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Note moyenne 3.99 /5 (sur 133 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Brou-sur-Chantereine, Seine-et-Marne , le 18/10/1940
Mort(e) à : Paris , le 06/04/2018
Biographie :

Jacques Higelin est un auteur-compositeur-interprète et comédien français, né de père alsacien et de mère belge.

Musicien éclectique, il est capable de passer du piano à l'accordéon, de l'harmonica à la guitare…

En 1959, comédien sur le tournage du film d'Henri Fabiani Le Bonheur est pour demain, il rencontre Irène Lhomme qui devient sa maîtresse -ils publieront leur correspondance en 1987 sous le titre "Lettres d'amour d'un soldat de vingt ans".

Il devient alors, dans les années qui suivent, un des chanteurs rock les plus populaires, notamment grâce à des prestations scéniques où il se donne à fond et atteint souvent une rare communion avec le public.

Il est le père du chanteur Arthur H, du comédien Kên Higelin et de la chanteuse Izïa Higelin.

L'année 2015 marque le 50e anniversaire de carrière de Jacques Higelin. Ce 12 octobre paraissent aux éditions Fayard ses mémoires, écrits avec Valérie Lehoux et intitulés Je vis pas ma vie, je la rêve.

Avec la disparition de Jacques Higelin, mort vendredi 6 avril 2018 à Paris, la scène musicale française perd un personnage engagé et atypique, un poète fantasque de la chanson française.
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Source : Le monde
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La rousse au chocolat.


Citations et extraits (99) Voir plus Ajouter une citation
carre   07 février 2016
Je vis pas ma vie, je la rêve de Jacques Higelin
Ceux qui ont peur de mourir, on souvent peur de vivre. Ils respirent prudemment en attendant la fin.
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le_Bison   13 novembre 2013
Lettres d'amour d'un soldat de vingt ans de Jacques Higelin
AVANT-HIER c’était l’anniversaire de notre amour !

Je ne me souviens plus de cette première nuit.

Je me souviens du bar, du boulevard, du baiser. Après nous avons marché. Je me souviens que je ne t’ai pas aimée, durant notre nuit. J’ai commencé à t’aimer lorsqu’au matin je t’ai vue partir. Là, je me rappelle notre gêne.

Je crois que mon premier sentiment était de vous avoir blessée. Et le respect qui m’est venu pour vous, c’était le commencement de l’amour.

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Jacques Higelin
TerrainsVagues   31 janvier 2020
Jacques Higelin


Sept minutes de beau... https://www.youtube.com/watch?v=Vtq4ojhestE



Ballade pour Izia.



Peut-être ce qui m'attire en toi, tire en toi

N'est rien que l'autre versant de moi, sang de moi

Où m'attendait la jouvencelle

Cachée derrière les portes

Les portes du ciel



Rien de tout ce qui m'inspire en toi

Pire en toi

N'est plus doux que le grain

De ta peau, de ta voix

Dont la magie providentielle

M'ensorcelle et m'escorte

Jusqu'aux portes du ciel



D'où, d'où, d'où viens-tu?

Oh, ma tendre merveille

Mon amour absolu

Bercée par le flot des sortilèges

Et des rêves étoilés

Sous le grand manège enchanté



Peut-être

Ce qui me relie à toi, lie à toi

N'est autre que ce cordon de soie, don de soi

Que tu m'enroules autour du cœur

Pour l'empêcher de courir

Se faire prendre ailleurs



Et si tout ce que j'adore en toi, dort en moi

Je veux que tu le réveilles en moi, veille en toi

Pour que de la terre au soleil

Des pluies de nos caresses

Naisse un bel arc-en-ciel



D'où, d'où, d'où viens-tu

O ma tendre merveille

Mon amour absolu?

Bercée par les sortilèges et les rêves étoilés

Sous le grand manège enchanté



Peut-être ce qui m'attire en toi, tire en toi

N'est autre que le sourire en moi, rire en toi

Du petit esprit malicieux

Qui lance des étincelles

Dans le ciel de tes yeux
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Jacques Higelin
Ziliz   06 avril 2018
Jacques Higelin
Allez, approchez, n'ayez pas peur !

Allez roulez, roulez, roulez, roulez jeunesse !



Ah la la quelle vie qu'cette vie

Ah la la quelle vie qu'on vit là...



Des pions, des j'tons, des trous dans la gamelle

Des r'tours de manivelle pour les gras du bidon

Des flaques et des plaques d'immatriculation

Des bordels à Cosaques et des claques dans les roustons



Ah la la quelle vie qu'cette vie...



Des fatalistes

Des pessimistes

Des arrivistes

Qui vont nulle part



Des loufs, des braques, des pignoufs et des maniaques

Qui s'attaquent au steak des lopettes en pantoufles

A grands coups d'arnaque les mâchoires dans l'cou

A genoux sur la moquette tâte-moi la peau du mou



Ah la la quelle vie qu'cette vie...



Des ectoplasmes

Et des fantasmes

Dans le marasme

Economique



Baby foot, baby foot,

Salut les louloutes !

Rien à fout', rien à fout'

Baby foot, baby foot,

Vas-y shoote

Gamelle !



Gonocoques, jeunes coqs et paire de boucs en rut

Des femelles en chaleur qui te roulent une gamelle

Quelle époque, qu'elle est belle, la belle au coeur de pute

Loufoque elle m'affûte la flûte et le valseur



Ah la la quelle vie qu'cette vie...



Rentrée des classes

Lutte des classes

Sortie des classes

L'école est finie



Des gros, des p'tits, des pauvres et des nantis

Des ramasse-ton-oseille et des ras-du-gazon

J'bosse pour peau d'balle, pot d'colle et bol de riz

Lâche-moi la banane ou j'te fais sauter les boulons



Baby foot, baby foot,

Rien à fout', rien à fout'

Hey biloute, écoute-ça :

Y'a un rat dans la soute



Baby foot, baby foot,

Chapeau les cuivres !

Rien à fout', rien à fout'



Plein la hotte, plein l'dos,

Plein les bottes et l'apéro

Des clous dans ma roulotte

Et des bâtons dans les roues

Rase-motte, casse-cou

Qui rote et qui s'en fout

Des clodos qui radotent,

Capotes et sacs à poux



Baby foot, baby foot,

Rien à fout', rien à fout'



Ah la la quelle vie qu'cette vie...

M'en parlez pas...

Je n'vous dis qu'ça !



De la névrose

Des overdoses

Et des cirrhoses

Crise de foi



Des bérets, des cabas

Des baguettes et des bibines

Des radines et des bougnats

Qui retroussent leurs babines

Gueule de fouine

Castrat, scarlatine et choléra

Des steaks à la vaseline,

Des combines et des combats



Baby foot, baby foot,

Rien à fout', rien à fout'...



Ah la la quelle vie qu'cette vie...



La joie dans la douleur

Des rats au fond d'la cale

Et des poêles à mazout

La joie dans la douleur

En noir et en couleur

Et des poêles à mazout...



• 'Ah la la quelle vie qu'cette vie' (in 'Champagne pour tout le monde', 1979)

♪♫ https://www.youtube.com/watch?v=n8ya8aYGdKM
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Sachka   07 septembre 2020
Je vis pas ma vie, je la rêve de Jacques Higelin
Parce que



En dehors

À l'écart

Au-dessus



Loin



De la cohue des écrits vains

Des bars chics et des boudoirs

Des salons, des lupanars

Du prêt-à-penser de l'élite et du gratin



Loin



Du bla bla

Des comités de sélecture

Loin des cancans, loin du tintouin

Du club des entartés mondains

De l'enculture



Il y a



Les mots



De l'histoire à venir

Qui restera gravée

Dans les plis de mémoire

Du grand livre

De la vie,

De la mort,

Et de l'amour

Enlacés
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le_Bison   08 avril 2018
Lettres d'amour d'un soldat de vingt ans de Jacques Higelin
Vous me connaissez : un piano Steinway, les mains qui commencent à s'agiter, une fringale ! une débauche ! j'en ai trempé ma belle chemise bleue. Les Allemands, ça les rendait fous, y voulaient plus me lâcher ! J'ai fait du Higelin-sous-Fats-Waller-sous-Garner-sous-Jazz-moderne ! Faut me pardonner, c'est tout ce que je sais faire (ô rage, ô désespoir !), j'étais emballé. Le vieux style, c'est toujours très marrant, très sympathique. Ça a une odeur de phonographe à manivelle, terrible ! On était tous très contents de jouer ces vieux trucs : Saint Louis blues, When the saints go marchin'in, Struttin' with some barbecue (Sidney Bechet), Aint misbehavin' (F. Waller), Hey-ba-ba-re-bop (un morceau très swing de Lionel Hampton). Je te dis les titres parce qu'ils "sonnent" bien et qu'on n'a pas manqué de les faire "sonner".

Après, j'ai chanté le blues. Traditionnel, primitif ou moderne, c'est ce qu'il y a de plus beau dans le jazz. Le blues, c'est la joie, la tristesse de l'homme, ses "histoires". C'est l'âme, le soleil noir du jazz.
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Sachka   10 septembre 2020
Je vis pas ma vie, je la rêve de Jacques Higelin
La musique est libératrice. Elle est la liberté. Elle te projette hors du temps : tout ton corps, ton esprit, ton âme sont occupés.

Si tu vas au Sénégal, tu verras l'île de Gorée, à l'écart de Dakar, et le camp sinistre dans lequel on enfermait les esclaves avant de les envoyer en Amérique. Par l'esclavagisme, la musique africaine nous est arrivée. Elle a donné des chants de désespoir et de libération, mus par une énergie révolutionnaire. Ses rythmes forment la base du jazz.

En France, Trenet a popularisé le swing dans les années trente-cinq / quarante en jouant avec des jazzmen. En 1985, quand j'ai invité Youssou N'Dour et Mory Kanté à partager la scène avec moi, je n'ai fait que tirer le même fil.

La musique m'aide à ne pas être désespéré. Elle m'a rassuré. A fait sortir mes monstres. Elle m'a sauvé de tout.
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le_Bison   06 avril 2018
Lettres d'amour d'un soldat de vingt ans de Jacques Higelin
Comme je saurai vous aimer ce soir, calmement, avec cette religion de l'amour qui est en nous. Nous connaissons maintenant cette plénitude, cette jouissance des corps amoureux, comme un océan immense, ce désir si large, cette lumière épanouie.

MA FLAMME, MON SOLEIL TENDRE, ce soir, chaud... demain ?
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TerrainsVagues   18 août 2019
Flâner entre les intervalles de Jacques Higelin
C’est un joli p’tit coin d’automne

Perdu entre soleil et pluie

Un coin inventé par les dieux

Pour charmer les yeux, les oreilles

Des poètes et des amoureux



C’est un joli p’tit coin d’automne

Enivré de mélancolie

Où l’on ne voit d’autres personnes

Que celles et ceux qui lui pardonnent

De leur rappeler la nostalgie

D’un temps où les enfants s’étonnent

Devant les mystères de la vie



C’est un joli p’tit coin d’automne

Qui rappelle les baisers mouillés

Que s’échangeaient deux beaux enfants

A l’orée d’un bois incendié

Par les feux du soleil couchant



C’est un joli p’tit coin d’automne

Un coin d’enfance abandonnée

Par toutes ces nobles et grandes personnes

Qui ont perdu le goût de rêver

Et ne l’ont jamais retrouvé

Ni au jardin, ni au grenier.
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Jacques Higelin
TerrainsVagues   08 avril 2018
Jacques Higelin
Alertez les bébés.



Les gens épouvantés

Fuient le mal qui est en eux

Quand vous en croisez un dans le désert

Il trouve encore moyen de détourner les yeux

Car son frère lui fait peur

Il a honte de son frère

Alors il se précipite en pleurant

Dans les bras du premier Colonel Papa venu

Qui lui jure la guerre

Qui lui promet torture et prison

Pour celui qui a fait à son rejeton

L'affront d'un regard

L'affront d'un regard d'amour



Alertez les bébés !

Alertez les bébés !



Moi

Je veux plonger mon poing

Dans ta gueule ouverte







Et te l'enfoncer jusqu'au coeur

Jusqu'aux tripes

Et te les arracher

Et les brandir à la lumière

Du soleil



Alertez, alertez, alertez les bébés !

Alertez, alertez, alertez les bébés !

Alertez les bébés !



J'ai vu

Un jour

Cent mille enfants

Serrer dans leur poing l'étendard

De l'amour

Révolté

Le vent dansait dans leurs cheveux

Et leurs voix faisaient trembler

Les murs de Babylone

Comment veux-tu que l'espoir capitule

Et qu'on retourne après ça

Jeter en pâture aux chacals

Et aux requins

Ce pur élan de vie

Jeter en pâture aux chacals

Et aux requins

Ce pur élan de vie

Ce cri de rage



Alertez les bébés !

Alertez les bébés !

Alertez, alertez, alertez les bébés !



Les rapaces de la mort

Se sont châtrés les ailes

Et ils traquent leurs petits dans

Les corridors des cités grises

Des sacs de mensonges

Et des matraques à la main

Ils font la chasse à l'identité

Eux qui ont égaré la leur

Dans les basses-fosses de paperasses

Eux qui ont égaré la leur

Dans leurs entrailles repues

De viande assassinée



Alertez les bébés !

Alertez, alertez les bébés !



Mais les rapaces de la mort

Se retournaient déjà

Ivres de massacres

Que nous avions pris le temps

D'alerter les bébés

Et de construire avec les bébés

Un mur de lumière

Qui fusille de clarté

Les yeux clos des morts-vivants

Des morts-vivants

Les yeux clos des morts-vivants

Morts-vivants

Vivants



Alertez, alertez les bébés !

Les bébés !

Alertez, alertez, alertez, alertez les bébés !



https://www.youtube.com/watch?v=ZqYq2dlD7Zc
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