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Note moyenne 3.59 /5 (sur 68 notes)

Né(e) à : Fougères , le 25 mars 1890
Mort(e) à : Paris , le 22 septembre019
Biographie :

Jean Guéhenno est un écrivain et critique littéraire français.

Marqué profondément par son enrôlement durant la première guerre mondiale, il est par la suite une des figures du pacifisme. Il participe à la mise en place des Mouvements de jeunesse à la libération.

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Littérature
- Alain BOSQUET, Matthieu GALEY, Robert KANTERS, Pierre Henri SIMON, débatent des livres suivants : - "Le garde du coeur", de Françoise SAGAN - "Le Procès des juges", de Bernard PIVOT - "La Rose de sable", d'Henry de MONTHERLANT - "La Mort des autres", de Jean GUEHENNO - "Poésies d'Alvaro de Campos", de Fernando PESSOA - Correspondance de Roger Martin du GARD et...
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Citations et extraits (164) Voir plus Ajouter une citation
Jean Guéhenno
Yggdrasila   03 mai 2018
Jean Guéhenno
Nous vivons une vie, nous en rêvons une autre, mais celle que nous rêvons est la vraie.
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Jean Guéhenno
sagesse66   09 octobre 2018
Jean Guéhenno
Un livre est un outil de liberté ...
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Jean Guéhenno
Silena   22 juin 2014
Jean Guéhenno
L'amour est cette merveilleuse chance qu'un autre vous aime encore quand vous ne pouvez plus vous aimer vous-même.
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Jean Guéhenno
Rogues   30 décembre 2018
Jean Guéhenno
La vraie lecture commence quand on ne lit plus seulement pour se distraire et se fuir, mais pour se trouver.
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moravia   06 mars 2014
Changer la vie - mon enfance et ma jeunesse de Jean Guéhenno
Quand je fus à l'usine, je me pris pour les livres d'une véritable passion. Depuis elle ne m'a guère quitté : je n'ai plus cessé d'en acquérir et n'ai jamais pu me décider à en revendre un seul, si inutile, si mauvais qu'il soit, mais enfin désormais je les déteste ou les adore, je sais un peu ce qu'ils valent, de quelle comédie, de quelle foire ils peuvent être l'enchère et l'occasion pour ceux qui les écrivent et pour ceux qui les lisent ; surtout je sais que les vrais livres sont rares.
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aouatef79   23 février 2021
Journal d'un homme de quarante ans de Jean Guéhenno
Tendresse humaine ,adhésion de l'homme à l'homme ,

O joie de nous sentir des cœurs contemporains

Et de multiplier nos esprits l' un par l 'autre .
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Jcequejelis   27 mars 2012
Carnets du vieil écrivain de Jean Guéhenno
Bien des gens ne lisent que pour éloigner l'ennui, comme ils écoutent la radio, regardent la "télé", les images, ou feuillettent les journaux. L'imprimé pullule et on pourrait dire, après tout, que les gens n'ont jamais tant lu.



Mais il y a lire et lire. La vraie lecture commence quand on ne lit plus seulement pour se distraire et se fuir, mais pour se trouver. Il y a un jour où tout inconsciemment on passe de l'un à l'autre.



Ce peut n'être pas volontaire, mais l'effet du plaisir même, d'une sorte d'envoûtement dont un livre, qu'on tient dans sens mains et qu'on ne peut plus le quitter, est la cause. Ce n'est pas non plus encore lire que de lire pour apprendre, pour savoir, pour s'informer et pour des raisons professionnelles.



Joubert disait que "notre sort est d'admirer et non pas de savoir." La vraie lecture est la chose la plus intime et la plus désintéressée, encore qu'il ne s'y agisse que de nous-mêmes.



C'est un temps qu'on se donne pour ne plus vivre par influence, par contagion, mais pour reconnaître, choisir son propre chemin et devenir soi-même.



Un livre est un outil de liberté. Nous y découvrons la vie d'un autre, soit l'auteur, soit l'un des personnages qu'il a crées, et nous l'examinons avec une bien autre instance et une bien autre loyauté que la nôtre propre, et ainsi devenons-nous un peu autres que nous-mêmes sans y prendre garde.



Un livre est un objet devant soi, quelque chose sur quoi on peut réfléchir, à quoi on peut revenir, qu'on peut corriger, contredire, discuter, quelque chose qu'on juge. Les images, les sons passent aussi vite que les moments successifs de la vie.



Un écrit, un livre reste. Il faut devant lui dire oui ou non. Il fallait autrefois, pour former un homme, le tirer de son silence et lui faire entendre le chant du monde autour de lui. Il faut peut-être autant aujourd'hui le ramener à son silence, le sauver du bruit et le reconduire à la solitude...



Un livre est une conversation et tout l'ensemble cependant un exercice de solitude. Je veux ici écarter l'anecdote personnelle, mais je repense souvent à ces nuits de mon adolescence, durant lesquelles je me battais avec le destin et découvrais dans les livres ce que je pouvait être une vie libre par opposition à celle que je subissais.



Lit-on un grand roman? On s'identifie à son héros. On y vit par procuration. Et cela devient plus conscient, et vient le moment où on ne lit plus pour aucun intérêt, pour aucun profit, rien que pour "admirer", en toute gratuité et dans une joie indéfinissable, au-delà de soi-même.



Dès lors, on devient de plus en plus difficile. On ne supporte plus les fantômes d'auteurs, les fantômes d'ouvrages. Mais un vrai livre est devenu la chose la plus précieuse. Un home vous parle et il vous semble qu'il dise précisément ce que vous attendiez, ce que vous vouliez dire mais n'auriez jamais su dire. C'est tout simple et merveilleusement étrange.



Ces mots, qui sont aussi vos mots, comme par l'effet d'un charme, sont doués soudain d'un nouveau pouvoir, et vous êtes curieusement débarrassé de vous-même et devenu un autre, plus fin, plus délicat, plus profond que vous-même. Vous êtes dans le monde où vous aimeriez vivre, mais vous n'aviez jamais imaginé qu'il pût être si beau.



348 - [Livre de poche Biblio n° 3005, p. 162/3/4]
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moravia   02 mars 2014
Changer la vie - mon enfance et ma jeunesse de Jean Guéhenno
"Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien et ne nous laissez pas succomber à la tentation", disait la vieille prière de tout l'Occident. En effet les choses étaient ainsi liées, le pain et les tentations. Il y avait d'abord le pain, la source de la vie, le moyen d'apaiser sa faim, le principe de toutes les forces, de toutes les puissances et de toutes les joies. Et puis il y avait toutes les manigances pour s'en emparer, toutes les vertus à l'oeuvre mais aussi tous les vices pour en avoir un peu plus à grignoter, le travail et le vol, l'économie et l'avarice, toutes les violences, toutes les ruses, tous les règlements hypocrites de répartition, toutes les lois, toutes les philosophies, le droit naturel du gros à manger davantage, mais celui des plus maigres à s'engraisser un peu, l'injustice des rassasiés fixant la tradition, mais la justice des affamés déchainant les révolutions, la lourde main des forts posée sur la miche qu'ils ont peur de perdre, mais aussi l'acharnement des faibles, leur fourmillement autour des miettes tombées à terre.
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lecassin   30 janvier 2018
Carnets du vieil écrivain de Jean Guéhenno
La liberté n'est que le fruit de la connaissance et nous devenons plus libres à mesure que nous savons d"avantage et distinguons mieux dans l'ensemble des choses le vrai et le faux.
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Jean Guéhenno
sabine59   17 janvier 2017
Jean Guéhenno
La vraie lecture commence quand on ne lit plus seulement pour se distraire et se fuir, mais pour se trouver.



( " Carnet du vieil écrivain")
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