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Note moyenne 3.76 /5 (sur 119 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Rouen , le 06/10/1928
Biographie :

Jean-Jacques Antier est né à Rouen en 1928. Après des études secondaires au lycée de Rouen et le douloureux intermède de la guerre où il s'engage dans la défense passive, il commence une carrière de journaliste à l'âge de dix-huit ans. Il débute dans le quotidien Paris-Normandie et comme correspondant à Rouen et Le Havre au journal de la marine Cols Bleus. Cette expérience lui offre l'occasion rêvée de sillonner toutes les mers, faute d'avoir pu être ce qu'il souhaitait devenir : marin de métier. Il collabore également à la plupart des quotidiens français de province (groupe Ouest-France), et de Paris : Paris-Match, Historama, Historia, Le Pèlerin ainsi que de nombreux médias audiovisuels.
Après un épisode parisien (1948-1958), Jean-Jacques Antier s'installe à Cannes où il réside encore aujourd'hui. Il se consacre avec passion à des ouvrages d'histoire maritime dont il est devenu, après plus d'une vingtaine d'ouvrages sur le sujet, un des plus grands spécialistes.
Jean-Jacques Antier s'est essayé avec succès à d'autres genres littéraires : la biographie, le roman historique, des ouvrages sur la spiritualité, des documents d'histoire. Il a également collaboré à des ouvrages collectifs, notamment Le Grand Quid Illustré. Son oeuvre compte aujourd'hui plus d'une cinquantaine d'ouvrages.
Jean-Jacques Antier est membre de l'Académie de Rouen et de l'Académie du Var depuis 1966 et sociétaire de la Société des Gens de Lettres.
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Source : PC
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Un siècle sous les mers
Citations et extraits (113) Voir plus Ajouter une citation
Souri7   18 juin 2017
La Prisonnière des Mers du Sud de Jean-Jacques Antier
On rêvait dans le poste d'équipage de vin frais et de filles pulpeuses. Sur la dunette, où s'entassait le monde des officiers, on rêvait aussi, de promotion, de commandement, de prime et de pacotille, qui dépendaient toujours de situations périlleuses. Dans leur poste sous la dunette, les sous-officiers attendaient soit de passer officiers s'ils en étaient capables, soit une modeste retraite au pays natal, agrémentée par les petits trésors accumulés au cours des voyages.

Les savants, quant à eux, espéraient découvrir la plante nouvelle qui porterait leur nom dans le catalogue général du règne végétal, l'animal en pleine mutation ou la comète inconnue qui leur assurerait renommée et fonction, un fauteuil à l'Académie, une pension royale et, suprême honneur, la présentation au roi.
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AuroraeLibri   17 octobre 2014
C.G. Jung : L'expérience du divin de Jean-Jacques Antier
Malgré ses activités multiples d'organisateur, d'écrivain et de psychologue, Jung se sentait de plus en plus attiré par les profondeurs de son âme, qu'il avait sollicité dans ses rêves occultes et mythologiques. Arrivé en terre inconnue, il y observait des choses étonnantes que personne n'avait encore vues. (...)

Mythologie, psychologie des religions, occultisme, astrologie, Jung nageait dans tout ce que détestait son maître, qui le voyait avec inquiétude "s'enivrer de ces parfums magiques". Freud se rendait compte qu'il y avait de l'eau dans le gaz de l'école psychanalytique qu'il avait fondée.
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AuroraeLibri   24 octobre 2014
C.G. Jung : L'expérience du divin de Jean-Jacques Antier
Jung revenait de loin.Son expérience mystique, à onze ans, lui avait révélé le divin. Depuis l'enfance, il cultivait ce grand secret. Mais avec qui le partager? Il se trouvait déchiré entre son père et sa mère. Qui détenait la vérité? Qui était vraiment "religieux", c'est-à-dire relié à l'essentiel? Son père, dépositaire de l'autorité de l'Eglise, détenant les livres et la Loi, mais le secret des dieux lui échappait. Sa mère, pétrie de fantasmes occultes, connaissait intuitivement le Secret, mais elle ne savait ni s'exprimer ni s'en servir. Elle était, a dit Jung, "redoutable, archaique et scélérate". Le fait qu'elle ait des pouvoirs fascinait l'enfant. "Elle ne savait pas ce qu'elle disait, mais sa voix, d'une autorité absolue, exprimait ce qui convenait à la situation."

Il penchait aujourd'hui vers la voie archaique de sa mère. Il reconnaissait en elle le Secret, auquel elle avait accès, et non son père: "Dieu seul est réel -feu dévorant et grâce indescriptible." Connaître le Secret, c'était accéder à une connaissance intuitive, infaillible, pouvoir si dangereux que Dieu l'avait interdit au premier couple.
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AuroraeLibri   02 octobre 2014
C.G. Jung : L'expérience du divin de Jean-Jacques Antier
Décrypter les rêves, les idée délirantes et les hallucinations des malades mentaux l'attirait, car il y voyait un sens profond, une voie thérapeutique, peut-être la clé de la guérison. Et la clé tout court de l'âme humaine. Intuitivement, il sentait aussi que les phénomènes d'ESP (la perception extrasensorielle) chers à sa mère et à son grand_père maternel pouvaient avoir un lien étroit avec des phénomènes mentaux plus ou moins pathologiques. Dans tous les cas c'était une voie extraordinaire à explorer. (...)

Il avait lu Théodore Flournoy, ce médecin qui avait observé le médium Helen Smith. En état de transe, elle racontait de prétendues vies antérieures et autres réincarnations.Ni folle ni mystificatrice, elle exprimait avec sincérité les fantasmes surgis de son imagination subliminale, de son inconscient qui restituait de vieux souvenirs, des lectures,, et même d'anciens mythes communs à l'humanité entière.
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AuroraeLibri   02 octobre 2014
C.G. Jung : L'expérience du divin de Jean-Jacques Antier
Le jeune Carl pouvait-il lui livrer le secret de la connaissance divine? Malgré ses expériences numineuses, il ne le connaissait pas lui-même, et il lui faudra sa vie entière pour approcher le Mystère, s'accrochant à cette vision de son enfance: "J'ai grandi à l'époque du matérialisme scientifique. J'ai dû compter sur la seule expérience. j'avais toujours devant les yeux la révélation de Paul à Damas."

Plus tard, Jung recevra d'une amie une image biblique représentant la guérison du père de Tobie, aveugle. Son fils, inspiré par l'archange Raphael, était allé pêcher un poisson, et s'était servi de son foie pour le guérir, pour lui ouvrir les yeux. Image hautement symbolique. En la recevant, Jung pensera: "Si seulement j'avais pu ouvrir les yeux de mon père! Mais il est mort avant que j'ai pêché le poisson dont le foie contient le remède miraculeux." Le remède, c'est le voyage intérieur, la découverte du Soi qui rend la foi vivante.

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AuroraeLibri   15 octobre 2014
C.G. Jung : L'expérience du divin de Jean-Jacques Antier
"Un dogme, écrira Jung, une profession de foi indiscutable, on ne l'impose que là où l'on veut une fois pour toutes écraser un doute. Cela n'a plus rien d'un jugement scientifique, mais relève uniquement d'une volonté personnelle de puissance".

Pour ces thérapeutes,il s'agissait de découvrir les causes profondes cachées de la névrose qui rendait la vie normale impossible et provoquait des souffrances psychiques intolérables. La psyché était en cause. Mais quel était le fondement de la névrose? Tous deux pensaient à un dérèglement de "l'énergie psychique". Celle à laquelle Freud se référait exclusivement, la libido, n'était que sexuelle; celle de Jung englobait toutes les potentialités physiques et spirituelles. Freud ramenait la spiritualité vers le bas. Il englobait sous le terme péjoratif d'occultisme tout ce que la philosophie, la religion et la parapsychologie pouvaient dire de l'âme
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gean25   03 août 2017
Le Convoi de l'espoir de Jean-Jacques Antier
Tout au bout de la Bretagne, au-delà du raz de Sein, ce passage redouté des marins, se dresse, à sept milles au large, une île au socle granitique de deux Kilomètres de long, surmontée d'un gros phare qui éclaire la pointe de l'Europe.

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AuroraeLibri   20 octobre 2014
C.G. Jung : L'expérience du divin de Jean-Jacques Antier
Jung tenait sa notoriété de son adhésion à Freud, de sa consécration de dauphin du fondateur de la psychanalyse. Etait-il capable de s'imposer seul, en fondant sa propre école, en prenant appui non plus sur un homme et une doctrine, mais sur une expérience numineuse personnelle, un voyage intérieur plein de risques? (...)

Désormais, à propos de ses recherches, Jung n'utilisa plus le terme de psychanalyse, mais celui de psychologie analytique, ou de psychologie complexe, et finalement psychologie des profondeurs. "L'attitude négative de Freud face à toute religion a constitué l'un des points conflictuels entre nous, écrira-t-il plus tard. Il était incapable d'admettre quelque chose qui dépassât l'horizon de son matérialisme scientifique. Sa théorie de la sexualité, fondement ultime de toutes les idées déraisonnables et notamment de la religion, devait être érigée en dogme compensatoire."
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AuroraeLibri   27 octobre 2014
C.G. Jung : L'expérience du divin de Jean-Jacques Antier
Dans l'introduction de Ma Vie, Aniela Jaffé, la fidèle secrétaire de Jung, soulignera à son propos "la faim insatiable de connaissance de tout ce qui avait quelque rapport avec l'âme, ses contenus et ses manifestations", particulièrement "l'attitude religieuse qui joue un rôle décisif lorsqu'il s'agit de la thérapeutique de l'homme souffrant dan son âme." (...)

Très tôt, Jung avait constaté que l'âme crée des images à contenu religieux, qu'elle est "religieuse par nature". A la question: "Pourquoi l'homme a-t-il été toujours religieux?", il répondait que des facteurs numineux forment l'essence de l'intellect humain et de la vie émotionnelle. Toute sa vie confirmera ce constat, qu'il s'agisse de sa pratique thérapeutique, ou de ses expériences intérieures personnelles. C'est pourquoi la fonction religieuse est chez l'homme aussi naturelle et importante que la fonction sexuelle.
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AuroraeLibri   20 octobre 2014
C.G. Jung : L'expérience du divin de Jean-Jacques Antier
Comme l'avait montré le colloque de Bruxelles, la névrose de Freud venait de son athéisme, entraînant sa rupture avec le judaisme; et la rupture avec Jung venait de la religiosité de ce dernier et de ses affinités avec le mythe et avec les morts. Jung aimait les tombeaux, Freud les avait en horreur, autre référence au judaisme pour qui le cadavre est impur. Freud considérait la religion comme un phénomène névrotique appelé à disparaître une fois dévoilés les ressorts sexuels. Or c'est Freud qui était devenu névrosé. Quatre de ses élèves se suicideront (Honegger, Gross, Tausk et von Fleishl); deux autres sombreront dans la folie (Otto Rank et Ferenzi).
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