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Note moyenne 3.94 /5 (sur 309 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Hérimoncourt , le 14/02/1957
Mort(e) à : Paris , le 30/09/1995
Biographie :

Jean-Luc Lagarce est né le 14 février 1957 – il aurait donc eu 50 ans en 2007 – dans le pays de Montbéliard, en Franche-Comté et a passé toute sa jeunesse à Valentigney, une petite bourgade, fief des usines automobiles et des cycles Peugeot où ses parents travaillaient comme ouvriers ; il est aussi le rejeton d’une culture protestante. Au collège, une femme, professeur de français-latin, initie les élèves au théâtre : Lagarce, 13 ans, écrit pour la classe sa toute première pièce (perdue). À 18 ans, son baccalauréat en poche, il part vivre à Besançon, la grande ville de la région, s’inscrit à la faculté de philosophie et au conservatoire d’art dramatique de la ville. Bientôt, avec quelques élèves du conservatoire, il fonde une compagnie amateur, la Roulotte, nom qui rend hommage à Jean Vilar. Parallèlement, Jean-Luc travaille à un mémoire universitaire sur le thème « Théâtre et pouvoir en Occident ». Quelques années plus tard, il abandonne l’université, ses études (et un travail en cours sur le marquis de Sade) pour se consacrer entièrement au théâtre : sa compagnie devient professionnelle. La Roulotte est basée à Besançon, mais n’a pas de lieu propre excepté un bureau. Elle répète où elle peut et est hébergée le temps d’un spectacle dans les théâtres de la ville. Dès lors, Jean-Luc Lagarce va mener une double vie d’auteur et de metteur en scène.
La compagnie de la Roulotte sera progressivement subventionnée par les collectivités locales, régionales et bientôt par le ministère de la Culture. En tant qu’auteur, Lagarce recevra l’appui de Théâtre Ouvert, un organisme subventionné basé à Paris qui vise à mieux faire connaître les auteurs de théâtre contemporain. Il obtiendra également plusieurs bourses du ministère de la Culture ; en outre, certains théâtres lui commanderont des pièces.
Quand Jean-Luc Lagarce est mort (du sida) le 30 septembre 1995, c’était un metteur en scène connu mais un auteur encore méconnu.
Aujourd’hui, c’est l’un des auteurs coqueluches des cours d’art dramatique, un auteur chéri des troupes amateurs et de plus en plus prisé par les meilleurs metteurs en scène, toutes générations confondues. Il est traduit dans une quinzaine de langues. Les colloques, les études universitaires et les publications se multiplient. En 2008, l’une de ses pièces est créée salle Richelieu, la grande scène de la Comédie-Française.

(source http://www.lagarce.net)
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Source : Wikipedia
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Citations et extraits (95) Voir plus Ajouter une citation
Zora-la-Rousse   15 mars 2011
Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce


Les gens qui ne disent jamais rien, on croit juste qu'ils veulent entendre, mais souvent, tu ne sais pas, je me taisais pour donner l'exemple.
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michfred   17 octobre 2016
Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce
Louis.(..)- Je compris que cette absence d'amour dont je me plains

et qui toujours fut pour moi l'unique raison de mes lâchetés,

sans que jamais jusqu'alors je ne la voie,

que cette absence d'amour fit toujours plus souffrir

les autres que moi.



Je me réveillai avec l'idée étrange et désespérée et indestructible encore

qu'on m'aimait déjà vivant comme on voudrait

m'aimer mort

sans pouvoir et savoir jamais rien me dire.
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Nieva   07 juin 2016
Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce
Je parle trop mais ce n'est pas vrai,

je parle beaucoup quand il y a quelqu'un, mais le reste du temps, non,

sur la durée cela compense,

je suis proportionnellement plutôt silencieuse.
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michfred   31 mars 2019
Le pays lointain de Jean-Luc Lagarce
LOUIS - Tout le temps que tu passes désormais près de moi, auprès de moi

- je ne sais peut-être pas tout, certainement pas tout, mais je t'imagine mal vivant en dehors de la vie que nous menons, et si tu vis une autre vie, mènes une autre vie, je ne sais pas, elle ne peut être douce, douce et bonne, elle ne saurait être douce et bonne puisque secrète, et arrachée en cachette à celle que nous vivons ensemble-

tout le temps que tu passes désormais près de moi, sans que je m'en sois rendu compte, tu l'as perdu aussi et tu as renoncé à toute autre vie qu'à cet accompagnement. Ta vie aussi est détruite, et plus détruite encore que la mienne.

J'ai pensé ça.

Nous sommes ensemble, sans sexualité, jamais, les autres ne le comprennent pas, sans autre vie que cette drôle de vie , là , marchant.
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le_Bison   30 décembre 2019
Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce
La Mort prochaine et moi,

nous faisons nos adieux,

nous nous promenons,

nous marchons la nuit dans les rues désertes légèrement embrumées et nous nous plaisons beaucoup.

Nous sommes élégants et désinvoltes,

nous sommes assez joliment mystérieux,

Nous ne laissons rien deviner

Et les réceptionnistes, la nuit, éprouvent du respect pour nous, nous pourrions les séduire.

Je ne faisais rien,

Je faisais semblant,

J’éprouvais la nostalgie.

Je découvre des pays, je les aime littéraires, je lis des livres,

Je revois quelques souvenirs,

Je fais parfois de longs détours pour juste recommencer,

Et d’autres jours,

Sans que je sache ou comprenne,

Il m’arrivait de vouloir tout éviter et ne plus reconnaître.

Je ne crois en rien.
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chloe-nelson   10 juin 2012
Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce
je pense du mal.

je n'aime personne,

je ne vous ai jamais aimés, c'était des mensonges,

je n'aime personne et je suis solitaire,

et solitaire, je ne risque rien,

je décide de tout,

la Mort aussi, elle est ma décision

et mourir vous abîme et c'est vous abîmer que je veux.
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ATOS   06 juin 2014
Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce
C'est comme la nuit en pleine journée, on ne voit rien, j'entends juste les bruits, j'écoute, je suis perdu et je ne retrouve personne.

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IreneAdler   04 juin 2014
Du luxe et de l'impuissance et autres textes de Jean-Luc Lagarce
Et désormais avare et mesquine, la tête vide, les économies d'imagination faites, elle [la société] disparaît et s'engloutit, elle détruit la part de l'autre, qu'elle le refuse ou l'admette, elle se noie et se réduit à son propre souvenir, l'idée qu'elle se fait d'elle-même. Elle est fière et triste, nourrie de son illusion, elle croit à son rayonnement, sans suite et sans descendance, sans future histoire et sans esprit. Elle est magnifique, elle le croit puisqu'elle le dit et reste seule à l'entendre. Elle est morte.
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Nieva   07 juin 2016
Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce
Ces petits mots

— les phrases elliptiques —

ces petits mots, ils sont toujours écrits au dos de cartes postales

(nous en avons aujourd'hui une collection enviable)

comme si tu voulais, de cette manière, toujours paraître être en vacances,

je ne sais pas, je croyais cela,

ou encore, comme si, par avance,

tu voulais réduire la place que tu nous consacrerais

et laisser à tous les regards les messages sans importance que tu nous adresses.

« Je vais bien et j'espère qu'il en est de même pour vous. »
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CorinneCo   05 mars 2015
Théâtre complet, volume 1 de Jean-Luc Lagarce
LA NOCE



LA FEMME. – « Extraits du journal des moments d'expérience » : La jeune fille en taffetas blanc était vieille et laide. Elle ne respirait pas la santé que, de loin, on pouvait lui supposer. Son visage était ridé el plus rien en elle ne justifiait qu'on lui ait attribué cette fonction. Au bout de cette table, où nous avions tant pensé trouver la magnificence et le luxe, nous ne découvrîmes qu'une décadence minable. Enfouis dans la nourriture amassée jusqu' alors, engloutis sous les provisions, on les retrouva obèses, bouffis et sans hargne. lui, le marié en noir et chapeau claque, suppliant sa mère qu’elle le protège et elle, la mariée, la mariée la plus caractéristique qu’iI nous fut donné de voir, engoncée dans son tas de taffetas blanc, s'empiffrant une dernière fois, une dernière fois encore, d'un petit plat perdu au beau milieu d'un grand..Nous avons mis la main indifféremment sur le nécessaire et sur le superflu. Nous avons pris ce dont nous rêvions depuis tant de temps. Nous avons emporté ce qui nous paraissait bon, ce qui nous semblait riche, ce que nous supposions luxueux. Pour la première fois, nous nous encombrions de l'inutile.



L'ENFANT. - « Lettre. » « Lettre ou carte postale» : Quand ils m'ont vue arriver, toute menue, à la tête des armées revendicatives d'occupation, ils ont supplié ; « Pas les enfants, pas les enfants ! » Les gens comme moi, de leur côté, on les avait mis à part, on les avait éliminés : ils devaient manger à l'office. « Pas les enfants, pas les enfants ... Que les enfants au moins nous épargnent ! » Pourquoi ? Y a-t-il une raison particulière à cela ? Peut-on espérer que la pitié soit plus inscrite dans ma tête que dans celle des adultes? Comme les autres... Précoce pour mon âge ... Comme les autres, j'ai frappé, j'ai tué, j'ai pillé et j'ai ri ...



LA DAME. - Bulletin d’information spécial. « Nouvelles du front» : Alors qu'à l'extérieur tout suit son cours, à l’intérieur de la Maison, des troubles graves agitent la tranquillité initiale de la Noce. Le renversement des valeurs détruit l'ordre et la sécurité. On ne se passe plus les plats : ils se gagnent au prix de sanglantes et douloureuses batailles.



LA FEMME. - En de telles circonstances, notre haine et notre désir nous faisaient espérer le ridicule. Nous avons été à peine déçus: la mariée en taffetas blanc n'attendait pas d'enfant illicite, d'enfant préconjugal. Sa stérilité, au contraire, lui sortait par tous les pores de la peau: c'était plus terrible encore, il est vrai, mais tellement moins spectaculaire. Leur dynastie de bout de table aurait pris fin d'elle-même. La Noce solitaire se serait éteinte, fondue peu à peu... Ils seraient morts les uns après les autres: les convives décimés par une trace de mort remontant les salles à manger dans notre direction. Cette découverte fut décevante.



Silence.



LE MONSIEUR. -« Intermède. » «Intermède ou entracte » : Au beau milieu de la bataille décisive, au moment où se décidait le sort des deux camps ... leur défaite écrasante et notre victoire, ou l’inverse ... à l'instant précis où l'histoire jouait sa carte et se remettait en question. Il y eut un temps ... Un silence lourd de symboles ... Une voix alors, claire et certaine de sa force, s'éleva ...



L’HOMME. - Quelle est donc la part faite à la tendresse?

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