AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.73 /5 (sur 477 notes)

Nationalité : Espagne
Né(e) à : Madrid , le 20/09/1951
Biographie :

Javier Marías est un écrivain, traducteur, éditeur espagnol.

Fils du philosophe et sociologue Julián Marías Aguilera (1914-2005) et du professeur et écrivain Dolores Franco Manera (1912-1977), il passe une partie de son enfance aux États-Unis où son père enseigne (Wesley et Yale) et reçoit une solide éducation libérale à l'école ainsi que chez lui. Ses parents donnent des cours à des étudiants étrangers et reçoivent de nombreux intellectuels.

Plus tard, il s'inscrit à l'Université de Madrid où il suit des cours de Philosophie et de Lettres. Trois œuvres, "Los dominios del lobo" (1971), "Travesía del horizonte" (1972) et "El monarca del tiempo" (1978) le font connaitre. Il a obtenu le prix Herralde du roman avec l'Homme sentimental (1986), qui relate une histoire passionnelle, décrite avec humour, dans le milieu de l'opéra.

Retenons de ses œuvres ultérieures "Le Roman d'Oxford" (1989), les récits "Ce que dit le Majordome" (1990), "Un cœur si blanc" (1992, prix de la critique), "Vies écrites" (1992), notices biographiques d'écrivains, "Littérature et fantômes" (1993), recueil d'essais littéraires "Demain dans la bataille pense à moi" (1994), roman, et, en 1996, le récit "Quand j'étais mortel".

En 1997, Javier Marías devient roi d’un îlot des Caraïbes ; le monarque du Royaume de Redonda. Javier Marías accepte de perpétuer la légende et prend le nom de Xavier I. Il a nommé des ducs à tout va (Umberto Eco, Pedro Almodovar, etc).

En 2006, il est choisi par plus des deux tiers des académiciens pour entrer à l'Académie Royale de la langue espagnole.

En 2012, Marías reçoit le Prix national de Narration, mais ne l'accepte pas, refusant par principe tout prix à caractère officiel ou institutionnel remis par l'État espagnol.

L'auteur alimente régulièrement son blog :
https://javiermariasblog.wordpress.com
+ Voir plus
Source : pagesperso-orange.fr
Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

Javier Marias parle de son livre 'Comme les amours' au festival Passa Porta en 2012.

Podcasts (3) Voir tous


Citations et extraits (215) Voir plus Ajouter une citation
Sachenka   15 janvier 2016
Le roman d'Oxford de Javier Marías
Il n'y a de pire ennemi que celui qui est aussi un ami.
Commenter  J’apprécie          440
Bookycooky   31 janvier 2017
Si rude soit le début de Javier Marías
Son père qui ne s’était pas fait remarquer pendant la Guerre civile et qui, en principe, n’était pas poursuivi par les franquistes (même si, dans les années trente ou quarante, et jusque dans les années cinquante, n’importe qui pouvait être inquiété du jour au lendemain, il suffisait d’une inimitié entre voisins, d’un mépris bien enraciné, d’un préjudice porté à un vainqueur ou d’une dénonciation bidon, les gens s’efforçant de se faire bien voir des autorités)......
Commenter  J’apprécie          370
Bookycooky   04 février 2017
Si rude soit le début de Javier Marías
La justice ça n’existe pas. Ou à titre d’exception, de rares leçons par-ci par-là pour sauver les apparences, et juste dans le cas de crimes individuels. Et malheur à ceux à qui elle s’en prend. Toutefois, dans le cas de crimes collectifs ou nationaux, non, elle n’existe pas, ni ne prétend même exister. La justice est terrorisée par la magnitude des crimes, elle est dépassée par leur surabondance, inhibée par leur quantité. Ainsi paralysée, ainsi effrayée, il est illusoire d’avoir recours à elle après une dictature ou après une guerre, y compris après un simple lynchage dans un bled pourri, vu le nombre de ceux qui sont impliqués.
Commenter  J’apprécie          331
Bookycooky   04 février 2017
Si rude soit le début de Javier Marías
La panique attire malheur et catastrophes. Parfois nous faisons en sorte qu’advienne ce que nous redoutons le plus, car la seule façon de nous libérer de l’angoisse est de savoir le mal derrière nous. De savoir qu’il appartient au passé, et non à l’avenir, qu’il ne relève plus du domaine du possible.
Commenter  J’apprécie          330
Bookycooky   02 février 2017
Si rude soit le début de Javier Marías
Pour peu que nous soyons des inconditionnels d’un amour, d’un ami ou d’un maître, nous avons tendance à accueillir tous ceux qui gravitent autour d’eux, à plus forte raison ceux qui leur sont essentiels : leurs idiots de fils, leurs épouses exigeantes ou fielleuses, leurs époux pénibles, voire tyranniques, leurs amitiés louches ou déplaisantes, leurs collègues sans scrupule dont ils dépendent, ceux chez qui nous ne voyons rien de bon et auxquels nous ne trouvons aucune qualité, qui nous amènent à nous demander d’où provient l’estime que leur vouent ces êtres dont nous désirons tant nous assurer l’approbation : quel passé les rapproche, quelle souffrance ils partagent, quel vécu, quelles connaissances secrètes ou quel sujet de honte ils ont en commun.
Commenter  J’apprécie          320
Bookycooky   30 janvier 2017
Si rude soit le début de Javier Marías
Au cas où il est absolument impossible de connaître la vérité, je suppose que nous avons alors la liberté de décider de ce qu’elle est.
Commenter  J’apprécie          290
Bookycooky   31 janvier 2017
Si rude soit le début de Javier Marías
J’avais entendu pendant mes cours citer l’un ou l’autre de ces noms, mais j’en ignorais la plupart. Je restai admiratif de ses connaissances, il avait tout d’un dictionnaire des noms propres ambulant, même s’il me vint à l’esprit qu’il pouvait s’agir de personnages de sa propre invention : face à l’ignorance, on invente parfois.
Commenter  J’apprécie          280
Bookycooky   03 février 2017
Si rude soit le début de Javier Marías
En ces années-là, il n’y a pas de femme consciente de sa beauté qui n’ait fini au lit avec Kennedy. Ou dans une piscine, ou sur un bateau ou dans un ascenseur, qu’importe. Si on les croyait toutes, il n’aurait guère eu le temps de gouverner. Ni même de se rendre à Dallas, et il serait encore des nôtres.
Commenter  J’apprécie          272
Sachenka   14 janvier 2016
Le roman d'Oxford de Javier Marías
- Tu es un imbécile, me dit Clare Bayes. Heureusement que tu n'es pas mon mari. Tu es un imbécile à l'esprit de détective, et avec ce genre d'imbécile on ne peut pas être mariée. C'est pour ça que tu ne te marieras jamais. Un imbécile détective est un imbécile intelligent, un imbécile logique, les pires, parce que la logique des hommes, au lieu de compenser leur imbécilité, la double et la triple et la rend agressive. [...].
Commenter  J’apprécie          260
Sachenka   22 février 2017
Un Coeur si blanc de Javier Marías
Parfois, j'ai le sentiment que rien de ce qui arrive n'arrive vraiment, parce que rien n'arrive sans interruption, rien ne perdure, ne persiste, ne se rappelle constamment, et même la plus monotone et routinière des existence s'annule et se nie elle-même dans son apparente répétition, au point que rien ni personne n'a jamais été le même auparavant, et la faible roue du monde est mue par des sans-mémoire qui entendent, voient et savent ce qui n'est pas dit et n'a pas lieu, est inconnaissable et invérifiable.
Commenter  J’apprécie          240

CONVERSATIONS et QUESTIONS sur Javier Marías Voir plus
Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Espagnol ou Latino ?

Miguel de Cervantes (1547-1616) était...

espagnol
latino-américain

15 questions
36 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature hispaniqueCréer un quiz sur cet auteur

.. ..