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Note moyenne 3.45 /5 (sur 42 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Toulon (Var) , le 04/02/1848
Mort(e) à : Paris , le 13/05/1921
Biographie :

Jean François Victor Aicard est un poète, romancier et auteur dramatique français.

Son père était un républicain saint-simonien, rédacteur dans des journaux d'opposition sous la monarchie de Juillet. Il meurt quand son fils a cinq ans. Sa mère n'a pas reconnu son fils.

Jean Aicard naît le 4 février 1848 à Toulon (Var). Une plaque signale sa maison natale. Il fait ses études à Mâcon, où il fréquente Lamartine, puis au lycée de Nîmes, puis en droit à Aix-en-Provence.

Venu à Paris en 1867, il y publie un premier recueil, les Jeunes Croyances, où il rend hommage à Lamartine. Le succès qu'il rencontre lui ouvre les portes des milieux parnassiens, grâce à son cousin, Pierre Elzéar.

En 1869, il collabore au deuxième recueil du Parnasse contemporain. En 1870, une pièce en un acte est produite au théâtre de Marseille.

Pendant la guerre, il reste à Toulon dans sa famille. Après la guerre, il assiste aux dîners des Vilains Bonshommes et participe à la création de la revue La Renaissance littéraire et artistique
. En 1874, il publie Poèmes de Provence, qui font de lui le poète de cette région. En 1876, il collabore au troisième recueil du Parnasse contemporain.

En 1894, il devient président de la Société des gens de lettres. Le guide Paris-Parisien, qui le considère en 1899 comme une « notoriété des lettres », note le « romantisme méridional »6 de son œuvre.

En 1909, il entre à l'Académie française au fauteuil de François Coppée.

Il est élu maire de Solliès-ville en 1920.

Jean Aicard meurt le 13 mai 1921 à Paris.

Jean Aicard est l'un des poètes représentés sur le tableau Coin de table (1872) de Henri Fantin-Latour.
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Jean AICARD– Quatre Noëls Vers Et Prose

Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
gill   04 mai 2015
Le Manteau du Roi - Pièce en 4 actes, en vers de Jean Aicard
La salle du conseil dans le palais du roi d'Ouranie.

A droite, au second plan, un trône somptueux, sous un dais de soie et d'or.

Le trône est élevé sur des marches très hautes et spacieuses où peuvent s'étager, selon l'importance de leur dignité, les officiers, les ministres et les principaux du royaume.

A gauche, la porte d'honneur qui donne accès dans les autres parties du palais.

On y accède par un perron aussi élevée que les marches du trône.

Au fond, les hautes arcades de la salle laissent voir une terrasse qui domine les jardins du palais.

Tout au fond la ville ...
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gill   09 mai 2015
Le Manteau du Roi - Pièce en 4 actes, en vers de Jean Aicard
Le bouffon.-

Parbleu ! J'ai bien moi-même au crâne une fissure,

Mais le génie en sort avec quelque mesure ;

De loin en loin j'en tire un sonnet, Dieu sait quand !

Mais vous, votre caboche est un petit volcan ;

Vous "éruptionnez" comme un roi de théâtre !

Et je dis, moi, qui suis d'humeur plutôt folâtre,

Qu'il est d'un goût douteux, pour le moindre bobo,

D'interpeller la nuit, d'évoquer le tombeau,

De grimper jusqu'au ciel et de s'en prendre aux astres.

Nos malheurs de fourmis ne sont point des désastres :

Vous aurez beau hurler, - et vous hurlez fort bien -

Lorsque nous pleurnichons, l'univers n'en sait rien.

Il sied de supporter gaiment l'inévitable ;

Cette sagesse-là, seule, est la véritable ...

C'est mon maître à danser, mon cher, qui me l'apprit ;

C'est ce qu'il appelait danser avec esprit ...
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coco4649   05 mars 2019
Les Jeunes Croyances de Jean Aicard
Aimer-Penser…





Extrait 1



Cœur naïf ! j'avais cru pouvoir à tous les yeux

Dévoiler mes douleurs comme en face des cieux,

Et trouver pour mon âme une âme,

Une seule parmi la foule des humains,

Un inconnu qui vînt me prendre les deux mains,

Un seul amour d'homme ou de femme !



Pauvre fou ! je croyais à la sainte pitié

Qui verse doucement et longtemps l'amitié

Sur les blessures d'un cœur triste,

Et je ne savais pas, — honte ! — qu'au lieu de pleurs,

Le monde, gai toujours, donne à toutes douleurs

Un éclat de rire égoïste !



C'est bien ; — je garderai pour toi, dont je suis sûr,

Pour toi seule et pour Dieu mon malheur calme et pur

Que salirait la foule avare,

Et grand par ma douleur, et grand par mon orgueil,

Si dans des vers badins je lui cache mon deuil,

Elle me jouera sa fanfare !





p.10-11
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coco4649   09 décembre 2016
Les Jeunes Croyances de Jean Aicard
TROISIÈME PARTIE.

I - Amours.





De tout temps mes amours furent des songes vagues ;

Je n’ai causé tout bas qu’aux nymphes, dans les bois,

Et, sur le bord des mers, ces sirènes, les vagues,

Me font seules vibrer aux accords de leur voix.



Mon âme est fiancée à l’humble solitude :

Son chaste baiser plaît à mon front sérieux ;

Je connais de profonds ombrages où l’étude

A des charmes plus doux pour l’esprit et les yeux.



Je suis l’amant rêveur des récifs et des grèves,

L’insatiable amant du grand ciel inconnu ;

Je ne retrouverai la vierge de mes rêves

Qu’en l’immortel pays d’où mon cœur est venu.



La vertu de l’amour, l’homme en a fait un crime !

Je ne veux pas aimer comme on aime ici-bas,

Et ce cœur, façonné pour un élan sublime,

Tant qu’il pourra monter ne se posera pas !



J’ai pourtant vu passer dans le vol de mes stances

De blanches visions, filles de mon désir,

Mais je n’aime d’amour que mes jeunes croyances :

Espoir dans le printemps, et foi dans l’avenir !

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raynald66   01 décembre 2013
Notre-Dame-D'Amour de Jean Aicard
L'abrivade, c'est, à l'arrivée des taureaux en Arles,—lorsque, à la veille d'une course aux Arènes on les y amène en liberté sous la surveillance des gardians à cheval,—c'est le jeu populaire qui consiste à les attendre, à les provoquer, à en faire échapper un ou plusieurs à travers la ville. Alors les boutiques se ferment. Surpris au coin des rues paisibles, tous ceux qui ne sont point d'humeur à affronter le fauve évadé, s'abritent comme ils peuvent, où ils peuvent. C'est grande joie pour les jeunes amateurs, depuis les gamins de dix ans jusqu'aux jeunes hommes de vingt-cinq.

Une vraie folie saisit la population, les uns fuyant la bête irritée, les autres la poursuivant pour l'exciter encore. Malheur aux vitres des boutiques !
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coco4649   05 mars 2019
Poèmes de Provence de Jean Aicard
Ægri somnia.





On a congé parfois dans ce Paris étrange,

Et l'on peut oublier le bruit, brouillard et fange,

L'incessant tourbillon, le travail, les efforts.

C'est quand on est malade et chez soi seul ; alors

Il faut, bon gré, malgré, songer à se refaire

Du bon sang. On relit le livre qu'on préfère,

On flâne ; puisqu'on est malade, c'est permis.

On reçoit par moments des visites d'amis,

Gens qui se portant bien ressortent au plus vite

Avec ces mots banals : « Très pressé, je vous quitte ! »

Et l'on se fait l'effet, tout malade pourtant,

Tant ils semblent fiévreux, d'être soi bien portant,

Heureux, en les voyant replonger dans la foule,

D'être hors du torrent furieux qui les roule !



Pour moi, quand je fais halte ainsi, trop fatigué,

Je songe à la Provence, heureux sinon bien gai ;

Je revois tout : la mer, les pins sur la falaise ;

J'y suis, quoique cloué près du feu, sur ma chaise.

Alors, dans mon esprit, sans effort, sans travail,

Bois, mer, ciel, tout revient nettement, en détail ;

Sous des arbres amis je fais de longues poses...

C'est la fièvre qui fait revoir si bien les choses.

J'hésite quelque temps sur le choix d'un chemin ;

Je porte un gros bouquet sauvage dans ma main,

Et j'en pourrais décrire et nommer chaque plante.

C'est un même tableau quelquefois qui me hante.

Tel aujourd'hui j'ai vu mon chien obstinément :

Accroupi comme un sphinx, de son grand œil aimant

Il sondait, attentif, rêveur comme son maître,

La route par laquelle il m'a vu disparaître.
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coco4649   09 décembre 2016
Les Jeunes Croyances de Jean Aicard
DEUXIÈME PARTIE.

IX - L'Ame.





Pour le Papillon et l’Âme

La Grèce avait un seul nom ;

Ô poëtes ! je proclame

Que la Grèce avait raison.



L’Âme et l’insecte ont des ailes

Pour fuir la terre et le mal ;

Ces deux Psychés ont en elles

Un introuvable idéal.



Leur inconstance suprême,

Leur course de fleur en fleur,

C’est la constance elle-même

Courant après le bonheur.



Toutes deux n’ont qu’une essence...

Dieu, l’ayant fait de sa main,

Souffla l’âme et l’existence

Au père du genre humain.



Un peu de l’haleine douce,

De l’haleine du Seigneur,

Toucha, dans l’herbe et la mousse,

La corolle d’une fleur.



Or, tout à coup, la corolle

S’est émue, et, vers les cieux,

Palpitante, elle s’envole,

Blanc papillon radieux ;



Car l’Éden parmi les branches

Des profonds pommiers tremblants,

N’ayant que des âmes blanches,

N’eut que des papillons blancs.



Mais, depuis le péché d’Ève,

Dans les clartés de l’éther

Nul papillon ne s’élève

Qu’il n’ait rampé comme un ver.



Ô mystère ! Ève et sa pomme

Rejettent loin du ciel bleu,

Dans la chrysalide et l’homme,

L'Ame, le souffle de Dieu !



6 septembre 1866.

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coco4649   13 septembre 2017
La chanson de l'enfant de Jean Aicard
LA FENÊTRE OUVERTE





D' APRÈS LONGFELLOW



Elle se taisait, la vieille maison,

Près des verts tilleuls, couverte de lierre,

Et dans les sentiers bordés de gazon

L’ombre se jouait avec la lumière.



J’ai vu les volets de la « nursery ; »

Ouvertes à l’air, j’ai vu les fenêtres ;

Mais les gais enfants qui m’auraient souri,

Ils n’étaient plus là, les chers petits êtres !



Le grand terre-neuve était près du seuil,

Cherchant du regard ses bons camarades ;

Mais il ne doit plus ni leur faire accueil,

Ni les surveiller dans les promenades.



Je ne les vis pas sous les verts tilleuls ;

Ils ne jouaient point dans la grande salle ;

Le silence triste et l’ombre étaient seuls

Qui mettaient partout leur marque fatale.



D’un ton familier, bercés par le vent,

Les oiseaux chantaient dans les hautes branches.. .

On n’entendra plus, sinon en rêvant,

La voix des enfants et leurs gaîtés franches.



Et le bel enfant que dans mon chemin

J’avais avec moi ne pouvait comprendre

Pourquoi je pressais plus fort dans ma main,

Ah ! plus fort, hélas ! sa main chaude et tendre !



p.97-98
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Marti94   25 juin 2018
En Chine de Jean Aicard
LA Musique était en grand honneur en Chine, dès la plus lointaine antiquité ; on ne la considérait pas comme un amusement frivole, mais comme la science des sciences, et les Chinois lui attribuaient de singulières vertus. Elle était pour eux un écho de l’harmonie universelle qui équilibre les mondes et elle seule était capable de guider et d’anoblir les pensées et les actions des hommes.
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hOUMUS   03 novembre 2019
Maurin des Maures, tome 1 : Maurin des Maures de Jean Aicard
Maurin ne chasse jamais sur les terres de l’État. Jamais garde ni gendarme n’a encore verbalisé contre lui. Maurin ne chasse pas en temps prohibé… tout au plus la veille ou l’avant-veille de l’ouverture pour ne pas laisser trop de gibier dans les endroits faciles, aux gens des villes… Maurin tend quelques pièges peut-être par-ci par-là, mais les renards, les fouines, les chats sauvages et même les sangliers sont des animaux nuisibles dont Maurin est l’ennemi juré. — Maurin aime sa mère et s’occupe beaucoup du plus jeune de ses fils…



— Et pas des autres, c’est entendu ! dit le préfet, riant.



— Un peu moins peut-être, je ne sais pas, c’est son affaire, monsieur le préfet ; mais on peut être sûr qu’il fait ce qu’il doit, selon les circonstances naturellement… Enfin, Maurin est un brave homme, monsieur le préfet, tout le pays vous le dira ; c’est un révolutionnaire de gouvernement.
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