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Note moyenne 3.9 /5 (sur 173 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Ghazaouet (Algérie) , 1896
Mort(e) à : Paris (France) , 1963
Biographie :

Jacques Spitz est un écrivain français spécialisé dans la science-fiction.

Il est souvent dépeint comme le père de la science fiction française, profondément imprégné de surréalisme, dans un style comparable à Pierre Boule, voire René Barjavel.
Après de brillantes études, Polytechnicien, il devient ingénieur conseil, mais il consacra l'essentiel de son temps à l'écriture. On lui doit huit romans de science fiction d'un modernisme étonnant, après une période influencée par le surréalisme. Cynisme et pessimisme sont les caractères marquants de cette œuvre quasiment tombée dans l'oubli.

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Bibliographie de Jacques Spitz   (18)Voir plus

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Citations et extraits (116) Voir plus Ajouter une citation
Jacques Spitz
Dionysos89   05 avril 2013
Jacques Spitz
Le danger de devenir idiots n'est pas de nature à effrayer les hommes, car, à tout prendre, ça ne les changera pas beaucoup.



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Dionysos89   11 juin 2013
L'oeil du purgatoire de Jacques Spitz
Il y a des gens qui ne sont jamais contents. Ils vous trouvent trop tristes, ou trop gais. Avec eux, toujours quelque chose de trop. Moi, j’aime beaucoup le « trop », c’est le signe d’une riche nature.



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Dionysos89   07 juillet 2013
L'oeil du purgatoire de Jacques Spitz
« Je ne me sens pas bien. » Cette phrase a-t-elle encore un sens quand, depuis si longtemps, on ne se sent plus du tout ?



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Dionysos89   04 juin 2013
L'oeil du purgatoire de Jacques Spitz
On a sonné, secoué la porte. Allongé sur le divan, je n’ai pas bougé. J’attendais que la porte s’ouvre toute seule. Mais elle a tenu bon, elle a compris : c’est une amie.



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Sachka   16 juillet 2020
L'oeil du purgatoire de Jacques Spitz
Assis face à face, nous nous sommes d'abord dévisagés -si l'on peut dire- en silence. En pleine lumière, nous évaluions, d'un œil sévère encore qu'invisible, nos débris réciproques, comme deux femmes qui jugent de leur toilette.

Il avait non seulement perdu les fémurs mais son os iliaque pourri était percé des vers. Une moisissure verdâtre sourdait entre les vertèbres de sa colonne et, les sutures de son crâne ayant cédé, il avait l'air d'avoir pris pour tête la carapace hérissée de piquants d'un vieux crabe. Sur le sternum s'étalait une espèce de crachat noirâtre et rongeur. Son état de décomposition était beaucoup plus avancé que le mien.

- Vous auriez dû vous faire incinérer, c'eût été moins écœurant ! Fis-je pour rompre le silence.
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Sachka   14 juillet 2020
L'oeil du purgatoire de Jacques Spitz
Qu'est-ce que la causalité ? Le rapport qui unit la cause à l'effet. Il y a des nuages, il va pleuvoir. J'entre dans l'eau, je vais me noyer. La terre tourne autour du soleil, demain sera pareil à hier. Lien causal partout autour de moi. Le monde est causal. Pas de miracles. J'enferme le monde dans la vision causale que j'en prends. Mais ne croyez-vous pas que le monde, le vrai monde, s'en fout, lui, de la causalité ? La neige se soucie-t-elle de savoir qu'elle provient de l'eau congelée ? Et la vapeur serait bien étonnée si on lui parlait de son père l'eau. D'autant qu'elle pourrait prétendre l'inverse avec autant de raison. Ce monde pourrait avoir un autre aspect que l'aspect causal. On pourrait l'habiller de tout autre vêtement, en venir à le voir sous un nouveau complet veston, une houppelande, un justaucorps, une toge, que sais-je ? Ce serait précisément faire un voyage dans la causalité, une excursion dans la "chose en soi" comme disent les philosophes.
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Dionysos89   13 avril 2013
L'oeil du purgatoire de Jacques Spitz
Peut-être m’avez-vous classé dans la catégorie des originaux, disait-il. Dans la vie, j’ai choisi de penser. Les hommes, ces animaux qui pensent, pensent si peu, que celui qui s’y refuse à observer pareille parcimonie fait sans doute figure d’original…



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Sachka   29 juillet 2020
L'homme élastique, la création d'une humanité nouvelle de Jacques Spitz
La guerre ! Ainsi toutes les inquiétudes dont témoignaient les gens durant ces derniers temps n'étaient pas sans fondement. Je ne peux m'empêcher de penser qu'ils ont enfin obtenu ce qu'ils voulaient : cette espèce d'excitation collective qui semble nécessaire de temps à autre aux organismes sociaux, comme un stimulant est parfois nécessaire à l'individu. Il ne leur faut rien moins que la perspective d'un massacre général pour les sortir de leur torpeur habituelle.
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Sachka   31 juillet 2020
L'homme élastique, la création d'une humanité nouvelle de Jacques Spitz
Voici l'exemple de la famille Randon. Une famille d'honnêtes ouvriers, c'est-à-dire qui furent honnêtes avant la mise en pratique de la flohrisation. Depuis que s'est-il passé ? Le père pour gagner sa vie dans la mécanique de précision a dû accepter de réduire sa taille à 24 centimètres. Sa fille aînée Flora, pour suivre une mode imbécile, qu'elle a encore exagérée comme tous les faibles d'esprit, s'est fait développer jusqu'à 2,60 mètres. Le second fils, né bossu, dans l'espoir de faire oublier son infirmité en grandissant artificiellement, a poussé le traitement jusqu'à 3,20 mètres, sans autre résultat que de ressembler à un immense polichinelle. La mère a voulu suivre son mari dans la direction du nanisme, mais sans courage pour aller jusqu'au bout elle est restée à 53 centimètres. Enfin dans une crise d'amour maternel, mal compris naturellement, pour pouvoir continuer à dorloter et serrer dans ses bras son dernier-né, son Benjamin, elle l'a fait diminuer jusqu'à 12 centimètres.



"Je vous demande, messieurs, d'imaginer ce que peut-être le spectacle de ces gens réunis autour de la table familiale. Quelle unité, quel amour, quelle entente peuvent régner entre des êtres dont la taille s'échelonne entre 10 cm et 3 mètres et plus ? De quelle autorité peut jouir un père haut comme un tire-bottes devant ses grands dépendeurs d'andouilles d'enfants ?"
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Dionysos89   17 avril 2013
L'oeil du purgatoire de Jacques Spitz
- Toi non plus, tu n’as pas la vocation. Tous les peintres, les vrais, sont optimistes…

- On ne peut être optimiste quand on voit des gueules comme les vôtres.



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