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Note moyenne 3.94 /5 (sur 133 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 14/03/1947
Mort(e) à : Paris , le 16/11/2014
Biographie :

Né en 1947, Jean-François Vilar vit à Paris et à Prague. Il est l'auteur d'une dizaine de romans. Il est régulièrement traduit dans une dizaine de langues. Ses romans sont un peu la mémoire politique et artistique de notre époque. Jean-François Vilar a notamment publié :
* Djemila (Calmann-Lévy, 1988)
* Les exagérés (Points-Seuil, 1990)
* Nous cheminons entourés de fantômes aux fronts troués (Le Seuil, 1993)
* C'est toujours les autres qui meurent (Actes Sud/Babel noir, 1997)

Vilar est un poète perdu parmi les auteurs de polars. Il n’a jamais publié à la mythique Série Noire, ni chez Rivage. C’est définitivement un marginal. « Je n’ai jamais aimé la littérature policière ; ce qui m’intéresse c’est la littérature délinquante. »

Et pourtant, il fait partie de cet univers. Comme beaucoup de ses confrères, c’est un ancien homme de gauche, militant à la Ligue communiste révolutionnaire. Comme eux, il a pris des chemins de traverse. Animateur culturel, puis critique d’art contemporain à Rouge. Le temps de se construire un univers poétique, historique et géographique qui puise ses sources essentiellement dans l’entre-deux guerres, dans le surréalisme.

Il débute dans le roman noir avec C’est toujours les autres qui meurent. Ce chef d’œuvre, primé par Télérama, est une transposition littéraire et policière d’un tableau de Marcel Duchamp : La Mariée mise à nu par ses célibataires, même. En plus de son érudition et de sa construction narrative, c’est une extraordinaire exploration de Paris qui se retrouve dans Passage des Singes (1984). (Bakchich.info)
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Source : http://www.alalettre.com
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La barricade
indicatif et générique - à 0'35 : archive mai 68 - à 2'28 : définition de la barricade et présentation de l'émission par Blandine MASSON - à 3'30 : Jean François VILAR, écrivain, explique la symbolique de la barricade de mai 68 et comment elle a été vécue (1'30) - à 5'11 : archive mai 68 - à 5'50 : Jean Claude GARCIAS, qui commence et fait la barricade (0'30) - à 6'22 : archive...
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Citations et extraits (10) Ajouter une citation
Jean-François Vilar
Pecosa   29 mars 2013
Jean-François Vilar
Le roman noir, parce que c'est la crise, se joue dans un état d'urgence. Il parle du monde, maintenant. Et le monde va vite. Tant pis si nous sommes fatigués.
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Jean-François Vilar
Patsales   24 août 2018
Jean-François Vilar
Le bar du Gît-le-Coeur n’avait pas grande allure. Une escale miteuse nimbée de pauvre lumière jaunâtre. Les fauteuils clubs avaient beaucoup servi. Les murs étaient ornés de reproductions bon marché d’Edward Hopper, mises sous verre. Nul ici ne craignait les redondances.
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Patsales   24 août 2018
Nous cheminons entourés de fantômes aux fronts troués de Jean-François Vilar
Tout le monde savait que les Staliniens ne se privaient pas de régler leurs comptes, au front et à l’arrière. Profits et pertes. C’est bien L’énigme: tout le monde sait toujours tout, de tous les crimes. Ça empêche très peu de personnes de consentir.
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michdesol   18 mai 2019
Nous cheminons entourés de fantômes aux fronts troués de Jean-François Vilar
Je m'appliquais à regarder la télévision, à compulser les journaux. Malgré tous mes efforts de concentration je ne parvenais pas à organiser les titres, les séquences. Des dirigeants mondiaux inquiets des changements d'interlocuteurs se concertaient à Paris, se verraient à Malte bientôt. Un certain Modrow manœuvrait en RDA. Plusieurs centaines de milliers de Berlinois avaient profité du week-end pour faire un petit tour à l'Ouest. Des commentaires insupportables de condescendance moquaient leurs Trabant, leur appétit pour les bananes, leurs sacs en plastique bourrés de mauvais achats, les pauvres petites gens. Il y avait des manifestations à Sofia, à Prague. Plusieurs papiers étaient consacrés à la Roumanie, à l'Albanie, ces retardataires, et à leurs régimes complètement verrouillés. Un total méli-mélo. Le monde avait attendu mon retour pour accélérer furieusement sa course. C'était suspect.
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deuxquatredeux   07 janvier 2015
Nous cheminons entourés de fantômes aux fronts troués de Jean-François Vilar
Je fis plusieurs cabines téléphoniques avant de comprendre que les combinés n'étaient pas déglingués, qu'ils n'acceptaient pas ma monnaie, que ma carte de crédit n'était pas la télécarte que réclamait la fente. Au tabac du coin, la buraliste me prit pour un gentil demeuré. Elle m'expliqua le nouveau fonctionnement des cabines publiques et me vendit la précieuse télécarte, inventée pendant que j'avais eu le dos tourné, pour mettre en échec les pillards et les vandales.
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encoredunoir   03 août 2012
C'est toujours les autres qui meurent de Jean-François Vilar
Ce qu’elle dit est vrai. Ou faux. Je m’en fous un peu.
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deuxquatredeux   20 décembre 2014
Nous cheminons entourés de fantômes aux fronts troués de Jean-François Vilar
A peine quittions-nous la cour de l'hôpital du Val-de-Grâce que les premières gouttes tombèrent. Une belle pluie parisienne, fine, froide, oubliée.
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voilier   29 septembre 2013
Djemila de Jean-François Vilar
C'est provoquant. Rien que pour le plaisir. Djemila glisse dans la poche de son blouson ceci : un compact-disc de "Europe" (pour elle), The Final Countdown, et la cinquième de Mahler (pour Sinclair). Le temps blouson aussi a été fauché. Mais il y a longtemps, ailleurs. Pas dans un supermarché minable. Maintenant, après toutes ces bagarres, cette patine qui a raclé le cuir, il est à elle, définitivement.

Sinclair aime la musique interminable de Malher. Il aime Djemila, avec ce blouson de zonarde. Un type tordu.
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deuxquatredeux   07 janvier 2015
Nous cheminons entourés de fantômes aux fronts troués de Jean-François Vilar
On s'attache à des details. Il n'y avait plus une seule de ces bonnes vieilles machines à écrire dans cette putain de rédaction. Bradées les Remington mythiques, les Underwood romanesques. Rien que des ordinateurs.

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dipari   26 décembre 2017
C'est toujours les autres qui meurent de Jean-François Vilar
Projet assurément préférable à celui, longtemps caressé, qui consistait à combler le canal pour en faire un axe routier. Mais comment peut-on être bête au point de vouloir faire d'un endroit dont toute l'histoire est marqué par le travail, le désespoir, les amours sans issue, les révoltes assassinées et la mort, le cadre d'une déambulation pour petits week-endroit heureux ?
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