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Citations de Jean Echenoz (589)


Jean Echenoz
carre   06 janvier 2013
Jean Echenoz
J’écris pour moi en tant que lecteur. J'écris ce que je souhaiterais lire.
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livresdetrain   20 mai 2009
Les Grandes Blondes de Jean Echenoz
- L'amour, tu vois, lui a-t-il expliqué,c'est vraiment comme la neige à Paris. C'est bien joli quand ça vous tombe dessus mais ça ne tient pas. Et ensuite c'est foutu.soit que ça vire à la boue, soit que ça vire à la glace, très vite c'est plus d'ennuis que d'émois.
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carre   05 janvier 2013
Je m'en vais de Jean Echenoz
Personne ne se repose jamais vraiment, on imagine qu’on se repose ou qu’on va se reposer mais c’est juste une petite espérance qu’on a, on sait bien que ça n’existe pas, ce n’est qu’une chose qu’on dit quand on est fatigué
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Laurence64   03 octobre 2012
14 de Jean Echenoz
Tout cela ayant été décrit mille fois, peut-être n'est-il pas la peine de s'attarder encore sur cet opéra sordide et puant. Peut-être n'est-il d'ailleurs pas bien utile non plus, ni très pertinent, de comparer la guerre à un opéra, d'autant moins quand on n'aime pas l'opéra, même si, comme lui, c'est grandiose, emphatique, excessif, plein de longueurs pénibles, comme lui ça fait beaucoup de bruit et souvent, à la longue, c'est assez ennuyeux.
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palamede   10 juillet 2018
14 de Jean Echenoz
... non contents d’essuyer les tirs venus de l’ennemi, ils ont commencé de recevoir aussi dans le dos des balles imprudemment tirées par leurs propres forces, après quoi le désordre s’est vite installé dans les rangs. C’est qu’on était sans expérience, les accrochages commençaient à peine : ce ne serait que plus tard, pour pallier de tels impairs et se faire mieux repérer par les officiers observateurs, qu’on recevrait l’ordre de coudre un grand rectangle blanc dans le dos de sa capote. 
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palamede   04 juillet 2018
14 de Jean Echenoz
... Un casque censé protéger l'homme plus sérieusement, mais dont les modèles initiaux étaient peints en bleu brillant. Quand on les a coiffés, on s'est d'abord bien amusés de ne plus se reconnaître tant ils étaient couvrants. Quand ça n'a plus fait rire personne et qu'il est apparu que les reflets du soleil produisaient d'attrayantes cibles, on les a enduits de boue comme on l'avait fait l'an passé pour les gamelles.
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carre   09 janvier 2013
Lac de Jean Echenoz
On ne s'expose pas sans risque aux confidences comme à certaines radiations.
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palamede   08 juillet 2018
14 de Jean Echenoz
Anthime avait commencé ... par tailler des lacets dans les courroies abandonnées. Puis, l’idée lui étant venue d’utiliser ces mêmes courroies comme bracelets qui, noués puis munis d’un fermoir, permettaient de fixer au poignet les montres à gousset par soudures d’anses à midi et six heures, il avait ainsi cru inventer le bracelet-montre. Il caressait ensuite le magnifique projet de faire breveter cette invention à son retour – avant d’apprendre alors que cette idée avait été conçue dix ans plus tôt par Louis Cartier pour aider son ami Santos-Dumont, cet aviateur s’étant plaint de ne pouvoir extraire sa montre de sa poche en pilotant.
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Kittiwake   30 janvier 2016
Envoyée spéciale de Jean Echenoz
Rien n'est ennuyeux comme les récits de rêve. Même s'ils ont l'air à premiere vue drôles, inventifs ou prémonitoires, leur prétention de film à grand spectacle est illusoire, leurs scénarios ne tiennent pas debout.
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araucaria   30 avril 2014
14 de Jean Echenoz
Vous reviendrez tous à la maison, a notamment promis le capitaine Vayssière en gonflant sa voix de toutes ses forces. Oui, nous reviendrons tous en Vendée. Un point essentiel, cependant. Si quelques hommes meurent à la guerre, c'est faute d'hygiène. car ce ne sont pas les balles qui tuent, c'est la malpropreté qui est fatale et qu'il vous faut d'abord combattre. Donc lavez-vous, rasez-vous, peignez-vous et vous n'avez rien à craindre.
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palamede   07 juillet 2018
14 de Jean Echenoz
... on ne quitte pas cette guerre comme ça. La situation est simple, on est coincés : les ennemis devant vous, les rats et les poux avec vous et, derrière vous, les gendarmes. La seule solution consistant à n’être plus apte, c’est évidemment la bonne blessure qu’on attend faute de mieux, celle qu’on en vient à désirer, celle qui ... vous garantit le départ, mais le problème réside en ce qu’elle ne dépend pas de vous. Cette bienfaisante blessure, certains ont donc tenté de se l’administrer eux-mêmes sans trop se faire remarquer, en se tirant une balle dans la main par exemple, mais en général ils ont échoué : on les a confondus, jugés puis fusillés pour trahison. Fusillé par les siens plutôt qu’asphyxié, carbonisé, déchiqueté par les gaz, les lance-flammes ou les obus des autres, ce pouvait être un choix. 
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johnfool   05 octobre 2012
14 de Jean Echenoz
La situation est simple, on est coincés : les ennemis devant vous, les rats et les poux avec vous et, derrière vous, les gendarmes.
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Under_the_Moon   26 janvier 2014
14 de Jean Echenoz
Un point essentiel, cependant. Si quelques hommes meurent à la guerre, c'est faute d'hygiène. Car ce ne sont pas les balles qui tuent, c'est la malpropreté qui est fatale et qu'il vous faut d'abord combattre. Donc lavez-vous, rasez-vous, peignez-vous et vous n'avez rien à craindre.
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cicou45   06 septembre 2012
L'Équipée malaise de Jean Echenoz
_"Une petite ouverture, insista-t-il, un geste. Vous cédez sur un tout petit point. Parfois, l'esprit s'apaise avec un petit point."
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nadejda   06 avril 2014
Caprice de la reine de Jean Echenoz
Et à nos pieds, déroulé sur la terrasse, gît un tuyau d'arrosage orange, comme un serpent laissé pour mort et le long duquel un peuple de fourmis circule abondamment en deux sens, chacune tenant la plupart du temps sa droite comme sur une route classique. Le trafic de ces fourmis est fort dense, qui doit relier leurs dortoirs proches du chantier de construction à leurs divers ateliers, silos de grain, champignonnières, laboratoires de ponte ou étables à pucerons. S'arrêtant brièvement en se croisant, les ouvrières procèdent alors à un rapide contact frontal, histoire d'échanger un baiser subreptice ou se rappeler le mot de passe du jour, à moins que ce ne soit pour ricaner en douce du dernier caprice de la reine.
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Jean Echenoz
patatarte2001   26 février 2017
Jean Echenoz

Un romancier c'est un pickpocket, c'est quelqu'un qui attrape au vol une phrase dans la rue, qui accroche un parfum, qui retient deux mots dans une conversation quotidienne et y devine, sans trop savoir pourquoi, une pertinence romanesque, un embrayeur de fiction (Le Monde des Livres 24/02/2017)
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krzysvanco   08 octobre 2018
Je m'en vais de Jean Echenoz
Comme elle passait près de lui, n’importe qui d’autre ou lui-même dans son état normal eussent jugé que ces vêtements n’etaient là que pour lui être enlevés, voire arrachés. Le dossier bleu, d’ailleurs, qu’elle tenait sous son bras, le stylo qui effleurait pensivement ses lèvres semblaient des acçessoires de pure forme, elle-même ayant l’air d’une actrice de film erotique dur pendant les scènes préliminaires au cours desquelles on dit n’importe quoi en attendant que cela commence à chauffer.
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wellibus2   12 septembre 2016
L'Équipée malaise de Jean Echenoz
Gare du Nord, des escadrons de Parisiens travaillant en banlieue croisaient le contraire dans un grouillement feutré de caoutchouc, de crêpe et de cuir, sous la polyphonie des parfums frais, des sueurs fraîches, des dentifrices et des tabacs frais, où toujours dissonaient quelques premières notes de calvados.
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cicou45   01 mai 2016
Ravel de Jean Echenoz
"C'est qu'on ne peut pas faire tout en même temps, n'est-ce pas, c'est toujours la même chose, on ne peut pas s'endormir en surveillant le sommeil."
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ladesiderienne   26 mars 2016
Envoyée spéciale de Jean Echenoz
On sait d'ailleurs trop peu qu'au cimetière de Passy, loin du siècle et des projecteurs, les pensionnaires donnent régulièrement un spectacle de fin d'année soutenu par une distribution remarquable : Fernandel, François Périer, Jean Servais, avec Réjane et Pearl White dans les rôles féminins. La qualité de l’œuvre est garantie par les talents d'autres défunts : scénario de Tristan Bernard et Henry Bernstein sur une idée d'Octave Mirbeau, dialogues de Jean Giraudoux, décors de Robert Mallet-Srevens, costumes de Jean Patou, musique de Claude Debussy. Le rideau de scène est d’Édouard Manet, la mise en scène de Jean-Louis Barrault. Le livret de cet ouvrage est disponible chez Arthème Fayard. On l'ignore en général.
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