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Note moyenne 4 /5 (sur 307 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Browning (Montana) , le 18/11/1940
Mort(e) à : Missoula (Montana) , le 04/08/2003
Biographie :

James Welch est un romancier et poète américain, né dans la réserve indienne Pieds-Noirs de Browning (Montana) en 1940, et décédé en 2003 à Missoula (Montana).

En 1963 il s'inscrit à l'université du Montana, à Missoula. Ils sont une dizaine de jeunes Indiens à essayer d'intégrer la fac. Il rencontre Richard Hugo, poète et instigateur du premier atelier d'écriture de Missoula.

Pendant huit ans il écrit de la poésie, puis encouragé par Richard Hugo il se lance dans la prose.

Son premier roman "L'hiver dans le sang" (1974) raconte l'histoire d'un jeune Indien, perdu entre le monde des Blancs et celui des Indiens. James Welch s'inscrit dans une reconquête de la culture Indienne.

Il a été fait en France chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres en 2000.
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Source : ecrivainsmontana.free.fr
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Bibliographie de James Welch   (9)Voir plus

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Citations et extraits (46) Voir plus Ajouter une citation
le_Bison   01 octobre 2013
La mort de Jim Loney de James Welch
- Va te faire scalper !

- Va te faire scalper toi-même !

Ils s'esclaffèrent. C'était une plaisanterie indienne.
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ClaireG   31 décembre 2016
C'est un beau jour pour mourir de James Welch
Les choses n'ont guère changé sur la réserve de Pine Ridge, ni d'ailleurs sur les autres, et c'est cela qui devrait nous préoccuper. Mais qui s'en soucie ? Une fois l'occupation de Wounded Knee terminée, le gouvernement reprit ses activités habituelles, qui ne prévoyaient pas de s'occuper des problèmes des Indiens, à savoir la pauvreté, la vétusté de l'habitat, le chômage, les soins médicaux, et les problèmes sociaux que constituent l'alcoolisme et la toxicomanie. De tout cela, la nation américaine se détourna.



p. 84
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le_Bison   22 octobre 2013
La mort de Jim Loney de James Welch
- C'est quoi, ça ?

- Du rhum. 50 degrés. Ça vous réchauffe les couilles d'une statue de singe. A propos, vos connaissez la définition d'un Esquimau qui bande ? Un nain frigorifié avec un petit doigt rigidifié.
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le_Bison   30 octobre 2013
A la grâce de Marseille de James Welch
L’affaire de la brasserie lui donnait à réfléchir. Il savait qu’il avait eu de la chance, que son chant de mort avait désorienté les marins, si bien qu’il avait pu s’échapper avant qu’ils n’aient repris leurs esprits. Il pensait aussi que son chant avait eu un effet magique. Il n’était pas devenu invisible comme il l’avait espéré, mais le chant avait paralysé les marins, les privant du pouvoir de lui faire mal. Il le prenait un peu pour une arme surnaturelle plutôt que pour un moyen de le rendre fort et brave en face d’une mort certaine. Il n’ignorait pas que le but du chant avait été détourné, de sorte que, sans qu’il sache bien pourquoi, il était devenu un instrument de défense qui, cette fois, avait fonctionné, alors que tel n’avait pas été le cas dans la maison de fer. Peut-être que son destin était de vivre, de vivre ici, au bord de la grande eau qui le séparait de chez lui. A moins que chez lui, ce ne soit désormais ici.
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le_Bison   28 octobre 2013
A la grâce de Marseille de James Welch
Au début de la lune-des-chevaux-qui-muent, moins d’une année après la bataille contre les Longs Couteaux sur l’Herbe Grasse, les Indiens arrivèrent en vue du fort de l’homme blanc au fond de la vallée. Plusieurs femmes se mirent alors à pleurer. Les chefs, revêtus de leurs plus beaux atours, chevauchaient en tête des braves. Les femmes, les enfants et les vieillards suivaient, certains à pied, d’autres installés sur les travois au milieu des ballots, des tipis, des ustensiles divers. He Dog, Big Road, Little Big Man et Little Hawk portaient leurs coiffes en plumes d’aigles, leurs vêtements de daim à franges, leurs gants ornés de perles et leurs mocassins décorés de piquants de porc-épic. Leurs visages émaciés étaient peints comme pour la guerre, mais ils n’avaient plus le cœur au combat.
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le_Bison   27 septembre 2013
La mort de Jim Loney de James Welch
- Construisons une cabane. On pourrait abattre ces petits arbres déjà vieux. On habiterait une cabane de rondins et tu chasserais. Comme tes ancêtres. Et tu me vêtirais de fourrure. Il y a des hermines dans le coin ?

- Des belettes. Elles deviennent hermines en hiver.
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le_Bison   26 octobre 2013
La mort de Jim Loney de James Welch
- Tu veux un peu d’eau ? demanda-t-il.

- Non, merci. ? Bon Dieu, maintenant ça va mieux.

Russel éclata de rire. Il n’aimait pas Loney et, sans bien savoir pourquoi, ne l’avait jamais aimé. Déjà à l’époque où ils se saoulaient ensemble, il ne l’aimait pas, ce qui le rendait perplexe. Si ç’avait été à cause d’une femme, si on avait été rivaux, pensait-il, je pourrais le comprendre. Mais ce n’était pas ça. Quand ils buvaient ensemble, ils le faisaient comme des hommes qui ne s’apprécient guère. Ils buvaient calmement mais dans une atmosphère tendue. Ils ne se voulaient ni du bien ni du mal, ils ne cherchaient qu’à survivre jusqu’à la prochaine occasion.
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CatF   12 novembre 2021
Comme des ombres sur la terre de James Welch
Les événements qui lui valaient son nom avaient été déformés en dépit de ses protestations initiales, au point que beaucoup s’imaginaient qu’il avait trompé le village des Corbeaux tout entier et que sa médecine contenait une magie provoquant des illusions. On avait enjolivé le récit de la manière dont il avait tué et scalpé l’homme ayant mutilé Rein Jaune. À en croire tout ce qu’on disait, Trompe-le-Corbeau aurait fait pleurer Bouclier Taureau, se serait moqué de lui et aurait craché sur lui, puis il aurait fait l’amour à sa femme et l’aurait tué avant de lui fourrer ses parties génitales dans la bouche. Les hommes des sociétés de guerriers avaient ri et plaisanté Trompe-le-Corbeau, mais à leurs yeux, il était devenu un homme de grande médecine.
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CatF   25 décembre 2021
A la grâce de Marseille de James Welch
Il comprenait que ces wasichus (hommes blancs) faisaient pleurer sa sœur, son frère et sa mère. Il comprenait que son père et les autres hommes me combattraient plus. Il comprenait que son peuple ne serait plus autorisé à retourner sur les prairies à bisons. Ils étaient prisonniers. Ce qu'il ignorait. Par contre, c'est ce qu'ils allaient devenir.
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Tatooa   13 juillet 2021
Comme des ombres sur la terre de James Welch
Oeil-de-Renard se souvenait de s'être assis pratiquement à l'endroit où il se trouvait aujourd'hui pour écouter le chef Napikwan (ndr : blanc) énumérer les clauses du traité, l'une d'entre elles étant qu'ils cessent de faire la guerre à leurs ennemis. Mais comment auraient-ils pu s'y résoudre alors que ceux-ci continuaient à insulter les Pikunis ? Se verraient-ils privés du droit de gagner de temps en temps le respect de l'ennemi ?

De plus, les Napikwans n'avaient pas honoré les termes du traité. Ils s'exprimaient avec de grands mots, mais ce n'était que des hypocrites.
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