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Note moyenne 3.77 /5 (sur 113 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Biographie :

D'abord autopublié, James Oswald a connu un succès fulgurant dès la parution de la première enquête de l'inspecteur McLean, De Mort naturelle.
Phénomène de l'édition à plus d'un titre, il écrit la nuit.
Le jour, il élève des vaches et des moutons.

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Citations et extraits (68) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchka   10 mai 2016
De mort naturelle de James Oswald
- Ils n’ont pas de famille ? demande McLean en désignant les autres malades.

- Si, mais elles ne viennent pas. Au début, oui. Et parfois même tous les jours, durant une ou deux semaines – voire un mois. Et puis l’intervalle entre les visites s’allonge. M. Smith, là-bas, n’a plus eu personne depuis le mois de mai. Vous, on vous voit toutes les semaines.

- Elle n’a personne d’autre…

…………………………………………………………………………………..

Alors qu’il raccrochait l’extincteur à son support, il ajouta :

- Et merci.

- De quoi ?

- De veiller sur elle. Elle vous aurait appréciée, je crois.

P.26

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babel95   22 août 2015
De mort naturelle de James Oswald
Son verre à la main, l'inspecteur s'assit dans un des fauteuils de cuir disposés devant la cheminée. Avec ses grandes fenêtres qui avaient absorbé tout le soleil de l'après-midi, l'atmosphère de la bibliothèque était confortable mais pas étouffante. Depuis toujours, c'était la pièce favorite de McLean. Un sanctuaire où il pouvait échapper pour un temps à la folie qui régnait en ville. Se calant dans son siège, il ferma les yeux et se laissa enfin submerger par la fatigue.



Quand McLean se réveilla, il faisait nuit noire. Un moment, il se demanda où il était, mais la mémoire lui revint très vite. Alors qu'il allait allumer la lampe posée sur la table base avec le courrier à trier et son verre à peine entamé, il prit conscience de ce qui l'avait réveillé. Un bruit. Un grincement de parquet presque imperceptible, mais bel et bien réel. Il y avait un intrus dans la maison.
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nadiouchka   07 mai 2016
De mort naturelle de James Oswald
Mais il est difficile, de plus en plus difficile d’obéir aux voix, désormais. Si seulement elle pouvait atteindre le soleil et absorber un peu de son immense force. Ensuite, elle serait capable d’exécuter la volonté des voix. C’est son désir le plus cher. Toute sa vie, elle a attendu le moment d’être leur bras armé.

Curieusement, elle se sent au sommet du monde.

…………………………………………………….

Les bras en croix, elle saute dans le vide.

P.286

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caryatide   13 août 2015
De mort naturelle de James Oswald
Bien qu'on lui ait ordonné de prendre des vacances, les formulaires d'heures supplémentaires, les mandats de saisie et un millier d'autres documents encore plus inutiles avaient continuer d'arriver sur son bureau. S'il osait s'absenter pendant un mois, que trouverait-il à son retour? Une entière chaîne de montagnes ?
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nadiouchka   07 mai 2016
De mort naturelle de James Oswald
- Vous croyez que c’est possible ? Que des gens puissant tuer juste parce qu’ol leur a dit de le faire ?

- Bien entendu, si le gourou est assez charismatique. Pensez à Waco, à Jonestown – ou à al-Quaida. La plupart des fanatiques ne croient pas vraiment aux salades qu’ils vendent. Ils veulent simplement qu’on leur dise quoi faire. Parce que c’est plus facile.

P.347

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babel95   23 août 2015
De mort naturelle de James Oswald
La mort met longtemps à venir. Et même lorsque c'est fait, la paix n'arrive pas avec elle.
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babel95   21 août 2015
De mort naturelle de James Oswald
Au milieu de la salle des opérations de l'enquête Smythe, l'inspecteur en chef Charles Duguid dirigeait ses troupes comme un chef d'orchestre campé devant des musiciens particulièrement mauvais. A contrecoeur, des policiers venaient quêter son approbation pour leurs initiatives - hélas très souvent jugées dérisoires. Alors qu'il observait la scène depuis le seuil, McLean se demanda si tout ça n'aurait pas beaucoup mieux fonctionné sans la présence de Dugland.

- Non, ne perdez pas votre temps avec ça. Je veux du concret, pas des spéculations ! (Duguid tourna la tête et aperçut McLean). Ah ! inspecteur ! (Dans sa bouche, ce mot parvenait à sonner comme une insulte). Merci de daigner vous joindre à nous. Agent Kydd, avant de participer à d'autres enquêtes, vous seriez inspirées de demander l'autorisation à votre chef.

McLean se prépara à défendre la jeune femme, mais elle s'excusa d'un signe de tête et fila rejoindre d'autres agents en uniforme assis devant une rangée d'ordinateurs. Les qualités de meneurs d'hommes de Dugland étaient légendaires et McLean en gardait un souvenir impérissable. Son talent reposait sur de solides fondations : beugler et bousculer. Tout policier doté d'un instinct de survie apprenait très vite à faire avec et à ne jamais répondre à la provocation.
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Domichel   19 août 2015
De mort naturelle de James Oswald
McLean passa à l’examen des murs. Le principe de base : commencer par le cadavre, puis s’intéresser à ce qu’il y a autour. Après avoir touché le plâtre glacé du bout de ses doigts gantés, il retourna la main et tapota le mur de la pointe d’une phalange. Ça sonnait plein, comme un honnête mur de pierre. Même chose un peu plus loin. Regardant par-dessus son épaule, McLean continua son inspection jusqu’à ce qu’il se retrouve dans l’alignement de la tête de la morte. Là, ça sonnait creux.

Tapant de nouveau, McLean eut le sentiment que le mur s’était incurvé sous la pression. Mais avec la lueur aveuglante du flash et les ombres générées par les projecteurs, ça pouvait être une illusion. Plaquant une paume sur le plâtre, il poussa doucement et sentit la cloison céder. Soudain avec un craquement sinistre d’os brisés, un panneau d’environ trente centimètres de large pour quinze de haut se sépara du mur et tomba sur le parquet, révélant une niche dans laquelle brillait un petit objet.

McLean éclaira la niche avec sa lampe, sur un morceau de parchemin plié, il repéra un mince étui à cigarettes en argent. Derrière, conservé dans un bocal comme un spécimen dans une classe de sciences naturelles, il y avait un cœur humain.
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babel95   23 août 2015
De mort naturelle de James Oswald






Readers have had mixed feelings about the opening chapter too. A few have been put off the book altogether, whilst many have commented that the tone of the opening chapter is markedly different from the rest of the story. I still like it as a piece of writing, particularly the first sentence, but it would make more sense perhaps in a work of horror.

And so I have reverted to the original opening chapter ; the one I wrote when I started the short story, some time in late 2005. I don't think the book loses anything for the omission of those initial five hundred words, but if you want to judge for yourself, or see what all the fuss was about, they're printed below. Be warned though ; they are not for the squeamish.
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babel95   22 août 2015
De mort naturelle de James Oswald
- C'est presque ça, mais avec les cheveux plus sombres. Non, celui-là, plutôt ! Au fond, c'est peut-être celui-ci...

Bien qu'il habitât le même immeuble qu'elle depuis quinze ans, McLean n'était jamais entré dans le sanctuaire de Mme McCutcheon. Quand il le fit enfin, rien ne le surprit. La configuration du salon rappelait son appartement, trois étages plus haut, mais les similitudes s'arrêtaient là. La vieille dame avait des objets partout - pour l'essentiel, des trucs à deux balles genre boîtes de chocolats victoriennes ou fripes en tissus écossais, et tout ce bazar rapetissait la pièce pourtant de très bonnes dimensions. Et bien sûr, il y avait les chats. Dont l'inspecteur perdit le compte après dix, parce que certains bougeaient tout le temps. D'autres le regardaient, perchés sur des étagères ou des sièges, ou venaient se frotter à ses jambes, le dissuadant de changer de place. Quant à s'asseoir, c'était hors de question.

- Je ne sais pas trop... Ils ont tous l'air patibulaire. Vous n'avez rien de plus souriant ? L'homme que j'ai vu était quasiment hilare.

L'agent Kydd était assise près de Mme McCutcheon sur un canapé que cette dernière avait dû hériter de sa grand-mère. Le dossier était recouvert d'une têtière en dentelle - la même que celle des deux fauteuils présentement occupés par des félins aux yeux soupçonneux et aux moustaches frémissantes. Malgré les chats, le salon était propre et très bien rangé - simplement, il y avait bien trop de choses. Et en dépit de ce qu'on aurait pu craindre, il y planait une bonne odeur d'encaustique. Si on songeait à la puanteur qui régnait dans l'entrée, inutile d'être bien malin pour comprendre que la vieille dame avait appris à ses matous l'art de pisser dehors.
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