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Note moyenne 4.4 /5 (sur 21 notes)

Nationalité : Canada
Né(e) à : Belgique , 1946
Biographie :

Jacques R. Pauwels fait ses premiers pas universitaires en obtenant une licence d'Histoire en 1969 en Belgique. Il poursuit
ensuite ses études au Canada jusqu'au Doctorat, en 1976.

Il a enseigné l'Histoire et les Sciences Politiques dans plusieurs universités canadiennes.

Spécialisé dans l'histoire de l'Allemagne contemporaine, le Troisième Reich en particulier, la proximité du géant états-unien va l'amener à analyser la conduite de celui-ci pendant la Seconde Guerre Mondiale.

C'est en 2002, après un second cursus universitaire en Science Politique, que Jacques Pauwels publie « Le Mythe de la Bonne Guerre ». Il sera traduit en six langues.


Jacques Pauwels a publié une dizaine de livres et de nombreux articles.Début 2013 un seul de ses livres est disponible en français.

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Bibliographie de Jacques R. Pauwels   (5)Voir plus

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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaoui   23 janvier 2016
Le mythe de la bonne guerre : Les Etats-Unis et la Deuxième Guerre mondiale de Jacques R. Pauwels
Les causes de la Grande Dépression, qui ravagea non seulement les États-Unis, mais l'ensemble des pays industrialisés, à l'exception notable de l'Union soviétique, résidaient dans le rapide développement du système capitaliste. La productivité avait atteint des niveaux tellement élevés que l'offre de produits commençait à dépasser la demande. La surproduction chronique engendra une diminution des prix et des profits. Les stocks invendus augmentèrent et les entreprises licencièrent des travailleurs ou mirent tout simplement la clé sous le paillasson, augmentant ainsi le chômage.
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rkhettaoui   23 janvier 2016
Le mythe de la bonne guerre : Les Etats-Unis et la Deuxième Guerre mondiale de Jacques R. Pauwels
Depuis longtemps, les États-Unis ont été considérés et, surtout, se considèrent comme le berceau de la liberté et de la démocratie. Il est donc fort compréhensible que l'historiographie conventionnelle ait généralement postulé que, au cours de la crise qui a culminé avec la Deuxième Guerre mondiale, l'Amérique s'est engagée d'emblée aux côtés de la liberté, de la démocratie et de la justice et s'est fermement opposée à la dictature fasciste, bien que, pour des raisons obscures, elle n'entrât qu'assez tard dans la guerre.
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rkhettaoui   23 janvier 2016
Le mythe de la bonne guerre : Les Etats-Unis et la Deuxième Guerre mondiale de Jacques R. Pauwels
Pendant toute la décennie des années trente, l'Union soviétique fut une seconde patrie pour des millions de gens, y compris dans notre pays. C'était le pays dans lequel hommes et femmes se sacrifiaient pour créer une nouvelle civilisation, pas seulement pour la Russie mais pour le monde entier. Pour les radicaux de l'Ouest, l'URSS incarnait non pas tant une nation, mais bien un idéal, une foi et un espoir international de salut.
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rkhettaoui   23 janvier 2016
Le mythe de la bonne guerre : Les Etats-Unis et la Deuxième Guerre mondiale de Jacques R. Pauwels
Si [l'Union soviétique] était considérée comme une menace, il s'agissait d'une menace idéologique. On avait peur que les travailleurs, et surtout que les chômeurs, ne perçoivent la Russie bolchevique comme une alternative préférable au capitalisme.
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jullius   02 février 2021
1914-1918 : La grande guerre des classes de Jacques R. Pauwels
« La révolution d’Octobre ne fut pas le résultat d’une conjuration ou d’un coup d’État, comme bon nombre d’historiens présentent la chose. Et cette révolution ne fut pas non plus l’œuvre exclusive de Lénine, comme Churchill le sous-entendait quand il se lamentait en disant qu’il eût mieux valu que Lénine ne fût jamais venu au monde. en Russie la révolution couvait depuis des décennies déjà quand la guerre éclata en 1914 ; la guerre créa les conditions qui firent qu’une révolution fut possible en février/mars 1917 et, durant l’été te l’automne 1917, une nouvelle révolution fut inévitable. La révolution de février/mars de cette année n’avait en effet pas apporté ce que l’écrasante majorité des Russes auraient souhaité, à savoir la paix et des changements politiques et sociaux profonds. En outre, même les relativement modestes réalisations démocratiques de la première moitié de l’année 1917 risquaient d’être perdues en raison de l’attitude désespérément réactionnaire de dirigeants militaires et politiques comme Kornilov. On ne peut donc pas dir que Lénine et ses compagnons ont « fait » ou « créé » la révolution, mais on peut dire qu’ils l’ont sauvée en reprenant sa direction en main et en la menant sur ses rails – avec le soutien d’une grande partie et peut-être même de la majorité de la population (…) C’est une absurdité de l’histoire ou plutôt de l’historiographie – en occident, du moins – que Lénine, qui apporta au peuple russe la paix et les changements révolutionnaires que la grande majorité de ce même peuple espérait ; soit dépeint comme un « dictateur », alors que des hommes comme Churchill, qui voulaient maintenir les Russes en guerre contre leur gré et soutenaient par conséquent des éléments réactionnaires comme Kornilov, soient glorifiés en tant que grands démocrates. Les quelques correspondant de guerre occidentaux sur place reconnaissaient d’ailleurs que les bolcheviks bénéficiaient du soutien massif du peuple russe. Mais les grands journaux qui opéraient comme porte-voix de l’élite – comme The Times – qualifièrent dès le début les bolcheviks de fous, de criminels, de voleurs, d’assassins et/ou de blasphémateurs. « Le remède contre le bolchévisme », proclama The Times, « ce sont les balles ». L’élite britannique, surtout, s’empressa de manifester en long et en large sa haine du bolchevisme. Churchill expliqua que les bolcheviks étaient de « terrifiants babouins » qui menaçaient la civilisation et que le bolchevisme était « un bébé qu’il fallait étrangler dans son berceau » (…) La haine de l’élite « occidentale » envers le bolchevisme s’enflamma encore plus quand le nouveau gouvernement bolchevique publia les accords secrets conclus entre eux par les alliés de l’Entente, comme l’accord Sykes-Picot concernant le Moyen-Orient. On pouvait y lire noir sur blanc que leurs objectifs dans la guerre n’avaient rien à voir avec la démocratie ou le droit mais étaient presque exclusivement impérialistes (…) Les nouveaux dirigeants russes prouvaient également leur immoralité et leur perversité dans le refus de reconnaître les dettes contractées par le gouvernement tsariste auprès de firmes françaises et britanniques lors de l’achat de toutes sortes de marchandises, surtout des armes, mais aussi de grandes quantité de champagne livrées (en bouteille de cristal pur) par Roederer, par exemple, une firme dont la cour de Saint-Pétersbourg était depuis longtemps l’unique client. Les bolcheviks étaient surtout exécrés parce qu’ils étaient tenus pour responsables de ce genre de révolution sociale dont le spectre avait terrorisé les élites de toute l’Europe dans les années d’avant 1914, le genre de révolution sociale qu’en fait, la Grande Guerre aurait dû éradiquer à jamais. Cette maudite révolution avait surgi en Russie et, désormais, le danger existait également que cet exemple révolutionnaire fût imité dans d’autres pays. Du point de vue des élites de France, de Grande-Bretagne et d’ailleurs, la Révolution russe constituait dorénavant une menace plus grande encore pour l’ordre établi, pour leur ordre, que les Allemands eux-mêmes. Il existait encore une autre raison à cette horreur suscitée par le bolchevisme au sein de l’élite « occidental ». Lénine et ses compagnons s’exprimaient ouvertement en faveur de l’émancipation de tous les opprimés, donc pas seulement les sous-classes en Europe même, mais aussi les peuples coloniaux en Afrique, en Inde, etc. – donc ces millions de gens de couleur que leurs « maîtres » blancs considéraient comme inférieurs et dangereux. Les bolcheviks affirmèrent ouvertement leur solidarité avec les peuples coloniaux opprimés, ce que les socialistes d’avant-guerre n’avaient jamais fait, et ils allaient inspirer leur lutte pour l’indépendance et les changements démocratiques et, dans bien des cas, la soutenir. N’était-ce pas criminel ? »
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fraxinus   10 juin 2015
1914-1918 : La grande guerre des classes de Jacques R. Pauwels
"On croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels."

Anatole France - 1844-1924

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rkhettaoui   23 janvier 2016
Le mythe de la bonne guerre : Les Etats-Unis et la Deuxième Guerre mondiale de Jacques R. Pauwels
Aujourd'hui, comme hier, les dirigeants du monde américain des affaires attendent de la politique intérieure et extérieure de leur pays qu'elles tendent à éliminer toutes les restrictions imposées à leurs activités économiques, qu'elles maintiennent les travailleurs américains dociles tout en fixant leurs salaires au niveau le plus bas possible, qu'elles leur assurent un approvisionnement en matières premières ainsi que des marchés pour leurs produits et qu'elles minimisent les risques de compétition tant sur le plan intérieur qu'extérieur. L'objectif final de tout cela étant de permettre aux grandes entreprises — et parfois à certains entrepreneurs isolés — d'engranger les profits les plus élevés.
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rkhettaoui   23 janvier 2016
Le mythe de la bonne guerre : Les Etats-Unis et la Deuxième Guerre mondiale de Jacques R. Pauwels
Les « ironies de l'histoire » peuvent être extrêmement cruelles.
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rkhettaoui   11 mai 2017
Big Business avec Hitler de Jacques R. Pauwels
Les industriels allemands méprisaient cette patrie du communisme international tout autant qu’Hitler. Sur ce point aussi, l’harmonie régnait entre les idées des grands industriels allemands et celles des nazis. Que leurs plans dussent à coup sûr mener à une terrible guerre, les grands industriels allemands – et les banquiers, les généraux, les grands propriétaires terriens – n’en avaient cure. Ils étaient en effet convaincus que l’Allemagne était assez forte sur les plans économique et militaire pour gagner une guerre contre n’importe qui. À leurs yeux, comme aux yeux d’Hitler, la défaite de l’Allemagne en 1918 n’était imputable qu’au « coup de poignard dans le dos » porté par les révolutionnaires rouges et les juifs de l’Allemagne même, de sorte qu’en éliminant ces « traîtres », on allait certainement gagner la prochaine guerre.
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rkhettaoui   11 mai 2017
Big Business avec Hitler de Jacques R. Pauwels
Hitler n’était ni un démocrate ni un défenseur de la cause du peuple, mais un « populiste », qui prétendait défendre les intérêts du peuple et parler en son nom. Il était un démagogue, qui manipule le peuple, et un démagogue de talent. Mais, face aux industriels, aux banquiers, aux grands propriétaires terriens, aux militaires de haut rang qui, comme lui-même, ne voulaient rien savoir du socialisme, il fit entendre clairement que l’objectif de son parti n’était autre que « l’éradication de la conception marxiste du monde », comme il l’écrivit dans un mémorandum adressé à des industriels, le 22 octobre 1922 . Hitler déclarera d’ailleurs souvent sa détermination à « extirper le marxisme », sachant très bien, comme le remarque l’historien allemand Wolfgang Mommsen, que ce discours flattait les industriels allemands.
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