AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 4.19 /5 (sur 120 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Après avoir longtemps travaillé dans l’immobilier dans le Sud de la France, Jean Dardi se consacre désormais entièrement à l’écriture. Avec "Les sept stigmates", il signe son premier roman policier, avec un univers à la fois noir et très contemporain.

Ajouter des informations
étiquettes

Citations et extraits (94) Voir plus Ajouter une citation
BlackKat   10 janvier 2017
Les sept stigmates de Jean Dardi
Mais elle y tenait à son chez-soi. Car c'était un peu son refuge. C'est là qu'elle tentait d'oublier la dureté de sa vie, sa solitude (...). C'est là qu'elle se prenait parfois à rêver d'un avenir meilleur.
Commenter  J’apprécie          60
collectifpolar   23 octobre 2019
Les sept stigmates de Jean Dardi
La journée avait décidément été mauvaise. Pour commencer, elle était arrivée en retard à son boulot. La faute à ces grèves à répétition dans les transports. Saleté de cheminots. Du coup, son chef lui avait encore refusé l’augmentation qu’elle lui réclamait sans succès depuis des semaines. Saleté de chef.



C’est que ses finances étaient catastrophiques. Heureusement, son mari venait de la quitter.
Commenter  J’apprécie          30
ArnoT   05 décembre 2019
L'ogre de Jean Dardi
Tournis incontrôlable, quelques secondes avant que le gyroscope ne se stabilise, que les yeux fassent la mise au point et effort démesuré pour gagner la position verticale.



Appuyé d’une main contre la cheminée, l’autre serrant la bouteille de bourbon, il enfila ses charentaises puantes.



Parenthèse de relative lucidité.
Commenter  J’apprécie          30
collectifpolar   23 octobre 2019
Les sept stigmates de Jean Dardi
Ses yeux s’étant habitués à l’obscurité, elle distinguait à présent tous les détails de la scène. L’homme, visiblement mort, avait les yeux ouverts, la bouche béante sur un cri muet. Un filet de liquide sombre commençait à s’étaler sur le trottoir trempé, rejoignant le caniveau.



Pétrifiée d’effroi, elle se mordit les lèvres et porta sa main à sa bouche.



Elle avait reconnu le cadavre. Lui ? Mais comment était-ce possible ?



Un ultime détail lui glaça les veines : le mort avait la gorge tranchée d’une oreille à l’autre, et le sang s’échappait encore faiblement de l’horrible blessure.



Le cri strident que poussa alors Abebi dut s’entendre jusqu’au Sacré-Cœur.



C’en fut trop pour elle et elle s’évanouit.
Commenter  J’apprécie          20
rkhettaoui   06 décembre 2019
L'ogre de Jean Dardi
Tellement merveilleuse ! Tellement belle ! Tellement poétique ! L’amour incommensurable d’une mère pour la chair de sa chair. Et cette rose noire qu’elle déposait sur la tombe de Fouillouse lorsqu’elle souffrait trop. Lorsque sa peine et sa souffrance étaient… sont trop fortes. Pour prévenir qu’elle va enlever un enfant… Quand je pense à ces deux roses noires qui ont fait couler tant d’encre, qu’Honoré a déposées sur la tombe dans la nuit du… 26 au 27 mars dernier !... Savez-vous à quel point ils ont dû trembler, ces horribles salauds ? Car, au moment et pendant tout le temps que vous les cherchiez, eux avaient peur, commissaire. Très peur ! De cette peur irrépressible, qui précède un drame. Ils ne savaient pas d’où la Mort allait surgir car tous ne croient pas à la légende, mais ils savaient qu’elle allait surgir. Rien que cette peur viscérale qui jamais n’aura faibli, aurait pu suffire à ma vengeance. Mais c’est leur attitude qui a achevé de me convaincre que je devais les punir sans pitié ! Dans leur chair ! Comme moi, comme la Maritorne ! Leur insolence, leur arrogance, leur mutisme têtu pour échapper à la justice des hommes. Aucun, au cours vos interrogatoires n’a avoué ses fautes. Leur forfait ne pouvait pas rester impuni. Dussé-je pour cela ôter la vie à des enfants ! Et de grâce, commissaire, ne venez pas me faire la leçon ! Je n’y serai pas sensible.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaoui   06 décembre 2019
L'ogre de Jean Dardi
Tous sont rentrés, sauf elle. Il le sait. Il en est sûr. Il note ses faits et gestes, son emploi du temps, depuis des jours. Pas facile dans un petit bled où tout le monde se connaît. Il a dû user de ruses de Sioux pour ne pas se faire remarquer. Il sait donc qu’aujourd’hui, comme tous les jeudis, après l’école, elle est passée par chez sa copine Lydie. Elle y reste une heure environ. Pour faire leurs devoirs ? Regarder la télé ? Il sait qu’à dix-sept heures quarante-cinq tapantes, elle va se pointer. Même que quand elle a cinq minutes de retard, sa mère inquiète se plante sur le perron et scrute la rue, dans l’attente de son arrivée. Ces gamins, toujours prêts à faire des bêtises ! Et puis de nos jours, avec tous ces détraqués qui courent les rues ! Une gamine de huit ans ! Il n’aura pas beaucoup de temps… elle risque de crier… elle risque de… Son rythme cardiaque s’emballe un peu, une légère sudation mouille ses aisselles, le dessous de son nez… Il va pour rallumer sa clope éteinte, mais se ravise. Pourquoi ne pas faire un feu d’artifice ?... Finalement, c’est bien, cette obscurité et ces rues désertes pour ce qu’il a à faire…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaoui   06 décembre 2019
L'ogre de Jean Dardi
Il ne reçoit personne – tout le monde lui en veut –, ne dort que quelques heures. Si l’on peut appeler dormir, ces nuits rythmées de cauchemars atroces, peuplées de bruits terrifiants du dehors, réels ou imaginaires. La masse blanche et silencieuse qui l’entoure agit sur lui comme un facteur aggravant de stress, comme une omniprésence hostile. Depuis cent cinquante-sept jours, le commissaire Dell’Orso se traîne la plupart du temps du canapé à la cuisine, de la cuisine au canapé, avec quelques écarts par les wc. Dans la cuisine, juste pour déposer un peu de vaisselle sale dans l’évier débordant : il ne mange quasiment plus. Quelques conserves qu’il jette aussitôt entamées. Dans une pénombre propice aux pires élucubrations de l’esprit. Ne sortant que le moins possible. Pour ne pas révéler sa présence. Hormis de rares occasions, où, se faisant violence, il doit descendre en ville faire quelques courses et régler les affaires les plus urgentes : le courrier de plus en plus rare, la banque, un godet rapide au bar de la Grand Place, renouveler son ordonnance. Puis la fuite vers son refuge isolé…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaoui   06 décembre 2019
L'ogre de Jean Dardi
Une femme charmante. Intelligence, cultivée, raffiné et d’une beauté à couper le souffle. Jean en était fou amoureux et la préservait de ce qu’il considérait comme un « panier de crabes ». C’était son expression. Le monde sans pitié des affaires, de la politique qui n’est jamais loin derrière, les relations plus intéressées que réellement amicales. Lui le premier, ne fréquentait ce microcosme qu’à contrecœur. Les salopards de corbeaux savaient qu’ils touchaient une corde sensible. D’autant qu’Annie était malade. Dépressive. Elle ne venait que très rarement en ville. Elle ne se sentait bien que dans leur manoir, retirée du monde, à l’abri, au milieu des objets qu’elle affectionnait. Avec ses enfants chéris. Ils ne recevaient que très peu. Juste quelques amis soigneusement triés. Jean tenait à cette intimité qui lui permettait à lui aussi de se tenir à l’écart de cette promiscuité malsaine. Il n’emmenait jamais son épouse dans aucune réunion, ni aucun repas d’affaires, cocktail… C’était son joyau, son jardin secret…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaoui   06 décembre 2019
L'ogre de Jean Dardi
Non, elle ne donnait pas l’impression d’être contrariée ou perturbée. Non, Marion n’était pas une gamine turbulente, non Marion n’était pas une gamine à problèmes. Non, elle n’avait jamais parlé de problèmes avec ses parents. À l’école, elle était dans les premiers de la classe. Une fugue, Marion ? Voyons, commissaire… lieutenant ? lieutenant ! vous n’y pensez pas ! Avec Lydie, elles se connaissaient depuis la maternelle, alors, vous pensez, elles se disaient tout ! Pas vrai, Lydie ?Et pourtant, elle avait bien disparu, la Marion ! Kellerman, que son inexpérience handicapait un tantinet, fut pris d’une migraine atroce. Ce n’était pas ici que son enquête connaîtrait des développements éclair. Il décida de se rendre plutôt chez les Debez. Excité comme un pou : les statistiques sont formelles, la plupart du temps, notamment en cas de décès de l’enfant, c’est chez les parents ou dans le cercle familial rapproché que l’on trouve le ou les coupables.
Commenter  J’apprécie          10
collectifpolar   23 octobre 2019
Les sept stigmates de Jean Dardi
C’est le cri persistant sortant de sa gorge qui le réveilla en sursaut. Un cri de panique, inhumain. Les yeux exorbités, il s’appuya à la tête de lit, pantelant, ruisselant d’une sueur malsaine.

Il mit près d’une minute à réaliser qu’il venait une fois de plus de subir le cauchemar atroce qui, inexorablement, le rendait fou.
Commenter  J’apprécie          20

Auteur membre de Babelio voir son profil
Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Qui se cache derrière Népomucène ? 🕶 👀

Népomucène.....

...et la vieille dame
...et un vieux drame
....et l'arbre à came

12 questions
30 lecteurs ont répondu
Thèmes : polar enquête , héros récurrent , pseudo , baba yagaCréer un quiz sur cet auteur

.. ..