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Citations de Jean-Claude Carrière (377)


Jean-Claude Carrière
carre   23 septembre 2013
Jean-Claude Carrière
Jamais aucun écrivain n’a pensé qu’en écrivant une œuvre il allait sauver l’humanité. Ni aucun peintre, ni aucun sculpteur [...]. Mais, ça peut nous aider à poser des meilleures questions et très, très lentement à faire bouger les choses.


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popie21   21 avril 2020
La controverse de Valladolid (roman) de Jean-Claude Carrière
La première bulle pontificale, celle d'Alexandre VI (un Borgia, d'ailleurs, d'origine espagnole), reconnaissait déjà le droit et le devoir, pour les conquérants des terres nouvelles, d'évangéliser les indigènes. Pour leur plus grand bien, cela s'entend, car la religion chrétienne, dans l'esprit de tous les présents, est le plus haut bienfait qu'on puisse apporter à chacun des peuples.
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Petitebijou   17 avril 2012
Le cercle des menteurs de Jean-Claude Carrière
La lutte difficile

Un maître zen, apprenant qu'un de ses disciples n'avait rien mangé depuis trois jours, lui demanda les raisons de ce jeûne.
-J'essaye de lutter contre mon moi, dit le disciple.
- C'est difficile, dit le maître en hochant la tête. Et ce doit être encore plus difficile avec un estomac vide.
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popie21   05 novembre 2019
La controverse de Valladolid (roman) de Jean-Claude Carrière
Il est rare que ceux qui établissent des catégories sociales entre les hommes se rangent eux-mêmes sur les bas degrés de l'échelle.
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Mimimelie   21 décembre 2014
Le cercle des menteurs de Jean-Claude Carrière
Un rabbin demande à ses étudiants :
- Comment sait-on que la nuit s'est achevée et que le jour se lève ?
- Au fait qu'on peut reconnaître un mouton d'un chien, dit un étudiant.
- Non, ce n'est pas la bonne réponse, dit le rabbin.
- Au fait , dit un autre, qu'on peut reconnaître un figuier d'un olivier.
- Non, dit le rabbin. Ce n'est pas la bonne réponse.
- Alors comment le sait-on ?
- Quand nous regardons un visage inconnu, un étranger, et que nous voyons qu'il est notre frère, à ce moment-là le jour s'est levé.

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carre   09 septembre 2012
Dictionnaire amoureux de l'Inde de Jean-Claude Carrière
On peut aussi prendre son temps, choisir les saisons et les heures creuses. Préférer les sentiers aux autoroutes.
C'est comme l'amour en fin de compte. Les grands circuits sont les mêmes pour tous. Mais chacun peut y préférer, ici ou là, sa petite chapelle.
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carre   08 décembre 2012
Dictionnaire amoureux de l'Inde de Jean-Claude Carrière
Les indiens préfèrent l'ombrelle, ou le parapluie, au chapeau. Peut-être parce qu'ils préfèrent transporter avec eux leur ombre.
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Under_the_Moon   04 septembre 2013
La controverse de Valladolid (roman) de Jean-Claude Carrière
Il est dans la nature humaine, (...), de raconter beaucoup et de réfléchir peu.
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popie21   04 novembre 2019
La controverse de Valladolid (roman) de Jean-Claude Carrière
- Vous prétendez reconnaître partout les signes de la main de Dieu, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire : ne voir que les signes qui nous sont favorables ! Évidemment ! Les autres, vous vous gardez bien de les voir ! Vous les ignorez ! Tout votre discours semble n'avoir qu'un but, c'est de mettre Dieu de votre côté, à n'importe quel prix, presque malgré lui. Vous dites à chaque instant : Dieu guide mon action, il m'aide à tenir mon épée, je ne fais rien sans lui, puisqu'il est avec moi. Mais ce que je lis derrière ces phrases est tout différent. Je lis : Dieu, c'est mon intérêt ! C'est ce qui justifie mes crimes !
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Kawane   06 septembre 2015
Le cercle des menteurs de Jean-Claude Carrière
Le bon côté de la tartine

Un homme, un jour, laissa tomber par mégarde sa tartine beurrée et ce jour-là, par extraordinaire,elle ne tomba pas sur le côté où s'étalait le beurre. Contrairement à toutes les habitudes,à toutes les croyances, contrairement à ce qu'affirment les Ecritures, la tartine tomba du côté du pain sec.

Il s'agissait bel et bien d'un miracle. Le bruit se répandit à toute vitesse dans la petite ville,les gens s'assemblèrent et se lancèrent dans de très profondes discussions. Pourquoi la tartine n'était-elle pas tombée, ce jour -là, du coté du beurre?
On courut à la synagogue,on en parla au rabbin, qui jugea l'affaire très embarrassante et demanda toute une journée et toute une nuit de réflexion et de prière.
C'était un homme d'une grande réputation de sagesse. Toute la journée, et toute la nuit,il jêuna, réfléchit, pria et consulta les livres saints.
Le lendemain, le visage fatigué mais illuminé par la vérité, il se rendit à la maison où s'était produit le prétendu miracle. Toute la ville l'entourait. Il se fit conduire auprès de l'homme et lui dit :
-La solution est simple, et je vais te la dire. Ce n'est pas la tartine qui est mal tombée. C'est toi qui a mis le beurre du mauvais côté.
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Under_the_Moon   07 septembre 2013
La controverse de Valladolid (roman) de Jean-Claude Carrière
COLON - (...) Et les Indiens n'aiment pas travailler pour nous. Ils essaient tout le temps de s'enfuir, ce qui nous oblige à dresser de chiens. Quelquefois, ils préfèrent mourir, ils se jettent dans des ravins. Mais la vie d'un homme n'est rien, pour eux. On dirait qu'ils se tuent pour passer le temps.

LEGAT - Je ne suis pas sûr que quand on est mort le temps passe plus vite.

L'homme essaie de rattraper sa gaffe :

COLON - Naturellement, nous c'est vivants qu'on les préfère. Morts, ils ne servent plus à rien.

LEGAT - Très peu de morts ont une utilité.
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milado   06 octobre 2012
La controverse de Valladolid (roman) de Jean-Claude Carrière
Traiter l'autre de menteur peut être une insulte, ce n'est jamais un argument.
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EosMayonnaise   14 janvier 2013
La controverse de Valladolid (Théâtre) de Jean-Claude Carrière
Eh bien? Parce qu'ils n'adorent pas l'or et l'argent au point de leur sacrifier corps et âme, est-ce une raison pour les traiter de bêtes? N'est-ce pas plutôt le contraire?
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carre   04 septembre 2012
Dictionnaire amoureux de l'Inde de Jean-Claude Carrière
Admettre l'art de vivre des autres n'est pas donné à tous les peuples, ou en tout cas à tous les chefs que les peuples se donnent. Savoir l'admettre, le reconnaitre, décider parfois de s'en inspirer, c'est déjà tout un art de vivre.
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Under_the_Moon   08 septembre 2013
La controverse de Valladolid (roman) de Jean-Claude Carrière
(...) la vérité s'avance toujours seule et fragile, le mensonge au contraire a beaucoup d'auxiliaires.
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milado   08 octobre 2012
La controverse de Valladolid (roman) de Jean-Claude Carrière
LAS CASAS - Mon Dieu... pourquoi as -tu voulu cette bataille continuelle ? Pourquoi as-tu collé les yeux de la plupart des hommes avec de la glu ? Pourquoi les as-tu envenimés du goût de l'or et de la possession ? Pourquoi as-tu donné à certains d'entre eux l'intelligence la plus fine pour défendre l'horreur totale ?
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araucaria   11 janvier 2017
La controverse de Valladolid (roman) de Jean-Claude Carrière
LEGAT
Le légat s'installe derrière sa table et prend la parole :
Mes chers frères, depuis que, par la grâce de Dieu, le royaume d'Espagne a découvert et conquis les Indes de l'Ouest, que certains appellent déjà le Nouveau Monde, nous avons vu s'élever un grand nombre de questions difficiles que rien, dans l'histoire des hommes, ne laissait prévoir. Une de ces questions, qui est de première importance, n'a jamais reçu de réponse claire et complète. C'est elle qui nous réunit ici.
(Après une très courte pause, le légat reprend, dans le plus grand silence :)
Ces terres nouvelles ont des habitants, qui ont été vaincus et soumis au nom du vrai Dieu. Cependant, depuis une trentaine d'années, des rumeurs se sont répandues en Europe disant que les indigènes de Mexico et des îles de la Nouvelle Espagne ont été très injustement maltraités par les conquérants espagnols.
(Le dominicain, Las Casas, hoche la tête à ces mots.)
Ces rumeurs, que les ennemis de l'Espagne, l'Angleterre et la France, peuvent avoir exagérées...
(C'est au tour de Sépulvéda d'approuver, d'un léger hochement de tête.)
... sont parvenues à Sa Sainteté le pape, qui s'en est montré vivement ému, d'autant plus que ces traitements s'exerçaient au nom de notre sainte religion.
(Las Casas approuve, là encore.)
Il a toujours été très difficile de séparer les affaires publiques de l'exercice indispensable de la religion. Comment rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu? Comment soigner les âmes en négligeant les corps? C'est une interrogation très ancienne.
(Sépulvéda et Las Casas approuvent ensemble.)
A plusieurs reprises le Saint-Père et ses prédécesseurs avant lui ont manifesté de la compassion pour les populations des terres nouvelles. L'Eglise a toujours recommandé de les traiter avec douceur, mais nos instructions, à ce qu'il semble, n'ont pas toujours été respectées, pas plus d'ailleurs que les règlements de la Couronne.
(Las Casas approuve de la tête.)
Aujourd'hui, le Saint-Père m'a envoyé jusqu'à vous pour décider une fois pour toutes, avec votre aide, si ces indigènes sont des êtres humains achevés et véritables, des créatures de Dieu et nos frères dans la descendance d'Adam. Ou si au contraire, comme on l'a soutenu (il se tourne vers Sépulvéda), ils sont des êtres d'une catégorie distincte, ou même les sujets de l'empire du diable.
(Un bref et mince sourire traverse le visage de Sépulvéda.)
A la fin de notre débat, la décision que je prendrai sera ipso facto confirmée par Rome.

SUPERIEUR
Deviendra-t-elle par conséquent irrévocable?

LEGAT
C'est l'usage.
(Une courte pause.)
Je vois que les adversaires qui vont s'opposer sont l'un et l'autre très illustres, et je les remercie au nom du Saint-Père d'avoir accepté cette dispute.
(Il dirige son regard vers le dominicain.)
Et d'abord frère Bartolomé de Las Casas, qui connaît bien les terres nouvelles et a plusieurs fois manifesté ses bons sentiments à l'égard de ces indigènes.
(Las Casas incline la tête.
Le légat se tourne vers le philosophe :)
En face, je salue maître Gines de Sépulvéda lui-même, dont les oeuvres philosophiques sont connues de toute la chrétienté. Son érudition et sa pénétration d'esprit nous seront précieuses. J'espère que Dieu nous assistera et que par Sa grâce nous saurons garder toute conscience et dignité.
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Chrisdu26   19 octobre 2012
Le cercle des menteurs. Tome 2 : Contes philosophiques du monde entier de Jean-Claude Carrière
Celle ci est magnifique.


Pères et fils :

Parmi les plus belles histoires qu'il m'ait été donné d'entendre, il en est une qui m'a été racontée par un jeune belge, à bruxelles. Il n'en connaissait pas l'origine, qu'il situait "quelque part en Orient".

Dans un certain pays vivaent un homme très riche et un homme très pauvre. Ils avaient chacun un fils.

L'homme très riche monta avec son fils sur le sommet d'une colline, lui montra d'un geste le paysage tout autour d'eux et lui dit :
- Regarde. un jour, tout cela sera à toi.

L'homme très pauvre monta avec son fils au sommet de la même colline, lui montra le paysage tout autour et lui dit simplement :
- Regarde.
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Mimimelie   14 décembre 2014
Le cercle des menteurs de Jean-Claude Carrière
Vieux conte irlandais.
Dans une pauvre maison vivait un homme, avec sa femme, son père et son fils, encore au berceau. Le vieux père n'était bon à rien. Trop faible, il ne travaillait plus, il mangeait et fumait, assis devant la porte. Alors l'homme décida de le chasser de la maison, de le lancer au hasard sur les routes, comme on le faisait quelquefois, dans les temps très durs, pour les bouches inutiles.
L'épouse tenta d'intercéder pour le vieil homme mais vainement.
- donne-lui au moins une couverture, dit-elle
- non. Je lui donnerai la moitié d'une couverture, c'est bien suffisant.
L'épouse le supplia. Il se laissa finalement convaincre de donner toute la couverture.
Au moment où le vieil homme s'apprêtait à quitter la maison en pleurant, on entendit soudain la voix du bébé dans le berceau, qui disait à son père :
- Non ! ne lui donne pas toute la couverture ! Donne-lui seulement la moitié.
- Pourquoi ? demanda le père stupéfait
- Parce que, répondit l'enfant, j'aurai besoin de l'autre moitié pour te la donner, le jour où je te chasserai d'ici.
+ Lire la suite
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popie21   06 novembre 2019
La controverse de Valladolid (roman) de Jean-Claude Carrière
En outre, il est patent que Cortés a peint le Mexique sous les plus brillantes couleurs. Il voulait séduire le roi, dont l'appui militaire lui était nécessaire. Sepúlveda le dit en une phrase :
- Le conquérant qui a besoin de renforts ne voit pas de rides à sa conquête.
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