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Note moyenne 3.71 /5 (sur 14 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Le Vesinet , le 08/09/1910
Mort(e) à : Paris , le 22/01/1994
Biographie :

Jean-Louis Barraul est un acteur, metteur en scène et directeur de théâtre français.

Répétiteur au collège Chaptal, il suivait, à ses heures de liberté, les cours d'Histoire de l'art de l'Ecole du Louvre, mais il espérait faire du théâtre. Charles Dullin qu'il admirait, le fit débuter à l'Atelier en 1930. Suivirent les années d'apprentissage.

Jacques Copeau le fait entrer à la Comédie-Française où il monte Phèdre en 1940, puis Les Mal-Aimés de François Mauriac et surtout, en 1943, Le Soulier de satin de Paul Claudel. Barrault ne cessera pas de travailler sur l'œuvre de cet auteur, exceptionnel dans le XXe siècle dramatique.

En 1959, André Malraux lui donne la direction de l'Odéon, rebaptisé Théâtre de France, il l'inaugure avec la création de Tête d'or de Claudel. Barrault, chef de troupe, a su s'entourer d'acteurs exceptionnels, au premier rang desquels sa femme Madeleine Renaud, Pierre Bertin, Jean Desailly...

En mai 1968, Jean-Louis Barrault ouvre le théâtre de l'Odéon aux étudiants, qui l'occuperont pendant plus d'un mois. Malraux ne le lui pardonnera pas, il devra quitter le théâtre avec sa compagnie.

Mais elle donne encore d'étonnants témoignages de sa vitalité : elle investit une salle de catch, l'Élysée Montmartre, puis va planter ses tréteaux en transformant la Gare d'Orsay en théâtre d'Orsay (l'actuel musée d'Orsay) puis au Théâtre du Rond-Point. Barrault y signe des créations originales à partir de sa lecture des grands auteurs (Rabelais, Ainsi parlait Zarathoustra, Zadig).

La carrière cinématographique de Jean-Louis Barrault s'est déroulée plus ou moins dans l'ombre de sa carrière théâtrale. Dès 1952, les tournées à l'étranger ralentissent beaucoup son activité cinématographique, mais il a interprété en 1961 le rôle principal de l'adaptation de Dr Jekyll et M. Hyde, écrite et réalisée par Jean Renoir sous le titre: le Testament du docteur Cordelier.
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Source : wikipedia
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Anton Tchekhov : La Cerisaie - mise en scène par Jean-Louis Barrault (1955 / France Culture). Diffusion sur la Chaîne Nationale (France Culture) le 9 janvier 1955. Peinture : Anton Tchekhov à Nice, en 1898 • Crédits : Portrait d'Osip Braz / Galerie Tretiakov, Moscou - Radio France. Mise en scène par Jean-Louis Barrault au théâtre Marigny dans des décors de Georges Wakhevitch, avec dans les rôles principaux : Jean Desailly (Lopakine), Nathalie Nerval (Douniacha), André Brunot (Firss), Nicole Berger (Ania), Madeleine Renaud (Mme Ranievski), Pierre Bertin (Gaiev), Simone Valère (Varia), Jean Servais (Pistchik), Jean Juillard (Epikodov), Marie-Hélène Dasté (Charlotte), Jean-Pierre Granval (Iacha), Jean-Louis Barrault (Trofimov), Régis Coutin (Le passant), Jacques Galland (Le chef de gare), Jacques Sempey (L'employé des postes), etc. Traduction de Georges Neveux. Direction musicale de Pierre Boulez. En introduction, André Ransan retrace l'histoire de la pièce, créée en 1904 au Théâtre d'Art de Moscou. En 1903, Tchekhov est à Yalta en Crimée pour soigner sa tuberculose. Il termine "La Cerisaie" en octobre de la même année. Elle sera créée au Théâtre des Arts Stanislavski de Moscou le 17 janvier 1904, le jour même du 44ème anniversaire de l’auteur. Ce sera la dernière sortie officielle de Tchekhov. Profondément affaibli par la maladie, il meurt le 17 juillet de la même année. "La Cerisaie" est une des œuvres les plus représentatives de la manière de Tchekhov. Jean-Louis Barrault la résumait ainsi : Premier Acte, La Cerisaie risque d'être vendue ; Deuxième Acte, La Cerisaie va être vendue ; Troisième Acte, La Cerisaie est vendue ; Quatrième Acte, La Cerisaie a été vendue. "La Cerisaie" est un vaste et beau domaine appartenant à la famille Ranievski qui doit être mis aux enchères pour rembourser les dettes de la famille. Selon Barrault toujours : « La pièce n'appartient ni au naturalisme selon la mode de 1904, ni même au réalisme, elle appartient à la vérité. Une vérité qui, selon ses deux visages, est faite à la fois de réel et de poésie. C'est, si l'on veut, du réalisme poétique, comme dans Shakespeare. » 00:25 : Présentation de la pièce par André Ransan 07:21 : Début de la pièce Source : France Culture

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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
Jean-Louis Barrault
genou   25 octobre 2016
Jean-Louis Barrault
"Comme l'amour, comme la mort, la vérité a besoin des voiles du mensonge."
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Jean-Louis Barrault
carre   06 octobre 2013
Jean-Louis Barrault
La liberté, c'est la faculté de choisir ses contraintes.

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Jean-Louis Barrault
carre   21 décembre 2013
Jean-Louis Barrault
Contentons-nous de dire que le théâtre, comme la Vie, est un songe, sans trop nous soucier du mensonge.

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Jean-Louis Barrault
genou   22 septembre 2016
Jean-Louis Barrault
La liberté, c' est la faculté de choisir ses contraintes.
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Jean-Louis Barrault
Snail11   02 août 2020
Jean-Louis Barrault
La liberté, c’est la faculté de choisir ses contraintes.
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Jean-Louis Barrault
Cularo   06 octobre 2013
Jean-Louis Barrault
Il était essentiellement un être d'amour.De cet amour profond qui vous rend prévenant,pudique,écorché,délicat.[A propos d'Albert Camus.La Nouvelle Revue française,n"87,Mars 1960]
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gill   26 mars 2012
Souvenirs pour demain de Jean-Louis Barrault
"L’État de siège" fut notre premier échec. Pour moi une amère déception.

Un homme de théâtre ne prend vraiment son visage définitif que s'il a la bonne fortune de s'unir à un auteur. Jouvet avait eu Giraudoux. Pitoëff s'était lié avec Pirandello, Dullin avec Jules Romains et Salacrou. La compagnie des quinze : André Obey.

Malgré "le soulier de satin", je ne m'étais pas encore soudé à Claudel.J'en avais bien sûr le désir mais, du moins extérieurement, nous n'étions pas de la même génération. Nous ne pourrions pas explorer l'inconnu ensemble.

J'avais manqué Jean-Paul Sartre. Je garderai d'ailleurs toute ma vie le regret de n'avoir pu travailler réellement avec lui. Nous aurions dû nous entendre. Peut être est-ce ma faute ? Sincèrement je ne saurais le dire.

Je venais de rencontrer Camus et notre élan l'un vers l'autre était, je crois mutuel...

(extrait de "Première épreuve" p.203)
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hema6   15 février 2011
Souvenirs pour demain de Jean-Louis Barrault
A chaque instant de l'existence, nous vivons au moins sur trois plans :

- On est

- On croit être

- On veut paraître
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JulienDjeuks   14 juin 2020
Phèdre (mise en scène) de Jean-Louis Barrault
Racine devait être, en effet, un homme de théâtre extraordinaire. Ne composait-il pas Mithridate à haute voix ? On connaît l'anecdote qui décrit Racine arpentant les jardins des Tuileries tout en composant à haute voix, tournant autour des bassins, se tordant les mains, se lamentant si bien que les jardiniers attirés par tant de détresse apparente, crurent qu'ils avaient devant eux un désespéré qui voulait se jeter dans le bassin. Voilà une bien attrayante image du « doux et tendre Racine » !

Que s'était-il passé ?

« Forcé de s'accommoder à l'habitude de chanter que les comédiens avaient contractée, il prenait la peine de noter les rôles en étudiant les tons qui se rapprochaient le plus des sentiments qu'il avait voulut peindre », ajoute le commentateur. […]

Il devait noter les sons qui se rapprochaient le plus de la nature ; il écoutait parler les gens de la rue ; notait leurs inflexions de voix ; marquait les notes qui correspondaient à ces inflexions et s'en inspirait au moment de la création. C'est pour se rapprocher de la nature que Racine notait musicalement les intonations. […]

Toujours est-il que la révolution de Racine dans l'art de la déclamation était orientée vers le naturel parce que la diction d'alors ne l'était pas. Il voulait libérer l'âme des rigueurs fausses de la mélopée.

Mais que ferait-il de nos jours, où le jeu est devenu si « naturel », parfois même si vulgaire, qu'il supprime toute grandeur ; où les alexandrins ont parfois 13 pieds, plus souvent 11, et rarement 12 ? Ne se remettrait-il pas à noter musicalement ses vers, mais cette fois pour s'écarter de ce naturalisme vulgaire, pour s'éloigner de la prose et pour se rapprocher du chant ? (p. 20)
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Macabea   28 novembre 2016
Comme je le pense de Jean-Louis Barrault
La dictature, c’est ‘ferme ta gueule’ ; la démocratie, c’est ‘cause toujours.
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