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4.63/5 (sur 16 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Pessac , le 3/11/1938
Mort(e) à : Paris , le 05/11/1981
Biographie :

Jean Eustache est un réalisateur français, né le 30 novembre 1938 à Pessac (Gironde) et mort le 5 novembre 1981 à Paris.

Proche de la rédaction des Cahiers du cinéma et des réalisateurs de la Nouvelle Vague, il passe à la réalisation en 1963 avec Les Mauvaises Fréquentations. En 1965, il réalise à Narbonne Le Père Noël a les yeux bleus.

En 1972, il tourne La Maman et la Putain qui obtient le grand prix spécial du jury au Festival de Cannes 1973. Après ce succès, Eustache réalise un film sur son enfance à Narbonne, Mes petites amoureuses, dont le succès est moindre, et par la suite il ne parvient pas à tourner de nouveau long métrage.


Source : Wikipédia
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Citations et extraits (8) Ajouter une citation
"Je croyais que les gens qui travaillaient étaient plus équilibrés que les autres, ou au moins qu'ils faisaient semblant."
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J'ai souvent souhaité un nouveau réveil, pour renaître, tout ressentir à nouveau, les joies, les peines et tout et tout. Je crois aujourd'hui ce réveil trop grand ou trop dangereux pour l'homme que je suis Cette porte vers la félicité qui me visite dans mes rêves peut je crois n'être que celle de la mort.

Peine perdue (fragments d'un scénario abandonné).
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C'est curieux. Je n'ai pas cessé de souffrir. Je ne me suis pas accroché à toi mais à ma souffrance. J'ai essayé de la retenir pour te garder près de moi. Pour nous garder. Le jour où je m'en sortirai, comme tu dis, où je ne souffrirai plus, c'est que je serai un autre.
Et je n'ai pas envie de devenir un autre parce que ce jour-là nous ne pourrons pas nous retrouver. Tu sais, je ne suis pas dupe. Il y a le temps qui passe... Je ne pourrai pas lutter très longtemps contre lui. Aujourd'hui, je suis venu te chercher. Si tu ne sais pas ce que tu veux il sera peut-être trop tard quand tu le sauras...
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Elle remonte.
VERONIKA. J'ai pensé à vous dans les chiottes. Il y a un graffiti.
"Ma rage d'aimer donne sur la mort comme une fenêtre sur la cour" et quelqu'un a écrit dessous "Saute Narcisse".
ALEXANDRE. Ca vous a fait penser à moi.
VERONIKA. Ca vous ressemble non ?
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[Alexandre] Je crois que je confondais le jour et la nuit. Vous savez comme les gens sont beaux la nuit, c'est comme Paris, Paris est très beau la nuit, débarrassé de sa graisse que sont les voitures. J'avais coupé le monde en deux. J'étais tombé amoureux des gens de la nuit. Je les trouvais très beaux. Je refusais obstinément de les voir le jour. Je passais mon temps à boire, à jouer, à fumer, à faire l'amour. J'avais de l'argent, un peu d'argent, quand j'ai de l'argent je ne fais plus rien, je déteste cette attitude des gens qui veulent en avoir toujours plus. Le matin, je prenais un dernier verre au comptoir des cafés, avec les gens qui venaient de se lever, avec leurs gueules d'abrutis pour aller travailler. Et je rentrais. Elle se levait pour aller travailler. Elle me réveillait en revenant. L'hiver je ne voyais plus le jour. Petit à petit, elle n'a plus rien compris à ma vie, ni moi à la sienne ; elle était belle comme le jour, mais j'aimais les femmes belles comme la nuit.

(scénario brut de tournage)
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J'ai écrit ce scénario car j'aimais une femme qui m'avait quitté. Je voulais qu'elle joue dans un film que j'avais écrit... J'ai écrit ce film pour elle et pour Jean-Pierre Léaud; s'ils avaient refusé de le jouer, je ne l'aurais pas écrit. Je pensais écrire le film en huit jours, je n'avais écrit que la première séquence, je ne connaissais pas encore la seconde.
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[Alexandre] ...ceux dont on peut dire qu'ils ont réussi. Tous ces médecins, architectes, publicistes, agents d'Assurances... qui découvrent tout à coup qu'ils ont raté leur vie, qu'ils avaient une vocation artistique, peintre, musicien. Je ne sais quoi. Ils gagnent de l'argent, ils ont des maisons, des voitures, des femmes, des enfants, et découvrent qu'ils s'emmerdent. Ils disent : "j'ai tout ce qu'il me faut et je m'emmerde." Et tout à coup ils envient ceux pour qui rien n'a marché, en pensant "quelle chance ils ont..."

(scénario brut de tournage)
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[Alexandre] Quand on mange froid, on sent le froid, pas le goût. Quand on mange chaud, on sent le chaud, pas le goût. Quand c'est dûr, on sent le dûr, pas le goût. Donc il faut manger tiède et mou.

(scénario brut de tournage)
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"– Non, pour te le dire franchement, je ne trouve pas que ce soit si formidable, dit Hans Castorp. Où sont donc les glaciers et les cimes blanches et les géants de la montagne ? Ces machins ne sont tout de même pas bien haut, il me semble. – Si, ils sont haut, répondit Joachim. Tu vois presque partout la limite des arbres. Elle est même marquée avec une netteté particulièrement frappante, les pins s’arrêtent, et puis tout s’arrête, il n’y a plus rien, rien que des rochers, comme tu peux t’en rendre compte. De l’autre côté, là-bas, à droite de la Dent Noire, de cette corne là-haut, tu as même un glacier. Vois-tu encore le bleu ? Il n’est pas grand, mais c’est un glacier authentique, le glacier de la Scaletta. Piz Michel et le Tinzenhorn, dans le creux, tu ne peux pas les voir d’ici, restent également toute l’année sous la neige. – Sous la neige éternelle, dit Hans Castorp. – Oui, éternelle, si tu veux. Oui, tout ça est déjà assez haut, mais nous-mêmes, nous sommes affreusement haut. Songes-y. Seize cents mètres au-dessus du niveau de la mer. De sorte que les altitudes n’apparaissent plus beaucoup."

Thomas Mann/La Montagne magique
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Thèmes : peinture , montagnes , ascension , alpinisme , paysages , littérature , symbolisme , nature , romantismeCréer un quiz sur cet auteur
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