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Biographie :

Jean-Claude Benoit est psychiatre, ancien chef de service en psychiatrie publique, ancien directeur d’enseignement clinique, président d’honneur de l’Institut d’étude des systèmes familiaux, à Versailles. Il anime depuis le début la collection « Relations »chez Erès.

Source : Erès éditeur
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Bibliographie de Jean-Claude Benoît   (15)Voir plus

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Citations et extraits (58) Voir plus Ajouter une citation
Citons encore. « Unifier la vie de Bateson me mit en contact avec une bibliographie intimidante, depuis l'antagonisme entre science et religion du début du XXe siècle, la naissance de la génétique, l'anthropologie sociale ou psychanalytique, la théorie de l'apprentissage, la cybernétique modélisant les phénomènes sociaux et biologiques, la communication schizophrénique, l'éthologie et la théorie écologique. »
(J-C Benoit cite David Lipset)
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La logique traditionnelle de l'identité et de la non-contradiction, impliquée dans tout système isolé hors de l'espace et du temps, est confrontée à une logique des niveaux, des différences et des paradoxes, et ceci in vivo.La confrontation à cette confrontation, c'est-à-dire la logique systémique, met à sa place hiérarchique inférieure la logique analytique et valorise, pour les sciences psychosociales, une logique du paradoxe, de la contradiction et des sauts quantiques. Elle peut être dite , ainsi, dialectique.
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La spécificité du double lien est claire. Il faut le distinguer de situations où sont appliquées de simples injonctions contradictoires qui laissent malgré tout la possibilité du choix, même si celui-ci s'avère erroné. "Un moindre mal est toujours un mal", certes, mais il ne s'agit que d'un dilemme et non d'un double lien. Le double lien offre une situation plus dramatique  "L'injonction paradoxale barre la possibilité même du choix, rien n'est possible et une suite alternée infinie est ainsi déclenchée."
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Nous voici, soudain, proches de la psychopathologie. Les domaines du rêve, du symptôme ou du délire nous attirent vers une communication brute où les marqueurs de message dont défaut ou sont altérés. L'angoisse transforme le corps. L'hallucination modifie le réel. Le triomphe de la pensée analogique imagée, balaie la capacité de différenciation et de communication précises fondées sur la distinction des messages et des contextes de message, travail spécifique du langage verbal.On peut observer cette dégradation de la relation au niveau des interactions entre le schizophrène et son environnement familial. Telle est l'hypothèse née des observations cliniques de Bateson et de son groupe de recherche.
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Notons aussi que les aspects négatifs des messages densifient le climat paradoxal, et même super-paradoxal, par la simultanéité de messages contradictoires en contradiction. L'élucidation de ceux-ci dans le fil même de la relation est impossible. Dautrs éléments aggravent ces embrouillaminis latents ou patents  d'une part l'ambiguïté des messages comportementaux du refus ou du retrait, d'autre part l'incertitude relationnelle propre à l'emploi de verbes que l'on peut dire négatifs, tels mentir, nier, refuser, etc., ou même ayant une valeur affective négative évidente ou par analogie, couper, punir, détruire, etc.
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On ne peut pas considérer les doubles liens comme des objets, des choses : ce sont des relations. Il n'y a pas de choses dans notre esprit, pas de double lien là, mais "seulement des perceptions et des transformations de doubles liens" ; "Nous sommes en train de parler d'une sorte de fouillis dans les lois organisant les transformations et de l'acquisition de tels fouillis. La théorie du double lien affirme qu'il y a une composante expérientielle dans l'induction ou l'étiologie des symptômes de la schizophrénie et des types voisins de comportement comme l'humour, l'art, la poésie, etc."
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Paradoxe : se dit d'une proposition à la fois vraie et fausse, ou qui heurte le bon sens, ou encore qui va à l'encontre de l'opinion admise, courante. Ces définitions du dictionnaire doivent être enrichies par l'évocation de notions collatérales : ironie, sarcasme, antiphrase, sophisme, syllogisme, antinomie ; ou encore cousines ; mauvaise foi, fausseté, conte-vérité, ambivalence, ambiguïté, hypocrisie, cliché, idée reçue, mystification, manipulation, farce, humour, etc. Ceci concerne la logique autant que la morale. Et la psychologie intime, comme celle des relations.
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Lorsqu'un sujet se trouve confronté à ces injonctions paradoxales, lorsque la révolte lui est impossible, lorsque la réponse est exigée, le mode le plus adroit de réaction consiste en l'expression métaphorique, c'est-dire une réponse qui peut garder un sens personnel mais qui, simultanément, peut être interprétée de multiples façons, réponse aussi paradoxale que l'injonction paradoxale. Les symptômes de schizophrènes et les formes cliniques de schizophrénie sont autant de modes différents de réponses analogiques ambiguës et de réponses sans réponse.
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L'incommunicabilité, l'impénétrabilité, la discordance, la bizarrerie, l'ambivalence, le faux détachement ; ces termes caractérisent les propos, les attitudes et les conduites des schizophrènes. Les efforts patients du clinicien et son intuition, analogique, quasi poétique, ne permettent de comprendre qu'une part seulement des allusions et des thèmes évoqués dans ces langages obscurs. Chaque "schizophrénien" (J. Haley) est un langage non langage, une communication fondée sur la rupture de la communication.
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... il faut constamment revenir à cette thèse qu'une "classe ne peut jamais être une chose et ne peut jamais avoir cette "réalité" des choses que l'on peut compter ou peser. Vous ne pouvez pas compter le nombre de doubles liens dans une séquence comportementale, de la même façon que vous ne pouvez pas compter le nombre de blagues dans le monologue du comique ou le nombre de chauve-souris dans une tache d'encre. Ce ne sont pas des chauves-souris, mais des "chauves-souris" seulement".
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