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Note moyenne 4.08 /5 (sur 29 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Bordeaux , 1933
Biographie :

Né à Bordeaux en 1933, Jean Biès fait ses études de Lettres Classiques aux Facultés d'Alger, puis de Paris.
Son séjour en Algérie lui révèle le soufisme et le prépare à l'exploration des sagesses de l'Orient, l'hindouisme en particulier, qu'il découvrira en 1951, à la suite de la lecture des ouvrages de René Guénon.
Il séjourne au Mont Athos en 1958, qui lui inspirera son premier livre. Jean Biès soutient en 1965 une thèse de 3eme cycle consacrée à René Daumal, et en 1973, sa thèse de Doctorat d'Etat, Littérature française et Pensée hindoue, qui obtiendra le Prix de l'Asie, de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer.
Il parcourt l'Inde la même année.
Son oeuvre poétique a été couronnée entre temps du Grand Prix de la Société des poètes français.
Jean Biès rencontre Pierre Emmanuel, Lanza del Vasto, séjourne auprès d'Arnaud Desjardins, découvre en 1971 C. G. Jung et l'alchimie. Il collabore à plusieurs revues, dont Questions de, Troisième Millénaire, les Cahiers de l'Herne, et plus tard, Terre du Ciel.
Tout au long de ces années, l'œuvre s'est développée à travers articles et livres. Dans des styles et des genres différents, cette oeuvre se propose, en une période particulièrement critique, de fournir des "clés de vie", de rendre une âme à un monde qui l'a perdue, et d'œuvrer à l'urgente préparation de l'avenir par un retour au spirituel.
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Source : http://www.jeanbies.org/
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Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
Jean Biès
isajulia   05 décembre 2014
Jean Biès
Il n'y a pas de traversée du désert, il n'y a qu'une marche vers l'oasis.
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Danieljean   07 octobre 2015
René Daumal de Jean Biès
Dés que leurs visages furent tournés vers le dehors, les hommes devinrent incapables de se voir eux-mêmes, et c'est notre plus grande infirmité. Ne pouvant nous voir, nous nous imaginons. Et chacun, se rêvant soi-même et rêvant les autres, reste seul derrière son visage, (...) Or, il y a sûrement une possibilité pour l'homme de réapprendre à se voir, de se refaire un oeil intérieur. (...) Si nous avons peur de nous voir, c'est bien parce qu'alors nous ne verrions pas grand-chose ; notre fantôme a peur d'être démasqué. C'est par peur de cette horrible révélation que nous nous grimons et que nous grimaçons. Et notre tête, modeleuse de masques et conteuse d'histoires au lieu de nous guider vers la vérité, est devenue notre machine à nous mentir.
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Danieljean   24 décembre 2015
Passeports pour des temps nouveaux de Jean Biès
Au demeurant, est-il nécessaire de rappeler que le véritable Orient, avant de se situer géographiquement aux confins du soleil levant, se trouve à l’intérieur de chaque être humain, où se lève « l’autre soleil » ?... La réunification des deux hémisphères de la planète, si elle doit s’opérer vraiment, constitue sans doute déjà, par-delà la multiplication des obstacles et les fausses synthèses d’empires, le signe préfiguratif d’une réconciliation des contraires. Encore n’est-ce là que l’ébauche incertaine d’une authentique unité spirituelle, elle-même simple conséquence de ce qui doit s’accomplir au niveau psychologique individuel… L’Orient et l’Occident ne sont ailleurs qu’en nous. Le monde n’échappera aux malheurs qui le menacent et qui le rongent que si chacun d’entre nous, — ou le plus grand nombre possible — , fait l’effort de réconcilier en lui ces deux moitiés de son âme : l’ouest et l’est, l’historicité et la mythologie, l’extérieur et l’intérieur, le masculin et le féminin, la conscience et l’inconscient, la réalité et le rêve, l’action et la contemplation, la sagesse et la folie, le moi et le Soi, le rien et le Tout. L’Orient est moins un continent, un concert de races et d’ethnies, un ensemble de cultures et de civilisations, qu’il n’est un état d’âme, une Weltanschauung située au cœur du cœur, une convergence intériorisée dans l’unique « Lieu sans où… », le point sans dimensions
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Danieljean   18 mars 2020
Art, gnose et alchimie. Trois sources de régénérescence de Jean Biès
Quand les ressources sont épuisées, de remonter aux sources. Il faut gagner d’urgence le haut séjour des Origines où se trouvent concentrées les énergies créatrices, où rien n’est encore usé, mais vit d’une éternelle jouvence. Les Eaux vives ne désignent rien d’autre que la fluidité de l’esprit, sa virginité rédemptrice, son allégresse, sa légèreté semblable à celle des torrents dévalant les prairies des matins du monde.
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Danieljean   18 mars 2020
Sagesse de la terre pour une écologie spirituelle de Jean Biès
L’écologie spirituelle : une écologie greffée sur la spiritualité, nourrie et irriguée par elle, qui, non contente de manifester contre les pollutions et les toxicités, s’enracinerait, pour être efficace et réelle, dans ces puissants traités écologiques que sont les textes sacrés, et se référerait de nouveau à la philosophie reliant la terre, le ciel et l’homme, étayant les actions humaines d’une vie d’intériorité .
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Danieljean   24 décembre 2015
Littérature française et pensée hindoue, des origines à 1950 de Jean Biès
En quoi la nation la moins orientale et la plus sceptique s’est-elle, des origines à nos jours, passionnément ouverte à l’Inde ? Comment et pourquoi la patrie des dieux a-t-elle pu influencer et inspirer tant d’écrivains français ? Quels rapports, quels jeux d'influence, quels liens et quelles différences ont-ils pu exister entre la littérature française et la pensée hindoue ? », s’interrogeait-il. Portant sur tous les genres — récits de voyage, essais, romans, théâtre et poésie — , l’enquête suit la réception de l’Inde et les apports de l’Inde à la France et à l’Occident, des fables de La Fontaine à la sympathie militante d’un Voltaire, à l’enthousiasme d’un Michelet et d’un Lamartine, de Leconte de Lisle à ces grands « pèlerins du monde occidental » — intercesseurs ou "passeurs" — que furent en leur temps Romain Rolland, René Guénon, Lanza del Vasto et René Daumal. C’est là une somme d’érudition universitaire qui reste un ouvrage de référence (couronné du Prix de l’Asie par l’Académie des Sciences d’Outre-mer), mais qui se veut également exploration poétique et critique créatrice au service d’une nouvelle « Renaissance orientale » à venir, autrement dit d’une « seconde Renaissance à partir des sources orientales ». Heureuse époque où la Thèse d’État, autrement dit la grande Thèse de doctorat d'État, consacrait encore la construction d’une véritable cathédrale, magistralement édifiée à partir de matériaux choisis, ciselés, passés au crible d’une pénétrante perspicacité critique et élégamment agencés !
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Albucius   02 octobre 2013
Passeports pour des temps nouveaux de Jean Biès
Son règne [celui de l’Antichrist] pourrait être imaginé comme une sorte de Gouvernement planétaire qui serait la synthèse de toutes les formes totalitaires et tous les mensonges promus au rang de vérités, dominant une humanité planifiée qui l’aurait plébiscité, étrangères à toutes références spirituelles, et ne le sachant pas. Mais « après un peu de temps », la rupture des sept sceaux, l’arrivée des Quatre Cavaliers dans le bruit retentissant des sept trompettes, et le renversement des sept coupes de la Colère, le Christ revient sur un cheval blanc, tue la Bête de son épée, la précipite dans « l’étang de soufre embrasé », juge les nations, rétablit toutes choses dans leur ordre primordial, fait de chaque créature, régénérée en corps de gloire au sein de la Jérusalem messianique, une syllabe lumineuse du Verbe éternel.
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Danieljean   30 janvier 2019
Voies de sages de Jean Biès
JEAN BiÈS : Votre course aux expériences, aux aventures, vous fait ressembler à un Rimbaud qui aurait réussi ce que l'autre n'avait qu'espéré. Mais pourquoi une telle course ?



SATPREM : Ma question lancinante, pendant des années, c'était : Qu'est-ce qui reste quand il n'y a plus rien ? Quand on a perdu tous ses trucs, tout son atavisme, toute son éducation, sa littérature et ses fanfares, qu'est-ce qui reste là-dessous? Quand il n'y a plus d'amis, plus de famille, plus de pays, qu'est-ce qui reste là-dedans ? Quelle est la chose qui est vraiment moi sans tout ce qu'on a ajouté dessus d'arrière-grands-pères en pères et d'écoles en écoles – sans livres, sans « je sais », sans recours. Là où c'est nu, vide, pur. Est-ce qu'il y a quel­que chose encore qui n'est plus l'addition de chromosomes et de curri­culum vitae ? -Ou rien du tout? C'était ma question. Et je me suis mis à l'épreuve d'une façon forcenée, si j'ose dire. Quand je suis parti dans la forêt vierge (une merveilleuse expérience), et que j'ai commencé à m'apercevoir que je devenais un bourgeois de la forêt vierge, j'ai plié bagage en huit jours et suis parti pour le Brésil, laissant derrière moi un monde que j'aimais tant. Quand tout l'argent et les mines de mica me sont venus au Brésil, avec un grand voilier qu'on m'offrait, une île merveilleuse, bref, le piège de la grande « réussite », j'ai tout laissé tomber et j'ai pris un ticket d'entrepont pour l'Afrique, sans un sou. Jamais je n'ai voulu m'arrêter nulle part, à aucune expérience, aucune réussite, aucune « réalisation » ; je voulais trouver l'absolument absolu. Ce qui est plein, et pour toujours.
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AuroraeLibri   10 août 2016
La Contemplation de la nature de Jean Biès
Novalis. Les disciples à Sais

Jean Moncelon



Mais aussi, quelles sont les dispositions que requiert l'initiation du poète, de l' "amant de la nature"?



"Une longue, perpétuelle fréquentation, une contemplation libre et artistique, toute l'attention donnée aux moindres signes et aux indices les plus légers, une vie intérieure de poète, des sens exercés, une âme simple et religieuse, telles sont les choses exigées essentiellement d'un amant de la Nature et à défaut desquelles nul n'accomplira son désir."
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Danieljean   17 septembre 2015
Les Pourpres De L'esprit de Jean Biès
À l’ombre d’arbres purs de toute vie encore,

las de sa ronde identité, l’Absolu rêve de se faire

quelque chose comme épaisseur, multitude, se donner corps

loin des silences innommés qu’éternellement Il profère.

Il se voudrait, au fond de la coïncidence, différent.

La plénitude pleure en Lui de n’être pas plus évasive…





Alors, son Unité s’oublie et d’elle-même se déprend.

Il entend sourdre l’univers parmi la transparence oisive ;

il y suscite des saisons et des soleils en majesté.

Danseur agile, un mouvement agite ses bras dans l’argile :

tout ce qui n’était pas s’étonne d’exister.





L’Illimité ne se veut plus qu’humble lisière, aile fragile,

se vêt de la tunique d’or des fins et des commencements,

s’efforce à l’éphémère, n’ose dépasser le bois d’érables,

s’arrête source et se blottit derrière les bruissements

du maitre-espace tout pétri d’impondérables.





Toutes les créatures tendent leur essor vers leur destin.

L’Un démembré jette son âme, ivre, au nombre qui la dépèce,

se laisse devenir milliers du fond de son centre indistinct,

se distribue à l’univers en son essence et son espèce.

Mais tant d’êtres !… L’Être éclaté s’y voit et ne s’y connaît plus.

Parmi les mondes dévalant du cœur d’une multiple amande,

l’Absolu, dispersé, se cherche et se parcourt et se demande

comme, étant autre que Lui-même, Il reste toujours l’Absolu.
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