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3.59/5 (sur 38 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Aix-en-Provence , le 24 juin 1704
Mort(e) à : La Garde , le 11 janvier 1771
Biographie :

Jean-Baptiste de Boyer, marquis d’Argens, né à Aix-en-Provence le 24 juin 1704, mort au château de La Garde, près de Toulon, le 11 janvier 1771, est un écrivain français.

Fils d’un procureur général, Boyer d’Argens suivit la carrière des armes et eut une jeunesse fort licencieuse. Sa vie sentimentale impétueuse s’est particulièrement orientée vers les actrices de théâtre. Dès l’âge de quinze ans, il entra, malgré l’opposition de son père qui le destinait, en tant que fils aîné, à la magistrature, à l’armée où il restera jusqu’à la trentaine, ce qui poussa son père à le déshériter. Blessé devant Philipsbourg en 1734, il quitta le service et se retira en Hollande, afin d’y écrire librement ses pamphlets.

Il attira l’attention du roi de Prusse par ses attaques contre le christianisme : ce prince l’appela à sa cour, en fit son chambellan avec 6 000 francs de traitement, et le nomma « Kammerherr » directeur général de son Académie. Il s’offensa néanmoins de le voir épouser l’actrice Mademoiselle Cochois.

Après avoir vécu 25 ans dans l’intimité de Frédéric II, le marquis d’Argens revint passer ses dernières années dans sa famille, à Aix. À la mort du marquis, le roi fit ériger un mausolée à sa mémoire dans l’église Notre-Dame de la Seds, à Aix.

Il avait une instruction vaste et variée, et ses écrits sont inspirés par la philosophie sceptique de l’époque.

Robert Darnton considère que d’Argens a probablement été l’auteur du roman philosophico-pornographique Thérèse philosophe, ou mémoires pour servir à l’histoire du P. Dirrag et de Mlle Eradice.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Pendant tout ce narré singulier, Mme C... eut la prudence de ne pas témoigner la moindre surprise : elle louait tout pour m'engager à tout dire. Lorsque je me trouvais embarrassée sur les termes qui me manquaient pour expliquer les idées de ce que j'avais vu, elle exigeait de moi des descriptions dont la lasciveté devait beaucoup la réjouir dans la bouche d'une fille de mon âge et aussi simple que je l'étais. Jamais peut-être tant d'infamies n'ont été dites et ouïes avec autant de gravité.
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Jean-Baptiste de Boyer Argens
Nous allons commencer ma chère fille, poursuivit le père : remplissez bien vos devoirs, et soyez sûre qu'avec l'aide du cordon de saint François et votre méditation, ce pieux exercice finira par un torrent de délices inexprimables. Mettez-vous à genoux mon enfant, et découvrez ces parties de la chair qui sont les motifs de colère de Dieu : la mortification qu'elles éprouveront unira intimement votre esprit à lui. Je vous le répète : oubliez-vous et laissez faire. (Thérèse philosophe - 1748)
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Un homme donne souvent l’aumône aux pauvres, il s’incommode même pour les soulager : son action est utile au bien de la société ; elle est louable à cet égard ; mais, par rapport à lui, rien moins que cela. Il a fait l’aumône, parce que la compassion qu’il ressentait pour ces malheureux excitait en lui une peine, et qu’il a trouvé moins de désagrément à se défaire de son argent en leur faveur qu’à continuer de supporter cette peine excitée par la compassion ; ou peut-être encore que l’amour-propre, flatté par la vanité de passer pour un homme charitable, est la véritable satisfaction intérieure qui l’a décidé. Toutes les actions de notre vie sont dirigées par ces deux principes : « se procurer plus ou moins de plaisir, éviter plus ou moins de peine ».
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Concluons donc, ma chère amie, que les plaisirs que nous goûtons, vous et moi, sont purs, sont innocents, puisqu'ils ne blessent ni Dieu ni les hommes, par le secret et la décence que nous mettons dans notre conduite.
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... gardons-nous bien de révéler aux sots des vérités qu'ils ne sentiraient pas, ou desquelles ils abuseraient...
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… … … Gardez-vous encore avec plus de précaution de ce morceau de chair des jeunes garçons de votre âge qui faisait votre amusement dans ce grenier. C’est le serpent, ma fille, qui tenta Ève, notre mère commune. Que vos regards et vos attouchements ne soient jamais souillés par cette vilaine bête, elle vous piquerait et vous dévorerait infailliblement tôt ou tard.
– Quoi ! Serait-il bien possible, mon Père, repris-je tout émue, que ce soit là un serpent, et qu’il soit aussi dangereux que vous le dites ? Hélas ! Il m’a paru si doux ! Il n’a mordu aucune de mes compagnes, je vous assure qu’il n’avait qu’une très petite bouche et point de dents, je l’ai bien vu...
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Imbéciles mortels ! Vous croyez être maîtres d’éteindre les passions que la nature a mises dans vous. Elles sont l’ouvrage de Dieu. Vous voulez les détruire, ces passions, les restreindre à de certaines bornes. Hommes insensés ! Vous prétendez donc être de seconds créateurs plus puissants que le premier ? Ne verrez-vous jamais que tout est ce qu’il doit être, et que tout est bien ; que tout est de Dieu, rien de vous, et qu’il est aussi difficile de créer une pensée que de créer un bras ou un œil ?
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C'est folie de croire qu'on est maître de se rendre heureux par sa façon de penser... Il est démontré qu'on ne pense pas comme on veut. Pour faire son bonheur, chacun doit saisir le genre de plaisir qui lui est propre...
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Mettez-vous à genoux, mon enfant, et découvrez ces parties de la chair qui sont les motifs de la colère de Dieu : la mortification qu’elles éprouveront unira intimement votre esprit à lui. Je vous le répète, oubliez-vous et laissez-vous faire. » Mlle Éradice obéit aussitôt sans répliquer. Elle se mit à genoux sur un prie-Dieu, un livre devant elle ; puis, levant ses jupes et sa chemise jusqu’à la ceinture, elle laissa voir des fesses blanches comme la neige et d’un ovale parfait, soutenues de deux cuisses d’une proportion admirable. Alors le Père approcha…
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Quoi ? Madame répondit l'Abbé, vous ne vous souvenez donc pas que nous ne sommes point libres, que toutes nos actions sont déterminés ? Et si nous ne sommes pas libres, comment pouvons-nous pêcher ?
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