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Note moyenne 3.87 /5 (sur 19 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Jade Lindgaard, 36 ans, journaliste à Mediapart, a travaillé aux Inrockuptibles. Elle est l'auteure de plusieurs livres, dont Le Ba-ba du BHL, avec Xavier de la Porte (2004), et La France Invisible (2006). Membre du comité de rédaction de la revue Mouvements.

Source : http://www.mediapart.fr
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Lundi, Jade Lindgaard et la députée LFI Mathilde Panot étaient sur notre plateau pour dialoguer sur la fuite de milliers de documents liés à la sécurité du site nucléaire de Flamanville. Mardi, c'était Me Ouadie Elhamamouchi, avocat du Comité contre l'islamophobie en France, qui expliquait en quoi, selon lui, les reproches faits à l'association pour justifier sa dissolution n'étaient pas fondés. Ce même jour, Fabrice Arfi nous parlait de l'affaire Bismuth et David Perrotin du soutien de la direction de Canal + au délinquant Eric Zemmour. Mercredi, deux sociologues du CNRS, Marwan Mohammed et Sarah Mazouz, donnaient leur point de vue sur le projet de loi Séparatisme présenté le jour-même en Conseil des ministres. Ce même texte était décrypté le lendemain par la professeure de droit Stéphanie Hennette-Vauchez. Célia Mebroukine montrait quant à elle que la ministre du logement Emmanuelle Wargon s'était légèrement avancée en annonçant la semaine précédente que tous les migrants évacués de la place de la République seraient vite relogés. Abonnez-vous à Mediapart : https://www.mediapart.fr/abonnement#at_medium=custom7&at_campaign=1050 Abonnez-vous à la chaîne YouTube de Mediapart : https://www.youtube.com/user/mediapart

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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
Ziliz   02 juillet 2018
Éloge des mauvaises herbes de Jade Lindgaard
■ Pour les manants de demain.

(contribution de Virginie Despentes)

On a tendance à croire qu'en étant vigilants, qu'en étant informés, qu'en étant cultivés, qu'en faisant appel à son intelligence critique - on se protégerait de la propagande. On l'entendrait en bruit de fond, mais on se serait rendu imperméable à ses messages, par la vertu du raisonnement. [...] Je crois qu'on se trompe. La propagande tabasse notre subconscient et le sature d'un message primordial, sur lequel repose tout l'édifice : « Il n'y a pas d'alternative. » Et ces mots nous traversent, nous occupent, nous concernent tous. Il n'y a pas d'alternative.

C'est-à-dire à quoi bon remuer en poussant des petites gueulantes hystériques puisqu'il n'y a pas d'alternative. D'autres propagandes - périphériques - nous submergent de messages uniques - l'endettement en est un exemple. Nous sommes tous des endettés. Nous naissons endettés. Ceux d'entre nous qui donnent naissance à des enfants mettent au monde des bébés endettés, qui feraient bien de s'empêcher de grandir pour aller rembourser. Nous sommes tous endettés à cause de notre inconscience de queue de cordée et le temps est venu de nous responsabiliser, de nous demander de rembourser, bon Dieu. Dans la propagande du « Il n'y a pas d'alternative », il n'y a pas que la dette, il y a aussi l'invasion des migrants. On avait déjà eu les Roms, puis les musulmans tous terroristes, et maintenant viennent ces pauvres de contrées lointaines et ils risquent de faire basculer le pays dans un chaos irrémédiable, ce chaos typique du pauvre, toujours proche du bestiau. Il n'y a pas d'alternative. On crée une nouvelle catégorie d'humains, qui seraient un peu comme des esclaves qu'on aurait pas eu besoin de transporter. On ne peut pas faire autrement. Il serait idiot de perdre son temps à lutter contre ces évidences. La propagande attaque nos cerveaux par l'arrière - dans l'angle mort, on croit la tenir à distance -, elle nous traverse, elle nous occupe. La propagande nous dit qu'il est réaliste et sage et juste de confier tous les pouvoirs à quelques enfants de riches, des décideurs à la tête d'empires d'une immensité nouvelle, qui n'ont aucune qualification, aucune intelligence, pas le moindre talent ni la moindre aptitude, mais qui sont nés fils de puissants, et qui, à ce titre, dirigeront le monde. [...]

(p. 29-31)
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Ziliz   05 juillet 2018
Éloge des mauvaises herbes de Jade Lindgaard
Je ne sais pas si on peut encore inventer une façon de vivre ensemble qui ne soit pas basée sur l'abus de pouvoir, sur l'autorité dégénérée, sur les déclinaisons de la violence. Je n'en sais rien. Peut-être que la propagande dit vrai et qu'on est incapable de fermer les usines d'armes et de penser son prochain autrement que comme violable, exploitable, extorquable. Mais je sais que ça change tout que des personnes se rassemblent et inventent des vies à essayer.

Il existe potentiellement des centaines de territoires ruraux abandonnés – qui peuvent devenir, à leur tour, d'autres laboratoires de recherche de vies alternatives. C'est ça, la brèche ouverte par l'expérience de Notre-Dame des-Landes – l'idée qu'il est possible et important d'inventer des espaces de vie alternatives, non seulement pour tous ceux qui n'en peuvent plus, mais aussi pour tous les précaires d'aujourd'hui, et aussi les précaires de demain. Pour les retraités de la décennie qui vient, qui ne toucheront pas leur pension parce que c'est l'étape suivante – regardez l'Espagne et la Grèce, jusqu'à présent tout ce qui leur est arrivé nous a concernés, avec un temps de retard –, il n'y aura pas de retraites pour notre génération. [...] Pour le moment, nos premiers de cordée s'occupent de démolir la fonction publique, et tout statut de travailleur qui tiendrait compte de la dignité, du bien-être ou de la protection du corps de l'exploité. Dès que ça, c'est torché, le prochain message de propagande sera : on ne peut pas payer pour les vieux. [...]



• Virginie Despentes, 'Pour les manants de demain', p. 36-37.

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Ziliz   15 juillet 2018
Éloge des mauvaises herbes de Jade Lindgaard
La ZAD est polymorphe, difficile à décrire. Impossible à réduire en une formule. Son unité de lieu et son refus de l'Etat constituent les seuls points communs de ses habitants unis par un douloureux paradoxe : être un collectif interdépendant de personnes pas d'accord entre elles.*



* J'emprunte cette formulation à l'habitant d'une cabane de la ZAD.



- extrait de l'introduction, 'Pour la ZAD et tous ses mondes', Jade Lindgaard (p. 24)
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ErnestLONDON   07 juin 2018
Éloge des mauvaises herbes de Jade Lindgaard
Ils pacifient, nous opacifions. Nous sommes l’ombre de leurs nombres, le zéro de leur réseau ; la friche de leurs chiffres.

(Alain Damasio)
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ErnestLONDON   07 juin 2018
Éloge des mauvaises herbes de Jade Lindgaard
Les paysans traditionnels et les anarchistes ont uni leurs forces pour revitaliser la terre, pour faire pousser de la nourriture, pour construire des structures sauvages et créatives, et pour offrir l’hospitalité à tous. Un tel rdv représente une menace existentielle pour un ordre mondial qui exige que tout soit objectivé, quantifié, monétisé. Mais ce monde-là est en train de tous nous tuer.

(Starhawk)
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de   05 mai 2012
Occupy Wall Street ! Textes, essais et témoignages des indignés de Jade Lindgaard
Si l’espoir est une exigence impossible, oui, nous demandons l’impossible. Si le droit d’avoir le vivre, le couvert et un emploi sont des exigences impossibles, oui, nous voulons l’impossible. S’il est impossible d’exiger que ceux qui ont bénéficié de la crise redistribuent leur richesses et qu’ils arrêtent d’être aussi cupides, alors oui, nous exigeons l’impossible.
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ErnestLONDON   07 juin 2018
Éloge des mauvaises herbes de Jade Lindgaard
Cette action militaire, la pire [en France] depuis au moins 1968, est évidemment une violation du droit des citoyens qui ouvrent les chemins d’une transition écologique et économique pour nous sortir de cette voie sans issue faite de cupidité, de violence, d’inégalité et de non-durabilité vers laquelle les puissances économiques et politiques poussent l’humanité et la Terre. (Vandana Shiva)
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ErnestLONDON   07 juin 2018
Éloge des mauvaises herbes de Jade Lindgaard
Seuls les comportements qui font place sur le long terme à la fertilité et à la diversité de l’écosystème tout entier pourront se perpétuer. (John Jordan)
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de   05 mai 2012
Occupy Wall Street ! Textes, essais et témoignages des indignés de Jade Lindgaard
Occupy Wall Street rejette le fantasme qui prétend que ”ce qui est bon pour Wall Street est bon pour tout le monde” (”What is good for Wall Street is good for Main Street”) et revendique au contraire la séparation qui existe entre Wall Street et ”la rue”, une division qu’OWS désigne comme une injustice, un problème fondamental : le tort de l’inégalité, de l’exploitation, du vol. ”Nous sommes les 99%” met l’accent sur l’écart béant creusé entre la richesses des 1% du haut de l’échelle et nous autres, le reste. Le slogan donne son caractère politique à une statistique qui exprime à quel point le capitalisme repose sur une inégalité fondamentale – ”nous” ne pourrons jamais tous faire partie du 1%. Ce faisant, le slogan affirme l’existence d’une collectivité. Il n’unifie pas cette collectivité sous la bannière d’une identité – race ou origine ethnique, religion, nationalité – , mais bien au contraire il établit la collectivité, le ”nous” d’une population divisée en expropriateurs et expropriés
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ErnestLONDON   07 juin 2018
Éloge des mauvaises herbes de Jade Lindgaard
Notre-Dame-des-Landes est un point clé pour la compréhension de notre époque, c’est le lieux de friction entre l’imaginaire de continuité et l’imaginaire de rupture. (Pablo Servigne)
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