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3.45/5 (sur 171 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) à : Londres , le 05/01/1931
Mort(e) le : 23/03/2014
Biographie :

Roy Peter Martin est un auteur anglais qui a écrit sous les pseudonymes James Melville et Hampton Charles.

Diplomate britannique à Kyoto et Tokyo pendant une vingtaine d'années, il a choisi de livrer le fruit de son expérience dans des romans de suspense mettant en scène le commissaire Otani et ses adjoints de la police de Kobe.

Hôtels d'amour, magouilles politiques, mystères à l'orientale sont quelques-uns des ingrédients grâce auxquels ces polars efficaces introduisent le lecteur dans l'intimité de la société japonaise. Passé et présent, modernité et tradition, repli sur soi et fascination de l'Occident s'affrontent ici dans un dialogue très zen entre deux civilisations.

Source : www.decitre.fr
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Citations et extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
Une affiche manuscrite punaisée au mur proposait plus d'une demi douzaine de plats de nouilles, à la mode chinoise ou japonaise. Aux fines et brunes sobas de sarrasin, Otani préférait en général les épaisses pâtes udon blanches, qu'il commandait avec la populaire garniture de poitrine de poulet et de fines tranches d'oignons de printemps. Pourtant, lorsque la servante vint prendre sa commande, il demanda, presque sans réfléchir, des kitsuneudon, ou « nouilles de renard » [...] Quelques minutes plus tard, la serveuse lui apporta un énorme bol fumant et Otani prit une paire de baguettes dans un bocal disposé sur la table. Il considéra d'un air satisfait la généreuse portion de nouilles baignant dans un potage à l'odeur appétissante, surmonté d'une petite montagne de morceaux de fromage de soja frits. Il en saisit un entre ses baguettes et le mâchonna d'un air songeur, appréciant sa texture légèrement élastique mais frappé une fois encore par le fait que le tôfu n'avait pratiquement aucun goût. Il était d'autant plus étrange que les renards aient été censés l'apprécier au point qu'on ait accolé leur nom au plat.
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" Mon cœur brûle, éperdu.
Dévoré de passion, mes mains tendues
N'ont rencontré que le vide. "
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C'est le tout dernier truc, chez. La réplique d'une montre des années 30. Leur slogan, c'est que vous n'avez plus de pile à remplacer une fois par an, il vous suffit de la remonter une fois par jour.
Otani hochait la tête d'un air pénétré quand on frappa à la porte.
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Otani vit dans son esprit les deux renards de pierre qui gardaient l’entrée du sanctuaire, et la figurine que serraient les mains de Craig Kington sur les lugubres photographies du cadavre.
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La façon dont le bureau était meublé ressemblait à l'image que se faisait Walker d'un petit hôtel londonien à l'époque du roi Edouard : palmiers en pot, têtières en dentelle sur la poussiéreuse peluche verte des fauteuils et, sur un mur, un tableau de style occidental représentant, sinon le sempiternel "Cerf aux abois", du moins un animal apeuré dans un décor campagnard. Cet aspect suranné d'un salon de vieille fille ne correspondait en rien au bureau d'un haut responsable de la police tel que se l'imaginait Walker. L'austérité fonctionnelle des placards de rangement, les bannettes de courrier reçu et à expédier, les téléphones modernes sur le vaste bureau et le gros ventilateur électrique aux brillantes pales de plastique tournant paresseusement dans un coin de la pièce rectifiaient un peu, par leur incongruité, l'impression d'ensemble.
Le commissaire Otani s'inclina avec raideur à leur entrée, et Kimura referma la porte.
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-Viens par ici,Shaaloku Homuzuru,je vais te faire un massage.
-C'est vrai ?ça me ferait plaisir.
Otani s'étendit à plat ventre sur les futons,laissa ses bras reposer de façon naturelle le long de son corps et tourna la tête de côté. L'idée lui traversa l'esprit que , dans le Londres de l fin du XIXème siècle ,Sherlock Holmes aurait très bien pu se faire masser mais certainement pas par une femme à moitié dévêtue.
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Hanae fronça les sourcils.Ce n'étaient pas les risques physiques encourus par Rosie qui l'inquiétaient.Le Japon est un pays où le sens civique de la population permet à une jeune femme de se promener sans crainte la nuit dans les rues des villes , et où la violence ne concerne que les querelles familiales ou les individus impliqués dans le crime organisé ou évoluant à ses marges.
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La revue que consultait Schaeffer était plutôt inoffensive par rapport à bien d'autres.On y voyait deux blondes généreusement dotées par la nature représentées dans des poses lesbiennes pas très convaincantes au bord d'une piscine, leur culotte de bikini bien en place pour ne pas heurter la sensibilité chatouilleuse des censeurs nippons en matière de toison pubienne.
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Otani tendit le bras vers le tiroir le plus proche, l'installa devant lui et tira quelques cartes au hasard, remarquant avec dédain l'affreuse transcription romaine figurant au dessus de chaque nom. Les caractères chinois lui paraissaient tellement plus élégants que ces rigides pattes de mouche qui, en Occident, passent pour de l'écriture...
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Everleigh consulta brièvement ses notes et reprit :
- Vous avez tout à fait raison, au demeurant, c’est ce Witley, le gars s de la télévision. Je ne peux pas sentir ce bonhomme-là, quant à moi. Je n’arrive vraiment pas à comprendre pourquoi ma femme prend des airs de collégienne morte d’amour quand elle regarde son émission, mais c’est une autre histoire. Je suppose. Revenons à nos moutons. Selon Colveden, Szabo aurait décidé de se joindre à la croisière, car il estime que cette affaire de buste d’Homère n’est que la partie visible de l’iceberg. Il pense que Witley trempe dans une sombre magouille pour écouler de fausses antiquités sur le marché, et il espère pouvoir le surprendre en compagnie d’associés peu recommandables. Voilà, je crois que je vous ai tout dit. A vous, maintenant.
- Merci. Je crains d’avoir encore des questions.
- Ouvrez le feu ! proposa sir Hubert, toute sa cordialité retrouvée.
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