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3.43/5 (sur 191 notes)

Nationalité : Belgique
Né(e) à : Uccle , le 17 août 1931
Biographie :

Jacques Neirynck, né le 17 août 1931 à Uccle, est un professeur de l'École polytechnique fédérale de Lausanne, défenseur des consommateurs, écrivain et personnalité politique, d'origine belge, naturalisé suisse.
Après avoir obtenu1954 son diplôme d'ingénieur électricien à l'Université catholique de Louvain, il travaille jusqu'en 1957 dans un charbonnage en Belgique. En 1958, il obtient son doctorat en sciences appliquées également à l'université de Louvain.

Il part alors au Zaïre où il enseigne l'électronique à l'Université Lovanium de Kinshasa jusqu'en 1963 où il retourne à Bruxelles comme chef du groupe mathématiques appliquées, puis comme adjoint du directeur du laboratoire de recherches, puis enfin (en 1970), comme directeur technique du groupe chargé de la recherche et du développement en simulation des circuits de Philips.

En 1972, il est nommé professeur à l'École polytechnique fédérale de Lausanne, section électricité, chaire des Circuits et Systèmes. Il participe alors régulièrement à l'émission de la Télévision suisse romande, "À bon entendeur" de Catherine Wahli. En 1982, il est élu "Fellow of the Institute of Electrical and Electronics Engineers" à New York.
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Source : Wikipedia
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Citations et extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
Jacques Neirynck
Après que la République eut rompu avec l'eglise, tombait-elle dans l'occultisme? Etait-ce le châtiment pour la rupture des relations diplomatiques avec le Vatican au mois de Juillet, pour la dissolution des congrégations et la fermeture des écoles catholiques en 1902?
L'athéisme rendait-il crédule? Après avoir éliminé le catholicisme comme religion d'Etat, devrait-on nécessairement revenir à la supersitition?
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Dans la tradition musulmane, à l'origine de la création, l'humanité entière, tirée des reins d'Adam, est présente et témoigne de la réalité d'un pacte originel entre Dieu et l'humanité. Dieu fait attester les hommes: «Ne suis-je pas votre Seigneur?» Et toute l'humanité va répondre: «Certes, nous l'attestons.» Cet épisode de la création est très important pour comprendre tout ce qui vient en aval. Pourquoi? Parce ce que selon la tradition musulmane il existe, dans le cœur de chaque être, une aspiration naturelle vers la transcendance (fitra en arabe). Elle pourrait s'apparenter à l'idée énoncée par Mircea Éliade, bien que par incidence seulement, lorsqu'il affirme que la dimension spirituelle participe de la structure de la conscience humaine. En islam, cette dimension existe dans

le cœur de chacun et même de celui qui plus tard la niera. L'aspiration vers le transcendant reste. En d'autres termes, la foi n'est pas quelque chose qui s'ajoute, mais quelque chose qui préexiste et qui peut se voiler. C'est un point fondamental sur lequel on n'insiste pas assez alors qu'il met en évidence une conception très particulière de l'homme.

La foi originelle peut donc être voilée et, de fait, découvrir la foi, c'est dévoiler, re-trouver. C'est une opposition complète avec la tradition philosophique rationaliste jusqu'à Camus qui dit: la foi est un saut, de la raison à autre chose. Kant ne disait pas autre chose quand il affirmait qu'il devait laisser le savoir pour s'occuper de la croyance. En islam, la géographie des facultés est différente et il ne s'agit jamais de «sauter» plus loin, dans une sphère de la connaissance intrinsèquement et qualitativement différente; bien au contraire, il s'agit de revisiter, de revenir à la nature profonde du cœur qui «souffle quelque chose» avant que la raison n'élabore une quelconque construction de vérité scientifique. La différence est de taille. (p32)
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Si l'on revient à Adam, un éclairage nouveau se révèle: la foi, originelle et confirmée, ne prévient pas de la faute. Mais qui a confiance, après la faute, trouve le pardon. La confiance est omniprésente parce que l'élan vers Dieu est un souffle naturel et que l'homme sait tout à la fois sa responsabilité première et sa fragilité. Il y a un lien indissociable entre le sentiment de responsabilité et la confiance envers Dieu et Son pardon: par la nature même de l'homme et dès l'histoire de l'origine. On peut ici exprimer le deuxième élément fondamental qui découle de cette perception: l'humanisme islamique est fondé sur une conception de l'innocence originelle de l'homme. Il est innocent par essence et ne devient responsable qu'à partir de l'âge de raison, l'âge de la conscience. Jusqu'alors il est en harmonie avec la création comme l'oiseau et la nature le sont. C'est une participation et une soumission naturelles à l'ordre de la création qui précèdent la soumission de la conscience et de la volonté de l'être qui se distingue par sa liberté. Dans les deux cas, le même terme est employé dans le Coran, islam (littéralement, «soumission» ).

C'est une religion qui fonde la responsabilité sur la confiance et cette dernière sur l'humilité, jamais sur la culpabilité. Ce rapport à la culpabilité originelle n'existe pas en islam. (p31)
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Aussi étonnant que cela puisse paraître à des oreilles habituées aux catégories de la philosophie occidentale, le produit de la faculté de raison est sacré en islam s'il est accompagné de la conscience de la présence du Créateur. Les antithèses entretenues dans l'histoire des mentalités occidentales du type foi opposée à raison ou religion opposée à rationalisme sont inopérantes en islam: l'antithèse fondamentale est ici souvenir opposé à oubli. La foi ou la raison, dans l'oubli, errent ou se perdent; la foi ou la raison, dans l'intime souvenir, confirment et sacralisent. De fait, tout acte de raison ou tout contrat social auquel on a adjoint le souvenir de Dieu devient sacré, sans qu'il y ait besoin d'autre sacrement. En islam, il n'y a pas de sacrement du mariage puisque c'est un contrat entre deux êtres qui, en stipulant leurs conditions respectives et leur accord dans le souvenir de Dieu, comprennent le caractère sacré de son application.

Ainsi en est-il sur le plan individuel. Il n'est pas besoin de témoignage autre que la sincérité de son cœur pour passer du profane au sacré. Saluer un semblable dans le souvenir de la transcendance est différent que de saluer un ami dans le champ restreint d'une relation reconnue et confirmée. La formule du salut musulman, As-salam 'alaykum wa rahmatullahi wa barakatuhu, «Que la Paix, la Miséricorde et le Bienfait de Dieu soient sur toi», dit autre chose que «Bonjour!» ou «Salut!». Elle dit le salutsouvenir, le sens d'une relation désormais sacralisée.
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Dans une fratrie, comme dans un couple, l'entente repose sur une certaine tolérance d'écoute de phrases ressassées.
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En France, on n'aime ni les Juifs, ni les protestants, ni même les roux, parce qu'ils sont tous différents du Gaulois standard à grosses moustaches et à nez rouge.
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Il ne viendrait plus à l'idée de personne d'écrire une biographie du cardinal de Richelieu à partir des romans d'Alexandre Dumas. Mais, pour un catholique habitué aux homélies dominicales, il faut un effort singulier pour imaginer une relation du même type entre le Christ dont lui parlent les évangiles et l'homme Jésus qui a réellement vécu.
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Sans nous, la noblesse et la bourgeoisie n'iraient pas très loin. Nous sommes les machinistes de l'amour, celles que l'on ne voit pas sur la scène, celles qui rendent possible le spectacle édifiant des familles unies, des couples assortis et des héritages préservés.
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Le crime du prince de Galles, n'était peut-être ni un crime, ni même un accident impliquant le prince de Galles, qui ne l'était d'ailleurs plus.
Tout n'était que confusion, ce mot tellement commode pour désigner un ordre que l'on ne comprend pas. Il y avait une logique au-dessous de tous ces évènements, une logique tellement implacable qu'elle défiait le sens commun.
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Faure est retourné au néant : il a dû se sentir chez lui. Il a voulu vivre comme César, il est mort comme Pompée. (Clémenceau)
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