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Note moyenne 4.1 /5 (sur 44 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1958
Biographie :

Jacques Morize est un auteur de polars.

Il a fait carrière dans le développement commercial et était jusqu’à fin 2017, Directeur régional du développement d’une enseigne de la grande distribution pour le sud de la France.

Il commencé à écrire en 1986. Ses premiers romans ont été rédigés autour d’un personnage récurrent, un as de l’antiterrorisme, Luc Castillon, qui était également le pseudonyme sous lequel il les a écrits.

En 2001, sa vie professionnelle l’a fait quitter Paris pour Lyon. Sa découverte de la capitale des Gaules lui a inspiré le truculent commissaire Séverac, devenu le personnage principal de ses derniers polars.
"Le Diable de Montchat" (2010) est le premier opus de cette série.

Jacques Morize est marié et père de quatre enfants.

son blog : http://jmorize.unblog.fr/jacques-morize/
page Facebook : https://www.facebook.com/jacques.morize.7

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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation

la vaginocratie, c'est pareil que la phallocratie, et ça ne rendra pas le monde plus beau.

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À bien y réfléchir, elle s’était servie de lui comme habituellement un macho se sert d’une femme : en pensant à son seul plaisir. Elle lui avait démontré au passage qu’elle savait parfaitement « grimper sur son engin » et avait montré une belle aptitude au trot et au galop. Il en avait vu des étoiles et elle l’avait foutu dehors avant qu’il n’ait pu totalement redescendre sur terre, sans même l’embrasser.

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Soudain, la voiture suivie par Séverac freina à mort. Un homme en jaillit, une arme à la main. Dans un réflexe désespéré, il parvint à se glisser derrière une bagnole. Une rafale déchira le silence de la nuit juste au moment où il sautait de sa bécane, qui bascula au sol. Il s’accroupit et dégaina son flingue. Une nouvelle rafale, mieux ajustée, fit exploser le pare-brise de la caisse qui lui servait d’abri. Il en émergea, tira deux bastos avant de se tapir à nouveau. Une portière claqua, l’Audi partit en marche arrière dans le rugissement de son moteur. Ils arrivaient sur lui ! Il détala en sens inverse, courbé en avant, espérant qu’ils ne le verraient pas et qu’il aurait le temps de trouver une cache. Son instinct le poussa à se retourner. Son cœur s’arrêta de battre une fraction de seconde. Le type à la kalach l’alignait tranquillement, bien calé sur ses jambes.

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L’archéologie « préventive » donnait la primauté à la recherche de vestiges qui n’intéressaient qu’une poignée d’individus. Parfois, elle bloquait pendant des mois des programmes de logements dont on manquait pourtant cruellement. Et si l’on trouvait là, sous ce Grand Bazar écroulé, les restes d’une villa romaine ou les traces d’un foyer du néolithique, qu’en ferait-on ? Un musée à ciel ouvert qui ferait un grand trou dans la ville ? C’était bien là le signe d’une France vieillissante, qui accordait plus d’importance au passé qu’à l’avenir. Un pays nostalgique qui regardait dans son rétroviseur, Napoléon et Louis XIV, qui pourtant avaient saigné le pays, et la colonisation dont on ne voulait retenir que l’image d’Épinal.

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Il multiplie les aventures féminines, mais à force de considérer « que le cœur et le cul sont des organes distincts chez l’homme », il finit par prendre un carton rouge par sa femme, qui le fout à la porte et entame une procédure de divorce. Comme souvent, ce malheureux événement survient au moment où sa vie professionnelle subit un méchant revers : chef de groupe de la prestigieuse brigade criminelle du 36, quai des Orfèvres, il conteste la position prise par le parquet dans l’une de ses enquêtes et a des mots avec un substitut, un soir qu’il a un peu forcé sur la boisson.

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- Et si vous arrêtiez de vous foutre de ma gueule, camarade directrice . s'emporta-t-il, le visage empourpré.

Elle eut un léger sursaut et son visage se ferma.

- Comme vous y allez, commissaire. "Camarade directrice", vraiment, vous vous croyez chez les Soviets ?

- Veuillez m'excuser, madame Limpreur, mais pour être policier, je n'en suis pas moins homme, un homme susceptible qui plus est. Or l'ironie légèrement méprisante qui perce sous chacun de vos propos a le don de m'agacer. Si donc je me permets d'user du terme "camarade", c'est pour exprimer mon souhait profond de ne pas voir notre entretien devenir conflictuel, mais bien au contraire qu'il se déroule dans un climat de respect mutuel, voire rêvons un peu, de franche convivialité !

La stupéfaction précéda un bref instant un bel éclat de rire.

"Gagné !" pensa Severac, fervent adepte du "femme qui rit est à moitié dans ton lit" un adage beaucoup plus élégant que celui qui affirme que "vache qui rit est à moitié sur ta tartine".

- N'auriez-vous pas une tendance légère à la paranoïa, commissaire ?

- Paranoïaque ? Certainement pas, directrice. Simplement sensible à la schizophrénie typiquement française qui fait que les citoyens n'aiment généralement pas les flics, tout en trouvant que ces mêmes flics ne sont pas suffisamment efficaces ! La plupart du temps, cette hostilité sous-jacente me laisse froid comme le nez d'un chien. Mais lorsqu'elle est le fait de gens tels que vous, pour qui j'ai une estime spontanée, elle me blesse !

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Tu te crois maline, mais tu n’es qu’une chieuse. Les gamines de ton genre, je les connais. Elles croient tout savoir sur tout. Mais ma pauvre chérie, c’est pas parce qu’on a une jolie gueule, de beaux nichons et de la fesse qu’on en sait plus que les autres. Pas plus qu’une paire de couilles, une paire de seins ne peut remplacer une cervelle, ma jolie. Tu te comportes avec moi exactement comme un macho de base se comporterait avec une femme, mais la vaginocratie, c’est pareil que la phallocratie, et ça ne rendra pas le monde plus beau.

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Élodie est une très belle blonde d’une trentaine d’années, au caractère affirmé. Elle a des goûts éclectiques et prétend que l’homme idéal n’existe pas. Aussi a-t-elle autant d’amants que de qualités recherchées chez un mâle. Après s’être payée sa tronche dans les grandes largeurs, elle a mis Abel dans son lit, qui ressort de chacune de leurs étreintes « essoré complet ». Mais pour lui, « Élodie a cette merveilleuse qualité de le faire redevenir un jeune homme ».

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D’habitude, son amante affichait un cynisme mâtiné de désinvolture. Jamais jusqu’à présent il ne l’avait vue manifester d’autres sentiments que la colère et (surtout) le plaisir. Elle semblait traverser l’existence murée dans une superbe indifférence. Pourtant, à l’instant présent, elle semblait bouleversée. Il l’en trouva encore plus belle et ressentit le violent désir de la culbuter sur-le-champ, ce qui eut été parfaitement inconvenant, vu les circonstances.

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Sur le plan humain, c’est un bourru sentimental, un macho qui aime les femmes avec une légère tendance au don-juanisme. Il parle des « bonnes femmes » et de leurs intuitions, de leur goût pour l’introspection : « Les bonnes femmes sont trop compliquées. Tout le problème est là ! » décrète-t-il volontiers. Mais lui-même fonctionne à l’intuition, au feeling, et s’introspecte avec régularité.

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