les recettes de la vie de Jacky Durand
Dans chaque page, il y a de toi. De ta première Gitanes du matin en buvant ton broc de café ; de tes humeurs sans paroles que seul Lucien savait décrypter ; de ta générosité qui fait que tu n'as jamais été riche ; de ton humilité à t'effacer derrière tes assiettes ; de ton talent à sauver un service quand tout le monde voulait manger en même temps ou qu'un plat faisait défaut ; de cette imagination invisible qui t'inspirait une recette avec trois fois rien ; de ton respect de tous les ingrédients, de la miette de pain à la morille ; de ton opiniâtreté à fricasser de 7 heures à 23 heures sans jamais te plaindre.
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Linka16   24 mai 2020
Les recettes de la vie de Jacky Durand
Mais il y a toujours du rab de frites pour les étudiants fauchés. Tu n'as jamais été riche mais tu n'as jamais compté pour ceux sans le sou.
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hcdahlem   10 mars 2017
Marguerite de Jacky Durand
Marguerite descend de l’estrade par une petite échelle de bois, sa main droite serrant le haut de sa robe sous son menton. De profil, elle ressemble à l’un de ces grands oiseaux charognards qui ont le cou et la tête déplumés.

Pour la photo, on la fait mettre à genoux à l’avant d’une rangée d’hommes, plutôt jeunes, dont certains portent cartouchières et fusils. Ils sourient, insouciants comme des conscrits avant les classes. Un morceau de carton passe de main en main provoquant l’hilarité. On le place bien en vue devant les deux femmes afin qu’on puisse y lire les mots de « collaboratrices horizontales » peints en blanc. (p. 12-13)
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Linka16   26 mai 2020
Les recettes de la vie de Jacky Durand
Tu vois, mon frère a fait la guerre avec les Arabes, moi contre, va comprendre.
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saphoo   30 mai 2019
Les recettes de la vie de Jacky Durand
Je découvre que les sentiments peuvent s'échapper sur la pointe des pieds sans vous fracasser le cœur.
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hcdahlem   30 avril 2019
Les recettes de la vie de Jacky Durand
Pour étouffer la douleur, je sors ton cahier de recettes. Je l’ai récupéré dans le tiroir de la table de nuit de maman avant que Nicole s’installe dans votre chambre. Je le feuillette souvent sous les draps. Pas tant pour lire les recettes que pour retrouver maman à travers son écriture. Je m’attarde sur chacune des lettres, imaginant le grain de beauté sur son doigt alors qu’elle tient son crayon. Elle a une façon bien à elle de former les "e". Elle les termine par un trait qui se jette dans le vide au lieu de s’arrondir. "C’est mon côté rebelle", m’avait-elle dit en riant. 
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Olivia-A   17 avril 2019
Les recettes de la vie de Jacky Durand
Avec Amar, j'apprends que la cuisine peut être à la croisée de tous les chemins. Il me fait cuisiner la saucisse de Morteau en cassoulet avec les épices de sa mère ; m'apprend à préparer la graine de couscous pour accompagner le boeuf bourguignon ; me fait découvrir sa recette de pastilla de canard à l'orange. Quand je noue mon tablier de commis, je ne sais jamais si je vais avoir droit à une leçon de choses sur son eau de fleur d'oranger ou à son interprétation des patates en cocotte qu'on dirait sorties d'une cuisine vosgienne et qu'il enlumine avec le curcuma. Chez lui, l'épice n'est pas la cerise sur le gâteau, elle raconte l'histoire d'hommes qui vivent entre la rue Battant et l'autre côté de la Méditerranée. Amar rigole de ceux qui n'ont toujours pas compris : "Quand je suis au bled, on me dit : "Tu fais des pizzas", et quand je suis ici, on me dit :"Tu fais du couscous."" De lui, Agrîn dit qu'il est comme le figuier : il grandit sans jamais renier ses racines tentaculaires.
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motspourmots   29 janvier 2017
Marguerite de Jacky Durand
La guerre va frapper à leur porte, Marguerite le sait, Pierre sait qu'elle sait mais ils n'en parlent pas. Le silence est la plus supportable des complicités
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hcdahlem   30 avril 2019
Les recettes de la vie de Jacky Durand
INCIPIT

Je n’en finis pas de fixer tes mains sur la couverture de l’hôpital. Elles sont diaphanes comme du papier de soie. On dirait des racines échouées dans le lit d’un ruisseau. Moi qui les ai connues si vives et chaleureuses, même esquintées de la paume à la pulpe de l’index. Tu disais en riant que tu étais « le roi des brûlures ». Tu avais beau avoir toujours un torchon coincé dans ton tablier, tu l’oubliais au moment du coup de feu pour empoigner trop vite ces poêles dans lesquelles tu retournais avec les doigts les côtes de veau et les filets de perche. Et tu te brûlais sans rien dire, maintenant quand même tes mains dans l’huile bouillante ou démoulant tes gâteaux au sortir du four.

Tu disais qu’une brûlure chassait l’autre, que tu tenais ça du vieux boulanger qui t’avait appris, gamin, à faire du pain. Et tu riais quand je touchais tes cicatrices calleuses. J’aimais aussi jouer avec la dernière phalange de ton index, noueuse comme un cep de vigne, et je voulais que tu me racontes encore l’histoire de sa difformité. Tu me disais que tu n’étais alors guère plus âgé que moi. Tu étais assis à la table où ta mère venait de poser son hachoir pour préparer une terrine. Il te fascinait, cet engin en fonte dont tu avais le droit de tourner la manivelle tandis que ta mère y introduisait des morceaux de porc. Sauf qu’un jour, alors qu’elle était partie, tu avais mis ton index dans le hachoir. Il avait fallu chercher le docteur à pied sur la grand-route puis revenir avec lui dans sa carriole. Le toubib avait observé ton doigt. C’était encore l’époque où il était inconcevable de poser une question à un médecin. Il avait ordonné à ton père de tailler deux planchettes dans un morceau de peuplier. Tu avais serré les dents quand il les avait plaquées sur ton doigt. Puis il les avait maintenues avec des bandes taillées dans une ceinture en flanelle de ton père. Il avait dit qu’il reviendrait dans un mois.

Quand il avait ôté l’attelle, ton index était tout rose avec la dernière phalange pointant vers la gauche. Le docteur avait dit que ton doigt était sauvé mais que tu serais peut-être recalé au service militaire. Ton père avait froncé les sourcils en déclarant que tu ferais ton armée comme tout le monde. Et toi, tu secouais la tête en me racontant cela et en soupirant : « S’il avait su que je ferais vingt mois d’Algérie. » Tu continuais de gratter le fond des casseroles avec l’ongle de ton doigt difforme, tu disais qu’il était bien pratique pour récurer des endroits difficiles d’accès.

Je me souviens de ton index posé sur le dos d’un couteau, sur une poche de pâtissier. Tu t’appliquais comme si tu étais en train de passer ton CAP. Là, tout de suite, je le soulève, il me semble léger et minuscule comme un os de poulet de batterie. J’ai souvent eu envie de tordre ta phalange pour tenter de la remettre droite. L’idée même de ce geste m’a toujours terrifié. Non, je ne peux pas te faire cela. Et quand bien même tu serais déjà mort, je ne le ferais pas. Parce que je suis toujours hanté par cette histoire qu’on se racontait gosses à l’école primaire. Une histoire de croque-mort. Lors d’une toilette mortuaire, le père d’un copain avait tenté de redresser la jambe d’une défunte atrophiée par un cancer. Le membre avait cassé, le croque-mort avait été viré.
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