AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Note moyenne 4.57 /5 (sur 7 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Valenciennes , 1958
Biographie :

Jean-François Pocentek est né en 1958 à Valenciennes.
Après une enfance et une adolescence dans les corons des mines, il poursuit ses études à l’Université de Valenciennes et débute dans le métier d’enseignant. Il choisit ensuite de travailler auprès d’adultes en formation, et notamment avec des personnes handicapées, métier qu’il exerce toujours.
Il anime également des projets collectifs d’écriture et vit aujourd’hui dans l’Avesnois.
À la demande de la médiathèque d’Aulnoye-Aymeries, un travail de mémoire a été mené par Jean-François Pocentek sur un quartier en pleine mutation. Il en a tiré son roman Gens du huit mai.

Site : http://jfpsophro.pocentek.net/

Source : http://www.lacontreallee.com
Ajouter des informations
Bibliographie de Jean-François Pocentek   (6)Voir plus

étiquettes

Citations et extraits (10) Ajouter une citation
fanfanouche24   18 août 2016
Les Mangeurs de pommes de terre de Jean-François Pocentek
Quand parfois le monde m'appuie tant sur le dos que même mon petit bistrot ne parvient pas à me procurer une illusion de paix, alors il me faut aller plus loin.

D'un coup, je tranche mes dernières ficelles et je vais rejoindre le bout de la terre, là où elle se termine.

Et pour moi, elle se finit là-bas, tout à l'Ouest, debout sur une falaise.

Comme je ne sais ni nager, ni voler, elle s'arrête là où mes pieds butent contre l'eau et contre l'air.

C'est le pays de Léon, un bout de Finistère. (...)

Le pays où je vis devait aussi avoir cette âme.

(...)

Dans ce pays de Léon, même et surtout les pierres vivent.

De vieilles pierres que les curés ont tenté de ciseler en forme de croix, mais d'où jaillissent encore des druides et des fées, de l'amour et des divinités nombreuses.

Alors quand le monde m'appuie trop sur le dos, j'y passe quelques jours, la mer devant, la terre derrière et le vent partout, pour m'y faire des rencontres et d'autres souvenirs" ( p. 72-73)
Commenter  J’apprécie          90
fanfanouche24   17 août 2016
Les Mangeurs de pommes de terre de Jean-François Pocentek
Je pousse la porte de ce petit bistrot, si anonyme pour les autres et si familier à mes tristesses. (...) Dans le café peu de bruits, une atmosphère propre à rendre la sérénité aux agités de la vie. (p.40)
Commenter  J’apprécie          80
fanfanouche24   17 août 2016
Les Mangeurs de pommes de terre de Jean-François Pocentek
Et tandis qu'ils feront courir les rabatteurs, ils attendront, leur gros cul posé sur une chaise-canne, un fusil sur les genoux et leurs femelle admiratives à leurs côtés

Et ces choses molles, que par manque d'imagination on continue de qualifier d'hommes, transmettront la beauté en un trophée, un bout de crâne planté de deux cornes, qu'ils accrocheront au mur entre leur photo de mariage et la reproduction d'une nature morte.

Chevreuil, mon ami, mon frère, tu vas mourir. (p.70)
Commenter  J’apprécie          70
fanfanouche24   16 août 2016
Les Mangeurs de pommes de terre de Jean-François Pocentek
Dans ma trousse, à l'école, il y avait mon crayon, ma gomme et la voix de mon grand-père.

Par-delà les années je lui ai obéi, et en cela même j'ai quitté le coron et ceux qui y vivaient. (p.9)



Commenter  J’apprécie          50
Herve-Lionel   03 mars 2014
Le Cahier de Camille de Jean-François Pocentek
Ces hommes aux poumons mangés (qui) toussaient et crachaient la haine de leur ouvrage passé ...qui ne voyaient pas plus loin que le bout de leur coron 
Commenter  J’apprécie          40
fanfanouche24   17 août 2016
Les Mangeurs de pommes de terre de Jean-François Pocentek
Moi, je me souviens de ce grand-père venu de Pologne. Il était immense, fort, invincible.Il est mort fou, replié sur lui-même comme un enfant qui souffre, tendu vers la moindre goutte d'air. (...)

Alors si la mine disparaît, c'est bien. (p.49)

Commenter  J’apprécie          20
fanfanouche24   17 août 2016
Les Mangeurs de pommes de terre de Jean-François Pocentek
J'ai vécu là, et puis je suis parti parce qu'ils m'ont quitté.

Je ne marche plus chez eux, chez moi, mais ma route continue.

Je vais vivre d'autres souvenirs.

(...)

Toutes rassemblées, les maisons des corons protégeaient l'enfant qui jouait sur le pignon.

Mais l'enfant est mort du départ des autres. (p.53)
Commenter  J’apprécie          10
fanfanouche24   16 août 2016
Les Mangeurs de pommes de terre de Jean-François Pocentek
Un peu menhir, un peu chêne centenaire.

Un homme qui parlait peu, qu'on habillait de silence. (...) A l'endroit où se croisent les routes des pâtures, s' inscrit dans le ciel un grand arbre solitaire.

Ses racines s' abreuvent jusque dans nos mémoires. (p.28)
Commenter  J’apprécie          10
Herve-Lionel   03 mars 2014
Le Cahier de Camille de Jean-François Pocentek
Elle est là encore, cette putain de mine, elle est là dans mes poumons et ... je crache de la boue, je crache mon gavage de poussière et ... ça brille comme un diamant noir ou parfois des rubis fulgurants 
Commenter  J’apprécie          10
fanfanouche24   17 août 2016
Les Mangeurs de pommes de terre de Jean-François Pocentek
Au retour je commençais de ressentir cette mélancolie qui nous envahit quand on va vers la fin de l'histoire. (p.46)
Commenter  J’apprécie          10

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Listes avec des livres de cet auteur
Lecteurs de Jean-François Pocentek (3)Voir plus


Quiz Voir plus

l'attaque des cubes - lesfous6e3

Qui est le narrateur dans l'histoire?

Antoine
Luck
Vénus

6 questions
1 lecteurs ont répondu
Thème : L'attaque des cubes de Marine CarteronCréer un quiz sur cet auteur